De l'herbe de l'herbe des orties et des mouches, ( à cheval sur la dicipline…. bis )

Soirée au cinéma pour la lecture de R.
Temps très chaud. Ce matin, j’installe un fauteuil devant la maison côté route comme les vieux qui regardent passer les voitures. Je descends de la chambre verte, les  » Mémoires d’Hadrien » que j’ai lues il y a longtemps, les pose sur la table et poursuis ma lecture en Italien des Métamorphoses d’Apulée. C’est une merveille ce livre. Je trotte de ville en ville près de brigands, de prêtres, je transporte sur mon dos une déesse, courbe l’échine, ai peur que ma peau ne serve de robe funèbre à une jeune fille. Je suis un âne on l’aura compris. Il y a des roses dans le jardin ici qui auraient sauvé Lucius.
J’écoute Psyche, Venus qui lui impose des épreuves et le pauvre petit Cupidon blessé à l’épaule. Un vieillard arrive en haut d’une colline, un dragon dévore à moitié un berger, des précipices sont toujours à deux pas, des aigles, le Styx, et Jupiter.
Parfois je jette un oeil à la traduction Française pour être certaine d’avoir bien compris..
Et si je me servais un verre de ce Montracher qu’un spectateur d’hier est venu nous offrir. Oui.
J’ai envie de re-re -re garder le Secret derrière la porte. Je crois qu’il est ici.
Pense pour Bogota, à une sorte de deuxième partie « Les INVITES ». Des autophotos et des documents photos trouvés sur le web: » Mes invités » qui vont d’un squelette, à Jane d’Arc en passant par des anonymes  ou Truman Capote très jeune sur cette photo.
Tout gris à présent. Un peu d’orage. Nous ne savons pas si nous restons ici ou descendons au Repenti.
je vais faire des essais au cinéma pour voir comment est l’image du Tatoué qui attend toujours son mixage. Je n’avais pas envie de faire ça. Il faudra juste que je demande à C. de me mettre en route, branche les amplis et la Mbox qu’il faut.
pas réussi à avoir la suite CS3. je n’ai besoin que d’After Effects ? J’aimerais une ame charitable pour me le cracker et envoyer un DVD. Appel.
Ici pas de téléphone. ligne coupée.
Je suis un peu perdue, là sans rien faire. C’est toujours comme ça le premier jour. C’est l’impossibilité de ne rien faire. Tout au moins la difficulté.
Je prends un Aerius qui traîne dans la salle de bains.
Aurais-je demain les « gros yeux » habituels: Allergie dûe à je ne sais quoi, les herbes, le bois.

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