BATAILLE LE SEMINARISTE

ICH SCHAU DIR IN DIE AUGEN, « Je te regarde dans les yeux , contexte d’aveuglement social »

Le spectacle que j’ai vu hier au T2G me laisse perplexe. Je crois que finalement seul ce texte eût suffi. René Pollesch dont j’ignore tout a beaucoup de chance d’avoir un acteur comme Fabian Hinrichs pour défendre sa mise en scène. Moi au début je croyais que ce garçon ( très sympathique et souriant ), vif aussi avait tout conçu et que c’était d’avantage une performance et donc qu’il pouvait y avoir des circonstances atténuantes.

 

Mabuse …? Mabuse …? N’était-il pas un acteur de la crise financière mondiale? Et que font les acteurs dans la crise financière mondiale? La crise des marchés financiers a provoqué ici des turbulences irrationnelles et mon corps n’est pas encore conscient de la catastrophe! J’ai imaginé les évènements tumultueux du monde financier actuel … Même si en fait il n’y a pas d’évènement tumultueux là-maintenant. Il n’y a rien d’autre que passivité ou ascétisme. La crise financière est une comédie turbulente du faux-semblant. C’est l’heureuse surprise de découvrir de l’irrationalité au cœur de la rationalité. Mais quelle erreur a été faite alors ? Il n’y a rien ici ! Absolument rien à trouver! Ça sent le fondamentalisme de marché! Et cela nous ramène à l’école de Chicago. Le moteur de l’économie capitaliste est basé sur une communication auto-référente. Les prix ne font pas référence aux biens, mais à d’autres prix, ce qui finalement ne conduit pas à une re-présentation, mais à une dé-présentation du monde. Dans cette comédie du faux-semblant, solvabilité et insolvabilité sont identiques; activité et ascétisme, la différence entre les valeurs réelles et fictives devient obsolète,  en effet, dès lors que le crédit est créé à partir de rien. Chez l’acteur, la tragédie se développe entre deux pôles: la croyance et la réalité, les deux conduisant simultanément à la catastrophe. (René Pollesch)

 

Ca commence avec tous les ingrédients et attitudes de ce que je déteste ( arrivée par la salle, type qui se deshabille en commençant sa logghorée , qui lance ses chaussures dans la salle puis ses vêtements à la Rockstar. Puis piano, puis batterie, puis musique assourdissante  qui lui obéit et cesse à son signal). Un perchman le suit partout. Ca parle, ça parle et c’est surtitré. « Texte » c’est ce qu’il dit quand il cale, mais je soupçonne une coquetterie de mise en scène. Puis un blouson avec les deux masques  de la comédie antique, puis une table de ping-pong.Il bouge sans cesse; roule au sol, se relève, s’allonge, repart escorté du micro volant. Puis de la bombe de peinture verte puis de la rouge. Avec la verte il se vaporise le sexe. Mais ouf on échappe au « à poil ».Livres jaunes comme le rideau jetés dans le public. Je pense avoir saisi que nous venons des livres…Que Maman ce sont les livres… Et Papa , c’est une image là au bord de la scène.

Theâtre « interpassif » dit-il. Moi je trouve tout cela assez chic.

Puis il faut applaudir, répéter le mot talent. Les « écoeurants spectacles interactifs  » sont évoqués mais n’évitent pas l’écueil de ce système: Public docile et bien élevé, public de théâtre qui se fait un peu critiquer mais a déjà oublié en vidant son verre près du buffet

. Mais allons, tout cela est quand même soft. Ok la banque, ok tout le monde veut être artiste , OK pour des textes plutôt -sans-doute intéressants à lire. Mais quoi? Et Adorno là-dedans, et « Hitler aussi a écrit un livre »…

Belle boule spectaculaire et théâtrale qui descend des cintres, planète lumineuse à la quelle il se suspendra un instant.. Bon disons que je ne trouve pas tout cela particulièrement rebelle ou atypique. C’est confortable pour une certaine bourgeoisie et qui pense confortablement, de se trouver face à une bombette de ce genre qui fait un peu de bruit mais n’est pas salissante.

Oui trop chic tout cela. 

Puis lisant la présentation, je vois que le metteur en scène n’est pas ce jeune acteur mais un pépé de 50 ans. Ah je comprends mieux mon sentiment de déjà vu-entendu. 

Et si je suis passée à côté, tanpis pour moi. Et si je n’ai pas applaudi c’est que ça me semblait déplacé de le faire. Tiens on devrait faire des séminaires d’applaudissements non?

Renoir intelligence















Jean Renoir

Bon , par contre, le film projeté cet aprem à la cinémathèque qui est un montage de plein de bouts non utilisés d’Un après midi à la campagne » est merveilleux. Les prises succéssives, les erreurs des acteurs, le son qui fout le camp. Splendide .

C’est drôle et ça passe en un clin d’oeil

Sylvia Bataille et( Bataille lui même qui passe en séminariste). 

Héhé.


SMS de J

J/ »Ca donne quoi le T2G »

Moi/Jcompren rien jtai ecri la dsus? Je dois avoir 2 num. Pi jtai laissé un messaj.

Bon bref. C mauvais et vieux stil genre av garde qui plé o rombières parfumées contentes de pas setre fait violer en banlieue »

J/ »Hahaha . Si je me fé chier je pensrai a ton mess et poufrai ds mon coin. »

Moi/ »Ben tu peux deja enfiler ton dentier ultra brite pour la foto »

J/Jme ponceri les dents. Un peu de gémina e c Bon

Moi/ Oh putain l’acteur est trobien mais coco metteur en sc idate ( efigues hahaha)


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