Le tour de Paris

1 chercher une valise. Bof c’est moche

2 Marché Saint -Pierre. Une vendeuse à l’air d’une de ces petites figures lilliputiennes et démodées qui servent de présentoir aux étoffes. Elles sont si petites . Elle est âgée et minuscule? Très nerveuse aussi. La Ménagerie du Marché Saint Pierre ( j’en ai déjà parlé) est intéressante. Du trop nerveux au trop lent, de l’agressif au dormeur qui s’appuie sur son mètre, du « liftier » difforme et disparu, monstre de fable pas encore écrite, où bien sûr les motifs s’échapperaient des tissus pour dévorer les tissus en poil synthétique, de l’homosexuel caricatural et qui ne cache rien, au viril teint en aile de corbeau mais homo sous les plumes.

Virevoltant avec leurs mètres par dessus les tissus, conversation passionnante avec accent de folle ( sans homophobie ) . On dirait une imitation de mauvais goût.

—Oh la la..; Quelle déception hier chez Flinche!!!

Moi intra muros: Chez Flinche, c’est quoi ce truc chez Flinche? Ah… Flunch…

—Oui il fallait chercher le gruyère avec une loupe

—Et le jambon aussi

—Et le jambon aussi…

—Enfin, je me suis rattrapé, j’ai mangé plein de légumes

—Oh , oui , tu vois ça a équilibré…

—Oui mais moi je dis qu’elles arrivent toute faites ces salades

—hum … Ca m’étonnerait pas.

J’ai pris 10 m de tissu noir bon à taillader un jour ou l’autre. Rien de passionnant pour le costume de R. J’irai cet aprem chez De Gilles .Du sérieux.

Je regarde des types qui portent sous le soleil des longues plaques métalliques pour les faux plafonds je suppose.

Je savoure de ma balader dans Paris. Il fait chaud. Ca me rappelle après le Bac. On est content. Ouf, c’est fini quel que soit le résultat.

Chasse au Vert Wagon. Aller chez Sennelier c’est la honte. Je plaisante mais c’est un peu le Flore de la peinture. Pas de chance. Le Vert Wagon n’est plus ce qu’il était. Celui de chez Starcolor ( n’en restait que deux kilos). Le vendeur est d’accord. Il est maintenant plus jaune…

Je décide de passer devant Agnès B. Mêmee en soldes , tout cela me semble peu intéressant et trop cher.

File dépenser mon fric aux Belles lettres. Les fables d’Esope bilingue, Lucien ( 3 volumes : Portrais philosophique, Comédies humains et Voyages extraordinaires que j’ai perdu, un truc sur les monstres dans l’antiquité, ( Monstres et Merveilles )un Tertullien traduit pazs Klossowski : Du sommeil , des songes de la Mort.

Recu le Kepler: L’étrenne ou la neige sexangulaire.

—Facture, quel nom?

Le type a une tête de vendeur de livres aux Belles Lettres. Ca tombe bien. Il fume parfois sur le pas de la porte adossé là.

—Delprat

Il remplit Helene Delprat et je le regarde.

—Tu vas bien?

—……… Oui mais je ne vois pas??

—A.R, la peinture que j’ai de toi..

— Mon premier acheteur!!! Ca alors en 77 sans doute..

Il a toujours le tableau.

—A.? Revu il y a 5 ans. Mal. Défiguré. des bosses, des trucs. Sans doute les médicaments..;

—Oui il était dingue. Carrément dingue. Bizarre et cutivé avec ses costumes en tweed gris-vert genre fils a papa

—Bon. Et bien au revoir. Tu écris toujours?

—Tout le monde écrit… Non non. Je n’écris pas..

— Ah bon…Au revoir


Un short à 10 euros chez H et M. Pas grand intérêt non plus et sans forme mais ça va.

RV pour donner la clé USB à la jeune fille Taïwanaise. J’attends devant la Poste rue Hallé. Et comme elle est en retard je m’installe au Petit Hallé ( ?)

Le club sandwich poulet est très bon avec une énorme salade pas en paquet ( Flinche!!!)

A cöté ce que je suppose être une mère et son fils:

_ alors mardi on était à Nîmes et P. est venu me chercher. Mercredi… mercredi j’ai visité l’église… Et là il faut que je te dise quelque chose….

Elle chuchote

— Tu me jures, tu me jures que tu ne dis rien…

Moi évidemment je tends l’oreille.

— surtout pas un mot à ton père…

Moi je me tourne discrétos pour voir à qui appartient la voix. Je me dis/ elle a fait une petite expérience fille-fille et elle se confie à son grand;

Lui qui a entendu:

—Jte crois pas, ça m’déchire total…
—tu dis rien…

— Non mais quand même / et même si j’y connais rien, les colliers en bois , tout ça….

Je suis songeuse en faisant semblant de lire Lucien.

— Initiée. Mais je ne sais pas encore si je choisis une loge mixte ou non. Au début je serai Apprenti. Tu sers, tu obéis, tu apprends….

Ah dac me dis-je.

Et je ris intérieurement en me souvenant de J. et de nos conversations quant à la Maçonnerie.


+ et + sauf qu’elle dit ceci en montrant sur son iphone….

— Là son carrelage est tellement beau qu’on croirait un tapis ( ah ha Piazza Armerina où es tu????)


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Apres j’attaque le surplus qui donne dans une impasse du 15 eme puis De Gilles à Voltaire.

De Gilles ce sont des tissus qui donnent envie de savoir coudre.

C’est magnifique. Ils bossent surtout pour les films et le théâtre; Chaleur à crever là- dedans; Coca zéro en sortant…

Je roule je roule. Ca sent les bagnoles lorsqu’il fait chaud comme ça.

Allez. Pause Piqure Kenacort. Puis maison
C. annule. U. vient dîner.

C. déménage


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Des choses

Jeudi conduire, le Sud, voiture pleine, youpi , le beau temps. Un beau sandwich.

Fais gaffe au + 130. C’est dur.

Passe à La Chapelle. Bien sûr pas la Porte mais le village…

Sur ma gauche /glance/

Bébé Rose est dans l’abri d’autobus ? Non sur le banc Public ? avec ses lunettes de solei-Star .

Elle traque l’événement, Bébé Rose…

Bébé Rose c’est un sacré nom quand même!.

Je l’aime bien. Qui est elle? Qu’a t’elle vu, aimé, ? Sais pas. Qui sait?

Arrivée Ecole.

Ouvrir la maison mais pas trop.

Endormie au soleil, sur le perron arrière avec Barrie et deux tartelettes délicieuses achetées sur la route .

Poires et pommes. Plus un thé. Délicieux. ( bis )

J’enregistre les oiseaux. Ca me semble tellement fort ces chants d’oiseaux. Repense à Messiaen . Et a Farid-Al-Din Attar

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Paolo Uccello

19h je descends, passe à la pharmacie en quête d’antihistaminiques,ce qui faire rire la fille qui me connaît bien ( plutôt en mode gros yeux elle me connaît!!) puis verre avec E.

Les Amis ou la Porte? C’est un sacré dilemme…

La place.

Nous avons de la chance:

Exceptionnellement chacun s’assied sans rien demander. Dire que personne ne nous interrompt serait mentir. La bise, la bi- bise.

Grrr…

Arrivée de P.

La ville se vide sur se nouveaux équipements: Passages piétons flambants neufs, comme si on était au grand carrefour de Tokyo. Quelle bêtise de rassurer les gens de les tenir, alors qu’il n’y a aucun danger. C’est vraiment le ton actuel. La sécurité, le balisage… Déjà qu’un imbécile a massacré la rue principale avec des plots de béton du meilleur effet.

La corde! La corde pour les ânes. On devrait faire la même chose à San Geminiano, Florence, dans toute la Toscane. Et rajouter des lunettes de soleil aux profils peints, et repeindre surtout et mettre des flèches pour indiquer le nez, la bouche, les oreilles.

Remonter


Faire du feu.

La maison. Le vert autour. Les vélos dans le couloir.Des mouches mortes.

Les fenêtres ont été peintes.

Un article de journal qui date de notre dernier passage.

Des spaghettis à la carbonara que je me concocte et … La télé. Oui.

Tiens , Le jour le plus long.

Puis lire, puis départ demain. Vendredi.

Marché, mais avant passer embrasser J.

Je colle mon nez au carreau de la porte:

— Coucou, c’est LN, tu ne dors pas?

Rires . Yeux – sommeil encore mais rire devant le bol.

— Je passe vite, je file.

— Embrasse tout le monde….

Voiture dans la cour. M. comme une grande arrête qui guette à moitié caché. Je regarde droit devant moi et démarre… Pas le courage…

Un kilo de cerises. Ah celles là sont plus sucrées? Alors je change.

Un café Aux Amis avec D. Un chausson aux pommes. Elle m’a rajouté deux croissants. C’est gentil.

12 mouchoirs blancs pour R, bien blancs- à la dame que je dirais Arménienne.

Un SMS d’E. Un café à la Porte cette fois. Avec E.. Confiture de pissenlit-Ah bon? Départ.

Route sans sandwich.

Brignoles-Flassans-Les propriétés-

Les vignes

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Apollo and Dionysus

Marseille. Brignolles… Flassans… Gonfaron… La maison. yes!!!!

Couper contact. Portière. Clé. Petit portillon-Terrasse Décharger la bagnole.

C’est tout petit.

« C’est tout petit. », c’est ce que je me dis à chaque fois . et puis ça grandit….

Ca grandit terrible; Après le 14 Juillet, ça a doublé. Les chambres sont immenses .

+ + tard

Notes

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sur la tête, une sorte de bonnet, ou plutôt de grand capuchon pointu, avec deux grandes oreillettes en forme d’oreilles d’âne, terminées par des grelots; enfin,

à la main, comme attribut distinctif, une marotte avec un bonnet semblable.

On trouve la description de ce costume dans un petit poème du XVe siècle, intitulé les Souhaix du Monde :

Pour mon souhait qui nuyt et jour m’assotte,
Je souhaite des choses nompareilles
Premierement une belle marotte,
Echapperon garny de grans oreilles,
Des sonnettes faisant bruyt à merveilles,
Fy desoucy, de chagrin et de deul,
Dancer de l’ait dessoubs buissons et treilles,
Bon appétit pour vuider pots, bouteilles,
Et à la fin pour trésor un linceul.

Dabord

Il y a eu ma visite chez P..

T. m’attendait à la sortie.

Ce qui est bien dans ce genre d’exercice ( montrer ce que l’on « fabrique » ) c’est évidemment l’obligation de parler . de parler de soi, de ce que l’on fait, l’on veut. répondre aussi à des questions.

C’était un moment agréable, une heure avec une personne intelligente et classe.

Alors parfois on se dit: Tiens j’ai dit ça. Ah bon, je n’y avais pas pensé, comme ça toute seule en son interne… Pas pensé.


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©Mekas

Qu’est ce que j’ai fait?

Sais plus.

Le départ des trucs pour Taiwan, la paperasse, le transporteur bien à l’heure.

Ah oui, je suis allée chez L. pour l’enregistrer et qu’elle me raconte ses années de petit rat et sa haine de Claude Bessy.

Elle voudrait en faire quelque chose, un spectacle… Et comme elle a peur d’écrire j’ai suggéré cette formule pour qu’elle se libère de toutes ses appréhensions.

Elle est très belle L.

—Entre

—Salut.

Elle a un visage fin et des petits points de beauté. Sa robe était légère, boutonnée devant avec une ceinture.

Bleu sombre avec des petits motifs blancs.

—Entre je suis habillée en … J’sais plus le mot qu’elle a dit, enfin elle était en hypothétique bourge-psy pour un rendez vous de boulot film après moi avec S.

On s’est assises près de la table ronde. Elle a apporté du coca et du chocolat.

—Ne tapote pas sur la table si tu peux.

Et on a commencé.

J’ai demandé et elle a répondu. J’ai demandé son père , sa mère et comment et quoi. Tout ça.

A 16h50 on a dit:

—Stop…

Elle a enfilé un imper de détective noué.

Je lui demandé pour rire si elle était à poil en dessous.

C »était l’image érotique des films de jsais pas qui avec Francoise Arnoul et on est parties chacune de notre côté.

Moi sachant a présent qu’on l’appelait Dumbo quand elle était petite à cause de ses oreilles.

Moi sachant qu’on lui a recousu tout ça un peu plus tard.

Pour que cela ne ridiculise le corps de ballet.

J’ai aussi vu E. qui m’a passé les disques durs puis on a bu un rhum-coca, truc que jamais je ne prends.

J’ai enregistré la petite Moira qui dans sa chambre chantait des machins en faux américain.

J’aime bien quand les enfants commencent à rêver qu’ils sont des princes ou des tueurs ou tout en même temps et sans préoccupation de goût, bon ou mauvais.

Après on est des princes ou des tueurs avec un goût de chiottes ou pas.

Je ne sais plus si c’était ce soir là qu’il y avait France Mexique.

Mais ce n’est pas la peine d’en rajouter, vu que le foot ne m’intéresse pas vraiment et qu’on a tous entendu les mêmes machins.

Je sais que j’étais à vélo en me disant que ça commençait à s’exciter ferme, et vroom les scoots qui me doublaient et les cris dans les bagnoles, les drapeaux, tout ce genre de choses.

J’aime beaucoup l’expression ce genre de choses.

Au moment où j’écris je mangerais bien un morceau d’un bon gâteau qu’aurait préparé quelqu’un.

Un morceau de crumble ou comme ça, avec un bon thé bien fumé.

J’en ferai un tout à l’heure , un gâteau . Mais jsais pas pourquoi ils sont toujours plus épais d’un côté comme si le four était en pente.  » Pas présentable  » comme on dit.

Ce que j’aime avec les gâteaux, ceux qu’on fait ,c’est que chaque fois qu’on passe dans la cuisine on en pique un petit bout.

Comme Vincent ce matin, qui allait prendre l’ascenseur avec sa baguette toute fraîche.

_ T’es gonflé t’as mangé le coin?

— j’ai pas résisté

On a enchaîné sur le fait qu’en tapant sphinx ou quoi, i avait atterri au Musée Moreau . Et je lui ai raconté Amanda Lear . La Nuit des Musée etc…Ce qui est bien avec V. c’est qu’il n’y a pas de conversations d’approche/ météo, ce genre de choses.

Il va direct où il doit aller. On ne se voit que dans la rue et à l’ascenseur alors qu’il habite au troisième. Mais j’aime bien aussi. Dans la rue il a des grands bras qu’il écarte en parlant. Il réfléchit, se plie un peu tend l’index, claque un peu sa bouche: Oué;petit clac…oué. En préparant ce qu’il va dire. Et puis rit. Je l’aime beaucoup.

Curieusement les gens que j’aime beaucoup, je les vois peu.

Ben oui. C’est marrant. A vrai dire je vois peu de monde. La baronne pas vue depuis perpete, Frisette & co idem, U. idem… G idem, D idem


Je reprends l’histoire du pain/

Donc j’ ai conseillé à mon Egyptologue de voisin, d’inverser la vapeur et de tourner le pain dans la papier pour que sa petite fille n’y voie que du feu.

Plus tard , ces palpitants moments. R. m’attends. On met le nez dehors comme on dit.


Ah quel plaisir. J’achète un livre de Lucien mon cher Lucien l’antique.

Ca ne manque pas, R. dit

—On va au Flore?

—Oué

Dedans c’est bien. Pas grand-monde. Mais bazar où sont les deux miroirs de droite? Ceux du fond?

Ben derrière deux grands tirages photos.

Mais quelle bonne idée!!! Mais quelle excellente idée.

C’est juste désolant. Il n’y a rien de plus beau qu’un bistrot avec des miroirs.

Ca va du miroir chic, Florian, Greco et tout, au miroir qui tient avec des pattes métalliques et sur le quel parfois ya des adhésifs et des traces de doigts.

Ou de nez-langue parce qu’un gosse s’est agenouillé sur la banquette en skai -‘il s’emmerdait – et a commencé à se parler se faire des grimaces et se lécher l’image.

Mais c’est le miroir qui fait la bar. Enfin, imaginez, que l’on incruste un truc même pas forcément nul dans « Un bal aux folies Bergères ». Vous diriez quoi?

Tiens ce matin, je n’avais pa ouvert les 2 yeux que R. m’a parlé d’un truc super intéressant concernant les animaux. là, c’étaient les singes.

On les espionne discretos pour savoir ce qu’il bouffent comme plante pour se soigner.

Par exemple, le jour où vous aurez des vers, et bien vous choisissez une feuille avec des bonnes grosses nervures. Et bien une fois que ce sera digéré et appelons un chat un chat, sera chié, on s’apercevra que les nervures ont emprisonné les vers. Héhé.

Juste avant un bon café bio? C’est top ce genre d’info.

Ce matin bien joué.

Il y avait les demi finales de je ne sais quoi d’ile de Franceet j’ai regardé une grande fille balaise, qui tapait comme un cheval. Elle jouait bien. teigneuse et tout. Teigneuse à en être crispée. Je me suis dit qu’elle allait perdre. Trop en tension, en force. l’autre en face avec sa jupette turquoise, elle l’a cassée en deux. Après la fille pleurait comme un bébé en tournant sa raquette.J’ai pas su quoi lui dire d’autre que :

Vous avez perdu?

Ce qui est assez malin. Il faut le souligner.

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ON appelle Miroirs ardens le miroir de métal concave semblable à la figure des bassins qui nous servent à faire les verres de dioptrique ;

ce miroir étant exposé aux rayons du soleil, brûle…..

En retard pour mon âge

Il faut l’avouer simplement je suis en retard pour mon âge. Oui

J’explique.

Je n’avais jamais vu  » La maman et la putain » . ( facile de rire de moi)( facile de rire de moi qui n’avais jamais téléchargé de films via Vuze )

Et bien je m’en délecte, pouffe de rire, découvre que Biette y figure ( au Flore) et que ce ton, malgré des tentatives dont je ne citerai aucun auteur, ce ton est … ce qu’il est. INIMITABLE.

Léaud grandiose.( Quand j’étais ado je le trouvais hyper mauvais/ce fameux ton articulé et lent et littéraire presque, enfin total. )

Pourquoi aujourd’hui je peux l’entendre???

Impossible de le tenter. De l’imiter.

( parenthèse : R. me dit qu’il s’est vu en relief. Il arrive du tournage de deux mecs en 3D)

Alors l’homme en VERT et contre tous. je pouffe.

Je me régale aussi en regardant Cyrano .

R. me gonfle car il sait que c’est Ferrer qui joue. Merde alors. c’est sublime. le début. + + tard

….

Pierre Simonini

Décorateur de théâtre et de Music-Hall ( Paradis latin/jean -Marie Rivière)

Ne trouve rien sur sa disparition.

J’entends sa voix rauque, avec accent Italien à mort.

Vois son foulard, vois son fume cigarette, sa grogne-attitude, ses gueulantes avec Jean-Marie. son rire magnifique et sa façon de dire « Pognon »= Pégnonne

—Pierre, je voudrais faire ça…

—Touas commebienne, grrr ?

..

Tou pou palfairrre.. T’as pa l’pégnonne

Hier chez A., le seau à champ était un chapeau clac, vestige du Paradis, avec écrit à l’intérieur Paradis Latin.

Stop . Je ne suis pas salariée par radio Nostalgie.

Mais quand même c’était quelque chose cette descente des cintres!!!

Au Paradis ce soir

Heureux de vous voir

On vous dit bonsoir…

Dans mon élan j’envoie un petit mot aux Incoyables

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JM Rivière

« Me revla au snack bar »

Tennis à 9h.

Mauvais. Pas de concentration due aussi à un renvoi approximatif de R.

Pas assez d’exigence dans ce cours . D’où aucun rythme de ma part et une flemme certaine.Rouge comme une langouste.

Fin du livre Vendange. Très beau

Argenteuil

Puis vélo jusqu’à la rue de Crimée vers 20h. RV chez MM avec MT puis dîner au « Rendez vous des arts et de la science » ( suite d’hier) , restaurant à Laumière, avec équerre et compas et chefs d’oeuvres de compagnons… Peu cher et bon

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Zizi Jeanmaire. J’aimerais porter ça.

le site du Musée est mal fichu.

R. est à Clermont Ferrand.Contente d’être seule à l’appart.

tel de Fanny qui m’invite au cours Florent demain; Mais à quelle heure.?

Kepler et Blanche-Neige

En méditant sur les moyens de « prendre « la vie de quelqu’un et de s’en « servir », plutôt s’en inspirer et à la fois s’y glisser je me suis souvenue de la « Diva des poubelles » et du lot de documents que j’avais trouvé alors que j’attendais D.

J’ai dû en parler quelque part.

J’ai rangé dans un autre quelque part le paquet contenant ce que j’avais récupéré: Programmes, photos, lettres rescapées de plusieurs fouilles précédant la mienne.

Quand j’y pense, c’est toujours un sentiment de tristesse que j’éprouve: Une vie, une carrière, qui se termine quelque part chez un individu-moi en l’occurrence-

Les contrats, les tournées, les villes de provinces, les notes de restaurant…

Au moment ou nous nous croyons invincibles et immortels, c’est aussi riche d’enseignement. Vanitas…..

Notes

Monumens de la vie privée des douze Cesars

et visite de la collection Collection Karl Ludwig Leonhardt ( un enfer privé) mise en vente chez pierre Berger en décembre dernier..

Je retrouve Wilson Bentley. Mais les sites le concernant sont affreux.


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Ah. Kepler. Le flocon. Et je repense à Tycho Brahé, l’homme au nez d’or.

L’Étrenne ou la Neige sexangulaire (L’Histoire des sciences)

Et en parlant de neige… Avec ce drôle de gâteau
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après l’ascenseur noir, les plumes blanches

Il y avait la douane , les chiens sur unel arge route.

Un immense camion jaune devant moi, pas d’indications, une circulation cahotique.

Les gardes ont des drôles d’uniformes et leurs yeux sont transparents.

Me voici dans une sorte de ville-abattoir. Le lève la tête.

On scie on coupe de gros morceaux de viande.

Il n’y a pas de sang, mais une matière pâle et un peu visqueuse.

Une femme extrait d’une vache allongée sur le dos une forme hybride avec deux cornes molles. C’est assez épouvantable.

Je poursuis ma route vers Amiens, et à présent c’est dans une immense pièce ou des indiens plument des oiseaux que j’entre avec le vélo.

Je m’enfonce dans les plumes blanches au sol. C’est un tapis doux mais qui me donne immédiatement une crise d’asthme.

Je m’enfonce, demande de l’aide. Je suis aspirée par le fond.

C’est atroce. L’indien me tend la main. Merci et je repars. Je me gare devant la maison Rouge, m’assied à une table en cachant mon visage…

humeur

Hier j’étais dans une rage noire.

Suis allée à la Fondation Vuitton pour voir l’exposition de Camille Henrot et assister à une conversation avec Jean-Hubert Matin .

Je prends l’ascenceur. Nous sommes 4. Et le « liftier » nous informe que nous allons voyager dans une oeuvre. Celle de Olafour Eliasson ( j’aime beaucoup cet artiste entre parenthèses ) et que cela nous permettra ainsi une transition.

Nous quitterons le monde vrai pour nous mettre en état de recevoir les oeuvres. ( HIHAN)

Sur ce , les portes se ferment et la lumière aussi. Nous sommes 5 morts dans un caisson noir (dont un mort avec bandes fluo sur son short-moi)

Je me liquéfie, ne dis rien, angoisse, commence à transpirer. atterrissage sans fin claustrophobie totale.

Enfin les portes s’ouvrent. au 8 eme étage J’arrive enfin sur la planète chic en faisant remarquer qu’il eut été correct de prévenir.

(Je ne parle pas ici de l’expo qui est intéressante. J’aime bien Camille…)

Fuyant les champagne et les machins…

J’ai demandé à descendre par les escaliers.

Mais il fallait être accompagné.

J’ai effectué la descente pour retrouver avec grande joie le pays des vivants la pluie dégueulasse et mon magnifique vélo jaune, les gens laids, les gens trop gros, les trop minces, les beaux mecs, les filles vulgaires, les filles classe les pauvres , les moyens riches, les animaux, les velib cassés, les velib en bonne santé, les plantes, les affiches, Decathlon, les rues, les passages et les feux rouges, un type souriant, une fille qui se retourne, un touriste emballé dans un sac plastique pour chercher le sec, des bruits des klaxons, c’est délicieux tout ce bordel de la ville, de la vie, des différences, du coca zéro des pizzas mauvaises, des cinémas.

Tout plutôt que le caisson noir . Tout.

Je ne me suis pas remise depuis hier d’une haine terrible, contre je ne sais quoi. Ce quoi qui de façon totalitaire m’OBLIGE.

MAIS CA VA PAS NON?

Comment oser imposer à qui que ce soit « une oeuvre d’art » ,comment oser imposer ces conditions.

Je veux de l’air. Je veux des zones où il n’y a rien à voir, un écran blanc.


Des images et pensées horribles , des inventions glauques me sont venues à l’esprit et que j’écrirai ailleurs. Mais MERDE, qu’est ce que ça veut dire d’être ce type d’otage mondain???

Fallait pas y aller! me dira t on…

J’enrage


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Haris Epaminonda

Heureusement le café avec A. rapide et sympathique, le passage chez C.G pour bavarder en repoussant à grands bras qui tournent le spleen, le passage chez Bernard Jordan pour l’expo de Camille Saint-Jacques ( l’argent des ventes est versé à une association je ne sais plus laquelle )-ça mérite d’être souligné un artiste qui ne veut pas de cet argent là , se contentant de son salaire de prof pour vivre, le passage chez Rougié ou je regarde la pâte à modeler rouge , le verre avec Stefano arrivé de Rome et qui à la ponctuation d’une phrase envoie de la main gauche la bouteille de coca et le verre valser et se briser, et le RV chez Terres nuages. Dominique était avec ses jeunes designers éclatant de rire ça et là comme à son habitude. H. rayonnant et drôle, vivant et s’émerveillant de tout. U. parfait et T. chez qui je dois passer. Un type interrompt une conversation que nous avons avec X. Les bras m’en tombent de tant de grossièreté. Le voilà qui parle et moi plantée là, j’attends muette de stupeur. Il ne me voit pas je suis transparente. Quelques minutes plus tard, je saluerai Y en conversation avec l’individu , me retournerai vers lui et lui dirai:
— Vengeance!
en le laissant avec sa phrase pas terminée.

Velo de retour. Respirer, pédaler, fuir l’ascenseur noir, le cercueil transitoire pour être à la hauteur des oeuvres, pour déconnecter.

Mais je ne veux pas qu’on me débranche moi, je ne veux pas tout oublier ( ça y est je suis repartie en boucle)

Toujours en rage.

Rage que j’ai déposée aux pieds de l’assiette de R. Le pauvre.

LAZAR

Comme finalement nous ne sommes pas partis parce que R. travaillait, j’ai accompagné A. au Théatre de l’Athénée.

C’est déjà un plaisir que d’être assis là même s’il n’y a pas de spectacle.

C’était Magnifique ce Pyrame et Thisbé. Envoûtant.

Mais je peux comprendre que l’on s’y ennuie ferme. Que l’on y dorme C’est statique, sombre, pas de décor.

Les costumes sont une merveille.

Et puis le texte vraiment devient une musique.

Raideur des déplacements et iris qui glisse sous la paupière pour n’apparaitre qu’à demi.

C’est très codé. est ce la limite de ce genre de choses? La répétition, la règle, le placement frontal et les translations des corps ( aucune trajectoire libre) et la déclamation?

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Nadal et Thysbé

Quand même c’était drôlement marrant ( pour quelqu’un comme moi qui ne connaît pas son numéro) de voir Jean-marie Straub en os et canne!!!

Encore plus marrant le « dialogue  » avec Rancière. Plus+ tard

Arg hier:

J’envoie un SMS à Tom en lui disant que je vais organiser un séminaire de poterie -térapie. Je suis à ma table, ne pense à rien et fait un pot.

tragique.

Je l’écrirai dans mon spectacle sur moi!!!!

VOS GUEULES / c’est la finale

Faites que le match dure longtemps car je file au théâtre

pierrick Sorin = Pyramea arbor

M


Même si le « spectacle  » de Pierrick Sorin est plutôt « sympathique » et drôle, pas prétentieux- avec je trouve un bon acteur ( et ce n’est pas facile ce qu’il doit faire ) Nicolas Sansier-j’ai trouvé le temps long et me suis pas mal ennuyée.
( En plus chaleur terrible)L’idée du décor atelier, ne me semble pas la meilleure et en plus le type range et balaye pendant l’entrée public ce qui déflore tout et donne très vite un sentiment de lassiture.
Malgré des bonnes idées , mais on connaît Sorin , a t’on envie de savoir comment se créent les choses???
C’est un peu Parisien ce machin. Puis une heure trente… Un pensum.
Quand on voit Julien Gracq filmé, il reçoit l’équipe jusqu’au seuil de sa porte et on ne le voit que dans « sa nature », marchant et parlant.
C’est vrai que l’époque a peu à voir avec l’idée du mystère et de la discrétion mais…
Oué , c’est dirait-on un spectacle sympa et souriant , qui parle aussi du milieu de l’art -ce dont je n’ai jamais envie d’avoir d’effluves même drôles.
Ou dérisoires.
Je préfère les grincements terribles de Thomas Bernhard mais j’exagère.
A côté de ce que dégage Michel Fau avec rien et quelques chansons c’est mince et on oublie vite toutes ces images…
Mais ne comparons pas sottement!
( pour la petite histoire, il y a un répondeur telephonique dans le spectacle et qui laisse un premier message ( ce n’est pas lui qui parle mais ) on entend:
« Allo ici JM R, je voulais vous proposer… blabla bla. »
Encore!!! me dis-je, premier texte chez Fau, première voix chez Sorin,
Peut être que même il pourrait écrire un prologue au Misanthrope, des didascalies chez Racine
J’espère que Pyrame et Thisbé se tiendont correctement.;

Bzzz

LN

Chaud

en face lumière intime et voix qui s’échappent:

J’entends;

—En vieillissant on devient tous plus fous ( prononcé en snoblang )

Oh oh, ce sont des Helvétes je l’entends.

Finalement pas partis ( comme dab )

J’entends aussi

—C’est à base de veau haché…. et musée d’Orsay.

Niagara-Epcot

Après « les larmes amères de …. « , on mange des trucs;

Je n’ai pas faim.

Le vin de Marc est une merveille.

Du monde au Duke( d’après ce que j’entends). monde à Pigalle ( d’après ce que j’entends.)

C’est le phénomène Ryan:

Des le jeudi soir c’est Disney land- Epcot

Experimental Prototype Community Of Tomorrow


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au lit LN

C a fait un mois

que ça dure. rien fait.

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mon ami le lion, plus gentil que les humains-sniff sniff


Pas sortie du tout aujourd’hui.

Je ne sais pas comment a passé le temps.

Un peu de lecture, le livre que m’a prêté E.

Vendange de Torga. J’aime beaucoup.

je vois qu’il fait beau.

Je me suis dit cela plusieurs fois. Je suis comme une pierre, n’ayant pas plus envie d’aller à droite qu’à gauche, manger du pain ou un fruit, boire du thé sucré ou pas.

Je recopie des SMS qui m’ont amusée,

Range les stylos dans le pot puis les ciseaux, puis les sors à nouveau. Puis les range à nouveau.( tiens tiens le cerf Coco faisait ça…)

HIer ; j’ai beaucoup aimé le spectacle de Michel Fau au Rond-Point.

J’ai réservé des places par Tiketak pour y emmener Camille et prévenu U. qui devrait aimer ce genre de truc décadent.

Encore une fois c’est terrible d’avoir trop d’images sur les sites. Ca coupe la surprise.

C’est drôle, très drôle et triste bien sûr.

Comme les chansons d’amour comme les chansons de Piaf à Dalida, avec ou sans plumes.

J’adore ce qu’il dit dans le programme: j’aime autant Claudel que Maria Pacôme. Il faut oser….

Diner avec MM et Marie R. au rond-point: Dégueulasse, c’est le mot. Tout tiède et frites pas cuites que je renvoie non pas pour qu’elles soient entièrement dorées, mais au moins chaudes. ( « Oui mais on n’a qu’une friteuse » )

Projets. Partir, descendre, remonter , Ecole ou Repenti. M’en fiche. M’intéresse pas.

Déjeuner agréable avec T. et V. ( j’aime bien cette fille) au Macval.

Croise D. Réflexions et autres lors de la visite de l’expo dont j’ai oublié titre et contenu=  » Emporte moi ».

Super light. Super light. Hum… Le coeur qui clignote pendant 8 mn et un peu plus. ..Ca va….

C’est marrant parce que parfois les gens sont si émerveillés de se voir en images, qu’on pourrait penser que la photo et la vidéo ont l’âge de l’iPad.

Intervention de R. vif et emporté qui me raconte un truc de taulard..


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