Amedée Doublemard, je passe sans te regarder

Sauter du coq à l’âne, de l’autoroute à Paris 8 eme pour l’exposition d’Enki.

On y va en taxi après avoir monté les affaires. Mon plateau de confitures de prunes est sur le trottoir. Je repère l’Egyptologue de retour , et qui essaye de m’en voler une. J’aime beaucoup Vincent et c’est le premier , lui et Florence , à se dessiner dès que j’ai éteint le moteur.

Puis ce sera Eric qui rentre guilleret de ses cours; Puis…

On attrape un taxi devant le Fourmi qui est toujours la fourmi et nous passons par la place Clichy, toujours elle, toujours ronde, autrefois ronde mais Place de Fructidor. Je me dis en écrivant cela que je suis bien incapable de décrire la statue-monument en son centre. Un personnage lève une couronne de laurier?? Hum. Allons voir…

Monument au maréchal Moncey, groupe en bronze élevé en 1870 par le sculpteur Amédée Doublemard

Défendre la Barrière de Clichy contre les Russes? Diable!! Et c’est la ville de Paris qui lève le bras sans lauriers.

Bon. En devisant nous avons traversé les mêmes quartiers qu’avant et les mêmes quartiers qu’après je suppose. E. est délicieux,Ses dessins présentés-L’album animal’z– magnifiques et gris.

F. aussi, K. me fait rire. Nous rions et ce n’est pas à cause du champagne qui coule à flots plus que petits. Il faut trouver ( c’est vite fait) la voie d’accès, c’est à dire la sortie du plateau, se poster ni trop loin ni trop près et dès que la poignée d’une porte de bois clair s’abaisse, par un petit bon délicat aimanter un verre.

Papoter ici et là. F. et son splendide pantalon à carreaux qui me fait frémir de jalousie et V.

Il y avait beaucoup de monde au Rond -Point. J’ai lu sur une affiche que c’était la soirée Vogue.

Nous nous moquons de deux « beautés » blondes et bien ordinaires, qui tiennent leur sac à main sur l’avant-bras replié bien haut et poing fermé, et allons dîner en face au Théâtre.

D. sort de répétition-salut. Il n’y a pas ce soir de cheese-burger. Zut.

Quand nous sommes sortis, j’ai aperçu sur le trottoir d’en face, un fashion-homme à costume d’arbre. Je m’explique, dans l’obscurité j’analysais son costard slim comme feuillu et jaune et noir. Il se confondait un peu avec les (arbres-quelle sorte d’arbre?) de l’avenue. mais ce qui est le plus drôle me disais-je, c’est quand un arbre, cherche un arbre pour y pisser. Car c’est bel et bien ce qui se passait. Notre fellow, « Voguait » -sans jeu de mot-, il voguait feuillu et hébété, cherchant son équilibre au bord du trottoir pour évacuer sans mouiller ses feuilles imprimées à la Hantaî le Champagne en excès ingurgité. il avait l’air absolument perdu. monde et taxis rares. Je me mets dans la file et deux pepitas parlent de Saint-Trop. Au secours. R. court vers la rue M. et nous hijackons glorieusement une voiture à la barbe. des mondains et mondaines.

Ce matin RV avec Tom. Dans le café, il y a au fond posé sur une table un Cantal entier qui vient d’arriver. Mon vélo ne s’est pas trop dégonflé et je roule comme ça.

Au retour arrêt place Fructidor. Librairie:—

Consuelo

Essai sur l’art de la Fiction, de Stevenson

Ernestine de Sade

Etj’achète aussi le livre déjà feuilleté à Lyon: Le dernier deHélène Sixous dont les mots m’émerveillent. Eve s’évade/La ruine et la vie.

Envie de lire. Poursuis avec admiration la lecture du livre d’Anne.

J’admire sa concision,; ses images et sensations. Je vais finir par aimer les fleurs. C’est ce qu’elle dit de Consuelo qui me donne immédiatement envie de lire:

Madame Sand, je ne vous connais pas, mais on m’a parlé de vous. Introduction stupide mais on peut, en, écrivant se le permettre.


chardon.jpg

Récupéré de l’été tout frais passé:

Cerf des tranchées

Incroyable. J’ai écrit cela il y a dix ans déjà et laissé dormir dans le tiroir.

Relecture. Hum. Mauvaise structure. Situations trop littéraires, trop abstraites. Que faire d’Armure et Pelisse.

Les transformer en Wolf et Julius changera t’-il quelque chose; mais est ce qu’ils sont aussi Soldat assie et Soldat couché.?

je ne comprends plus ce que j’ai écrit.

C’est mauvais signe.

Lu ce matin d’une traite le livre de Samuel. j’ai parfois éclaté de rire comme je l’avais fait en lisant Sallnger. Même rire qu’à la lecture de « au léger masque en pétale de coquelicot », qui nous a fait pleurer des heures entières.


Daniel passe boire un verre hier et parle de sa pièce à lui. Il me file les infos pour le documentaire sur les bals par ici.


Oh la la Piero de la Francesca c’est quand même parmi les choses les plus merveilleuses




Journée sans sortir. Pas le nez dehors.

Cheminée et feu. mais il ne fait pas si froid.

Je reprends la lecture de Scrap Book. c’est une écriture intense, persistante ( je me comprends) . J’aimerais bien avoir ce style, très concis et à la fois ouvert. Voilà qui est fort mal expliqué . Bref.



Ma conclusion est celle-ci.

Le génie est un excellent plat qui a besoin d’une sauce.

Il ne suffit pas de dominer les hommes par ce qui est en nous, il faut les dominer aussi par ce qui est en eux.Il faut faire coup double, avoir ce qu’ils n’ont pas et avoir ce qu’ils ont…p440 Le trou de l’enfer.



Julius Samuel Lothario Frederique Eberbach Gretchen Cristiane Olympia etc







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