LE ROI DU BOIS sans les moisissures de Josef Schovanec

C’était bien d’entendre Le Roi du bois.

C’était vraiment bien d’entendre Jacques Bonnafé. J’adore ce type et je l’admire.

C’est magnifique ce texte dit par lui. Bougé par lui.

A un moment j’ai eu le plaisir de cette sensation d’être déjà venue là: Une plaine, des collines, des peintres… Le lorrain.  » Oui, je l’ai lu…Ah … oui, oui je l’ai lu… « 

Oui c’est A. qui me l’avait offert…Puis tout s’est reconstitué autour de cette image d’un garçon qui garde porcs ou brebis et regarde les chevaux des peintres, et leur manières.

Le spectacle est très beau.On ne peut le nier.Et il n’a rien de prétentieux.

Le premier mouvement du tulle m’a dérangée parce qu’il « empêchait  » d’entendre. C’était comme une scorie, un truc qui ne sert qu’à faire beau, alors que le texte de Michon se défend tout seul. On aurait pu imaginer aisaiment un plateau et de la lumière . Point. .Mais bon… La lumière est dorée.

Une voix d’enfant ( une sorte d’ange blond, qui serait le roi du bois enfant- mais me disais-je pourquoi cet enfant ressemble t’il plutôt à un prince qu’à un petit berger de cette époque… Le roi a t’il voulu truquer sa mémoire et le roi-Bonnafé s’invente t’il alors un passé d’aristocrate ou d’intellectuel à la voix pure???… Mystère). Un quatuor…Musique de Michèle Reverdy…

Mais en sortant de là, on se demandait si cette scénographie était bien utile: Sophistiquée et élégante. Oui mais? Un peu brutalement on a envie de dire qu’une telle oeuvre, riche et sauvage, animale presque , rugueuse et sophistiquée n’a pas besoin d’emballage.

Pas de fausses feuilles-filet de camouflage au sol, d’écrans de tulle, ni de cette très belle structure de fil. Pas besoin de mouvements des musiciens. Pas plus besoin qu’ils ne portent des cols de dentelles et soient ainsi des personnages de cet « opéra parlé« . Car c’est ainsi que le(a) metteur en scène définit le truc.

Un verre de vin blanc après dans cet endroit sympathique. J’aime bien ce théâtre de Malakof. On rit et je taquine F.

J. qui est sorti de scène à la vitesse éclair ( « Non, dit il en nous embrassant, c’est vous qui « lambiniez ». J’adore ces mots un peu désuets. Lambiner…)

Puis il vient  nous voir une bouteille de bière vide à la main. Sa marque, il le fait remarquer c’est EFES. Je lui dis que je lis plutôt ELFES ou FEES que comme il le sous-entend FESSES. Que c’est un truc de garçons!!.Bon et bien c’est de la bière turque.A. lui dit: Parfois tu ressemble vraiment à PM. IL lève un sourcil et dit que,peut-être c’est parce qu’il pense à lui. Simple comme bonjour.

Je me disais aussi que j’admirais les gens qui acceptent de ne pas être jolis. Qui frôlent la laideur , voire. Le mot voir qui affublé d’un e final devient une conjonction,  oui ce e au bout m’a toujours intriguée.

Retour métro et arrêt à Etienne Marcel. Direction un bar de la rue Saint-Martin, ou C. a donné RV pour son anniversaire. C’est un bar immense, avec plein de monde. Je croiseC. A.L, A. C. J. etc … Reste une bonne heure et rentre manger une tomate mozza avant de me coucher.

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