Rentrée

Le retour dans le quartier Filles du Calvaire est un peu violent. En regardant les gens, leur futilité apparente ou non, leur « à l’aise », leurs vélos , leur cool-cool, je me dis :

J’espère que je ne suis pas comme ça.

Les galeries ont toutes leur vernissage et c’est plein de monde partout.

Bonjour bonjour, t’es rentrée quand… Aucune conversation ou début de rien. Rien ne m’intéresse. M. arrive, puis R. puis F.

On perd F et R est on dégage vers Parmentier un peu moins chargé. Nous discutons de tout cela, des ridiculeries, de la peur de ne pas être dans le coup, des précieux, les mêmes depuis la nuit des temps. M. qui est compositeur n’est pas confronté aux mêmes problèmes. Dans la musique , ou dans la danse il y a une nécessité de travail, un impératif. Travail souvent énorme qui engage totalement la personne. Des gammes à la barre, du solfège au dressage du corps, rien ne se fait comme ça. Ce qui n’est d’ailleurs pas la garantie d’un danseur rare, d’un interprète hors pair mais c’est un passage obligé. Et l’on peut quand même mesurer la valeur d’une personne plus facilement.

Depuis le concept de Ready made, tout le monde s’est plus ou moins engouffré dans une sorte de facilité, disons plutôt que l’on a tendance à s’arranger avec ses propres faiblesses . Mais tout le monde n’est pas Duchamp, c’est le moins que l’on puisse dire. On voit beaucoup de choses médiocres quand même! Des machins qui sont de la même famille que les vide-greniers, des trucs qui finiront je ne sais où. Je ne pense pas être réactionnaire en parlant ainsi. Je sais que l’idée du Beau est une vieille lune, que les canons sont partis en fumée, et qu’il n’y a pas de règles. Et c’est justement parce qu’il n’y en n’a plus que c’est super difficile et qu’il faut se hâter de créer les siennes.

Moi j’adore aimer ce que je vois et me dire que c’est ça, oui que « c’est par là ». Et par là même me remettre en question. Sinon à quoi bon.

Entre le chic, le moche, le mochement chic, le chiquement moche, l’obscur ( le ténébreux!), l’Hubris, le tarabiscoté,

Et bien je n’ai pas fini ma phrase et je ne sais plus ce que je voulais dire….

Au lit

Une pensée sur «Rentrée»

  1. R a prit son scoot, est rentré, dans sa grotte se cacher, entre l’envie de commettre un attentat et celui de s’exiler chez les Papous, se faire une soupe chinoise et lire Balzac !!!

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