Suite

J’en étais restée à cette émission sur Arte , et j’avais oublié que Kabakov, avait lui aussi une attitude digne. Parlant au commissaire priseur et autres financiers, il a dit une chose du genre-traduite par sa femme: Faites ce que vous avez à faire et nous aussi.

Tiens il fait beau et ça me fait plaisir.

Hier tennis avec F. L’heure d’après est prise par C. que je ne connais qu’à peine. je le vois arriver avec sa jaguar, me dire qu’il part un mois au ski ou en croisière sur son voilier. Ce qui est terrible, c’est qu’il est triste. On dirait qu’il s’ennuie et je crois que c(est le cas. Il a vendu son entreprise, il est plein de fric, et il s’ennuie.

Place de Budapest, mais je crois que je radote, c’était terrible l’autre soir. ces gens qui attendent derrière une barrière. Des vieux des pas vieux,toujours voutés avec un sac plastique…. Mon frère qui a un humour assez particulier me dit: Il attendent quoi?

—Ben je suppose un bus qui les emmène dans un refuge…

Le Vel d’hiv, un nom comme ça?

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OHOHO C’est SOPHIE qui a le César du montage !!!!

OUÉ!!!!!!

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camille

POURRI

Simon de Pury, commisaire-priseur (ARTE)

Simon de Pury, commisaire-priseur
ARTE

22:30

jeudi 26 février

Etats-Unis – 2008
Durée : 55 min

Portrait de l'”homme au marteau» qui a dépoussiéré le métier. Avant d’étudier le droit à Genève, Simon de Pury a suivi les cours de l’École des beaux-arts de Tokyo et sa passion pour l’art ne l’a jamais quitté. Il commence sa carrière chez Sotheby’s. Devenu l’une des stars de la célèbre maison, il la quitte pour fonder sa propre société, Phillips, de Pury & Company, présente à Londres et à New York, et se spécialise dans l’art contemporain. Après plusieurs records de vente, l’entreprise pâtit de résultats décevants….


Démoralisant et aplatissant.

Fric+Fric+Fric

Seul Jeff Koons résiste car il est clair avec tout cela. Mais plus plus tard je me sauve

La princesse Camion

La princesse Camion: Ce n’est pas pour rire. C’est un conte de Mademoiselle Marguerite de Lubert ( 1710-1779?). Elle a aussi écrit Le Prince Glacé et la princesse Etincelante. Je me demande ce que fabriquaient ces filles du 18 ème, on pourrait dire les filles du un-huit ( comme du neuf trois…).

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En parlant de ça j’ai râté cette année “Une chambre à soi” dit pas Edith Scob

Et en disant ceci je repense à la fille d’hier soir.

Elle traverse la rue à côté d’un type à vélo, une bière à la main:

—Et tu veux pas de vélo?

—Non

—Tu voudrais quoi ?

De dos elle attrape la bière qu’il lui passe

—Une 1000 Kawa.

—Ah oui, une 1000.

En les dépassant je vois la tête de la fille, pauvre fille pourrait on dire, maigrelette et perdue.

C’est triste et la 1000 Kawa, c’est certain que ce n’est pas pour demain.

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“Ah ! madame, ne lui faites pas perdre son étalage. Il est paré, poudré, beau comme un Adonis; il a du blanc, du rouge et des mouches.”

Je ne sais pas ce que j’ai avec le 1-8 ( 1-7, 1-6 ) en ce moment. Je regarde beaucoup de gravures de ces époques et suis fascinée par l’ennui qu’elle présentent et inspirent.

Marie-Catherine Le Jumel de Barneville. C’est qui celle-là….

Note:

SUR LA NECESSITE ET SUR LES MOYENS DE PLAIRE.

Moncrif, François Auguste Paradis de (1687-1770), Essais sur la nécessité et sur les moyens de plaire, seconde édition, Paris, Prault fils, 1738

Ces essais occupent la première partie (jusqu’à la page 191 et sont précédés d’un ‘Avertissement pp. XVI). « Dans cet ouvrage, Moncrif soutient que rien n’est plus important que plaire et que chacun a les moyens d’y parvenir à condition de savoir utiliser les passions et les travers de son interlocuteur.  D’Alembert insista, dans l’éloge qu’il fit de lui à l’Académie, sur le fait qu’avant d’être un théoricien, Moncrif était un excellent praticien de la conversation. Secrétaire du joyeux comte de Clermont, censeur royal, lecteur de la pieuse reine Maria Leczinska et de la dauphine, Moncrif parvint à plaire dans des milieux très différents. Dans l’épitaphe que La Place écrivit pour lui, on peut lire qu’il fut “digne des moeurs de l’âge d’or”, tant il savait plaire par son esprit et sa conversation. » …

Oué c’est un peu comme moi.

Hop au boulot…

Mr. NOBODY

J’ai conduit R. ce matin à Joinville, pour un essai de syncro d’un film de Jaco van Dormael. R. râlait depuis quelques jours en disant que la syncro-ci, la syncro-là, et autres considérations sur cet art.

En roulant il me disait que c’était surtout bien de faire les chiens, ou les personnages de dessin animé. Je riais en l’entendant dire avec une grosse voix lente:” Hum hum, je suis un gros chien et je baille” ( là je prenais les voies sur berge).Il disait que les chinois c’était bien aussi… mais qu’il fallait du sérieux, pas des doublages pour télés de merde. Puis il m’a parlé de Carel, retenu par tous les studios, de JPM qui double Nicholson ( je crois ne pas me tromper) alors que dans la vie, il a sa tête à lui (…) et qu’il est bègue…

Donc on roule et on s’engueule quand apparaît le panneau Saint-Maurice, et que je suis cette direction.

—”C’est le pont, le pont de Joinville qu’il faut trouver….”

—” Trouve-le toi même le pont.”

Arrivée près des guinguettes. Hôtesse. Studio super sélect. Extrait.

—”Voilà Roger. Le type a 150 ans et c’est le dernier des mortels, car on ne meurt plus grâce à la régénérescence des cellules. “

Passage de l’extrait.

Essai 1

Essai 2

Essai 3

Les doigts dans le nez, l’essai. Le type qui joue le vieillard dans un lit blanc d’hôpital est un acteur de 40 ans. Incroyable le maquillage, les lentilles, les rides.

retour; Passage éclair chez Starcolor où je ne suis pas allée depuis 100 ans. Pigments noir et argent.

Maison.

A.

Garage où je salue “mes potes “les mécanos (airbag)

Je m’endors une demi-heure.

Direction Olympic Enrepôts. R.V avec M.C, C., M.T, et V.

“Bataville” le film de F. et débat.(++tard)

Pâtes et huile d’olive+parmesan ici , à l’instant

Lit.

"EMPTY WORDS":—"Eh, steuplé, voiture-moi dare-dare les commodités du vide."

En écoutant l’émission dans la voiture ( et au moment même où un voyant m’indiquait : Anomalie airbag )- j’ai eu une double suffocation: La première d’ordre technique et

psychologique. Oui, j’avais un peu la trouille qu’une baudruche ne sorte du volant comme un esprit malfaisant et agressif, une sorte de tornade blanche en chewing-gum dur.

Deuxième suffocation, qu’on pourrait nommer second suff, la voix de l’artiste Armleder. J’avoue que je ne m’y attendais pas. C’est stupide, d’attendre d’un Suisse un accent Suisse,

mais mea culpa, je suis ce que le suis. Et étant ce que je suis, je trouvai ( a,i) que Jean d’Ormesson, en comparaison s’exprimait comme un pâle banlieusard. Pâle, est évidemment une façonde dire; un film pâle, une pâle figure,un pâle repas, une pâle journée.

Pas de malice de ma part quand je parle de banlieue.

Bref. Je riais seule et en roulant j’ai appelé A.H pour lui demander si par hasard elle n’irait pas au vernissage du Vide, dont Armleder est le co-comissaire.

C’est marrant le monde de l’art, il y a du vide, il y a des co-commissaires ( exactement huit ce qui fait en clé de sol: co-co-co-co-co-co-co-co pour organiser les vides .

Je ne doute pas de l’intelligence de Armleder bien sûr. Je ne suis pas si con et ne vais pas dire:

—”Alors on va casquer pour ne rien voir?” ( Mais je viens de le dire ), ou encore, “dans ces salles vides on pourrait faire dormir des gens”….

Non, je ne suis pas si stupide, ni réac, pas à ma connaissance en tous les cas, mais écouter quand même ce qui relevait de la niaiserie ( le passage entr’autres concernant les artistes est craquillant: Où l’on apprend que ces derniers ( je ne sais pas qui -un type m’a doublée à droite à ce moment là) ont décliné l’invitation à montrer leur vide, car on ne peut rivaliser avec celui de Klein.

Je me demande si le vide de Bouvard était plus grand, plus oblong, plus plat que celui de Pécuchet….

Celui de Tartarin avait sans doute la forme d’un lion sauvage. Celui de Pei on le connait. Oui.

Il y aura donc 9 vides correspondant à des expériences de vide : Art & Language, Roman Ondak, Bethan Huws…

Bref et bref, réfléchir au vide m’intéresse et je le dis sans rire.

Voici le chapeau que je porterai si j’y vais et je mettrai derrière mon oreille une goutte de Belle Haleine ( vendu 9,5 euros à a vente Bergé ). espérons qu’A. portera une aigrette et une mouche bien placée.

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Mais ce qui va être un chef-d’oeuvre sonore, sera la masse de conneries que j’entends déjà dans ma boule de cristal . Non?

Ai appelé C. pour qu’il écoute. L’airbag pour finir, s’est dégonflé disons, écrasé.

A. toute la journée.

Ai écouté Didi-Hu qui parlait de Brecht et de son petit carnet de guerre, et des textes qu’il photographiait et de son ABC de guerre, mêlant image et texte lyrique…

C. est allée voir Lola Montes et bosse sur son film. R. arrive du théâtre. Je file voir ce que l’on va manger…

Repas terminé et bon fou rire à 3. A propos et je ne peux absolument pas en dire plus d’un été où R. parlait de cartes postales. R. à l’instant pleurait, Camille était pliée en deux , et moi je hoquetais: “J’ai mal aux abdos”…

Hop Hop

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“De Miro à Warhol. La collection Berardo à Paris"

Tel de C.A pour ce soir … Haïe pas possible et c’est son anniversaire…  

Bon.

A. nous avait invités aussi…

Dîner familial très agréable avec M.T aussi.

Musée Luxembourg

Me suis ennuyée là dedans .collection présentée par catégories: Le surréalisme etc.

Accueille par Asger Jorn…. Je déteste tout ce qui est Cobra.

Un beau Balthus de 1935, où la jeune fille peinte est monstrueuse. Sa tête est très grosse. J’aime bien ce Balthus là. Après il me barbe.

Un beau Vasarely des débuts, tout noir et blanc… Après il me barbe.

Un beau Lichtenstein ovale. Après il ne me barbe pas….

En plus je ne sais pas pourquoi, j’ai une aversion pour ce lieu d’expositions… que je trouve tape à l’oeil.

Failli me boxer avec une dame qui tout en parlant au téléphone oublie de me voir.Je lui demande d’avoir l’obligeance de faire le tour, “mon tour”, mais cette imbécile ne comprend rien. La prochaine fois, j’en attrape un ou une par le col et je hurle.

Comme il y a un petit attroupement, et un bruit métallique , je me dis qu’il y a un Tinguely dans ce coin. Les gens attendent qu’il se déclenche en tournant le dos et s’appuyant presque au Klein. J’aime bien Tinguely, mais pas les gens qui ont besoin “que ça bouge””, qu’il se passe quelque chose. Mes mots détestés: Ludique /interactif

On est loin de Maitres Anciens .

Dans les expos je deviens franchement misanthrope, c’est un fait.

Me ballade sur un site super d’illustrateurs. Voir dans les liens “old books”

.

Le Bal des monstres au palais des Merveilles

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Il faut dire que c’était époustouflant.

Cette collection est incroyable, merveilleuse. Des camées, au Grand Gobelins avec les singes

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TAPISSERIE DES GOBELINS D’EPOQUE LOUIS XIV

D’APRES LES CARTONS DE ALBERT ECKHOUT ET FRANS POST, PEUT-ETRE TISSEE EN 1720 PAR LEFEBVRE FILS
De la tenture des “Anciennes Indes” et représentant “Le Roi porté par deux Maures”, tissée en laine et soie, représentant le Roi dans un palanquin porté par deux hommes, à l’arrière plan figure un palmier, au premier plan des animaux, bordure à motifs d’acanthe et d’entrelacs, quelques restaurations à la bordure, la partie supérieure de la tapisserie retissée, probablement réduite en hauteur.

Hauteur: 373 cm. (146 7/8 in.), Largeur: 280 cm. (110¼ in.) –

, des poignards à tête de cheval au lapin du Palais d’été, … des Mondrian à Balla, Schlemmer, Redon.

Toutes ces merveilles regardaient la galerie de monstres vivants que nous formions hier soir.

Le Bacchus de bronze a bien étudié les chaussures léopard de ce monsieur au manteau en gaufrette couleur framboise, et l’automate en or et ébène, debout sur ses pattes arrière

faillit prendre dans sa petite gueule de lion le grand noeud noir d’une élégante arrogante.

Ses yeux bougent au rythme des secondes et sa gueule ne s’ouvre que toutes les heures .Son. MICHAEL KRAZ, AUGSBOURG, VERS 1620-1630

Dommage que d’autres museaux ne soient pas restés “d’or” -bouche d’or-entre les heures. Les réflexions et exclamations allaient bon train…. “Teuteu teu teuteu teu….Nous nous verrons plus longuement dans nos terres….”

C’était terrible ces gens. Une autre planète. Totalement une autre planète détestable. Et cette façon de parler “distinguée” où rivalisent les “chéri, sublime -prononcer SUBLIMA- divin-DIIIIIIIVIN voir VINISSIME, tout mot devenu italien en somme. Bref , vous aurez compris que j’avais envie ( un peu) de taper dans le tas.

Mais la beauté a fini par l’emporter et un monsieur fonçant dans ce qu’il croyait être l’obscurité, et se fracassant sur une paroi tendue de velours noir, m’a fait retrouver mes esprits et mon sourire.

Croisé MVP médusée qui me dit ” C’est le bal des monstres , Non?”

Elle est belle et sa mère aussi.

Croisé L.A et A.V qui m’embrassent ( ?). Echange mondain, et dissolution dans l’air. Pfft. plus personne . Du vent.

Armelle qui m’a emmenée bougonne. Je serre quelques pinces et à l’entrée celle de P.B qui a un froncement d’yeux du genre je l’ai dejà vue quelque part ( enterrement de Nicole entr’autre)

Et puis ces gens sont incroyables. Ils vous écrasent les pieds, s’ils ont à avancer, vous traversent comme si vous étiez de l’air. Ca sent la vieille France-Angleterre-Amérique, de sortie en famille, entre soi.

Air d’opéra fantômatique. Soudain, je trouve cela très triste. Terriblement triste. Je dis à Armelle:” Tout cela et puis mourir”?

Elle ressent la même chose. Je n’ai rien contre l’argent, rien contre les collections même si je saisis mal objectivement cette quête de la beauté pour soi seul, de la possession….

Je trouve formidable de se dessaisir de TOUT, comme le fait Bergé. Finis, ces objets là, choisis à deux.

L’estimation du Mondrian est hallucinante. Je regarde à plusieurs reprise, et cette somme irréelle est comme une espèce de brume: “Comprends pas”..


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Rueil

Je traverse avec ou sans plaisir la banlieue jusqu’au château, m’interroge sur la station “Bergère”, regarde toute cette route en touriste. Le garage, le chinois self-service, la structure usine du siècle passé. Je regarde comme un poisson un peu mou la grisaille. Je suis partie tôt mais suis en retard.

Peu d’étudiant(e)s…

On nous montre les planches de Redouté que je découvre à l’état noir. Avant que la couleur ne vienne enjoliver ces dessins magnifiques. Ces gravures si fines, si précises.

Puis d’autres planches dans la bibliothèque, des perroquets cette fois. J’apprends, que mon gardien ( celui qui a connu personnellement Napoléon ou tout au moins a vécu à la Malmaison, il y a plusieurs siècles,) est surnommé Shakespeare. Ce genre de micro information me réjouit toujours.

J’enregistre ici et là. Puis aussi dans le métro, un type qui parle au téléphone de religion – un mélange de langue Française et arabe-de mariage forcé, de croix et d’anges . Tout cela ponctué d’un rire terrible et dément.Je suis allée au bout du monde, rue des Morillons récupérer les papiers perdus dans le métro il y a 3 mois. On récupère très vite les affaires. J’ai le temps d’enregistrer l’ambiance et d’observer les visages angoissés de “ceux qui viennent de perdre” quelque chose et remplissent la carte verte.

Skype avec A.M qui s’apprétait à déjeuner. Les colombiens font une consommation impressionnante de poulet ( les italiens tata, les allemands blabla, généralités un peu stupides mais….) Pas allée au théâtre ou à l’opéra depuis longtemps. Trop.

Demain A.

C. Toute contente que William Klein lui ait répondu. Elle l’appelle à son tour et il la contactera à son retour du Mexique, Cuba etc….

Elle m’appelle folle de joie. J’espère surtout qu’entre 3 insultes SMS que nous échangeons régulièrement , et qui nous font pouffer comme des imbéciles,elle réussira à filmer ce qu’elle veut Vendredi. Je lui ai suggéré de recouvrir son perroquet de Nutella, mais elle se dégonfle. Je lui ai suggéré d’aller au Zoo d’A et d’y filmer X. à dos d’autruche déplumée….

S. me dit avoir vu mon film… Et qu’il les intéresse et qu’il ont des choses aussi à me demander.

Bon, J’ai la flemme. Tiens et comment va D. J’appelle…

Regardé avec intérêt mais pas encore assez le blog de Hannah . Elle y parle de théâtre et c’est intéressant et riche. J’en étais certaine.Pourquoi ça se sent “ça”. En très peu de temps….

On devait aller voir un truc ce soir. Mais Stop.

Rencontré SW qui monte Gulliver. J’aimerais pas mal bosser là dessus, j’adore Swift et la fille est vraiment bien.

Comme une je ne sais quoi je pars ce matin sans mes lunettes avec ce Gulliver de 2 tonnes ( je ne sais quelle traduction ou édition). Je vais en acheter un autre.

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la pression retombe

… Le doute revient….

Bruit d’ailes….

Croisé V.D

MV.P

A.P et P.M

A2G

V.

Reçu “Le journal d’un Bidoniste ” qui en fait est le chapitre”Il Bidone” du livre de D. Delouche.

Mais il y a des moments meilleurs. C’est à dire qu’en rédigeant le Felliniennes années , il a repris ce journal en lui coupant un peu les ailes me semble t’il.

Mais c’est très intéressant de voir le problème de la “réintégration” d’un texte passé, dans un livre. Je me demande si ce n’est pas mieux de ne toucher à rien??????

Demi journée à R. Hum..Comment “activer” . C’est presque là; mais pour aller jusqu’au là, il faut une énergie terrible.

Et en ce moment je pense n’avoir l’énergie que pour moi, et encore ce soir un peu moins ( après le vernissage à la MR).

Disons que je ne suis pas en phase pédagogique, même si, quand j’y réfléchis,…

Je préfère les papillons.

Je ne comprends pas pourquoi les étudiants en art sont un peu TRISTES… Merde, quand on voit ce qui se passe, je saisis mal ce manque d’énergie( apparent) à 18 ans (quand on a choisi de…). Camille me semble une bombe à côté….

Cependant il y a des personnalités interessantes.

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RV

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Ce matin Rendez vous à La DAP. J’ai l’impression de sortir de 10 bonnes années d’autisme. Attention ce n’est pas gagné, je n’ai que la moitié du corps sorti de la coquille. P.H est très courtois et accueillant. Et je parle pendant une bonne demi-heure. Je parle … de moi!

R.V à la maison en Mars.

Repasser ici et filer à Rueil. Déjeuner avec D à la cantine de la Mairie et nous partons au Château de La Malmaison.

Parler du sujet: “Un château à soi”, et visite des appartements. Un gardien est plein de bonne volonté mais son Français est un peu difficile à comprendre. Il dit des trucs drôles sur Napoléon comme s’il le connaissait:

—Lui? Un rapide, c’est sûr. Vous saviez combien de temps il passait à table? Vous ne savez pas?

—………

— 20 mn. Hop, il se lavait les mains vite fait… Et puis il passait par l’escalier secret.

—Un escalier secret!!!!!! ( dame!!!!)

Suivez moi. Tours de clés et tours de clés et je me penche pour examiner l’espace qui jadis enchâssa l’homme de 1,62m

—Un mètre 62, ni plus ni moins. En plus il n’aimait pas le bruit. Il a viré les volières. Ben oui, elle, elle avait mis de tout là-dedans. Des perroquets, des merles, de tout. Faut le comprendre aussi. Il travaillait tout le temps, alors quand même. Il lui a dit:

_Les volières dehors avec les kangourous pi les autres trucs. Ben oui, y’aurait eu que les oiseaux, mais y’avait toutes ces bêtes. Pis les cygnes noirs….

— Noirs!!!!

J’ai enregisré tout cela on verra bien. Mais j’ai envie de lui demander des informations. Je sais qu’il a passé 22 ans à Versailles , gardien de Nuit.

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Et si je me servais quelque chose à boire?

D’accord.

Le facteur sonne toujours deux fois

En fait ce qui était terrible au théâtre hier soir, c’est que j’avais un chewing-gum dans le bec.

Puis il a commencé à me lasser, au moment où les pompes à essence manifestaient leur bois-titude ( je veux dire au moment où je repérais que ce décor vieillot était en bois, les pompes en bois, la voiture en bois…)

Alors j’ai repensé à ce Cartoon où il est dit:

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Et j’ai souri quand la fille fumait en s’appuyant à la porte. J’ai mâché, jusqu’au moment où le type prend la fille sur la table, puis il y a eu un noir.

J’avais déjà fait le tour de mes deux poches , à vrai dire, pour débusquer là- dedans un bout de kleenex avant de me lancer.

Ben oui, de sortir de ma bouche ce machin à la menthe. Mais en ce qui me concerne, à ce moment précis, il y a toujours un bout de chew qui se coince à gauche dans une de mes dents et qui fait le coup du gruyère dans les pâtes pour ceux qui croient que l’on met du gruyère dans les pâtes et qui croient que les italiens ne peuvent pas s’en sortir de leurs spaghettis à la corde de harpe.

Grave erreur, car l’Italien se tient bien mieux que le Chinois qui mange sa soupe en aspirant bruyamment ses nouilles. Les deux ignorent d’ailleurs le gruyère râpé. Mais l’Italien de Rome à Naples, l’Italien du Nord et aussi du Sud, manggia il Parmeggiano. Pas le gruyère.

Tout cela m’écarte de mon septième rang, dans le noir, lassée de mon chewing-gum.

Paf. Je le sors de ma bouche, profitant d’un éclairage moins fort. Puis j’ai la matière( dont Rodin aurait fait un chef d’oeuvre c’est certain), j’ai la matière dans la main droite. Ca colle, les gars , ça colle plus que je ne le pensais , mon bras droit pend le long du fauteuil et je suis étonnée: Oui , cette massette informe ne durcit pas si vite que je le pensais à l’air. J’appuie de l’index puis tente par une pression du pouce de décoller….Rien. Le mari sort une bouteille et chante en grec. Noir. La droite étant engluée,je plonge ma main gauche dans mon sac. Rien , pas l’ombre d’un papier. Mais si, j’y repense, j’ai la grande enveloppe avec un chèque dedans, que m’a confié R. pour A.

Hum, à tâtons j’arrache un bout papier et je me dis que peut -être c’est le chèque…. Zut , trop petit. Comme une robe trop étroite pour une dame grossette , le papier ne fait pas le tour de mon chewing -gum. J’ai à ce moment là( quand Chamber dort dans sa cabane en pensant à Cora)- j’ai le diable qui me fait signe de ne pas m’en faire et de coller tout cela sous le siège. J’avoue que c’est tentant. Ni vu ni rien. Hop.

NON…

Je replonge quand un autre noir musical aide ma manipulation, je replonge dans le sac et arrache un autre petit bout du chèque ou de l’enveloppe. Mieux. Mais encore des débordement de matière collante, difficiles à maîtriser;

Je tente ma semelle pour dé-coller. Je ne peux quand même pas, même si ça me traverse l’esprit m’essuyer les doigts sur une de mes chaussettes…

Entracte.

Je file au bar et demande une poubelle pour jeter mon chewing-gum.

C’est fait.

DANS QUEL SENS? Portrait du Dr Haustein

Je ne sais plus ce que je me disais affalée que j’étais dans le métro, avec à mes côtés le rouleau de plastique que je n’aurais pas cru si lourd.

Chez Decor Plus, place des Fêtes ( beurk la place) ils sont sympas, comme chez Starcolor à Richard Lenoir. J’achète donc mon plastique et de la peinture spéciale, mate et brillante qui tient sur du plastoc.Le gars qui porte le rouleau à l’extérieur me demande où je suis garée. Et lorsque je dis que je suis en métro , une expression de doute quand à l’acheminement du produit se lit sur son visage. Je pars raide comme in I car je sais qu’il regarde . Ce n’est pas tant le poids, dans les 30 kg , que ce glissement sur l’épaule . Bon et puis il y a aussi le sac à dos avec la peinture. Bref. C’est fait mais on se demande pourquoi je ne prends ni la voiture, ni le taxi. Ca me rappelle le jour où je suis allée chez Prophot à vélo chercher un rouleau de papier de 3 mètres et que j’ai appelé Franck à la rescousse….

Hier invitation à boire un verre chez C.L”appartement est sublime je dois dire. Surtout lorsque l’on ouvre la fenêtre et que l’on glisse à la cîme des arbres du jardin du Palais Royal. C’est l’appart de Malraux. A l’intérieur bougies et meubles dix-huitième, miroirs et bustes, peintures et piano à queue. Tapis. Tout cela est très beau mais partager la vie de ces objets est vraiment, vraiment une chose que je saisis mal. Même si je m’applique, je ne comprends pas comment l’on peut penser ( dynamiquement je veux dire) comment on peut vivre, construire, inventer, dans ce genre de décor.

Ca me faisait rire d’imaginer la peinture que je suis entrain de faire, où deux sortes de marquis-marquises sont représentés…. Retour à pieds et bus à la maison , où nous expérimentions le Sushi de chez Picard-“meilleur qu’un cou de pied au cul”comme aurait dit mon père mais néanmoins pas très excitant.

Anglais avec Camille et traduction d’un texte sur Microsoft. Je cale tellement c’est ennuyeux et abandonne la partie. Je ne suis guère brillante il faut le dire.

Ce matin j’ai bien joué, bien couru, bien plié mes jambes bien fermé mon bec en tapant.

Tel de Anne qui est en dessous, de C. qui me demande si je veux aller à Courchevel. C’est très tentant cette invitation, mais en ce moment je n’ai pas envie de décrocher, et ce que je fais m’intéresse. Et puis il y a le workshop la semaine prochaine. Je crois qu’il est un peu dans les mêmes dispositions et qu’il a envie de travailler aussi. C’est injuste me dis-je car tant de gens rêvent d’une semaine au ski ( dont moi, c’est vrai, toujours j’en rêve)….

Mail de D.Delouche très touchant lorsqu’il signe maintenant” Menicuccio”. Il me dit avoir 12mn du Satyricon ( making-of)…

Qui se plante?

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Site fondation Thyssen

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Site gallery.ca

Christian Schad

Moi je pense que la bonne est la deuxième.

Mon costume LOWCOAST de RobinHood

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Accessoire principal du costume de Robin: La branche de tomate qui évoque tout à la fois la plume et les forêts/ courtesy Nobody

Après avoir travaillé à A., où je me sens bien ces temps-ci ( peindre enfin dessiner au feutre blanc, écouter la radio d’une oreille, prendre des notes , chercher une image dans un vrai livre qui existe-ce qui ne m’arrive plus tellement depuis Bibliodyssey et tous les liens vers les fonds numérisés…

Bref. Repasser à la maison et filer au JdeP pour la conférence de Claude Arnaud sur Robert Franck.

Il est souriant derrière la petite table- en tee-shirt mauve et semble étouffer devant ses notes.

Extraits de films. C’est vivant , sans pose et intéressant. Ce qui était drôle à un moment c’est que l’extrait démarre et que C.A répond à ce qu’il croit être la voix du projectionniste.

A côté de lui, le jeune assistant Japonais, que je n’arriverai pas à décrire. Une expression incroyable de vide parfois mais pas un vide idiot. Un retrait plutôt, une réserve. Je ne sais pas. Je dirais qu’il est plat, enfin qu’il a un visage plat.

Dans le hall je suis contente et étonnée que ce Monsieur que DH me présente soit E.C

Nicole m’en parlait si souvent. Ce qui est drôle c’est qu’il ressemble , par son sourire entr’autres à notre médecin Jean-Charles.

On dine avec C. dans la cuisine, puis je regarde un film épouvantablement mauvais avec des bons acteurs. R. m’znnonce que pendant ce temps Lost in la Mancha passe sur Arte. C’est incroyable ce fiasco -je découvre le mot italien sfiga. Rochefort hissé sur le cheval, les investisseurs en groupe, les assurances….

J’ai reçu Ciao Federico. Mais ce matin je n’ai RIEN fait.

Si, CD m’a appelée car je cherche le fameux ” cristal” , sorte de plastique transparent. J’ai appelé une boite qui en fabrique et leur ai demndé des échantillons, mais la fille a bien vu que je n’en commanderai pas 10 palettes. Parfois cependant, “le coup de l’artiste” dans un domaine différent ( genre vendeur de grues) marche impec. Les gens se plent en 9 pour vous aider.Là, la fille est comme le mec du ministère, elle ne sait pas à qui elle à a faire!!!!!

Je voudrais aller à Madrid Deux jours pour voir La Sombra. Oui j’ai vraiment envie. Seule, premier jour Sombra, le soir un truc au théatre, deuxième jour re-sombra a et un tour au Prado. Pas mal non?

A voir

Disapointed

Une photo souriante d’une dame . Je l’enlève parce qu’elle abîme tout avec sa mise en plis…
Zut alors, c’est Betty BoopI
Ce qui est bien dans le numero 3: More pep de 1936, c’est l’intrusion des images de la réalité, défilé voitures etc.
Et ce qui est bien en général c’est Cab Calloway ( ou Armstrong , mais j’adore Cab ) et sa formation qui entre dans le film et font danser les personnages
internet Archive: Details: Betty Boop Cartoons
rideau theatre BB.tiff robe Betty.tiff

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