MON » PEAU-ROUGE CRIARD »

Desportes / 1690/ tapisserie/RMN

Mais où est passé mon Indien?

Alors que je racontais que R. testait sa voix en disant  » Comme je descendais des fleuves impassibles », et retestait et retestait entre les aérosols et la celestamine, il est arrivé on a parlé et mon post s’est évaporé.

Donc il ne jouera pas demain non plus par sécurité. La voix est faible encore… Comme…

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

Comme dès que je suis devant un écran, j’écris, j’ai du raconter des trucs qui se sont noyés dans les mêmes fleuves.

C’est vrai. A quelqu’un qui me disait, oui c’était R., j’sais pas quoi écrire, je répondais que l’écran avait le pouvoir d’attirer mes confessions, enfin plus sobrement, mes notes;

Deux secondes avant, je n’ai rien à dire. Je touche les touches, c’est parti. Et même ça se bouscule. Je n’ai pas bien raconté la rencontre avec Sabrina, jeune femme aveugle de naissance. Elle m’a envoyé un exemple de ce qu’est une audio description, genre LN est devant son écran sur une table blanche. Il fait nuit .A sa gauche une bouteille d’eau.

Elle disait que parfois c’était mal fichu et que les descriptions allaient sur les dialogues.

Et je me demandais ce qu’elle visualise quand on parle d’un ange , ou de tout ce qui nous est naturel….Une auréole, heu, un théâtre anatomique, un orchestre, quelqu’un.

Plus tard je finis…

Pas envie d’aller travailler

Regardé les photos des bals, de Bérard, etc. Il faut que je montre ça à la Comtesse quand je la verrai à Venise. Elle qui a fait ses débuts au petit théâtre de Bestégui…

Tiens en parlant du post précédent ( avec le noms qu’on ne connait pas )… Un jour, il y a cent ans, je suis invitée à Culture-matin de Jean Lebrun. La veille on avait vu L. et son ami. J’étais rentrée plus tôt pour être fraiche.

Brigitte Benderitter m’accompagnait. On avait RV à 7h. J’avais sérieusement la trouille. Bon, j’arrive et la grande info ce jour-là, c’est la mort de Boris Kochno.

Putain, et moi à l’époque et bien, à l’époque je ne sais pas qui c’est BK… Je ne sais pas si c’est un grand chef, un sportif, un ecrivain, un pilote de chasse.

J’adore les ballets Russes et je ne sais pas qui est ce nom qui vient de mourir…

Quand Lebrun a dit ça je suis resté muette. Il a ajouté:— « Un ange passe ». Puis un deuxième ange est passé quand il m’a interrogée sur « l’asphyxiante culture » .

Pourquoi me demandais-je , pourquoi me parle t’il de Dubuffet. En fait comme j’avais des trucs dans un revue et qu’à la page d’avant il y avait ça, il a cru que j’avis choisi un texte de Dubuffet.

Re-merde.

Bon je passe une robe fourreau et ma zibeline, prends mon vélo en or et file à Argenteuil.

—Argenteuil?

—C’est à côté de Saint-moritz

—Ah bon? Ah tiens…

COURRIER

La main du jeune homme de Bronzino s’est posée ce matin sur ma page Facebook par l’entremise de l’Editeur Singulier qui amène ainsi cette poésie visuelle splendide… Main isolée comme un sujet à part entière, légère sur ce socle que le doigt fuselé ouvre. J’ai serti sa force mystérieuse dans mon journal FB pour la partager, y revenir et la contempler encore. La journée s’accomplit, et vers sa fin, après maints feuilletages sur le net, de Gallotta dans l’air, demain sur les ondes, je pense à Patrick. Peut-être d’autres actes, par le biais de la toile auront-ils déposés un peu plus de leurs strates à son court passage dans la vie ?…Google-Images me fait ouvrir cette page de votre journal vers d’émouvantes et délicates évocations, ses parents, oui, ses carnets encore. Nous nous étions perdus, après la fin de Gai Pied où il écrivait sur la danse et la BD, jusqu’à cette page de Libé que j’achetai par hasard, où je posais par hasard mes yeux sur la route boisée d’une montagne au coeur de l’été 93, et qui m’apprenait sa mort à Marseille! Les années 80 défilent, les images affluent de nos échanges, je suis étudiant aux beaux arts de Nîmes, il dessine à Grenoble . Culte des images, nous peignons, nous nous attendons impatients de nous montrer nos travaux et découvertes, il m’offre des bandes dessinées Mattotti, Loustal Paringaux, et des dessins. Je coupe dans la diagonale un grand dessin que j’ai peint sur soie, je garde la partie d’où surgit pour lui plaire, un personnage très  » Palace » de ces années dans une ambiance nocturne, je lui offre comme un pacte l’autre moitié qu’il préfère, un sphinx envahi de feuillages de lierres, ocre rose et vert, comme une fresque italienne. Il ne saura jamais, ou peut-être maintenant, que ce sujet, cette ambiance étaient suspendus dans un temps avant la passion qui allait plus tard investir ma vie autour de l’oeuvre de Christian Bérard … (Sorte de préfiguration d’un style dans lequel se précipitaient BurneJones, Gustave Moreau, et les autres magiciens). Tout afflue maintenant, ses gestes, la danse s’emmêlant à sa vie, son écriture qu’il savait rendre minuscule, son exigeance, sa souffrance, ses dessins délicats, son assurance, son visage plus ferme et mature . Je reprends votre journal par les dernières parutions, je poursuis longtemps, sympathie, je suis intrigué par vous, votre style et les images qui s’y tissent, les personnages hybrides de rocailles … Jusqu’à cette même main noble du jeune homme de Bronzino ! Même détail cadré à l’identique à l’image de celle reçue le matin ! Excepté le blanc & noir ….. Est-elle devenue la main de l’Ange mêlée à celle de Tobi me portant vers vous, à cette rencontre partagée ?
Bien à vous,
Philippe .

Ceci est un commentaire laissé hier soir sur un post au sujet de Patrick Bossatti.

Et bien c’est toujours agréable de lire ce genre de choses. Ca me fait plaisir. Ce que l’auteur ne sait pas, c’est qu’à la fameuse journée Bossatti, j’avais présenté le Sphinx de Nicole Stephane…

En chacun de nous sommeille un espion, ou plutôt une sorte de voyeur pas forcément méchant… Heu, non je gomme.Un curieux.  Internet exacerbe la curiosité…Et en plus on veut savoir tout de suite.

Avant on vous disait un nom dans une conversation. Vous ne le connaissiez pas. Mais les autres, oui. Et vous n’en faisiez pas une histoire, vous n’aviez pas honte. Honte de quoi? On est sur terre pour apprendre ce qui se désagrégera en une seconde.C’était juste désagréable de se dire, zut , comment je ne connais pas « ça »?

Même que c’est délicieux de ne pas connaitre disons au pif, allez un exemple, Janine Janet. On va la découvrir grâce aux autres que l’on écoutera… (C’est ce qui me vient parce que peu de personnes savent ( peu de personne SAIT , imbécile..) qui elle était.)

Donc lorsqu’on ne sait pas, petit guide:

Deux solutions . La première, toujours la meilleure et surtout si l’on est en compagnie intelligente , est non pas d’avouer mais de dire:

—Qui est-ce? Connais pas… Ah bon, non je ne vois pas. Comment ça s’écrit? Je note. Super , je vais regarder.Elle était comment, elle a fait quoi.. Ah bon?

La deuxième, si l’on est dans un truc mondain à la con, donc en une compétition pathétique  des ( savoirs est un peu fort…) des.. heu , des représentations, des conversations… « des commodités de la conversation « ,qui cette fois ci ne sont pas des chaises, mais des petites lâchetés, bon, bref bref, on file se recoiffer ( surtout moi haha ) ( hum , hum ) et une fois la porte des toilettes fermées, Paf, l’iPhone, vite fait, discretos. POur peu que le réseau soit avec vous,on « glance » Wiki et on ressort frais comme  un lis bien droit et assuré. On laisse passer un peu de temps pour ne pas être démasqué puis on avance:

—Janine janet… Oui , je vois, oui…

On hésite .

—N’a t’elle pas créé des masques pour Cocteau… Ce que j’dôooooooooore ce sont ses inclusions, vous voyez?

Et c’est parti. L’honneur est sauf, mais quel honneur . Berk.

Je me souviens d’un diner particulièrement-horriblement-chiant, l’Oscar du chiant,  il y a longtemps chez G , un diner antipathique … C’était tellement pénible que,  pour rompre j’ai annoncé la mort de Julien Gracq survenue l’après midi. C’était faux bien sur. Ca m’est venu comme ça. Puis j’ai décrit je ne sais quel passage du rivage des Scyrthes  ( ou autre chose car je me revois décrivant une colline  pointue comme un fromage orangé-je m’entends…)

Ca a réveillé les foules. Je suis passée pour une andouille.Quel délice parfois!  Mais le jeu en valait la chandelle verte cher Ubu!!!! J’en ris encore. Je me souviens , en face de moi, l’autre G. congestionnée qui me montrait sa montre. Un supplice.

Donc j’ai dans la fenêtre Google saisi P.M

Je n’en sais pas beaucoup plus, mais je tombe sur des photos incroyables de Café Society, qui sont tout l’univers de La comtesse M. pré-citée. De Bestégui, en passant par Bérard etc…

Je trouve celle ci , celle de Berenson ( filez vous recoiffer hahahah) particulièrement belle .

Berenson

Bon, comme je suis handicapée Face book, c’est moins facile. Je ne veux pas m’y inscrire Pas plus que Lindekin et toutes ces merdes…

Et je ne sais même pas ce qu’est un mur!!! Face book pour moi ce sont des trucs privés dont on a rien a faire, avec des images « humoristiques » …marrantes quoi…

Ce sont des mecs qui mangent des pizzas avec une bière et qui posent en faisant le V de la victoire… J’exagère sans doute.

JANINE JANET SHELL ELEPHANT French
c. 1960
Shell encrusted elephant with trunk raised, on a mother of pearl base. Janine Janet (1913-2000) was a maker of fabulous objects in Paris in the 1950s and 60s.

She often created the window displays for Balenciaga and Dior. Her work was recently exhibited at the Musee de la Chasse et de la Nature, Paris.

KEPI BLANC

Bonjour,

je suis arrivé sur votre blog grâce à cette délicieuse et émouvante photo, que je connais bien, ayant moi même servi à la 13.

Aussi bien l’origine de la photo que les explications ne correspondent à la vérité.

Vous trouverez à l’adresse suivante : http://aaleme.fr/index.php/legion-etrangere/comle/kb/xxd/1972-1947/1958

dans le numéro 137 de Képi Blanc, page 30 et 31, la photo originale et l’explication.

Cordialement.

FL.

Héhé , c’est sympa. Ainsi la boucle est bouclée…

Tracheïte

Voix de la Comtesse avec passage de vaporetto.

Comme j’étais garde malade depuis dimanche, j’ai commencé à dérusher La comtesse M., pour faire ma deuxième histoire Italienne. Ce qu’elle raconte est dingue. Passionnant.Drôle. Au moment où je savoure d’avance le moment où elle m’a autorisé à la filmer, et en mettant la DV dans le machin. Surprise. Pas de Time Code et pas d’image. Ca bloque sur le zéro. Abrégeons, 5 DV sans rien.. .Mais que c’est il passé? Impossible que je n’aie pas vérifié.

DV défectueuse? C’est moins douloureux 4 ans après mais quand même.

Les histoires de Breton, Picasso; Gorky , et Peggy!!!

Bon, j’appelle A. Lui demande si elle peut charmer la Comtesse pour que l’on y retourne. En Janvier.Deux jours suffisent.Et je la ferai démarrer sur Pasolini. L’avantage c’est que je sais ce que je veux maintenant.

Pour la grenouille de Bramantino,qui s’appellera: « L’ombre d’une barbe » *, chercher encore du côté du séminaire de Carracas-Lacan.

Est ce que PM se laissera filmer et en parler??? Il m’a envoyé un mail.

R. ne peut jouer ce soir vue sa voix. Hier course aux médecins. On n’en a pas puis on en a trop. D. comme d’habitude me dit que j’appelle quand je veux, le spécialiste des voix apparait… A suivre… Mais je n’aime pas ça et suis plus inquiète que lui.Je l’entends d’ici faire: A  AAA AA pour tester. moi je pense qu’il devrait arrêter demain aussi mais je me fais engueuler. Proposition de film pour cet été.

Argenteuil . J’y oublie mon téléphone. Je crois que les transparents à cette taille n’iront pas. Je n’y crois pas disons.

J’envoie un mail aux cousins de NY. Je viens de voir les images de la Tempête..

Samedi soir, très très beau concert d’Enrique Espejo ( Lorca).

Après nous descendons avec MM manger une soupe à Belleville rapido. Histoire de bien jouer le lendemain ( une catastrophe. AUcun mental comme on dit. Je me décourage à la première balle qui ne marche pas …) Ce serait intéressant de comprendre pourquoi je réagis comme ça et…perds….

*Lacan

Choses et autres…

Ca m’étonne toujours quand je lis quelque chose comme: « Try again. Fail again. Fail better. » dit et non pas cité, comme c’est le cas dans la feuille de présentation de l’épouvantable exposition chez Carsten Grave. Epouvantable de part ses lourdes métaphores. Laborieusement installé tout cela…

…/… L’action se referme sur Try Again. Fail Again. Fail Better.

Ca ne gêne pas Claire Morgan de ne pas citer Beckett??De ne pas mettre de guillemets. Ou pense t’elle que l’on connait tous cette phrase, reprise si j’ai bonne mémoire par un metteur en scène allemand, comme titre d’un petit essai en Français  . Je vérifie..Trouve pas…

 

Ca me revient , dans le genre monstrueux et insoutenable-c’était tard le soir- Amelie Nothomb dans l’émission Empreintes. Je n’ai jamais à ce point ressenti … Comment dire… Cette complaisance, cette fabrique de soi-même… Et puis la pose, toujours la pose dans les décombres du Japon, les pleurs avec la nounou retrouvée. C’est immonde. Immonde de s’y être prêtée, immonde de l’avoir réalisé. Immonde de se vouloir sincère.

Dieu sait si j’aime les dandys, mais ces chapeaux ridicules qui me font penser aux guides de touristes avec leur parapluie dressé pour être repéré, pour rassembler les ouailles…, cet uniforme chic … Ces manières de vieille petite bourgeoise. Berk. Cette voix détestable. ( elle n’y peut sans doute rien mais…)

Je suis méchante, mais trop c’est trop dans l’indécence.

C’était bien avec les amis de…

On a passé de bons moments avec E. et P. Entre le théâtre, le jeune femme aveugle, les expositions, l’exposition Dürer etc…

V. nous a reçus dans son fief aux Beaux-arts et on est entrés dans l’amphi chauffé pour le modèle. Il y avait de la poussière de craie dans l’air, car les étudiants dessinent au tableau. Il est magnifique cet amphi. C’est surtout que rien n’y a changé depuis que je l’ai pratiqué. Rien n’y a changé , jamais je crois.

Puis, en haut, dans les collections: Main de momie, crâne de Descartes, écorchés, singes et squelettes, moulages dans les vitrines.

On est bien contents. C’est vrai. On passe dans le Palais des études puis la promenade continue et on rentre à pieds…

Ai enfin fini « Le monument ». Ouf. Suis allée à Arg. Paris est un peu vide. Il y avait un velo et une dame dans le train, genre congés payés 1936. A visiter. Puis au retour des gars qui vont faire le championnat de France de boxe et qui sont au régime.

Ben oui mon gars on va pas faire comme ces gros lards de Geek avec leurs pizzas. Mais c’est la Nasa ces gars là en informatique.Ya des renoi aussi mais des renoi gros lards. Y sont assis , Y ont des codes. La nasa ces mecs là…. Nan, jvais m’prendre un panini, un truc léger.

En parlant de bouffe j’ai été impressionnée par l’appétit énorme des gosses à lunettes de Villiers dont je parle plus haut.Les hamburgers doivent encore en trembler.

Je sens qu’on va être en retard. Je le sens…

« Papa oh papa »

Hier c’était bon de se détendre en allant à l’imprévu, petit bar sympathique à Villiers. Oui , je sais bien, sympathique et Villiers ne font pas bon ménage. C’est vrai que cette clientèle est particulièrement atroce et arrogante. Le plus marrant est d’aller au 3PC, qui à l’allure de La Fourmi à Pigalle, mais dont la clientèle est faite de jeunes gens de bonne famille ( à Rome on aurait dit « dei Parioli »). C’est incroyable.Des caricatures.

Bon, notre Imprévu nous réservait deux surprises. Une famille Française à lunettes avec les 3 enfants. L’ainé doit avoir 10 ans et il est déjà aussi sympathique qu’un banquier. Les filles plus petites. Idem. Elles me regardent sans arrêt derrière leurs lunettes de première de la classe. Je ne devrais pas mais j’éprouve une antipathie évidente pour ces enfants qui ne m’ont rien fait mais dont j’imagine toute la vie. C’est tracé. Alors, moi je trace un mouton. Comme le petit Prince, disons mais en Gore.Tout à coup me vient à l’esprit que c’est l’Aïd et qu’on va égorger le mouton. Un bon conte de fée un peu saignant ne fait mourir personne, mais les parents « remuent les chaises  » comme aurait dit mon père pour qu’ils n’entendent pas mes commentaires.Et comme je parle de mon père , et bien il aurait été content . Et je me dis que je connais ce type au bar, qui s’agite et s’échauffe. Il a l’air assez sympa. Je dis à T. C’est « il tape sur des bambous, » Il me répond que non. Mais moi je sais que c’est « il tape sur des bambous nanana ». Le mec est lancé, boit des coups. Damned, je me suis trompée. C’est le fils de Tino Rossi.Papa, j’ai vu le fils de Tino!!

—Ah… Tino…

Je n’ose imaginer ce qu’il a vécu le Laurent. L’enfer.

Je rentre travailler et T. M’envoie pour ma détente « Oh papa ». Si vous n’avez pas peur, c’est le moment. Et là aussi.

Bon, comme les clés sont arrivées, ça y est je peux passer à autre chose!!!. Je n’en reviens pas que Chronopost marche!!!!

Et quant au mec qui pique des images pour mettre Haendel dessus en me disant que la musique adoucit les moeurs. On rêve.

Je ne veux pas que ce truc circule…

GRR

Je profite de l’exportation du fichier pour écrire un peu. J’en ai marre de ces sous-titres. On découvre toujours une erreur. Comme quand je corrigeais le bouquin. On croit qu’on en a pour deux heures et c’est trois jours. Puis quand on vérifie, si un SMS passe et qu’on a pas le courage de résister, il faut tout reprendre.

En plus je suis du  humeur exécrable. Comme je pensais ne pas pouvoir aller à Argenteuil aujourd’hui j’ai inversé ce que je devais faire. Et mis à Samedi des choses de Vendredi que j’ai du remettre à demain. Bref. Des coups de fils. Du temps perdu.

Et ce n’est pas le moment.Heureusement le labo ne fait pas le pont. C’est déjà ça.

M. me demande un texte. Je le fais assez rapidement. Pour une fois ce genre d’exercice est plus facile.

Pas mis le nez dehors aujourd’hui.

Je verrai T. tout à l’heure.

A. N’est pas en forme et le diner est reporté. Je travaillerai.

C. prend pension. Elle a son pantalon déchiré, les bottes décollées…Et rien pour se changer!! Pas d’affaires de gym… Et vue sa taille , impossible de la dépanner!!!

Bon ma grogne passera . Mais pour le moment pas. Et je m’en veux d’être perturbée par ça.

Bref.

Enregistrement/ Monument en Anglais

 

 

Grâce à JG , je n’écris pas  » a Three days beard » mais a three day beard. Ce qui me fair réexporter tous les fichiers-la barbe ( de trois jours ou plus)

Il vient dès que je lui demande, enregistrer le texte du Monument. Thé et moments agréables .

Printemps.

R. malade, médecin et antibio… Mais ça va mieux.

Passage de C.

 

Archives INA/ Jerphagnon

Le film est plan-plan mais bon… Les plans de coupe ( la cime des arbres et le bleu du ciel) , les pages de livre qui tournent toute seules… Bon encore.

Le Louvre… Allez…

Je reviens en arrière quand je crois reconnaitre Brigitte Benderiter ( elle n’est plus là pour me dire que j’orthographie mal son nom).

Et c’est elle. Brigitte Benderitter avec deux T. Disparue en 2007.

Oui Brigitte avec qui ça avait chauffé un peu quand on s’est rencontrées chez Maeght parce que je lui avait demandé ce que voulait dire  » hyper bookée ». Elle l’était.

Je n’avais pas cherché plus loin. Erreur.

On se voyait avec plaisir mais de façon trop superficielle. Professionnelle .

Elle m’avait emmenée au Ritz ou j’avais détesté des ravioles chichi à la menthe, avant l’émission de Pivot!!!Je devais avoir la trouille.

Puis elle était partie chez Gallimard.

Je l’ai donc ratée. Sauf pour sa sortie à l’Eglise Saint-Thomas d’Aquin.

Mais on voit Jerphagnon, ce personnage d’un autre temps ( physiquement on l’imagine d’avantage dans La recherche qu’ailleurs… ) en chair et en os.

J’aime sa manière de parler précise, , parfois trainante. Le parler de la province … Bordeaux en l’occurrence.(FAUX, la province n’a rien à voir là -dedans me dis-je ce matin. Mais une éducation d’un autre temps plus proche du 19eme que de nous. Ou langage et élégance vont de pair « naturellement », concision et richesse de vocabulaire)

Il est brillant, passionné, curieux. Je préfère l’entendre dans « A voix nue » que l’on peut choper sur France Culture.

Le plan où il joue de l’orgue est très amusant.

Mais la radio , c’est mieux.

Vincent vient pour me rendre le Aby Warburg et l’image  en mouvement, mais refuse mon verre de vin blanc, car il est deux étages en dessous, à la bière. Quelques mots échangés, Jerphagnon, l’air du temps, les Gender studies dans son domaine qu’est l’archéologie Egyptienne au CNRS.

Attention ce qui suit est super mal écrit..; Heu…

J’aime parler direct, ne rien dire de l’ environnement. Je veux dire par là , ne pas décrire ou détailler, comme dans certains diners mondains ( ou dîners en ville sans être mondains), le machin au mur, le livre posé.

Que l’on soit sur le trottoir ou bien dans un igloo, ou à Versailles, peu importe.On attaque direct. Paf. Ci et ça. Et ça encore….

C’est pour cela qu’aller dîner chez les gens m’ennuie souvent. Because la conversation.

R. a la crève et peut-être un peu de fièvre. Suis allée le prendre en voiture à la sortie du théâtre.

Il fait une douceur incroyable. Chaud , presque.

Ca y est . j’ai enfin fini le Monument. Ouf. A chaque fois il y avait un petit machin que je n’avais pas vu. Hop. Demain au labo pour DVD.

Bien contente de n’avoir pas mis les pieds à la Fiac.

Cette image est sans rapport avec ce qui précède évidemment.

HOLLAND HOUSE,

Kensington, London.  An interior view of the bombed library at Holland House with readers apparently choosing books regardless of the damage.  

Photographed in 1940. The House was heavily bombed during World War II and remained derelict until 1952 when parts of the remains were preserved. 

Elle est impressionnante cette photo que moi, je ne connaissais pas.

On dirait une mise en scène. Ce sont les lecteurs qui sont étranges. Le premier à gauche qui tend le bras fait penser à quelque chose de Beckett. Arrêté dans son mouvement . Comme s’il avait été découpé et collé sur l’image.

En fait on dirait qu’il y a une progression vers le fond.

1 observation des livres ( à droite , à cour plutôt) ,

2 choix du livre ( à gauche, à jardin ) ,

3 lecture ( au fond)

Ca me fait penser à un tableau de qui? Magritte peut être.

Machin, Heu…  Anselm Kieffer le studieux… pourra faire toutes les peintures qu’il voudra, il n’obtiendra jamais ce… hum….

Je déteste Kieffer. Il est aussi léger que Haneke ( ha haha)

Niobides et Andrea del Castagno. ( sais plus où en cherchant des trucs sur Warburg )Et moi.

STARS

Evidemment ce que je raconte n’à rien à voir avec ces passionnantes « impressions de Grèce « que m’envoie Constantin, rencontré à Cergy alors qu’il était en première année.

Il a une écriture vive et directe , hyper vivante et on a le sentiment, bien plus qu’au travers de mille reportages ( il y a des journalistes plus ou moins palpitants), de participer à quelque chose. D’y être.

Bon . Moi pendant que lui était à la guerre, j’étais au Grand Rex. C. m’a emportée sous son aile. J’ai de la chance!!

J’ignore tout des chanteurs des années 80 en Grèce, mais je connais ceux d’ici. Difficile d’y échapper. Je suis assez friande de ce genre de réjouissances. Les avant-première m’amusent plus que les vernissages. Donc hier je sèche pour mon plus grand bien, Maison Rouge et Macval, et pars remettre le prix Marcel Duchamp à Jean-Luc Lahaye ( par exemple). Avant sept heure il y a la queue.

( pour annoncer ma tenue je vais à la ligne…)

J’ai pour l’occasion mis mon flambant pantalon doré(  ( depuis que j’ai vu C.A et sa veste à paillettes sur scène avec Sofitel j’en rêve… ) donc pantalon doré avec des chaussures blanches ( il ne faut pas avoir peut d’un brin de vulgarité!!!) ( Je corrige comme Flaubert le faisait, damned…) Et en haut je mets quoi??? Heu ben un t-shirt avec une étoile?

Ben oui. Veste noire et hop, je glisse ( en cas de besoin) des lunettes de soleil blanches dans ma poche, un peu de fric et me lance dans la rue comme une comète en priant pour qu’il ne pleuve pas.

Tiens , me dis-je , on ne me regarde pas beaucoup. J’analyse cette indifférence rapidement. Elle n’est que pure jalousie évidemment. Un pantalon comme ça, c’est presque une tenue de Pharaon, et encore je suis modeste.. Disons le clairement, je n’ai en descendant la rue fait qu’un avec le roi soleil: Pures noces alchimiques  rue des Martyrs…

Bien installés et munis de nos sacs contenant le kit perruque dorée, bâton lumineux, bonbons Haribo et délicieux petits sandwiches.

Je regarde plus loin Diane Chasseresse se préparer, puis nous allons boire une bière et C. papote avec son équipe. Il y a des projos prêts pour des séances photo que je n’ose imaginer. Zut , on ne peut plus descendre. Ca commencera une bonne heure et demi après. Je suis bien disposée, tout m’amuse, Luc Plamandon arrive en groupe , un Marouani par ici, et la presse.

Etre là c’est moins marrant qu’avec les gens au-dessus. On s’en apercevra un peu plus tard pendant la projection. Nous on hurle et on se trémousse. J’ai l’impression que eux voient un Bergman et que nous voyons ce que nous voyons.

Et c’est du lourd.

J’ai une grande capacité à me laisser aller et oublier que je suis la Reine d’Angleterre en déplacement. On s’y fait de n’être personne, de n’être qu’un pauvre spectateur ordinaire qui rit à des répliques un peu épaisses.

Hoho, mon rendu est terminé

. Je retourne sur FCP pour la version Française, en Français serait plus modeste… de « Un monument près de la mer ».

Bref, projection, concert, je danse et Gilbert Montagné qui en chante 3 , c’est beaucoup, fait que nous sortons. Au privilège? Heu … Oui, non, oui. Finalement je décide de rentrer.

Mon pantalon fait beaucoup plus d’effet la nuit. Il brille à fond. Et dans le Rex, je n’avais pas à envier celui de JLL ni la robe de Jane Mas.

I am the queen….

J’enlève vite fait ma parure, et pose quelque part ma perruque dorée de réveillon. Zut, j’ai oublié les lunettes de soleil Années 80!!!Et j’ai faim….

JOURNÉE NOIRE plutôt GRISE

Hier soir après la projection de Amour à la cinémathèque.

« Amour  » j’y suis allée pour voir JLT et E.R.

Je n’ai pas envie de parler du film, qui m’a laissée de marbre.

Tous les acteurs , je veux dire les autres -infirmières et concierge-, pianiste sont très bien.

A la fin je descends pour saluer JL de la part de R. qui n’est pas venu. Je croise le regard de E.R, c’est d’ailleurs plus qu’un croisement indépendant de notre volonté et je balbutie un compliment à la noix, terminant par: « Je ne sais pas quoi dire ». Elle n’est pas particulièrement sympathique lorsqu’elle me suggère avec sagesse, de ne rien dire. Elle est belle dans son manteau du soir évasé.Mais bazar ils ont du se marrer sur ce tournage. Quelle angoisse…

Puis je chasse M. Escortée de C. et J on monte boire quelque chose.Ce qui ne fait pas de mal après cette épreuve. On retrouve E. et F puis M qui a une sorte de papillon noir discret sur le coté des cheveux. Elle est formidable. Et on rit.On reparle des SMS de cet été et de jardinage.  Tout le monde s’est rué sur le champagne pour décrisper  les moindres tendons!

Voici J.L qui s’assied.Il a l’air content. Et en forme. Une place à côté de lui est occupée par une jeune fille qui lui parle. M. m’envoie au front, à côté de JL pour faire tampon!!. Du coup, je passe une soirée Louravie, à côté de lui et lui demande de me raconter l’histoire du chien. Il raconte une histoire de chien moche et c’est désopilant, mais là, ce n’est pas la même. Il transforme le chien en deux chats…

Bref. F. est assise de l’autre côté, on est comme des chenets autour d’un feu.

A ce propos deux royalistes ce matin,ce n’était un secret pour personne, sortant visiblement de la basilique de Saint-denis échangeaient des informations sur des chenets à tête de Marie-Antoinette…Le garçon brun disait que,oui Monsieur Serre en avait, ou en avait eu.

—Flute! je n’ai pas pensé à vous.

Dans le genre Flûte une autre expression qu’emploie A. est : Bon sang de bois. C’est pas mal.

Donc des gens filment JL sans se gêner peut on dire, font des photos. Moi je me plie pour ne pas encombrer leur butin. Je repère un type insupportable, avec sa petite queue de cheval. Je le connais. R. le connait et on l’évite comme on peut. Il me fiche la paix et fait comme s’il ne me connaissait pas. Ca m’évite de faire le sale boulot. Il attend , je préviens JL qu’un rapace va fondre sur lui. Il s’en fiche JL. Le mec lui tend une photo, deux, dix. JL signe gentiment, très gentiment. D’autres font la queue et je suis donc spectatrice d’un tas de machins, de photos sans chronologie: Là jeune ,là encore plus, là Hamlet, là Lelouche, là …sais pas, là BB . On parle de Ma nuit chez Maud, du tournage de « Amour » . Des gens posent des questions. On dirait qu’ils veulent en savoir le plus possible en si peu de temps.

Je dis que sa signature diminue et que ça va finir par une virgule. Champagne. Oui. Zut, il est tard? Allez .

Je lui dis aussi qu’il est incroyablement disponible et fait bien son boulot.

On rentre par le métro avec C. qui part bientôt faire son voyage. R. m’attend et je raconte tout et tout et qu’il y avait Michel Bouquet et que j’ai croisé M. Comme j’ai passé la soirée assise je n’avais rien mangé…

Inutile de raconter le désastre au tennis ce matin. Zéro jambes.

J’ai travaillé cet après -midi et fait tomber un Disque dur. Bouffées de chaleur et panique.On verra demain. Je préfère ne pas y penser.

Et quand je vois l’heure je file voir la présentation de E. Comme on s’est vus au film, on reparle de ça. Avec F. on est d’accord.

E. voit différemment. Il y a du champagne et je ne bois qu’un jus de pamplemousse suivi d’un Perrier. Il y a des chocolats de la mort et des fromages délicieux. Mais je picore juste 3 chocolats.

V. me propose de l’accompagner aux Beaux-arts demain pour la soirée après Fiac. Je n’irai ni à l’un , ni à l’autre. Là j’en peux plus. Je pense à mon frigidaire à sapins, et au café de Saint-Bonnet…et aux bois.

Finalement la nécessité d’écrire un texte sur « Le monument près de la mer » me donne l’idée de réunir 4 histoires qui ont en commun l’Italie. Une avec la Comtesse Marcello, une avec le tableau de Bramantino où on voit une grenouille,une peut être sur la villa. Sais pas. Un peu inspiré des récits de voyages en Italie, Rome Naples et Florence , Paysages Italien de Wharton ou Errances en Allemagne et en Italie de Mary Shelley. Enfin bon… Je vais trouver. Il me faudrait 4 ou 5 de ces histoires. Elles dureraient 15 mn …

Et après je rangerai tout ça dans un tiroir!!!

Bon, j’ai faim et je suis fatiguée.Aucune idée de ce qu’est ceci. Tweed day???

RETROUVE note juillet 2012

Arrivée Mercredi soir après être passée plus rapidement que prévu à L’école. J’ai juste déchargé le matériel pour Aout et continué ma route. Me restait 450 km à faire. Je n’avais  pas envie d’être dans une maison aux volets fermés, pas plus envie d’ouvrir les grands volets, faire un lit pour repartir le lendemain matin.

Rien noté depuis 10 jours. Me suis installée rapidement dans la Bergerie. Si ce n’est pas fait dans les deux jours qui suivent mon arrivée, je n’y vais pas. Etat un peu bougon. Echanges de coups de fil avec Benoit pour parler de la machinerie des Nuits blanches.

Je suis seule à la maison pour deux jours. Dors sous le ventilateur et entreprend la lecture de Boukovsky ( Et le vent reprend ses tours )

Je suis captivée par le récit en italique, par la description du château d’évasion qui me fait penser au Vagabond des étoiles de Jack London. Que trouver quand il n’y a rien?. Comment survivre à ce rien sordide ou tout est douleur. Pas de lumière pas de livre pas de quoi s’installer et reposer le corps maltraité. Puis les considérations sur l’union soviétique m’ennuient même si c’est intéressant . L’expérience des fourmis dans un verre, l’observation des trois insectes et leur résignation après l’acharnement à  trouver une solution pour fuir…

Un Tintin mille fois lu. Quelques pages. Puis la Divine Comédie dans une traduction qui me semble un peu raide, un peu rêche. Rien ne coule mais peut être n’est ce pas un problème.

Il y a eu également la lecture du livre de CA, Brèves saisons au Paradis. Très bien écrit, mélancolique et sensuel…. Le problème est que je connais Claude et que je le vois bouger, réfléchir et rire. Et tous ces gens décrits… Un élite un peu contente d’elle, méprisante et cynique qui « pratique l’autopsie » ?

Le nouveau ventilateur ronfle dans le couloir.

Oui … Donc pas de lecture captivante où tout au moins qui porte. Et ça c’est pénible. J’ai bien emporté des livres. Le Sartor resartus jamais fini ou l’Art de la mémoire de Frances Yates promené partout et jamais terminé non plus.

Quelques coups de téléphone et SMS. Je redoute les appels, ai envie de n’être en communication avec rien. Le temps passe désastreusement vite et la peinture me met de mauvaise humeur. Puis ce projet, le faire et pourqoi pas l’abandonner?Plutôt que d’ y penser être obligé d’y penser . Il n’y a rien de dramatique et même ce pourrait être réjouissant. Je me sens gâtée. Grognant par caprice ? Par peur de tout. De ce qui ne sera plus, du temps qui file, de l’été qui s’échappe à peine commencé. Et si je travaillais dans un bureau que dirais-je ???!!!

La place de G.. Toujours là même avec les micro-histoires de chacun. C. qui rentre de l’hopital et redécouvre les platanes, T et V souriants, les buveurs de rosé, ceux qui préfèrent le pastis, les enfants d’A. déjà trop gros…

LE NEZ

S’il y a un truc qui m’agace , ce sont les gens qui nous demandent l’adresse de J.L.T. C’est incroyable ça! C’est sans arrêt.

Enfin, c’est très souvent:

Et puis je ne l’ai pas.Blabla, blabla, et à un moment: « Au fait vous pourriez demander à JLT s’il peut lire je ne sais quoi… »

J’ai un jour tenté un truc pour quelqu’un. Terminado.

C’est pas grave mais c’est chiant.

Bon ben ce soir quand je verrai JL à la projection, je lui demanderai si je peux le filmer !!! HAHAHA ….

J’attends que R. parte pour son émission afin de faire ma voix en Italien.

J’adore ce personnage.

Envie de sapins, de respirer.

BATAILLES

Me voici à nouveau relancée par l’horrible bonhomme rouge ( un virus sans doute ) de la cagnotte je ne sais quoi , la cagnotte Leetchi.

Ces pratiques me semblent d’une élégance douteuse.

Tiens j’y pense, l’autre jour en me rendant pour l’expo à l’institut Pasteur je riais de me voir cernée photographiquement dans la rue par tous ces magnifiques virus, microbes et autres ennemis potentiels.

Moi qui adore Michael Powell, j’ai un mal fou à regarder Colonel Blimp. Deux fois que j’essaie, deux fois que je m’endors.

Ai commencé la voix en Italien… HUm… Moins simple que je ne pensais. Je vais commencer à être à la bourre, je le sens.

Cette nui j’ai passé mon diplôme des Beaux-arts. C’était dans un premier temps dans une grande maison.

On m’a guidée et attribué une place en me disant que j’étais la plus âgée des candidats.J’ai encaissé cette réflexion. Je n’ai pas voulu de la place mais en ai exigé une autre, composée de deux bureaux contre le mur et face aux autres.Je ne sais plus si je passe mon diplôme ou si je suis devant un jury pour être prof.( ce doit être l’approche d’Angers qui ….!!!)

Puis tout est vide. J’accroche des tissus dans cette maison perchée maintenant sur un petit promontoire. Il y a un escalier en boue et j’ai peur de m’y enliser. Puis l’escalier s’amenuise et c’est un torrent qui emporte la boue. Les membres du jury arrivent en avance et je n’ai rien préparé.

Quelques dessins sur ma table, une chauve-souris et des costumes. Un tissu bois de rose que je décroche.

Reveil

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