Rueil

J’étais fatiguée à fond avec cette crève qui n’en finit pas. Pris le train à 10h et rentrée le soir à 21h30, dans tous mes états. A l’école des gens intéressants bien sûr mais pas de choc comme j’avais pu en avoir à Cergy. Il faut traîner les étudiants pour qu’ils cherchent, se remettent en question, quittent ce qu’ils savent faire ou croient savoir faire, oublient ce qu’est une bonne idée, car on se fiche des bonnes idées.

« Il y aura un travelling, et deux ours ou hamster face à face. « 

Je m’irrite. Un travelling pourquoi faire, des animaux en peluche pour quoi faire, pour quoi dire?

Ca m’énerve d’entendre une description d’un hypothétique résultat. La fin avant le début, La poule avant l’oeuf… La forme, le résultat, le truc…

Qu’en est il des recherches, des découvertes. Je crois que si aujourd’hui je devais recommencer une école, ce ne serait pas une école d’art, Beaux arts et compagnie. On sent une énergie parfois, une détermination comme chez J. Mais tout cela a tendance à me faire un peu bailler.

Je crois surtout qu’on leur dit beaucoup de conneries, que l’on exige d’eux des « résultats « trop rapidement et qu’ils ne peuvent donc pas risquer, se tromper , échouer.

A. jusqu’à présent . Je me traîne sur le vélo. Dessine en baillant en toussant. J’écoute des extraits du Chat Botté de Deschamps à la radio. Le son est monstrueux? Ca me semble d’une laideur!. Même sans voir d’images c’est laid. La musique ( Moriarty) Pouac. Je ne sais pas ça sonne « ordinaire ». R. me dit que les critiques ne sont pas bonnes.

Un type dans la rue joue « le chant des partisans  » avec un instrument que je n’arrive pas à reconnaître.

Temps magnifique mais j’ai froid. Je dois me préparer pour aller chez DDL et parler de la soirée Fellini.Ai annulé le tennis cette semaine.

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