Mon bonnet-Dunce’s cup

bonnet ane

Mon bonnet est tombé sans que je ne m’en aperçoive dans le train, PAPE , ou PIZA direct 8 mn depuis Argenteuil; Un type en survet blanc:

—Monsieur, eh Monsieur.

Je ne bouge pas

—Monsieur

je lève les yeux. Et ses copains pouffent de rire.

Lui s’aperçoit que je suis une fille et devient très gêné, se cache le visage et dit qu’il s’en va au fond. les autres sont pliés. Moi je ris et lui dis que ça ne vaut pas la peine de se mettre dans cet état. Quand il revient il me demande si j’habite à Argenteuil, sous-entendu, si un truc comme moi habite dans sa ville à lui.

—Oui

Puis:

—Oh c’est quoi ça, ça veut dire quoi ça. Fellini? C’est quoi.? Il est soupçonneux. Mais pourquoi c’est écrit deux fois?

Moi, je tente un peu de pédagogie et abandonne. Pas le courage. Faudrait tout reprendre à zero…

—C’est un cinéaste. Un réalisateur.

froncements d’yeux dela part des trois garçons

—Oui un type qui fait des films. Qui en faisait. Il est mort.

—J’kiffe pas…

C’est là où j’ai abandonné. Ne pas » kiffer » une personne qui deux minutes auparavant n’était qu’une chaise ou le nom d’un MacDo Italien…

Je suis songeuse. Je ne sais pas comment faire, mais ce qui est certain c’est qu’il faudrait du temps et de la patience.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut