amour et langouste

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langouste

Unglee répond à la première image en live hier soir ( miam c’est bon, une sacrée bête) par celle-ci qui me fait rire.

Aujourd’hui je résiste à la tentation  de savoir comment est à présent FP, mon fiancé  dès la 6eme, hier pour ainsi dire. Je ne suis pas pour ce principe des « copains d’antan ».

Qu’ils restent dans les poches de nos vêtements d »alors, taille 10-12 ans ( mais pantalon trop court quand la taille va )

Mais c’est tentant avouez le d’y retourner, de se retourner… Juste un petit coup d’oeil…

Je file.

Club-Sandwich avec PC.

Coup de fil élogieux de FD

Figaro avec R. C’est ennuyeux et j’attends patiemment.

Projection à l’Escurial où je crois je n’étais jamais allée.

J’aime soudain ces grandes avenues peu éclairées ( vers les Gobelins) et le retour en taxi par les quais.

Parle au Notaire.

L’expo Eileen gray.

Cutter’s way

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D’après Cutter and Bone de Newton Thornburg

Cutter, played by John Heard, is a disabled Vietnam vet with but one leg, arm and eye, and a mouth that drips of the poetry and squalor of Rimbaud. Bone (Jeff Bridges) works for a sailboat dealer and services bored bourgeois wives, and lacks a compass, moral or emotional. Mo is Cutter’s wife and is dying, it appears, of either alcoholism or something worse…

Hier , la grotte comme dit E: Tu es partie à la grotte?

Parfois je n’arrive pas à en sortir, et ne peux décoller. Bref. J’arrive à 20h au centre Pompidou, pour voir au hasard une séance de la programmation Albert Serra. Je m’installe dans la grande salle sans savoir ce que je verrais dans 10 mn.

Cutter’s way de Ivan Passer. ( La blessure en français ) . Je ne sais rien de Passer, rien du film, rien des acteurs. J’aime bien ça. Me laisser porter après m’être installée en bout de rang pour partir si je n’ai pas de chance.

C’est un pur chef-d’oeuvre , un film magnifique plein de souffle, de vie, de héros et anti-héros. Tout est à fleur de peau, excessif, tendu. Bon il y a des dizaines de textes là-dessus.Les acteurs sont dingues.

J’ai commandé le DVD d’occase sur Price.

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Je sors de là, enthousiaste. Comme cela arrive très rarement.

Bon hop, direction le tennis où je dois régler ce matin l’affaire de ma raquette volée

les SMS

Si on publiant l’intégralité de mon oeuvre SMS je crois que j’irais me cacher!

C’est fou le nombre de ces petits mots. On en envoie ( je) des tonnes.

Bou.

A l’instant:

moi

FLEM

réponse:

Je n’ai ouvert qu’un oeil pour l’instant. Flem pareil

moi:

Je suis en train de sculpter les ailes de la victoire de Samothrace que j’avais laissée en plan

réponse:

Le jour où tu as été la Victoire de SAmo?

moi:

Ne le dis à personne, même pas à J.

réponse:

Motus et bouche cousue ( je dirai même plus )

WOOOO / PAUL

J’ai fait quoi?

Je ..  Heu… Je me suis fait un sandwich, me suis engueulée avec R. ce qui n’arrive jamais, me suis réconciliée cinq minutes après avoir hurlé, me suis excusée d’avoir hurlé, ai emballé mon sandwich dans de l’alu ( berk l’alu/ on pouvait pas faire sans à une certaine époque ) , pris une bouteille d’eau/ j’ai mes clés/ j’y vais.

Oh mais il ne fait pas chaud.

Vroom descente Clichy Saint Lazare ( au retour je fendrai la foule resto du coeur ) train/ livre.

Hop. arrivée. Café puis radio. D’habitude c’est radio puis café. Puis enfiler pantalon sur pantalon. Puis regarder le désastre!

Vincent Dieutre chez MR. J’aime bien Dieutre mais à 16h sur France-Cul c’est quand même cucu Marie Richeux et son « pas la peine de crier« . Ca parle, ca parle. ELLE parle , elle lit. WOOOO  ( ‘ »Paul « = voir  entrée précédente ). Je n’ai rien contre elle mais elle m’irrite. Cette atmosphère pseudo poétique m’ennuie autant que lorsqu’on me parlait de Bram Van Velde et de son silence… Pfffff… Et puis aujourd’hui le groupe heu Midget??? ( je préfère « Memoire d’un Midget » justement de Walter de la Mare, Bref), oui le groupe gnangnan et pur, voix à la Françoise Hardy. WOOOO ( Paul…)

Moralité  » La douceur  » me casse les pieds. Oué c’est ça: La douceur irresistible de l’intelligence et de la sensibilité féminine, la fraicheur, la poésie, la pureté… Buko dirait  » mes c… » en anglais et il dirait bien pire; Et même pire de pire d’atrocement pire, parceque niveau dentelle de Calais , ce n’était pas son genre… mais bon, je ne peux pas me permettre.

zzzzzz
Dans la gare tout à l’heure un black pressé face à une black voilée: « Casse toi  » il lui dit. Elle se retourne , enfin son voile se retourne et moi je le prend Franco:

Tu viens de dire quoi au juste?

Il répond:

C’est le quai 23 ? c’est pas le quai 23?

Une pauvre merde de plus ce type, me dis-je. Quel con, me dis-je… Quel pauvre type me rereredis-je

 » trois heures et demi a-m obtenir un peu visières « 

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Bukowski hollywood tour/

Non ce n’est pas un échantillon de ma poésie ( haha ) mais ce que vous pouvez obtenir en activant les sous-titres automatiques en Français sur You tube.

On voit Buko à l’arrière d’une décapotable qui roule dans Hollywood et on l’entend parler, parler, parler, rire et se taire. Pas beaucoup se taire à vrai dire. Et quand il fait un truc du genre » WAOOOO  » c’est traduit par « Paul » . Un truc d’apôtre sans doute et de vision!!! Saul se releva et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. (…) Pendant trois jours, il fut privé de la vue (…). Donc, on roule: «  Là il y a ça, là c’était ça, là… »

 Ca donne ceci:

Alors quand il se força/ au sein de leurs êtres/ près d’un alcoolique/ faisant parti semble encore/ utilisé pour être: La Gare de Dalian/ et l’ensemble des personnes / gens de la rue ne parlent pas entre eux/ où les gens /Juanita ils ont changé leur nom : Devlin / que dans la fenêtre / afficher album /Brulé là-bas pendant un certain temps, mais ce n’est pas tout/lieu à cet égard /il existe divers / bank of America / Mais je ne peus pas regarder / retombées pour l’art /choses au sujet du Diable / Vous obtiendrez infraction /graisse/ C’est le week-end /Ils n eme laisseront pas te voir: OU NE PAS OBTENIR TOUS / entièrement venus ce soir / poisson si l’un du monde sans escale / beaucoup de plaisir de/ a partir de chacun des trois/ se sent bien/ partenaire Phillip / l’action sale /Kikuji où l’humanité si vus ne voulez jamais oublier que / jamais marcher /Ils sont là où ils viennent et comment ils ont / Avant que vous voyez à cause de votre vie / ces gens d’ici /Matthiew souvent après quatre heure trente quatre cinq/ Silicate peut pas même dans les années 80/ Endroit est appelé un dramaturge où l’enfer d’un dramaturge / département n’est pas un jeu comme ça sort de / mais le processus / mais pas neuf / mais les électeurs se rendront là-bas vous savez/ assassiné / trois heures et demi a-m obtenir un peu visières / assez fortement dans/ Paul/ appeler hier / dire qu’ils ont le droit de vivre est devenu / Piano à queue / finit par vivre / célébrer / est certainement / fast-tracks suggérant un autre doit attendre quatre cents / commencer à rire / confection de me faire je croyais être un paillasson / ajouter à propos du terrorisme / estime que vous n’avez pas à venir à Hollywood ne vais pas aller sur/Bukowski hollywood tour

« Voici le sabre de mon pè-è-re, tu peux le mettre à ton côté »

Dandy cinéphage, élevé à la fin des années 1970 dans un village près de Barcelone, Albert Serra s’est fait connaître internationalement avec son second long métrage, Honor de Cavalleria, dès 2006…

Hier ouverture .

On s’était dit avec J. on y va et si ça nous barbe on se tire.

Moi je n’en avais jamais entendu parler mais il faut dire que je ne suis pas une flèche niveau cinéma.

On est restés pour le court métrage après l’introduction de Serra qui fait bien rire tout le monde. Ah oui c’est trop cool de rire. Grrrr….

Il a un blazer comme un vieux beau du 16eme , modèle épuisé … Il a les cheveux longs sur la nuque. Il parle Français avec un délicieux accent Catalan.

J’aime bien. Le mec me plait, il est assez dandy effectivement , et il me plait-oui car il y croit encore. J’aime comme il approche les choses mais, les jeux sont faits et il ne pourra, lui, rien faire contre ç…

On mange le court-métrage, puis la tragique performance de purification de l’écran.

Alors que c’était plutôt marrant et même pas marrant du tout mais intéressant de parler de ça, de l’écran, de le rendre encore plus vierge, blanc de blanc;De ne pas vouloir « passer après les autres  » en deux mots…

Oui c’était plutôt bon comme idée: —J’arrive et tout doit être baptisé par moi…

Bon, la merde c’est quand l’eau se transforme en miroirs qui ont des formes ondulantes de vagues , enfin de motifs verticaux de vagues. Oups , me dis-je en regardant Momo et un autre machino installer , c’est d’la métaphore.

Moi, depuis que je l’ai lu ( trop tard mais ….), j’imagine toujours un Bukowski assis au milieu de la salle et qui dérange tout le monde pour sortir en éructant ou en vomissant pour de vrai. Mais yen a pas. Yen a pas!! Personne… On est tous, moi comme les autres, bien passifs à attendre l’action.On est tous pour les mieux placés, dans des rayons plus ou moins VIP qui vieillissent bien ensemble, main dans la main comme ça on voit rien de l’avancée du temps. « Serre ma main, tiens moi , j’ai peur de vieillir, non je passe derrière toi, toi vas-y en premier. ».

Bref on aura  un peu de cul peut-être. Ah non, la violonniste a mon avis n’a jamais vu le loup dans sa robe de concert. Mais opposition fine, vla deux filles seins nus. —Oué!!! dit personne parce qu’on s’en fiche, on l’a vu mille fois le coup de la pépé torse poil. Bon tout cela est en live sur grand écran. Mais c’est mieux de regarder le vrai. Déjà qu’une performance, à mon avis n’a plus grand sens, la voir filmée est un contre-sens d’un truc qu’en a pas…E la voir filmée avec autour d’autres gens qui filment entourés de gens qui photographient… Laisse tomber.

J. me dit plus tard, il a raison DP de pas se soucier d’enregistrer ses cours. Il faut de la perte. Ya plus de perte.

 …J’en suis où? Ah oui. Voyons ce qui se passe du côté de Vagina Dentata Organ et Jordi Valls.

La torse-nu centrale est tatouée et voilée avec paillettes comme pour la danse du ventre. Elle attrape une sorte de barbelé ( ben tiens ) argenté et se ligote elle-même pendant que l’autre « arrange » des rouleaux de papier toilettes. Je souffle à J. :

— Tu ne me dis pas que ça va dessiner une croix?

Ben si ( Quand je raconte ça ce matin à C. elle me dit. Je croyais que tu allais lui dire «  Tu ne me dis pas qu’elle va ch… « .Pardon pour la vulgarité mais bon… Parfois, finalement appelons un chat un chat. On a bien ri et j’avoue que je n’y avais même pas pensé.)

La croix se termine et Miss voile saigne un peu. Juste de quoi nous faire frémir un peu, histoire qu’on soit pas venu pour des prunes.

« Ah ces espagnols quand même on les reconnait bien là dit » , je ne dirai pas qui. Et D. de dire: « C’est pas des espagnols c’est des Catalans ». Exact.

C’est lamentable cette soirée. Bon, et puis… Heu… Ah oui du fond de la salle des tambours. Puis la projection d’un diaporama montrant :

Ou des anarchistes condamnés à mort?

Ou des condamnés à mort?

Des morts c’est certain.

Et qui vraiment ne se sont jamais doutés qu’ils finiraient leur carrière au son de tambours guidés par un homme tambour -à-bonnet-méchant.

Oh comme il est en colère! Oh. Vite un Emoji-colère pour résumer ce que je vois. Ya pas d’émoji -Colère. Ya qu’un pirate, un pistolet, une bombe pour indiquer ça-le méchant. Merde..

 Il arrive  » sur scène  » et avec un marteau casse les miroirs, plaf, plaf. c’est vraiment ce qu’on appelle un coup d’épée dans l’eau. Oh, c’est un rebelle et paf et schlac… Mais qu’est ce qui vole? On est bombardés de rouleaux de PQ. On tremble!!!. Bon ; la lumière se rallume, on a déjà tout oublié, les conversations reprennent , les Emojis se recoiffent  et on nous indique comme à un tour operator la suite de la soirée.

Avec J. et sa grosse valise rose , on descend puis on attend pas l’orchestre. Je vois Serra se réajuster, remettre bien son blazer . Il m’est sympathique.

Nous on se tire. Je dis à Alix de saluer D. et D et nous voilà , bien contents devant une bière et des cacahuètes. On ne parle même pas de ce qu’on a vu.

Et moi, pourquoi j’en parle? Paeceque c’était une soirée sans grand intêrêt et que je suis intriguée par le type. Les sujets de ses films m’interessent

« There was a popular fete in the village. This is where I saw most of my personal mythology synthesised. I immediately realised that this was my personal Hairspray or Cry Baby. I only had to add a few details to complement the reality I saw in Madremanya.
Is it fiction or a documentary? At first it was fiction. That explains the artificiality of the interpretation and musical sketches. I hate documentaries. They are the perfect excuse for people with no imagination. But as the film is a portrayal of a world that has almost vanished, it could be considered a ‘document’. This annoys me a bit, because I consider myself an artist. I believe the film has at least three or four unforgettable moments of beauty, which justify the rest.« ( crespia )

Albert Serra tourne la rencontre entre Casanova et Dracula au château de Bourgon

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On boit deux bières, J. me raconte ses interviews, il fait très doux. Ya un type à côté, sorte de Saint-Laurent grosso modo qui est speedé. Onpense que son RV amoureux n’arrive pas. Il est super agité, traverse la rue comme à la rencontre de quelqu’un qu’il ne connait pas. Il a des clés de bagnole Mercedes… Puis on se dit que c’est plutôt un RV de dope.

J. et sa valise rose disparait .

Je retrouve R. au café du coin. On mange un truc et en rentrant j’envoie ceci à D.

« j’ai bien aimé le mec. mais il est déjà grillé par la médiocrité de son public ( nous tous dociles)  face à la médiocrité de sa performance . 
Autant d’indigence me rend triste. 
C’est très complaisant tout ça. Toute cette violence nécessaire et probablement sincère qui ne donne qu’une mascarade filmée et photographiée sous toutes les coutures. Les filles qui courent autour avec leur appareil photo, service presse et grosses caméras..
La performance ( de toutes les façons est une vieille lune obsolète) mais celle ci , si naive, autant qu’un spectacle de Pippo del Bono. Putain. les barbelés, le sang? Ca va…  Et toutes les images-diaporama de ces types qui du fond de leur vieux trou n’imaginent pas « ça ».
Ou alors on est trop vieux et on se dit que ce n’est plus concevable.

J’irai voir  » honnor de cavalleria » qui m’intrigue.
On s’est barrés tranquillement avec Jonathan et on a préféré aller boire une bière au bistrot derrière papoter et regarder les gens.
bzzz »

Wilde est un bifteck

C’était agréable ce moment passé à N.

Il y fait très chaud. Nous parlons en buvant un café ( moi deux ) et G.A m’emmène visiter la Bibliothèque en me racontant plein d’histoires des soeurs qui vécurent là, dans une sorte de Grey-Gardens à elles:

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J’attrape un livre jaune. Oscar Wilde. On le feuillète en souriant car il contient des « truffes » amusantes. Je ne savais pas ce qu’était une truffe: Ce nom désigne tout ce qui s’ajoute au livre: Billet de spectacle entre deux pages, notes, fleur séchée, dédicace etc…). Celle ci est bien et c’est presque le titre de l’exposition de Juin prochain.

« J’ai vu Wilde. Sa face était rouge comme un bifteck »

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J’adore ce genre de petite bibliothèque personnelle à étages et en boiseries. Rien n’y est vraiment rangé et un livre Pierre Benoit est rangé à côté de Baudelaire, ou d’un truc écrit en allemand. Beaucoup de livres d’art, d’architecture, etc.

Puis je me promène dans les salles, fais des photos des espaces, regarde le parc par la fenêtre. Immense.

G. me ramène à République en poursuivant le récit de ce qu’il découvre à la BN. Il me raconte aussi l’effroi au 104 alors que c’était encore « Les pompes funèbres générales » avec les cercueils rangés par catégorie, les chevaux etc. c’est immense en plus le 104.

Je m’achète un jus de coco et une petite bouteille d’eau. Des madeleines pas bonnes du tout.

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Comme je suis en avance , je me pose près d’une borne vélib. C’est super désagréable les bip bip. Je note deux trucs que disent des passants, commence un livre, regarde la vieille femme avec son chien et son chat et son drôle d’instrument à une corde.Elle a une longue jupe noire plissée qui doit en couvrir une autre. Le chien a une sorte de petit habit rouge déplumé, le chat idem avec un noeud blanc. Ca me fait penser à Vitalis…Je les ai déjà vus. D’habitude il y a un vieux aussi.

L’instrument ressemble à une gadoulka ( Roumanie je crois ) qui n’aurait qu’une corde et la façon dont elle en joue si on peut dire est si répétitive que je me demande comment elle peut le supporter .

Puis j’y vais…

Un ORTEIL GROS COMME UNE TËTE

J’aime le dimanche et je le détestais quand j’étais enfant.

En fait ce que j’aime maintenant c’est avoir l’illusion de vivre au rythme des autres. C’est à dire que le Vendredi soir j’aime sentir la décontraction des gens qui ne travaillent pas le lendemain ( pour ceux qui ont encore un boulot) et j’aime aussi « avoir fini ma semaine ». C’est un peu ridicule vu mes occupations, mais c’est comme ça. Je devrais m’inventer des vacances et RTT.

Ce dimanche est le premier jour de beau temps et de chaleur. C’est bon de courir au tennis sans gant à la main gauche, sans bonnet.

R. est parti faire les courses et ramène un troupeau de langoustines géantes. Je dis à V. qu’on est dans un film de SF et qu’on ne peut plus ouvrir les fenêtres tant elles sont immenses. La fenêtre est ouverte. Mais un Dimanche quand il fait beau que fait on? V. , au moment où nous partons m’envoie une photo des Buttes-Chaumont. Dingue . A 17h c’est full, on dirait une manif.

Jamais vu ça. L’horreur. Tous les jardins sont pris d’assaut c’est certain.

Tout le monde sort de son terrier.C’est l’invasion des Vivants-Vivants, la gloire du Pic-Nic ( je ne veux pas imaginer le Canal Saint-Martin.)

C’est affreux.

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On va à la fondation Cartier car je pense que Ron Muek intéressera R. C’est le cas.

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Celle ci est drôle car complètement creuse derrière. C’est un masque. moi je ne savais pas qu’il travaillait comme il le fait, à l’ancienne dirais-je, comme un sculpteur. Je me dis que c’est du Martin Parr en volume.

Que l’on aime cela ou pas on est quand même impressionné.Ca existe et ça n’a rien à voir avec le Musée Grévin!!!! En plus le mec ( oh regarde c’est lui là, boulevard Raspail!) a une bonne tête. Il y a un film projeté. J’en ai vu 20 mn. Il est bien.( On notera ma finesse critique: « Ca , c’est bien » )

Hop, le troupeau des travailleurs doit être à pied d’oeuvre. Je pars.

ADN au soleil

Je commence « les Mémoires d’un vieux dégueulasse ». Je ne sais pas quel est le titre en Anglais.( Notes of a dirty old man-1969 )

Pas de majuscules après les points et de la bière et du Porto partout.

Ce que j’aime c’est cette vivacité d’écriture sans « allumer les néons  » comme c’est traduit. Allumer les néons c’est faire de la littérature, c’est écrire comme on ferait si on voulait être écrivain et qu’on voulait mettre tout de son côté.C’est écrire en se disant je suis écrivain. L’exact contraire de ce qu’il faut faire. Pas facile, mais faut-il suivre son petit style?  Y a t’il des types d’auteurs genre Picabia? Des types qui tapent partout, se contredisent, savent être horribles, cultivés, insolents, peindre comme des pieds. Pas mal d’auteurs ont des warnings quand même.

Bukowski , j’en reviens pas de ses idées . Des trucs inattendus en permanence, des visions. Des choses extrêmes immondes, puantes mais on sourit souvent. Ce sont des récits désespérés et pas déprimants. Des bagarres toutes les deux pages. Du football Américain et du cricket, des filles aux jambes écartées, des types qui se branlent en picolant méchamment. Ca fait mal au coeur cette quantité d’alcool, de mauvais vin à capsules, de whisky, de tout ce qui passe. Ce doit être super dur à traduire.

Ces temps-ci , j’ai trop vu d’intellos. j’en ai par-dessus la tête de ces précieuses intelligences qui s’obligent à vous aligner des pensées plaquées en or. et par-dessus la tête aussi de devoir batailler pour m’assurer un espace de  liberté créatrice.c’est la raison pour laquelle je me suis si longtemps tenu à l’écart des masses, et maintenant que je recommunique avec mon prochain, je me dis que je ferais mieux de m’en retourner dans ma tanière. il n’y a pas que l’intelligence: il y a les insectes et les palmiers et les moulins à poivre.et dans mon souterrain, marrez vus , j’apporterai un moulin à poivre… 

Mémoires d’un vieux dégueulasse

Il y a des tas de trucs auxquels je pense en marchant et que j’oublie. Je me dis , tiens ça c’est plutôt drôle, je vais l’écrire et puis, pfft plus rien, comme le rêve de cette nuit qui était pas mal mais dont j’ai tout oublié.

Hier soir prenant à nouveau le RER , je me trompe et atterris à Bourg-la Reine. Sinistre cette ligne. Je descends et repars dans l’autre sens. Je croyais que V. se moquait de moi  en me demandant si j’était dans EXIL. Mais c’était vrai, j’étais dans EXIL et vu qu’elle m’avait dit de monter en tête et qu’en fait elle s’était trompée, j’ai du quitter la proue d’EXIL où je me tenais avec ma mauvaise humeur et remonter tous les compartiments pour être en queue. Mauvaise humeur parceque le train ne s’était pas arrêté à Gentilly et parce qu’un mec mangeait un fish.J’en voyais tout l’intérieur comme une doublure panée. La couleur était celle de l’or quand il est mal imprimé dans les bouquins. Avec une pointe d’orange en plus. Bref, au moment où je parle tout le monde même sur la banquise sait ce qu’est un fish-burger. Le sien avait l’air quand même mieux que ceux qui sont enrubannés d’une substance crémeuse avec des points verdâtres censés représenter des herbes…  Mauvaise humeur parce que dans le métro un type plein de percing ( le correcteur suggère pressing ) et qui sent la frite me corne dans les oreilles sa conversation. C’est trop. Je me rebiffe, suis franchement désagréable et le gars tout doux me dit:

« Mais vous pourriez le dire autrement! »

Il était sincérement peiné derrière ses crochets X. Il a cessé sa conversation « jte rappelle dans 5 mn « et il m’a donc  dit ça:« Mais vous pourriez le dire autrement! » 

Je me suis sentie un peu coupable  » de ne pas l’avoir dit autrement! »  mais je n’ai pas baissé la garde. Je suis restée odieuse et j’ai replongé le nez dans les cahiers rouges de Grasset. Mais finalement le plus grave c’était les frites. Cette odeur est plus écoeurante que la pire saloperie scatologique de Bukowski.( quoi que….)

On a beau dire, la banlieue c’est pénible même si…

Bref Le Bukowski rend les voyages en « transport » possible. On a ‘impression d’être dans sa gueule de bois et quand il cogne on a pas les gnons mais l’énergie du combat. On s’en sort propre et sans mal de crâne. On a des chaussettes impeccables, des vêtements possibles…

ADN

structure de l’ADN

Zero scandale

Quand on voit comment se comporte Bukowski en 80 chez Pivot, on se dit qu’on est loin du compte. Nous on vit zéro scandale ( je ne parle ni des Cahuzac , ni des boucs émissaires, ni, ni…)

Calme plat. Tout est immédiatement digéré. Pas de traces. Tout va bien.

Alors que je me préparais à aller à une conférence sur les Situationnistes à la BNF, coup de fil de ES qui me dit qu’elle va lire Echenoz aux Athévains.

Quand?

A 14 heures

T’es gonflé de le dire maintenant. Il est midi. Je dois aller… heu Je sens que je n’ai plus trop envie d’aller à la BNF. Et quand j’entends:

— »En fait, j’aimerais bien que tu viennes… » Je craque et m’exécute.

Et j’y vais.J’arrive en avance et me mets dans un petit coin pour lire. Une dame me propose d’écouter ça ou de voir ça ( c’est un WE Echenoz) et elle fait un peu la tronche quand je lui dit faire la grève des écouteurs et n’avoir besoin de rien du tout. C’est vrai quoi, je suis dans mon livre, bien calée contre je ne sais quoi. A un mètre les gens parlent et disent et culturellement s’expriment. Je vois en fondu mon Bukowski qui se lève et se tire de l’émission…. Quand j’y repense, certes il était saoul, mais faut le faire. Il fait un peu peut d’ailleurs. C’est quand même sur les doigts de la main que l’on compte les mecs qui ne se laissent pas faire. S’il vivait aujourd’hui, qu’en serait il?

Pas mal de monde. On repart ensemble, elle avec son bouquet et ses lunettes de soleil, moi avec mon bonnet gris et mon cache-nez. On a reparlé de l’émission. premier jour d’enregistrement le 13. Donc se voir le 9. Tout ce que l’on a fait nous semble loin. C’est curieux. Je prends un vélib et pédale  jusqu’à la maison

Exercices de méchanceté transilienne

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A chaque fois , je me dis que c’est le truc le plus palpitant du retour d’Argenteuil. Selon l’heure, l’intensité du plaisir dont je vais parler augmente.

C’est aussi une histoire de suspense trop peu évoquée et qui nous concerne tous. Enfin qui concerne les utilisateurs des trains pourris ou semi pourris de banlieue partant de la garde Saint-Lazare-je ne connais pas assez les autres.( quelquefois il y en a des neufs avec des beaux sièges rayés)

Le train lui-même:

Dans le meilleur des cas il n’y a pas trop de monde, et la porte des toilettes est fermée. Quelqu’un s’est sacrifié pour aller en arrêter le battement et la claquer d’un coup sec pour en finir. Il y a toujours un filet d’un liquide suspect qui progresse vers vos chaussures mais bon…Parfois il y a des trains d’un autre âge avec une tablette métallique et on s’imagine que là il devait y avoir un contrôleur d’un autre âge aussi ou on ne sait pas quoi.

Donc dans le meilleur des cas disais-je, il n’y a pas trois personnes qui parlent au téléphone dont deux qui hurlent, pas le mec muet qui vous pose à côté un porte clé avec un petit papier rectangulaire qu’on ne regarde plus depuis belle lurette. Il n’y a pas un mec qui a son butin sous le bras, à savoir le sac marron du MacDo qui est une véritable infection. Une vé-ri-table infection. C’est vraiment le truc le plus dégueu qui soit. En plus faut imaginer que ce sera ingéré en mode tiédasse, les frites étant les plus rapides à se transformer en buchettes jaunasses froides. Et si l’on imagine l’usine qui fabrique les sauces et ce qui s’y passe c’est le désespoir assuré. Il n’y a pas les 3 copains qui écoutent de la musique via le portable.

En revenant sur le dossier toilettes de ces trains, je suis toujours prête à remettre une médaille au mec qui en sort. Souvent d’ailleurs il en sort alors que le train n’est pas encore parti et il file sans un regard pour qui que ce soit. Il faut avoir un entrainement du type GIGN pour affronter ce local. C’est pire à mon avis  que de tenter d’éviter une mine anti-personnelle. Bref.

Bon , voyons mon cas. Ce qui me différencie des autres voyageurs c’est que j’ai un vélo.

Un vélo.

Plusieurs situations possibles. Il n’y a personne. C’est bon. tranquille. Train direct. Wagon vert si c’est possible et même pas la peine d’aller poser le vélo dans le petit réduit ( à côté des toilettes). Pas la peine de se faire un tour de rein à le suspendre. Entrer, appuyer le vélo sur la porte, s’assoir sur le strapontin, bloquer la roue avec un pied. Coup d’oeil circulaire pour voir ou est l’ennemi ( la fille ou le mec qui téléphone ou qui va le faire ) , ouverture du livre. C’est parti.

Deuxième cas. C’est blindé. Et tout le monde vous déteste vous et le vélo.

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Guy Debord

En toute situation, vous et votre vélo devez vous sentir le maitre du monde. Et froncer l’oeil quand au moment de le  soulever pour entrer vous découvrez la présence de deux intrus possibles :

1/ Un autre vélo, qui n’est pas forcément un ennemi, mais ça ne vous arrange pas quand même d’être envahie sur votre terrain. Et puis il va falloir faire des efforts de solidarité cycliste.

2/ L’ennemi absolu. La poussette remplie d’un enfant, et sa mère. Pire: La poussette remplie d’un enfant et sa mère et le petit frère qui tourne autour de ce paquet de gens, voilés ou pas, criant ou pas. Parce que ça prend une place folle et que ça gêne vos mouvements et l’accès à votre strapontin préféré.

Tout cela est valable pour la montée dans le train peu bondé. Ca emmerde tout le monde le vélo, mais on peut cohabiter.

Quand il y a d’avantage de peuple, c’est pénible mais assez jouissif. Le type qui s’est installé avec ses deux gros sacs dans le local vélo doit décamper et vous laisser la place. Parfois vous frôlez avec votre roue une jambe histoire de montrer qui est le chef-aux-pédales-dangereuses. Car un coup de pédale c’est super désagréable. Même douloureux.

« Selon l’heure, l’intensité du plaisir dont je vais parler augmente. » Je me cite…!!!

On arrive. Et c’est là où c’est vraiment délicieux. Deux cas encore.

1. Les gens se précipitent parce qu’ils savent que votre saleté de vélo va les empêcher de battre le record du monde de la descente qui ne mène à rien. L’idéal est donc de se positionner de telle sorte que le passage soit impossible et de continuer paisiblement la lecture du livre pour susciter l’inquiétude. Non seulement vous emmerdez tout le monde, là au milieu, mais en plus vous allez peut-être finir votre page avant de remettre le livre dans le sac puis enfin démarrer! Hé hé!!

Non le truc le meilleur ( et je ne gagne pas toujours ) c’est lors du retour vers Paris. De quel côté va t’on descendre??? Là est la question. C’est tout un calcul de probabilité parceque vraiment c’est pas facile à deviner. Il y a peu d’indices. On est certain que ça va être à gauche et puis non, la voie s’élargit à nouveau et le quai vous a filé entre les pattes et est passé de l’autre côté. Trahison. Non ce qui est délicieux c’est quand vous bloquez TOUTE la largeur de la porte avec le vélo appuyé et que OUÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ , vous êtes du bon côté et c’est vous qui allez ouvrir la porte et personne d’autre. Puis pour sortir , alors que les autres se tassent derrière vous comme des imbéciles, il va falloir effectuer une petite rotation pour libérer le passage de tout le monde. Tout le monde en question est donc obligé de recule , de perdre du terrain ( sauf un malin qui se faufile sur le côté ) et de faire gaffe à ses pantalons propres rapport à la roue.

Bon. Voilà. C’était ça mon petit plaisir du train. Il ne s’achève vraiment qu’une fois arrivée dans la rue. Car la dernière épreuve est la traversée de la gare elle même. Elle doit se faire sans hésitations, surtout le Vendredi soir ou aux heures de pointe. Il faut en deux mots foncer dans le tas et passer.

Sinon, vous y êtres encore au moment où j’écris.

Voilà.

Et plus exaltant que ces pauvres atmosphères transiliennes, ce machin de Patrick Neu fait avec des ailes d’abeilles…Ce que je préfère là-dedans ce sont les ailes elles-mêmes!

Capture d’écran 2013-04-13 à 11.56.21

Patrick Neu

Souvenirs d’un pas grand-chose

Finalement et bizarrement ce « coup pour rien » ce départ raté  me va bien. Dimanche donc grasse matinée comme jamais. Dimanche fin d’après-midi, un taxi jusqu’à Saint-Michel et  » on va à la Palette ? ». Pourquoi pas. Je n’ai jamais beaucoup aimé La Palette, n’y allais pas car c’était le standing au-dessus de La Charrette rue des Beaux-Arts.Un jour , c’était à la table de G. et A.M je suis tombée à la renverse ,ha ha je m’en souviens tout d’un coup…

On entre, vers la salle du fond. Pas grand monde. Alors qu’on s’installe à une table pour quatre, le garçon nous dit: « Non, mettez vous à cette petite table pour deux ».

Je sens la rage monter, lui dis que non on bougera s’il vient du monde. Il ne veut rien savoir et nous lui annonçons qu’on lui laisse toute la place… TOUTE la place et que nous allons au Flore.

La dernière fois que j’y suis allée c’était pour un déjeuner avant la projection aux Beaux-Arts et la fois d’avant avec E. et P.

Terminado.

Au Flore, ils ont un peu de savoir vivre. Et si ça blinde au moins on sait pourquoi. Je bois deux Pouilly et R. deux Bitter San Pellegrino ( un truc rouge et  vintage!!!)

Les chips sont atrocement bons ( nnes). On regarde les gens: Deux types homo genre les années 70 rue Sainte-Anne ( d’après ce que j’en sais!!) , grosses lunettes et gourmettes, poignets de chemises ouverts et mèches.Moi j’adore ça. J’adore au moins quand tout le monde n’est pas le clone de tout le monde. Le plus âgé du couple doit être la photocopie de sa propre mère . Un autre Monsieur à côté , atrocement vilain. Laid de laid avec des manches de veste trop courtes sur des manches de chemise trop longues  et qui s’attarde un peu sur une blonde classe ( enfin…) ( asse ) en face. On se demande s’il est comptable, ou quoi.Ou quoi. Il a une vilaine peau. On imagine des desquamations. Je ne sais plus ce qu’il boit mais il y va sec sur l’iPhone.

Qui sont les gens. Là est la question!!! Les 3 copines en faces se la jouent Champagne. Deux touristes à côté se demandent s’ils repassent par l’hôtel.

Nous on remet nos 4 pulls et on y va.

Et Lundi matin, en avant après ma journée départ , je fonce à vélo à A. munie d’un nouveau sandwich au comté. Je peins et peins et suis contente même si je ne suis pas entourée de sapins, même si E.et P ne sont pas avec moi….

Et ce matin idem. Départ sous une pluie battante avec un nouveau sandwich tomate et mozza.

Ecoute des trucs au sujet de  Zadie Smith et  David Foster Wallace dont je ne sais rien.

Je lis avec beaucoup de plaisir Bukowski  » Souvenirs d’un pas grand-chose« ,1982 pense à Fante, souris…

bukowski_1987_0.1

Bukowski 1987

Case départ

A.M m’envoie ceci:

Helene 2013-04-03 a la(s) 9.04.03

Je m’étais préparé un délicieux sandwich. Et j’ai roulé. J’aime ça. Rouler j’aime ça. Oui. Je ne pense à rien , je flotte, je regarde la tête du type que je double, la tête du passager de la voiture qui me dépasse. Ou devant moi. L’affolé qui me fait des appels de phare quand je suis déjà à 150, je m’en fous.

Je vais à mon rythme, me réjouissant de son impatience et de sa bêtise.

Au début soleil puis grisou puis SMS de E. qui me dit que là-bas on n’y voit rien, que c’est le brouillard. Comme on m’a piqué l’antenne de la voiture ( elle fait son dernier voyage et sera échangée contre une neuve ), je ne capte que des bouts de trucs et la captivante radio de l’autoroute, pleine d’indications, de conseils, d’astuces et de numéros de sorties…

Au bout de 200km, baisse de régime soudain.  » Probleme catalyseur  » s’affiche.

Merde je n’avance plus.

J’éteins. Je rallume. D’accord.

Calmement je prends la sortie vers une pompe à essence qui heureusement est juste là. J’appelle l’assurance qui me dit: « Trouvez un téléphone orange et appelez ».

Ah je le vois le téléphone orange. Juste là… . Mais comment je fais pour l’atteindre? Ou je fais un km , risque de me faire couper en 2, ou je dois traverser un fossé plein d’eau. En général dans ces circonstances on choisit le plus compliqué.

Soudain je vois les sapins, mon vélo, la cheminée et les livres s’éloigner dramatiquement .

Contre le compliqué, l’escalade et les chaussures trempées j’opte pour un conseil à la station service. Le type délicieux-le marchand de cholestérol- finit de vendre des produits qu’on connait tous, pleins de graisses et de sucres, toutes ces saloperies que l’on vend: Sandwich dégueu en pain de mie ( la version Enfer du tramezzino romain ), Mars, Lion, biscuits au chocolat, chips, liquides allant du turquoise au rose, en passant par le noir coca… Puis il s’occupe gentiment de moi et appelle qui il faut.

Je bois tranquillement un café en attendant la dépanneuse et en fronçant l’oeil car la tablette est pleine de miettes et le fauteuil d’à côté réparé au scotch noir.

Je ne sais absolument pas où je suis.

hotel_tatin

Voilà.Voilà mon sauveur.

Le gars est bavard comme une table. Fait son boulot. Grogne un peu. Me voici dans le camion.  Il ouvre une barrière autoroute.En route pour Délivrance!!!. Des chemins des arbres. Je m’attends à voir un gars trapu avec des grandes griffes dévorer un cerf cru ou ce genre de choses…  Là un garage. Au milieu de rien. Je me disais que j’allais louer une voiture pour poursuivre. Oublie. Bref. Je suis à La Motte -Beuvron haut lieu de la Tarte Tatin des fameuses soeurs. Le nom est engageant.

Un taxi se pointe pour me ramener à la case départ. Je revois de l’autoroute la Sologne, cherche sans trouver le nom de l’endroit où il y avait cette chasse quand j’étais enfant. Il y a une photo de moi à la ferme à côté d’un mouton. Où est elle??? Et puis vers 9 ans j’avais été rabatteur avec mon frère. Je m’en souviens comme si j’étais le Tourgeniev du Journal d’un chasseur. Je m’étonne qu’il y ait tant de forêts si près de Paris.

J’arrive vers 16 h ( à Paris…) et mon chauffeur a eu le temps de m’indiquer sa passion: « L’inconnu », l’au-delà, le magnétisme et tout… Le tunnel que l’on voit après la mort.

Ce que je vois ce sont les 350 euros qui s’affichent. C’est pour l’assurance.Ouf.

R. sort à ce moment là. Air narquois et pas mécontent de me voir de retour si vite. Il rit et se moque de moi. Je pose mes sacs et sors mon délicieux sandwich. Je le mange sur les lieux de sa fabrication: La cuisine, 6h avant.

Donc opération nulle!!!

Je ne sais pas trop quoi faire. Est ce que je repars demain, prends un train etc????

Non.

Je vais aller voir le film de Phillibert sur la maison de la radio au Cinema des cinéastes.

Mais je telephone à  R. qui a un coup de mou après la première représentation. Inquiétude. J’y vais . Emporte mon lecteur de DVD et des Preminger.

La loge, encore la loge, le meilleur des refuges. Plus tard E. m’envoie cette image et J. me dit qu’il fait 1 degré.

Bon. Je repartirai  le 29 avril et  pour cette fois-ci une bonne semaine.

Ici ce n’est pas une photo de l’au -delà mais de Saint-Bonnet le château !!!

saintbonnet

Aujourd’hui soleil…
Me lève à …. midi et demi… Non!!!!!!! Si.

Je lis Voyage à l’ile de Rügen et on sort se balader vers Saint-Michel.

Capture d’écran 2013-04-07 à 21.50.07

partir

J’ai retardé d’un jour. Je ne sais plus si j’ai envie de partir ou pas. Mon sac est près . Il n’y a plus qu’à monter dans la voiture.

Hum. J’emporte peu de choses. Le texte Nicole sur lequel je dois pas mal retravailler . Quelques films de Preminger. Quelques livres… Un dernier coup d’oeil sur l’ordi:

Interrogeant

une sorte d’oeuvre hardedge/ une interprétation Straight edge de l’espace.

Interrogeant

Interrogeant

Interrogeant

d’un environnement social

un mimologisme désignant

une wall piece

très low-tech

Interrogeant

 

 

Tirons nous!

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