Momus notes

   Inacceptable, Momus, parce que même si Alberti est admis par les dictionnaires pour son œuvre d’architecte et de théoricien de la peinture, il n’est pas convenable qu’il ait écrit, en latin! , au XVe siècle, un roman satirique, cynique et drôle, dans ce qui sera l’esprit, universellement admis, du XVIIIe siècle.

Leon Battista Alberti

Momus ou le Prince.
Fable politique.

A travers les aventures fantastiques de Momus, dieu de la critique qui crée les plus grands désordres dans l’Olympe et chez les humains en niant l’existence des dieux, Alberti délivre une magistrale leçon d’immoralisme en même temps qu’une réflexion…

NOTE

Résumé : 3 excentriques les belles Lettres


Tout anglais se veut excentrique.

Il se distingue d’une norme tout en se définissant par rapport à celle-ci, manière détournée de s’y reconnaître, de s’ériger en exception qui confirme la règle. Ce triptyque biographique a été conçu à l’instar d’un retable : chacun de ces portraits allégoriques illustre un aspect esthétique et moral de l’Angleterre – avant, pendant et après le victorianisme. Trois formes de déviances qui, comme des contretypes, révèlent «  » en négatif » » la société en marge de laquelle elles s’inscrivent. Gothique par excellence, Thomas Lovell Beddoes (1803-1849) est le poète le plus macabre du romantisme anglais. En quête d’un sens à l’après-chair, il tenta de ressusciter le théâtre élisabéthain dans son chef-d’oeuvre posthume et poussa la logique du nonsense à son paroxysme en faisant de la mort sa raison de vivre. John Gray (1866-1934) incarna rétrospectivement Dorian Gray, le personnage d’Oscar Wilde. Ange dévoyé, ce dandy à la délicatesse décadente fut victime d’une profonde crise d’identité lorsqu’il rompit avec son mentor. Crise qui le conduisit à se convertir au catholicisme et à recevoir la prêtrise pour échapper au fantôme romanesque qui le vampirisait.

Quant à Aleister Crowley ( toi je te connais )(1875-1947), magicien charismatique et érotomane, enclin à toutes sortes d’expériences extrêmes, il exerce désormais outre-tombe son influence démoniaque sur la contre-culture britannique.

Cet Antéchrist est aussi le fondateur d’une secte, Thelema, qui se proposait d’aider ses membres à trouver leur «  »Véritable Volonté » » en recourant à la «  »magie sexuelle » ».

  201111270901.jpg

Les dents de Glen Gould

En écoutant Lucien Jerphagnon

Lucien Jerphagnon (3/5) – Hommage – Littérature – France Culture

Bon

L’événement d la semaine fut l’arrachage de la dent insauvable.

Partagée entre la peur et le plaisir de cette peur. De cet événement qui bouscule un peu un corps sans soucis-sauf des tiraillements là et là , au pied gauche, un peu le bras-après le tennis et surtout la terre battue.

Je me suis trouvée enfin un point commun avec Glen Gould. Il était temps.

Donc je lisais sagement Walter Benjamin, ( oui c’est une lecture simple pour ce genre de circonstances!!!) en une fausse décontraction, puis l’homme à l’immense sourire vint me chercher et j’ai marché à reculons ce qui l’a fait rire.

—Mais j’y pense, comment allez vous l’attrapper. Le L apostrophe désignant ma molaire morte.

—Vous pensez que je vais vous le dire. Vous allez imaginer tant de choses….

Essayez de détecter un iceberg qui n’émerge pas. Ce n’est pas simple.

—On y va? Ca va durer… heu.. Allez 15mn

J’ai donc ouvert un large bec-inutile de compliquer les choses, il faut se rendre à l’évidence, la rébellion ne sert à rien en certaines circonstances- et il a attaqué les piqûres .

Ce sont elles que l’on sent le plus. Là, même pas. Rien. La deuxième, troisième, quatrième… Rien.

Comme je n’avais pas regardé dans quel sens volaient les oiseaux en me rendant au Rendez-vous, je me demandais si ce bon début était un signe funeste ou pas.

J’ai bien senti qu’il se passait quelque chose, que ça tirait, que ça changeait d’outil.

Moi crispation maximale, épuisante

Et soudain, un petit chantonnement, un petit hanhanhan tout doux m’ont aidé à passer ce moment étrange. Donc, j’ai fait hanhanhah, sans déranger personne. Comme Glen Gould dont on entend le chantonnement lorsqu’il joue Bach.

On sait que ça doit saigner. On sait que c’est la guerre là dedans et on ne sent strictement rien. Rien.

C’est cela qui est bizarre.

—C’est fini!

Ah je l’adore le docteur M. A ce moment précis, je l’adore.

—Vous aurez sans doute mal après.

Mais après, c’est après.

Et après rien. Rien. Rien senti non plus.

Vive le docteur Murciano.

Continué la maquette.

Fait des pauses en regardant les films des Cesar de l’an dernier. A part quelques bonnes surprises ( je te mangerai) des nullités absolues ( la femme invisible) qu’il m’est impossible de regarder. Insensé tous ces films qui ne servent à rien.

Tennis. Plutôt en progrès mais il faut régler « le mental ». C’est finalement le plus difficile, lorsque l’on n’a pas le désir de gagner dans les gênes

Tiens j’entends le mot Nectanebo. ( Emission sur Alexandre) et ce mot je le connais bien… Quand…Pourquoi… Premier roi d’Egypte..

Bon la maquette, les profils, j’y retourne .

lazy susans hum hum/ Look but don’t touch/ Hum hum

J’ai découvert ça en lisant le blog d’E . Lebovici.

Le Beau Vice: Yvonne Rainer tacle Marina Abramović et son infâme plan de table au MOCA de Los Angeles

Acusan a Marina Abramovic de explotar a performers | [esferapública]

Marina Abramovic’s silent heads from MOCA gala speak out [Updated] – latimes.com

Je vous conseille ça:

MOCA Gala 2011 | Arrivals – theenvelope.latimes.com

mes préférées sont la 11 et la 19

201111161958.jpg

TrendCrib // MOCA Gala Art Directed by Marina Abramovic

Bon et bien je préfère Le bal des Matières

201111170940.jpg

Sasha Masour

Cocteau 1930

terre battue

T. m’appelle alors que je m’échauffe sur le set.  » Rapplique tu vas en manger ».

Super , on est sur terre battue. tres longtemps que je n’ai pas joué la dessus. J’adore cette matière.

Mais ce n’est pas facile et tout semble lent. En plus je n’arrive pas à frapper. Je ne dépasse pas le carré et il me faut pas mal de temps pour m’adapter.

Le soir, ça tire de partout. Plus d’appui, plus de flexions, et ce bras qui dois « partir »: — » Laisse le partir bordel de merde ». Pourtant T. ne dis jamais de gros mots.

Ce sport est infernal et je ne ferais que ça si je m’écoutais, car c’est un antidote absolu. Des images de la réalité traversent mon esprit et je les chasse. Bizarre d’ailleurs ce qui peut surgir à la fin d’un coup droit où dans le repositionnement: Un morceau d’enfance, une image fugitive, un visage imprimé à son insu dans le métro. Oui c’est drôle. Mais il faut se débarrasser de TOUT. Sinon impossible de se concentrer.

Je me dépêche de rentrer , de prendre un bain éclair et je file

.

Hier soir projection du Casanova à la BN. J’avais découpé les personnage, et M. les a animés.

Je sursaute en voyant « mon Casanova » en couleurs.Je ne m’y attendais pas… C’est le seul truc moche.

Puis V. m’invite à diner dans un Italien bon. On ne mange pas si souvent des pizzas à pâte fine. C’est rue Montmartre. On papotte et on rit. C’est agréable

Image 3.png

couple.tif

femme1 motif.tif

ordi,maquette et momie

Portrait de mon ordinateur ce matin. Il y a une certaine urgence à passer Disk Warrior

Image 2.png

Image 3.png

Image 2.png

Image 1.png

polke.jpg

Sigmar Polke

C’est la photo qui m’a le plus impressionnée à Paris photo . Elle fait partie d’un groupe de 5. Ce que j’aime , outre les Momies de Palerme représentées, c’est la qualité assez pauvre du tirage qui est parfois découpé abimé…

Melolonthinae et autres madeleines

Le « monument près de la mer est terminé ». Une histoire de 10mn, une histoire courte.

Après avoir par hasard parlé à CG des lucioles de la Villa Médicis, il me demanda si j’avais lu « la survivance des lucioles  » de Didi-Huberman.

Très beau livre à lire après avoir consulté « l’article des lucioles » des écrits corsaires de Pasolini.

Je repense souvent à »mes « vers luisants… A ce moment dans la nuit où je pédalais dans le noir, seule, m’étant relevée pour sillonner les jardins, pour « voir » je ne sais quoi.

Et je n’avais pas été déçue puisque , j’avais pilé net me croyant propulsée dans un autre monde-oui le paradis devait être un peu comme cela , ou la mort tout au moins. J’étais immobile et laissais faire, laissais clignoter .

J’y repense vraiment souvent. Et avec le temps ( comme on commence à dire), j’y repense avec émotion.

Ce que j’aime aussi c’est que l’on ne peut pas les représenter. Je n’ai jamais vu une photo de lucioles qui me procure le moindre intérêt .

Bon.

Au rayon diurne et en symétrie, j’ai à proposer les Hannetons dans le jardins et près du saule pleureur.

Des silhouettes adultes et floues à présent devant la maison, et les insectes qui s’accrochaient ou collaient je ne sais plus.

Hier déjeuner avec F et J pour essayer de trouver une solution pour A.

Au passage une adresse: Ramen 17 rue de Maubeuge. Restaurant japonais ( sans sushis) ou pour 8 euros vous mangerez une délicieuse et immense soupe , des gyosa et un thé à l’orge. SImple et peint en une couleur pas très heureuse/ un drôle de jaune orangé. Pas chichi comme….

La dame japonaise est très sympathique.

Pour le même prix vous avez 1 délicieux thé j’en conviens + deux tartines de bon pain avec confiture à l’angle Trudaine Martyrs.

Vous serez entourés de trentenaires-à-Mac ou Libé et dans le pire des cas d’enfants dans des poussettes « rolls », et dans le pire des pires des cas, de jumeaux dans les même poussettesX2

J’exagère un peu, mais la rue des Martyrs est devenue si snob, si bobo, avec ses boutique à la con ( la chambre des confitures), et ses bons produits je dois dire mais hyper chers, et ses enfants modèles le Dimanche . Enfants accompagnés la semaine de nounous noires.Ou parfois bébés à qui l’on donne le sein en choisissant un livre à l’Atelier.

Sans être une vieille peau méchante, je déteste :

Qu’on change un petit bébé devant moi, ou qu’on lui donne le sein dans des lieux publics.

Ca me gonfle.

Ce n’est pas une question de pudeur mas d’intimité. Pas plus que je n’ai envie de partager la vie de bureau que m’infligent certaines personnes avec leur portable, je ne veux être une puéricultrice modèle.

A un type qui malgré le monde égrenait la description de ses journées: « Lundi j’ai fait ça, mardi j’ai fait ça.. Arrivé à Vendredije lui ai demandé ce qu’il faisait Samedi et s’il était libre. Il s’est tourné tout confus et à quand même baissé de deux tons.

Si j’étais vulgaire je dirais que peut être Samedi il ira baiser deux thons Hahahah …

Pourtant j’aime les enfants. Mon admiration la plus récente est la petite Circé magnifique et souriante répétant « C’est dommage » qu’elle a assimilé recemment . Elle regarde ses livres, joue avec une petite souris blanche en plastique que je lui ai donnée, s’installe tranquillement sous la table. Pourquoi allons nous sous les tables lorsque nous sommes enfants.

Au Repenti même combat Noah et sa soeur Emma y ont passé des heures et moi il y a belle lurette j’y ai coupé mes tresses.

Bon. Stop Au boulot

polke.jpg

Sigmar Polke à Paris photo. Magnifique Stand et photos

Comme une carpe

Oui pas écrit depuis une semaine. C’est que depuis mon retour, « le monument près de la mer » / grigio lagunare a pris tout mon temps.

Je crois que j’aurai fini aujourd’hui.

Sinon, anniversaire de G. ( private )

Sinon Paris Photo. Ca se passe bien pour mes oreilles donc je suis contente.

Stand POLKE (et les momies de Palerme )= Le plus beau

Photos de Plossu

Et détails de sculptures de l’opera de Paris par Luis Emie Durantelle

Et un immense portrait de Maiakovski par Rodchenko.

Curieusement ce qui m’intéresse le plus ou m’intrigue le plus, ce sont 4 pages d’une revue dont je n’ai pas noté le nom. ( ELSE )Il s’agit de Brancusi et de Marc de café.

201111110943.jpg

Luc Chessex, Le Visage de la révolution, Constantin Brancusi, Romany Marie , Harry Hibbard Kemp, Dans le marc de café

(1883–1960), born in Ohio, has been called “the tramp poet” because of his vagabond career. His early poetry in The Cry of Youth (1914) and The Passing God (1919), quiet neoclassical verse, was completely out of keeping with his personality as revealed in Chanteys and Ballads (1920). Tramping on Life (1922) is a lusty autobiographical narrative, and More Miles (1926) is a novel based on his life. Besides volumes of translations and a later book of verse, The Sea and the Dunes (1926), Kemp published such varied volumes asBoccaccio’s Untold Tale and Other One-Act Plays (1924); The Bronze Treasury (1927), “an Anthology of Eighty-one Obscure English Poets”; Don Juan’s Note-Book (1929); and Mabel Tarner, an American Primitive (1936).

RV pour les chapelles hier

Roger apprend son texte et répète. Rien vu. Pas d’expo. Heu….

Passionnant tout ça.!!!!

Et encore les parents

C’est confus. Mais ma mère était allongée, plutôt jeune et morte.

Il fallait une housse pour cacher le haut du corps, le visage.

Puis on devait vérifier cette mort et constater « l’aplatissement » ( ???? ).

Des lieux différents, puis l’usine à Saint-Bo .D.G et des adolescents qui attendent pour m’aider. A quoi? J’ai un haut le coeur puis je ris. Une table de verre qui n’est pas transparent mais étoilé de nervures.

Etroit rectangle.

Peur que le corps ne saute, ne bouge.

Reveil pénible….à 7h pour aller garer la voiture.

Il fait doux. j’ai envie de me promener dans le noir après cette semaine dans les bois; les couleurs ( rouges, roux etc…) de l’automne y étaient si intenses que ça en devenait presque de mauvais goût.

Velo VTT tous les jours dans les bois avec F.

Et Monbrison par la route du Barracuchet le dernier jour via Roche. D’habitude je fais cette promenade avec P. et en sens inverse. Mon Dieu comme ça descend et My God comme ça monte. L’horreur. Bon, l’honneur est sauf.

Lecture ( Didi -Hub/ la survivance des lucioles. Puis un peu des écrits de Warburg et un peu de Carlyle et un bouquin trouvé dans le meuble de la cuisine de Maurice Rheims, assez intéressant sur les collectionneurs.

9h30. Dentiste j’arrive en avance car j’adore lire dans les salles d’attentes. Celle ci est toujours vide et agréable.Dentiste. Je dépense une énergie folle contre la peur et la tentative de me détendre pour le laisser bosser. Pas mal.

Petite anesthésie qui pique le long de l’arête du nez. Il est certain que sous les projecteurs le visage du docteur M semble bien moins plein d’émerveillement qu’un être humain voyant apparaître soudain le Mont-Blanc; Il y a un moucheron dans le plafonnier, je m’y accroche, et réunis toute ma science entomologiste pour lutter contre le sentiment d’être une grotte qu’on attaque au marteau piqueur.

famous lookalikes howar daft :kathy Bates.jpg

Howard daft /kathy Bates

Cette image tirée des Famous lookalikes est ridicule. Il y en a de pires ( Victor Hugo, Oscar Wilde, etc… )

Retour en haut