« C » / Indices de coincidence et emprunts divers

Wepler 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Voilà j’ai ( enfin) terminé « C »

On peut lire à ce sujet quelque chose de pas mal

J’avais entendu McCArthy sur France-culture et je l’avais beaucoup aimé. Son intelligence, sa culture, sa francophilie et son humour.

Que dire du livre? Il est vraiment particulier. Et d’une facture « classique ». Mais pas tant que cela…

C’est un récit en plusieurs temps. Les chapitres commencent par la lettre C . Quelques noms aussi: Carrefax, communication, Cocaine, crépine, collision, chute.

Particulier comment… Hum. Peut être une histoire de signaux et de codes, de signes cachés présents tout au long de l’histoire.Une histoire de monde en négatif. Des bouches des muets, au phonautographe, de l’écriture palissade au morse, du téléphone au spiritisme, des Pylônes aux hiéroglyphes… L’histoire de Serge Carrefax.

Je me suis souvent ennuyée, même pendant la guerre de 14, où dans les avions toute perspective est chamboulée, même dans les fouilles en Egypte, à Alexandrie, au Bloomsbury.

Cependant ce livre me plait. 

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« Est ce que les entendants sont les ennemis des sourds »?

Beaucoup de mots peu usités, de noms d’insectes, de termes de chimie, de mathématiques ou de l’histoire des communications. de citations qui sourdent, d’influences, d’emprunts sans doute. De l’étrangeté de Kafka, à Shakespeare etc. 

Une histoire de fantômes, c’est un peu cela qui commence à Versoie. Une histoire de fièvre, de bile noire et de mélancolie.

« Essayez d’appliquer de la cocaïne sur vos yeux, dit Pietersen »

« Les morts restent morts »

« Traverser l’alphabet »

On croise Holderlin, Plutarque, des citations de la Tempête (sans guillemets d’ailleurs ) ou de Mort à Venise  (sans guillemets d’ailleurs-Bis ), des Dieux, perséphone…

Lecture

 

 























Résumé du livre : C

De notre correspondant dans l’au-delà. Qu’est-ce que C ? Une initiale : C comme Carrefax (le personnage principal), comme le cyanure avec lequel se suicide sa soeur bien-aimée, comme la cocaïne dont il abuse. Comme lord Carnavon, le célèbre égyptologue qui, dit-on, mourut victime de la « malédiction du pharaon » (il s’agissait de Toutankhamon). C comme communication, puisque c’est là l’un des principaux thèmes de ce livre. Car C est d’abord un roman époustouflant, dans la veine des premiers Thomas Pynchon, c’est-à-dire à la fois très narratif et complètement avant-gardiste. Tour à tour aviateur, spécialiste de la télégraphie sans fil, espion, lecteur du Livre des Morts égyptien et intéressé par le spiritisme et ses adeptes (qui prétendent communiquer avec l’au-delà), Serge Carrefax a aussi quelques points communs avec l’« Homme aux loups », qui fut l’un des plus célèbres patients de Sigmund Freud. Son histoire s’achève en 1922, année de publication, nous rappelle l’auteur, d’Ulysse de Joyce et de La terre vaine de T S Eliot. Car C est aussi une réflexion sur le roman contemporain, sur sa capacité à s’affranchir du naturalisme et à interroger le sens même de l’entreprise romanesque.

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