Hugo

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Donc je ne sais pas pourquoi tout a disparu alors que je parlais et citais «le promontoire du songe».Je me demandais pourquoi soudainement j’avais en tête une rue en pente de Beauvais, quartier Voisinlieu- apriori rien à voir avec Victor Hugo- juste à côté de la Manufacture de la tapisserie.

Puis une autre phrase du promontoire et je me retrouvais sur un banc, aux premiers rayons du soleil près du plan d’eau à côté d’elle.Toute menue dans son manteau gris et bien protégée par un bonnet elle mangeait avec joie une glace.

Je l’accompagnais et me moquais d’elle. On était contentes.Elle, la soeur de ma mère et moi, comme autrefois lorsque c’était elle qui mettait mon manteau, elle qui m’achetait une glace et prenait garde à ce que je ne me tâche pas.

Puis je l’avais ramenée chez elle, aidée à enlever son manteau et a enfiler ses chaussons.Elle était contente. Me reste d’elle sa voix et quelques moments filmés avec la caméra où le téléphone.On est loin du noir et de la lune

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Ci-dessus un brûle parfum bizarre, comme un casque de guerre, aussi laid que beau et offert par Alexandre Dumas

Ce samedi il fait gris et mélancolique. Je sors et roule vers la Place des Vosges. J’ai froid malgré le bonnet. Hier c’était l’été.Plus tard dans l’après-midi, je serai contente de récupérer mon manteau laissé à la Galerie pour cause de «trop chaud»

L’exposition à la maison de Victor Hugo, les arcs en ciel du noir, conçue par Annie Lebrun est magnifique. Nous avons tout d’abord visité les appartements. Le salon chinois est une merveille et aussi dans la pièce précédente un miroir de Venise gravé ou peint, je ne saurais dire et dois chercher à ce sujet.

Les tentures avec papillons, les meubles si particuliers conçus par Victor lui-même et son ébéniste, le lustre aux bobines de fil…


Parfois dans les musées j’ai l’impression que je ne retiens rien des images, que je ne les vois pas même. C’est très désagréable. Comme si je n’avais plus de neurones disponibles pour capturer la réalité. Déjeuner avec V.

SMS de G qui est à Paris et me demande si je veux aller à la Tartine. Il suffisait de me le dire avant. Le soir je ne suis pas libre non plus. Impression de servir de pis-aller ou d’accompagnatrice. Je ne veux pas de ces relations. J’ai proposé un thé avant le départ du train, mais ça ne va pas.

Tant pis.




Une pensée sur «Hugo»

  1. j’essaie de comprendre ce que vous dites, ce que vous faites.
    Si les gens me demandent, hein?
    J’entre dans votre blog à pas de laine.J’ai l’impression d’être indicrète.
    Je suis émue, touchée, intéressée toujours.
    Mais vos objets, là à Moric? Je vais passer 5 heures au milieu d’eux.
    Ce soir, demain, après, je saurai en dire +, comprendre un peu?

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