POM, POM POM

C’est la faute de GGL!

Ce matin j’ai travaillé à A. Dès que j’y suis, je suis contente. Le plus difficile est de m’extraire de l’ordi ici, car 1000 choses m’intéressent. Des noms à vérifier, glanés ici et là… Il faudrait s’interdire un seul coup d’oeil. Je dois prêter le pied de la camera à François et rentre donc en voiture… sans le pied. Embouteillages et donc retard chez GG à qui je dois rendre visite. J’ai abandonné la voiture à Pigalle, pris le métro et suis passée devant une vitrine . Marche arrière… Damned mais c’est aussi beau qu’un costume de scène de Jean Luc Lahaye me dis-je en lorgnant le prix. Je poursuis ma route, levant les yeux vers les tours de Saint-Sulpice-la toute neuve et regardant aussi plus près du sol  une dame sourire à une jeune fille et changer du tout au tout son expression dès qu’elle se tourne. Hop la grande porte. C’est là. La cour. GG m’ouvre ( avant on entrait de l’autre côté ) et nous commençons à bavarder avec pour moi un thé et pour lui son habituel petit cigare. Sur la table de la pièce-cuisine, un de ses cahiers manuscrits. Petite écriture régulière au stylo plume.

Le temps passe avec des vivants et des morts ,des fantômes d’écrivains, des inconnus, des sots et des gens merveilleux. Kafka et Dickens, « Ceci n’est pas une pipe  » et ses différentes versions, l’histoire des asperges peintes par Manet ou du premier monochrome. « La solitude des oeuvres », l’enseignement à Milan, le doré, sujet de son prochain livre, Kafka encore et Walter Benjamin, et aussi Werfel, et d’autres et d’autres. Il est plus de 18h30. J’ai passé dans cet antre un moment rare, de ceux vécus ailleurs, à Prague par exemple dans un autre temps. Le temps de nos gâteaux à la poussière!! Je file, chargéee de plusieurs numéros des Lettres Françaises qu’il prononce Frankaises.

A mon retour il y a un petit mail délicieux qui m’attend, et se termine par ceci:

PS : le rire sardonique est celui du personnage étonnant de Wyndham Lewis sur sa revue « The Tyro »…..*

*« Tyros » présentait des personnages satiriques et caricaturaux dont Lewis se servait pour commenter la culture de la « nouvelle époque » qui avait succédé à la Première Guerre mondiale.

MOI:— »Horreur je n’ai pas resisté à l’horrible tentation : Un pantalon doré!!!! »

Rejoignant le métro je suis passée devant le pantalon doré et deux secondes après j’avais abandonné le mien . Celui ci me parlait. Il ne m’a pas parlé longtemps, nous nous sommes compris immédiatement.

GGL piqué sur Vimeo

 » Il n’est pas mort, c’est un air qu’il se donne »

Vladimir Jankélévitch by Marion Kalter

Moi je ne le vois pas ainsi. Dans mon souvenir, il sourit, il est assis dans la salle à manger derrière une vitre et parle à une fille de 12-13 ans et aussi à sa mère.

Il sait que mon père est couché et s’adresse tout particulièrement à nous.

Ce qui me plait en écoutant LJ , c’est que je repense aux soirées passées devant la télé noir et blanc avec ma mère à écouter  le Jankélévitch de 66 ans.

Je ne sais pas ce qu’était cette émission. Hum.

Vous imaginez Jankelevitch en prime time aujourd’hui. Ah je me pince de rire, je roule par terre…

On comprenait tout. Enfin , on en avait l’impression. Et puis après on ne savait pas raconter ce que l’on avait entendu. On s’amusait beaucoup car je me moquais d’elle  » Bien sûr c’est facile pour toi qui fus élève de Merleau-Ponty. »

C’était vrai d’ailleurs mais elle faisait la maligne avec cela et on riait.Je lui disais qu’elle était une mère prétentieuse.  Elle l’avait eu comme professeur tout jeune, à l’ecole Normale , non pas Normale Sup, mais normale d’instituteurs. Nuance. Puis on buvait un café. Celui qui fait dormir, pas l’autre… !

«  Il n’est pas mort, c’est un air qu’il se donne. »

C’est ce que dit Lucien à propos de Janké ( oui je l’appelle Lucien maintenant!!!)( oui je l’appelle Janké…)

« Jean Tartemolle- dit Jerphagnon– permet d’expliquer toutes les catégories d’Aristote… »

« Messire Jehan Tartemolle, une feinte à la Jankélévitch »

« PLANQUE TA VIE  » , juste contraire d’un blog!!!!

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