La souris Saint-Nectaire

Je me dis des trucs en marchant puis je les oublie.

Oui. Je me demandais si on pouvait se fabriquer des vêtements avec des motifs qui bougent, des vêtements animés?

Je me dis que je vais me dessiner des cheveux faux et sortir comme ça.

Je me disais aussi que j’avais connu une Nicole Stéphane qui ne correspond pas à ce qu’on me dit d’elle ( quand je trouve quelqu’un pour m’en parler , ce qui est rare ) .

Je pense à cette réflexion un peu limite, de X, une femme qui avait lu mon manuscrit , « je vous écrirai après votre mort »:

— J’ignore qu’elles étaient votre relation…

Discrètement évoquée la possibilité d’ homosexualité…. Pffff….

Dans ces cas là j’ai toujours envie d’être crue, et je le suis mais dans ce que je me dis en voix de tête , en silence.

Le vent souffle dans ma bouche, le mot veut sortir, se cogne à une dent, ne trouve pas d’issue, reprend de l’élan…. et mon sourire pendant ce temps est intact….

Mais si un seul de ces mots terribles sort, ensuite c’est la porte ouverte à l’horreur, l’achat du flingue et en route pour Elephant.

Ca m’exaspère ce genre de choses.

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Mais je n’avais pas envie de parler de N.

Je suis passée au Cine-reflet, ou D.D signait son livre.

Le marron glacé associé au thé rouge est une merveille. C’est dit, je replonge. J’avais oublié le délice de ces éclats enrobés de sucre, éclats flous et d’un châtaigne mat sous une couche de glace.

Demain j’en achète et je mange tout d’un coup. Juré.

Je trouve en rentrant « Prières exaucées  » de Capote. C’est C. qui l’a déposé avant de partir. C’est un cadeau. Mais un cadeau à un moment spontané.

On ne s’occupe pas de ça. Ce n’était pas si facile à mettre en place, ça— le pas de cadeau à l’époque des derniers Noêl à Amiens mais c’est réglé et c’est formidable ce détachement.

LI-Bé-Rés

SMS de Guillaume. Hum, j’espère que ça ira. ( ça ne va pas…)

Piscine ce matin. Eau délicieusement chaude après le froid du vélo.

En rentrant je croise R.

—Attends moi, je vais poser mes palmes

Et nous nous promenons bien emmitouflés, dans le quartier. Montons la Rue Lepic. J’achète une sorte de cake aux fruits rouges délicieux, dans cette pâtisserie qui ne fait que des tartes ( Tiens j’entends la voix d’A. me dire que je parle de comestibles…)

J’achète un morceau de Saint -Nectaire , et en le goûtant, son pelage gris me fait vraiment penser à une petite souris.

Pas une souris dégoûtante. Non,une souris de souricette, de conte de fée.

Attendez j’ai les preuves…

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(c’est mon dessin copié sur un album du père Castor avec le vilain bonhomme rouge…)

Une souris avec pas de sang à l’intérieur et surtout pas une queue repoussante et qui n’a jamais mangé de miettes sales ou des machins comme ça.

Ma souris de quand je copiais,c’est DJ Saint -Nectaire et copier c’est ce que jamais je n’ai cessé de faire.

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Tel de G. qui part au Mexique

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Ci après Skype-démonstration : Comment je m’habille lorsqu’il fait -3. Pour Manuella qui arrive de Bogota Lundi


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1 manteau+mouffles

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Pantalon ( Gratte-c realisation Astrid+ veste à carreaux neuve laine= 3 euros + cagoule clé des marques 10 euros + chaussures de boxeur dernier voyage N.Y)

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J’oubliais l’essentiel: + manteau laine, cashmere et soie de quand j’étais riche: chez Sibilla -rue JJ Rousseau et qui n’existe plus, 12000 balles il y a 20 ans… (Mais quand on réfléchit c’était un très bon investissement à 10 euros par mois )


Bon il y a R. qui m’a commandé une épée pour le diable.

Ce soir en dînant on a décidé d’aller à Versailles demain matin; Ce que j’aime ( dans la chambre il répète….), c’est que probablement on n’ira pas, pas plus qu’à l’île de Ré la semaine prochaine, pas plus qu’en Italie bientôt…!!

J’aime bien.

Bon; regardons ce que contient ce lourd coffret des Cesar, de 5 kg



Arg/patinoire

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Ce matin théâtre Tristan Bernard pour assister ,sur l’invitation de Guillaume, aux travaux des étudiants de chez Perimoni.

Je suis agréablement surprise.Ce n’est pas facile de jouer un texte que l’on a écrit …

Je pars vers midi, très, très TRES fâchée par l’accueil , si on peut dire accueil, de E.

J’en ai ri après , j’en ri mais j’étais tellement en colère que j’ai cru partir tout de suite.

Fâchée le le suis et je crois pour un moment.

J’ai dû mal comprendre la hiérarchie dans le monde de l’apprentissage (?) du théâtre; A dire avec une voix de basse et en lançant le bras droit en avant.

Puis vaille que vaille, direction Argenteuil où il faut avoir fait de la danse pour tenir debout.

Hollyday on ice, n’est qu’un pale ersatz de figures entrevues:

Un type descend de sa voiture et disparaît sous elle . ( c’est maintenant que je ris… )

Certains endoits ne sont pas dégagés et sont brillants de glace. Ca caille un peu dans l’atelier , mais curieusement ça va. Thé chez D; On rit beaucoup d’histoires de gens, de fâcheries, de malentendus et … de bossus.

Demain, j’irai au Reflet M pour le livre de Dominique et avant il y a la mission « Cesar », aller chercher les 5 kilos de films, avec mot de passe, carte d’identité etc….

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Les Krims


COPENHAGUE: la cata

Et cette nuit la chemise dont les poignets sont en lambeaux ( je l’avais achetée il y a 100 ans à Rome) à l’aéroport de NY ( j’entre chez un chemisier pour hommes et en commande d’autres ).

L’homme me demande pourquoi je ne les achète pas à Milan.

J’ai peur de râter l’avion etc… Standard des aéroports, oubli de passeport, de sac, etc…

Nuit escarpée

Passé la nuit en Belgique.

Nous sommes avec C. et son père. La nuit tombe et il faut repartir par le chemin de montagne très dangereux. Ma mère est à mon bras et C. dormira au Grand hôtel, où il y a un carré d’herbe verte…

Je me réveille sans chemin et sans mère mais avec la neige qui vient dans doute du décor de montagne de la nuit.

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90°

Oh la la..; Déjeuner « professionnel » comme elle le dit en riant, chez D. océanographe.

Elle me propose de penser à une participation à un voyage au Pôle Nord en Août. Un mois et demi.

Départ Shanghai sur un brise glace.

400 personnes à bord.

Je suis un peu tétanisée. Apeurée. Enthousiaste, tout mélangé. Contente.

Ensuite difficile de me concentrer pour travailler.

Hum.

Hum

Côté voyage, j’abandonne l’idée de N.Y avec F., A., et V.

C’est à dire que tout simplement l’idée de vacances ou de tourisme ne me vont pas.

C’est peut être stupide. Mais aussi il y a l’appartement, la signature, la visite médicale pour le crédit, etc. puis l’expo organisée par DP qui commence le 16 ou un truc comme ça.

Tom au lit avec la fièvre. O. annule des RV car son bébé est hospitalisé. J’espère rien de grave. La fameuse grippe?

De retour d’A et en voiture cette fois j’écoute Mia Hansen-Love qui a largement oublié d’être sotte.

J’ai poursuivi la lecture du journal inédit de Sade, assez ennuyeuse je dois dire et tellement obscure. Pleine de chiffres de dates, de signes :

Dans l’édition que j’ai, par exemple il y a ceci: Le 4 au soir idée ;;; ( un rond avec une barre en diagonale) -la 82 ème de nombres de personnes

donc des d’associations arithmétiques, des décomptes…. Ca c’est intéressant.

Cette opération eut lieu à l’époque juste de 6 ans et 3 mois du total de ma détention, et de 4 ans 6 semaines de Charenton, 4 ans et 39 jours…

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« Il faut mourir » ( Lambert)

Ah oui. Il y a un bon restaurant Coréen au 5 rue de La Tour d’Auvergne.

C’est une petite salle, avec rien au mur, ce qui est reposant. Il y a 4 entrées délicieuses, puis un plat au choix. Miam miam. J’y suis allée Lundi avec A. qui se bat , qui se bat mais ce n’est pas facile. La pièce de Curtelin est drôlement bien mais elle n’a les droits que pour un an. ( Petits meurtres ou un truc comme ça )…

Oui hier mon Brésilien- j’ai -de- l’or était quand même un peu mince… Et quelle que soit la situation, la pièce, l’époque, que l’on veuille même s’en moquer:

LE MASQUE VENITIEN doit être banni.

Il est IMPOSSIBLE d’utiliser cette saleté aussi touristique que fatale. Et les mannequins genre vitrines années 70= PAREIL. Du balai.

Il va encore faire bien chaud dans mon atelier et avec un peu de chance on frôlera le 16. Ces jours ci je redeviens perplexe. C’est toujours une alternance frénésie et doute, enthousiasme et à quoi bon. Là je serais plutôt en phase 2. Peut-être est ce le moment ( en hiver et ici) de me replonger dans Nicole Stéphane; de réécouter .

Mais j’avoue que la perspective d’un film-tiroir, comme est dans le tiroir « L’homme de dos » toujours pas mixé, ne me transporte pas. Il faudrait aussi reprendre un peu le livre, pas grand – chose mais un peu. Vraiment je ne voudrais pas que Nicole tombe dans les oubliettes et je suis la seule à avoir tous ces moments.

De fil en aiguille j’arrive sur un site de contre-ténors , et ça me donne un coup de blues. Cette longue liste de noms-Abrams Jason, David D’or, Mateo et Khodr toutes ces voix tous ces gens avec pour la plupart leur voix qui reste bien à l’abri dans leur gosier

où l’on commence par une partition de Porpora, tiens tiens.

Oui tout cela me rend triste . Il est temps de switcher rapidement. C’est vital

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Un accroc dans le dos

Bon. Je ne parlerai qu’en Private de La Vie Parisienne, vue hier soir.

Ce que je peux dire c’est que toute cette équipes est vraiment sympathique. Mais comme j’étais invitée et pour ne pas m’attirer de foudres, je réserve mes conclusions à mes propres oreilles.

Il est évident qu’ Offenbach me réjouit toujours mais qu’il faut de sacrées pointures pour l’interpréter , qu’i faut un souffle, presque quelque chose de monstrueux de TROP.

Bon, bon, je me tais…

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saison Diables

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Nous vivons avec le diable et R. qui essaie rires et petits pas pour ce rôle. Ce soir nous devions aller voir La vie Parisienne et comme on vient de l’appeler pour répéter, c’est C. qui prend sa place

La fin des Noctambules.

Donc pour ce qui est de la fin de soirée aux Noctambules, la vérité est que l’on n’osait pas partir.

Quitter le navire des Gars d’Menilmontant, en fait la barque d’un seul gars, ça nous faisait de la peine à C. et à moi.

Mais quand faut y aller….

On a dit au revoir Monsieur Jojo, bravo Monsieur Pierre et on a glissé dans le froid du boulevard, on a tourné dans la rue de la fourchette à escargot ( toujours en place ce matin, comme une arme lilliputienne )et on est allées se coucher

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Noctambules

Je me disais dans le couloir du métro que la fille devant , dont je ne voyais pas le visage, la fille de dos avec un chapeau et une écharpe mauve parlait aussi fort au téléphone, que je lisais-pas fort- mon livre en marchant.

J’éprouvais une antipathie certaine pour ce manteau de laine gris qui m’empêchait d’entendre le rire de Jacqueline de Romilly …

Et voici qu’elle me précède dans le compartiment, que je me place comme je peux avec mon sac en bandoulière, découvre sortant de l’écharpe violette un sourire agréable et un beau visage.

Une autre personne.

La première, la mauve au téléphone, la deuxième la violette au sourire.

Bon. J’ai pas mal joué, le terrain devient plus petit que lorsque j’ai repris et mes gestes sont plus amples.

En plus j’ai davantage d’assise .

Bon.

Peu de personnes viennent dans mon atelier –antre maudit de mon désespoir !!!!!-

C’est comme ça.

On ne peut pas dire que je provoque ce genre de situation. La différence maintenant est que si on me demande, je réponds plutôt oui sans changer de sujet de conversation ou trouver je ne sais quel prétexte.

Et même que ce n’est pas si désagréable. C’est ce que je me disais ce matin. Ca fait pas mal.

Ce qui est horrible c’est quand on sent que l’autre a besoin du numéro de singe savant, que rire est impossible, etc..

Quelquefois j’ai envie de me scotcher la bouche à l’envers pour être bien certaine qu’on me trouve intelligente.

L’intelligence est incompatible pour certains, avec le rire, une certaine sympathie , le sourire, l’enthousiasme. ¨Etre intelligent , c’est donc être désagréable, l’artiste chiant , jamais content, sinistre. Moi ça me fait rire l

Bref, j’ai passé un bon moment, simple, enfin normal à mes yeux. Sans ronds de jambes. C’est reposant…

Mais après une visite il m’est impossible de travailler. Alors en revenant de la gare, je croise Fred qui range son stock de bouquins et fouine.

—T’as la revue Bizarre?

—Non, mais j’ai des Pauvert ,là, dans cette caisse.

—Sade?

—Il m’offre le journal inédit. Puis je passe là et là en commentant, et on rit. Je retrouve dans une caisse un vieux catalogue de M.G qui était aux Beaux arts assistant de L.N…. Sans commentaires.

Par contre commentaires en découvrant un texte de C.M ( chut, Claude Mollard).

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Actuellement

Conseiller-maître à la Cour des Comptes.
Expert culturel.

Photographe.

Je raconte l’histoire qui il faut bien le dire fait bidonner tout le monde, celle où C.M croisé dans une expo me dit:

_ Vous savez?

—…

— Je suis devenu artiste… et j’ai aussi un nom d’artiste; Claude-Charles Mollard…

C’est une révolution, il faut en convenir.

Je suis un peu méchante, mais comme il m’avait dit avec beaucoup de tact que j’avais vieilli, ce qui est exceptionnel ( d’habitude en 20 ans on ne change pas)… Je me rattrape!!!

Hum hum. Les vocations tardives existent , j’en conviens mais là.

Je pense à Jacqueline de Romilly et son bouquin délicieux.

Les autre sont pathétiques. Nous mêmes le sommes. Ce qui est important c’est de ne pas être dupes de notre ridicule.

Je me disais bien qu’il avait troqué la flanelle pour le velours et une coupe de cheveux plus longue… Oh là là…. Et content de lui en plus.

Bref. J’ai trouvé le programme du casino de Paris, avec R. qui pose aux côtés de Saint-Laurent, Cesar, Zizi Jeanmaire etc. Il me l’offre aussi et je l’ai posé sur le bureau de R.

Hop je reviens j’ai un truc à faire…

Le truc c’était les courses, car R. finit de répéter tard et que je ne suis pas là ce soir.

Ma soirée ne pourra ressembler en rien à ces moments passés avec C. aux Noctambules. On voulait (re-)voir Pierre Carré, car il avait été longtemps souffrant

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La première salle de Noctambules est un salle de bistrot normale. Un garçon les yeux vagues, gentil quand on lui parle, la patronne au cheveux gris derrière la caisse, souriante avec nous.

Le sanctuaire, c’est derrière, dans l’obscurité. On s’avance.

Description:

A gauche côté bar sur la route du temple, une fille black devant un verre de je ne sais quoi sans alcool

sur un tabouret , un mec.

Passage du Styx: Personne, sauf un type devant une grande bière qui de temps en temps se raidit et fait des petits gestes avec les mains, comme s’il se parlait tout seul en langage des signes.

Plus tard en pouffant discrètement , on l’appellera l’echo puis l’ombre, car il nous fixe -mais vraiment-et c’est dur de ne pas éclater de rire, puis on a l’impression qu’il copie nos gestes.

Pierre et au fond, avec Monsieur Jojo.

Il entame ses standards ( chansons montmartroise ect, Gégéne et tout)

Il a l’air content. Sur la photo que j’ai trouvée , c’est du gâchis car on ne voit pas sa chemise rouge à jabot.

Il est souriant et ne découvre aucune dent.

C’est il faut bien le dire un peu triste. Il toussote puis reprend du poil de la bête et vient vers nous avec le micro pour que l’on puisse chanter Pi-ga-leu…

Quoi qu’il en soit, j’adore ça. Et même s’il y n’y a pas un chat et si les consommations sont bien trop chères ( 18 euros pour un verre d’assez mauvais bordeaux et une petite bouteille de cidre), c’est vraiment un monde qui disparaît.

Bon, j’ai perdu ma suite et fin et je n’ai plus le courage de la reconstituer.

Les noces du Doge et de la mer/Interview DEC 2008

Nicolo Marcello 1

Doge Marcello

Marcello

Eng3100

Nicolo Marcello 2

doge de Venise

3 X 4h d’interview de la Comtesse M.

Quel monde ‘étonnant » comme elle le dit elle-même…

Trois jours avec le Brouillard, les bals, Primo le domestique fidéle jusqu’à la mort, Primo-First.

Atmosphère de Cahiers d’Aspern, de Mort à Venise, des chemises noires, du mariage du Doge à la mer ( Nicolo Marcello : 13 août 1473 – 1er décembre 1474 Doge de Venise), du Bucentaure, d’une orange épluchée, d’une domestique au mains argentées…

Son

Hier je suis passée chez C.A pour trouver le son de Tea-time. C’est agréable son studio. On y est bien même si hier il n’avait pas de thé.

—Une mouche, tu as une mouche ?. Il faudrait presque rien. Comme un son de mouche.

C. s’est mis aux manettes de logic et en avant.

On a fait un peu moins de la moitié de « son homéopathique », avec mouche et soupirs de chien . Des plaintes de fantômes à peine à peine dans le long couloir à la chauve-souris.

Puis Don Giovanni chantonné. Mille et tre pour Christophe, et vorrei e non vorrei pour moi

J’ai bien aimé ces moments et on s’est bien amusés.

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Au moment où j’écris je pense que l’on pourrait chanter ensemble Don Giovanni, quand le marquis et la marquise reviennent de leurs ébats.

Mais ça m’a donné envie de travailler sur je ne sais quoi mais pas seule.

L’histoire que m’a racontée Cam. tout à l’heure est un vrai court métrage. Je vais lui dire.

Passage à Arg, puis chez D. qui ma prête un béret et des gants rouges pour le retour. J’invite E. à diner ce soir mais pas de réponse.

Si vous cherchez ce genre d’outil, qui est assez proche de la fourchette à escargots, sachez qu’il y en a un rue Viollet le Duc, paris IX. Sur le mur qui longe le supermarché, et un peu caché sous un adhesif.

Appelons cela le fourchette cameleon.

C’est bizarre quand même.

C’est pour cela qu’il faut avoir l’oeil aiguisé….

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Hier soir, périple à Clamart où je retrouve J. et G.

Ils sont délicieux.

Topkapi

Me réveillant un peu tard après avoir peint sur du métal, roulé cette peinture, découvert un fleuve et aussi un soldat inconnu dans une chapelle futuriste, enlevé les poils d’un chien sur une tenture, et redressé le montant de bois d’un lit qui ne cessait de tomber ( rêve prémonitoire, j’y reviens)

R. au téléphone avec l’épouse de Jacques Echantillon qui est mort hier

Donc après avoir longé mon fleuve ( autre prémonition) , je me suis éveillée trop tard à mon gôut et j’ai filé sans réfléchir à l’exposition super plan plan du Grand palais.: Istambul.

Mon Dieu , ( je ne parle pas des oeuvres bien sûr ) que c’est laid. Laid et laid. Ridicule avec ces tentures ou pierres ocres sont imprimées, coupoles pédagogiques avec projection « diaporameuse » à l’intérieur, ambiance « spot rouge ».

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ll fallait avoir envie de ne pas fuir. Un monde de dingue( et surtout de touristes et centenaires et vieille bourgeoise comme d’habitude)- alors qu’il n’y avait strictement personne dans la queue et … Bref.

Les bustes d’empereur comme poids -Arcadius, Ariane, Aelie Eudocia

Un éventail d’argent

Une colonne de l’Eglise Saint -Polyeucte composée de marbre et de pierreries ( » c’est tout en carrelages » dit un Monsieur ), un monstre en bas relief Senmurv (

Créature fantastique composité ailée à tête de chien, aux pattes griffues et à queue de paon. Le terme est souvent confondu avec celui de sîmurgh)


Un espion Vénitien, qui dessine en secret une forteresse. Nous sommes en 1453,

Magnifique objet de cristal de roche et d’or damasquiné: masse d’armes, où des boules sont prisonnières de griffes de rapaces.

C’est inouï, même si je n’ai pas envie de recevoir en plein visages ces splendeurs de transparence. Mélange d’agressivité, de violence et de limpidité absolue. Absolue contradiction. Tuer avec une boule de verre. trop de beauté pour tuer.

Un caftan rouge et or qui me semble celui d’un géant. Il est en velours Italien.

Puis les motifs d’un tissu pour coussin, Cercles concentriques et végétaux ( il faudra qu’un jour je prenne un peu de temps pour m’appliquer et comme George Sand ou Schwob, ou Anne Bertrand, ) afin de ciseler des phrases, de décrire, d’être précis et riche.

Hum hum. C’est dur.

Alors oui. Le plus vilain de cette exposition se trouvait à la fin. Quand soudain ; ö splendeur de finesse on passe fend le Bosphore-vidéo pour contempler des machins archéologiques. Mais j’avais rêvé du fleuve…

Je suis sortie en soupirant et en dédaignant les loukoums en vente à la librairie)- ben oui- et me suis retrouvée entre trois manèges et quarante odeurs de nourriture foraine: Du sucré au salé, de l’épais au liquide, de l’huileux… à l’huileux.

Direction Virgin car il me faut tout de suite  » Le jardin des Supplices » de Sade.

—Ce n’est pas de Sade, mais de Mirbeau.

Bon. Pourtant G-je sais tout avait dit Sade.


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Je prends le voyage à Naples et comme de Sade à Sand il n »y a qu’un bras, je sursaute en voyant-oui je me frotte les yeux mais je ne rêve pas- en voyant le volume 2 de Consuelo !

Coup de théâtre la Porporina n’a donc pas dit son dernier mot! Retournera-t’elle au Chateau des Géants ( avec le beau Caftan de la vitrine.. hoho ) , moi qui dès la fin du premier tome-que je pensais unique-me disais tout bas que George nous abandonnait de façon bien abrupte. J’achète . Et en passant je prends également un petit livre qui me fait déjà sourire, « le sourire innombrable  » de Jacqueline de Romilly. Le début est cette histoire de la chambre où se reposer avant une conférence, chambre à Londres et lit à montant de bois. Héhé , comme dans mon rêve…


Body art

Autre chose à dire, mais pas pour le moment.

Juste révéler mon aptitude à l’exposition du sang: ( ceci pourrait être un élément de dossier pour entrer dans une école d’art gnarc gnarck….)

On se souviendra qu’il y a disons 3 semaines, une guêpe endormie puis réveillée me piqua le lobe de l’oreille à 4h du matin en Auvergne.

Lobe que , ce soir en devisant, je grattai ( A-I passé simple… hum hum…)

Voilà, Mesdames et Messieurs pour la première fois en France, et hors collection, le Saint-Suaire, le suaire de l’oreille droite d’H.D, V.P, pressée, entre ses doigts de main droite.( aussi)

Désolée d »être démasquée comme utilisatrice de So-Pa -Lin

Plus intéressant demain j’en suis certaine.

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PAÏNI/Louvre : « L’extase indécente du Sommeil »

Blanchot/Michaux/Cocteau/Schultz

Baudelaire/Lautréamont/Proust/TH. Gauthier

Surréalistes

Valery/La dormeuse

Boeklin Rachmnaninov: L’île des Morts

Paini3Dec

Voir Füssli: Le cauchemar
Fussli-1
Extraits:

Rohmer-Kleist: La Marquise d’O

Akerman-Proust: La captive

Misoguchi: Miss Oyu

Vigo L’Atalante

Flfl Illustration 380
Les rêves Vampyriques: La recherche du repos définitif

Dreyer:Vampyr
Vampyr1Vampyr2Vampyr3

Paini3Dec:2

Dreyer

« Le sommeil comme un masque »

Paini3Dec:3

Paini5

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