Les dents de Glen Gould

En écoutant Lucien Jerphagnon

Lucien Jerphagnon (3/5) – Hommage – Littérature – France Culture

Bon

L’événement d la semaine fut l’arrachage de la dent insauvable.

Partagée entre la peur et le plaisir de cette peur. De cet événement qui bouscule un peu un corps sans soucis-sauf des tiraillements là et là , au pied gauche, un peu le bras-après le tennis et surtout la terre battue.

Je me suis trouvée enfin un point commun avec Glen Gould. Il était temps.

Donc je lisais sagement Walter Benjamin, ( oui c’est une lecture simple pour ce genre de circonstances!!!) en une fausse décontraction, puis l’homme à l’immense sourire vint me chercher et j’ai marché à reculons ce qui l’a fait rire.

—Mais j’y pense, comment allez vous l’attrapper. Le L apostrophe désignant ma molaire morte.

—Vous pensez que je vais vous le dire. Vous allez imaginer tant de choses….

Essayez de détecter un iceberg qui n’émerge pas. Ce n’est pas simple.

—On y va? Ca va durer… heu.. Allez 15mn

J’ai donc ouvert un large bec-inutile de compliquer les choses, il faut se rendre à l’évidence, la rébellion ne sert à rien en certaines circonstances- et il a attaqué les piqûres .

Ce sont elles que l’on sent le plus. Là, même pas. Rien. La deuxième, troisième, quatrième… Rien.

Comme je n’avais pas regardé dans quel sens volaient les oiseaux en me rendant au Rendez-vous, je me demandais si ce bon début était un signe funeste ou pas.

J’ai bien senti qu’il se passait quelque chose, que ça tirait, que ça changeait d’outil.

Moi crispation maximale, épuisante

Et soudain, un petit chantonnement, un petit hanhanhan tout doux m’ont aidé à passer ce moment étrange. Donc, j’ai fait hanhanhah, sans déranger personne. Comme Glen Gould dont on entend le chantonnement lorsqu’il joue Bach.

On sait que ça doit saigner. On sait que c’est la guerre là dedans et on ne sent strictement rien. Rien.

C’est cela qui est bizarre.

—C’est fini!

Ah je l’adore le docteur M. A ce moment précis, je l’adore.

—Vous aurez sans doute mal après.

Mais après, c’est après.

Et après rien. Rien. Rien senti non plus.

Vive le docteur Murciano.

Continué la maquette.

Fait des pauses en regardant les films des Cesar de l’an dernier. A part quelques bonnes surprises ( je te mangerai) des nullités absolues ( la femme invisible) qu’il m’est impossible de regarder. Insensé tous ces films qui ne servent à rien.

Tennis. Plutôt en progrès mais il faut régler « le mental ». C’est finalement le plus difficile, lorsque l’on n’a pas le désir de gagner dans les gênes

Tiens j’entends le mot Nectanebo. ( Emission sur Alexandre) et ce mot je le connais bien… Quand…Pourquoi… Premier roi d’Egypte..

Bon la maquette, les profils, j’y retourne .

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