Je veux repartir mais pas vraiment, mais si.

blanc&demilly

Blanc et Demilly

Je tombe par hasard sur cette phrase de R.de septembre 2012.

“R a prit son scoot, est rentré, dans sa grotte se cacher, entre l’envie de commettre un attentat et celui de s’exiler chez les Papous, se faire une soupe chinoise et lire Balzac !!!”

Un an après, ou il fait la tête ou c’est sa saison des grottes/

Je ne sais pas par où commencer. Déjà tout est déchargé. Ce n’est pas mal. La voiture était archi-pleine. Dans la rue, un nouveau salon de massage ( de quel type??? hum ), et un nouveau restaurant ” Privé de dessert” qui remplace un indien qui a dû faire 10 clients  en 15 ans. Sinon… Heu … Heu. La Maison des Artistes est la même et je dois bel et bien de l’argent. Zut. La fille était sympa.

Internet déraille un peu , j’ai l’impression.

Je réfléchis à l’exposition en regardant l’espèce de cagoule que V. m’a offerte.

Elle est vraiment bizarre. Puis je repense à ça: Et alors là, je souffre!!!

vue velo

Ca c’était , heu heu au col du Barracuchet où j’étais allée par les bois et les flaques, râlant ( moi râler qui a dit cela? ) quand je constatais qu’on avait “arrangé” les chemins: Où est l’énoooorme flaque que j’adorais? Et pourquoi ont-ils mis des cailloux là? Pour les forestiers c’est certain. Mais MOI…??? MOI et mon VTT aussi leste qu’un tracteur. C’est vrai, bazar, que ça monte par là! Mais l’honneur est sauf puisque avec P. on a grimpé depuis Montbrison jusqu’en haut en vélo de route cette fois ci.. J’appréhendais gravement. J’aimerais avoir un super canon de VTT et de route. Ceci étant dit , j’ai vu des images des championnats du monde de VTT… Ca fait peur dans les descentes…

Dans le midi, comme tout avait mal commencé, au début je n’ai pas lu. Impossible de me concentrer sur un demi Tintin. Si, pour me changer les idées et m’accrocher à quelque chose j’ai commencé à traduire un bouquin en Anglais , la bio de mon chéri Horace de Vere Cole. Mais j’ai usé le dictionnaire en deux jours. La flemme et le découragement sont arrivés: décidément non, je ne parle pas assez bien Anglais et je suis certaine que mes amis qui lisent des machins pas possible que je ne comprendrais même pas en Français , trichent!!!!

Je me suis rabattue lâchement sur le seul auteur qui ne demande aucun effort et vous emmène direct dans la brume, sous la pluie qui mouille, dans la gadoue, près d’un canal, ou dans une salle d’attente qui sent le tabac froid. Vous avez reconnu Siménon. Je les lis et les oublie sur le champ mais c’est une sensation délicieuse que cette lecture, le sentiment d’être bien à l’abri et de regarder se débattre des gens qui feignent, qui mentent… Les regarder remonter leur col de pardessus, pousser du bout d’une canne un papier, déboucher une bouteille près d’un feu dans la maison du Docteur de X… minuscule village Français, ou toussoter

Comme tout est allé mieux, j’ai fichu la paix à Ouimaisnon, comme l’appelait le petit Noah.

Il a plu cet été en juillet, tu peux le croire. Je ne m’étais pas aperçue, c’est U. qui me l’a dit,que je disais 1àà fois par jour” tu peux le croire”. Sans doute faut il ajouter un ton courroucé!

Alors j’ai mailé au secours à  A. à qui j’obéis les yeux fermé quand à ma demande elle m’envoie des listes de livres. Cette fois-ci: Sept contes Gothiques de Karen Blixen, Mémoires de ma vie morte ( j’adore ce titre) de George Moore, Martin Chuzzlewit de Dickens… quoi encore… L’Excursion des jeunes filles qui ne sont plus… ( Hop je le commande ) . J’ai un plaisir délicieux à commander depuis mon seul outil net, l’iPhone-le vieux , et sur Price des livres d’occasion , puis entendre la petite camionnette du facteur. Découvrir des paquets plus ou moins soignés, souvent plus d’ailleurs avec des timbres et une belle écriture, partis de petites villes…

Je n’ai pas lu tout cela. J’avais acheté sur PM un livre étrange que j’ai beaucoup aimé: Confessions du pêcheur Justifié de James Hogg avec une préface de Gide ( Pourquoi … Où ai-je trouvé ça??? Qui en parlait? Mystère, sais plus… )

Ah oui j’ai lu un bouquin pas fameux, sur les mariages Victoriens et ainsi regardé comment vivaient Dickens, Carlyle, Ruskin, George Eliot et Stuart Mill. avec leur dames ou hommes.

Ce qui n’est pas mal c’est la construction du bouquin avec “les” Carlyle ( Ça m’énerve quand on dit ” viens diner il y aura “les” Machins”) donc Jane et Thomas , qui commencent chaque chapitre.

Oups, elle est moche, elle me fait peur.

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