Allez

L'Arbre, de Pietro Ciafferi

L’Arbre, de Pietro Ciafferi 

Sans imprimante je suis mal.

Bon. là j’ai envie de retravailler vraiment. Après l’impossibilité à savourer le  » ne rien faire ». C’est pénible ça quand même. Grrr. Mais d’où me vient cette capacité à croire que le ciel est gris quand un seul petit nuage passe. Grr et re Grr.

R. est plongé dans les Ecrits de Renoir.

Moi la Saga Maeght. Le premier chapitre est pour le moins époustouflant. Ensuite on à envie de continuer … Je ne sais pas. On a envie de lire ça comme un polar et en même temps … Je ne sais pas ( bis )  si ça me passionne vraiment ou si ce ne serait pas plutôt de la curiosité déplacée. En même temps c’est intéressant de faire l complément avec ce que j’ai connu.

Familles , familles… Ainés … Hou là là. Partout le même bazar.

Artaud. Ho!!! Les dessins ( petits croquis de rien, machins) du livre. C’est quelque chose…

Je commence à pouvoir un peu réfléchir, pense à l’école… Note, ou me dis que je ne note pas….

 

Today, Liberace again

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Progressivement retrouver des journées normales sans trop d’angoisse. Pouvoir travailler. Pas trop. Deux ou trois heures pour ne pas perdre le fil.

Hier passage de M. pour bilan. Elle est formidable et heureusement qu’elle a été là pour me rassurer.

U. quand il est venu m’a offert un livre magnifique des costumes de Liberace. En fait j’aimerais que mes peintures soient des éléments de costumes dignes de Lib.C’est hallucinant de kitch, d’horreur, de pierres précieuses ou pas. C’est purement magique, la fourrure, les perles, les paillettes….Les sourires figés. Le bronzage artificiel, les poses, les plumes.

Je regarde Piertro Ciafferi, Furnes encore et le musée du silex de … Heu…

Profiter du temps comme il vient. Ne pas noircir tout. Ne pas être sur le qui-vive. Hum. Un programme.

Acheté un A . Dumas ( Je n’ai pour ainsi dire pas lu depuis un mois)

Reçu « La saga Maeght » de Yoyo.

Conversation sur la terrasse des soeurs Feles ( Madame Feles est au lit depuis longtemps avec ses plus de 90 ans).Les amygdales, l’appendicite, les plants de tomates, la rivière, les grêlons, la pollution, les « avant ».

Le hameau n’a plus cette même légèreté. J’adorais passer toutes les avant-nuits sur cette terrasse. Je ramène ce soir  dans mon tee-shirt des courgettes et des tomates. demain j’aurai l’huile.( On a joué au basket et Noah découvre Ulysse du haut de ses huit ans. Il vient me surprendre à la bergerie. regarde mes peintures {pas peint beaucoup cette année comparativement à l’an dernier } et repart son livre sous le bras.

Allez. Les pies au lit, j’entend un autre oiseau – répétitif.

J’adore la nuit ici quand tout va bien. Sinon, c’est la matin qui est plus difficile quand il faut recoller avec la réalité.

CA va.

Furnes

furnes

Je cherche des document à ce sujet et suite à un extrait magnifique d’un film de Boris Lehman où l’on voit les Pénitents noirs sous une pluie battante.

Hasard total, nous sommes le 29 juillet jour de cette fête .

Tout commence en 1625. Les potions des apothicaires ne peuvent guérir le père Jacobus Clou, gravement malade. Malgré de fortes fièvres, l’ecclésiastique part à Ackghem, en Flandre-Orientale. Il veut participer à une procession de chemin de croix et y demander sa guérison. Miracle ! Le religieux rentre guéri à Furnes. Le dévot estime ne pouvoir mieux remercier le ciel qu’en organisant une procession semblable dans sa propre ville. En 1626, un premier cortège nocturne sort dans les rues de Furnes, à la veille du carême. Mais en 1644, la procession du père Clou subit la concurrence. Les pères blancs organisent une procession similaire fin juillet, appelée « procession de réflexion ». Le père Clou a la brillante idée d’y introduire « ses » pénitents. C’est chose faite en 1646.

3 weeks

Ici depuis 3 semaines , je ne peux pas le croire.

Hier , recherché les images des Vaux de cernay pour monter la séquence  » enfance de N »

Là: Marché à vélo.

Hier J. nous a donné un bocal de pesto. Miam. Avant il nous a décrit le bar de la place en période de chasse. Avec le grognement des chiens, les « pan, pan » et les sangliers. c’était très drôle.

Je ne lis même pas. L’homme du lac? Il m’en reste 12 pages.

Toujours une sorte de mauvaise humeur en arrière plan.

CHINOIS

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C’est quand meme de l’ordre du supplice (enfin bon… oui , je sais , mais…c’est une façon de parler   )la nécessité de peindre. J’y vais à reculons c’est le moins que l’on puisse dire. Là. Là , maintenant je dois y aller. Mais j’angoisse à l’idée de voir ce qui est derrière la porte. Et il suffirait de laisser tomber, mais si je laisse tomber je suis de mauvaise humeur. C’est Compliqué ». La chaleur n’est pas très engageante. Pfff.

 

Grrr. Horrible. A m’endormir tellement ça m’ennuie de peindre. mais si je ne le fais pas ce sera pire plus tard…

 

BAT

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On a ri et crié en poursuivant la chauve-souris dans la maison. Elle était d’un noir magnifique, très intense avec des reflets prune ou violets. Elle s’est enfuie par la fenêtre mais le lendemain matin nous avons trouvé « ça ». Les fourmis en une fuit ont bouffé les ailes. C’est dégoutant. Berk manger des ailes de Chauve-souris, je n’ose imaginer  quel supplice ce serait pour nous.

U. est parti. Sur la route je m’arrête pour acheter une roue de vélo. L’horreur. Le monde en claquettes et ventre en avant. Je file à toute vapeur.

Arrivée de M. et E.

Corrections encore pour les B.A. Je suis très contente d’avoir les cours sur une seule journée du Mardi. Trop bien.

 

JOE

Avant de partir à la soirée Sosie Joe Dassin aux Mayons nous avons fait des prototypes de lunettes pour aller sur la place.

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ceci donnera le lendemain les « Bread-glasses », particulièrement prisées cette année:

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Emilio Tomaselli

La Tropézienne achetée et commandée par U. engloutie, on s’est un peu dépêchés car un show est un show et il ne faut pas rater le début que l’on soit à Vegas ou aux Mayons.

Je suis allée vérifier l’état de E.. Etait-elle venue sa belle étrangère? Ou était-il triste. Il était triste, prenant je frais sur sa terrasse avec comme compagnie sa petite radio.

—Tu viens , on va voir Joe Dassin

—Joe Dassin??? Il est vivant???!!… Non…. Je rentre..

—Tu ne rentres pas, tu viens.

Finalement hop, nous voici traversant les champs de chênes-liège  sous la lune, montagnes des Maures en fond. C’est splendide. Les Mayons…  ( dont les habitants sont les saute brugas -les saute-bruyères .

Le camions de Churros… On peut se garer là? On y va….

En fait c’est un repas et il y a vraiment du monde. Des grandes tables et une paella… Ils n’ont pas fini et sur scène il y a la petite beugleuse que j’ai déjà vue et qui depuis qu’elle à 13 ans doit en avoir 16. Elle est ordinaire. On s’assied sur les bords et il ne faut pas glisser sinon on se retrouverait à côté d’une tête de gambas dans une assiette en contre-bas.

La régie est à côté et il y a même une poursuite.

Nom d’une pipe, le voilà. Il entre. C’est lui !!!

joe fantôme

D’accord au stade où on en est, c’est plutôt son fantôme qui apparait. J’envoie cela à B.A qui était mon amie de lycée et qui avait des tonnes de disques de JD.

Bref le type extrêmement sympathique. Assez classe dans le genre avec sa chemise argent. Il est vrai qu’un coup de mistral aurait pu compromettre la « prestation », mais la perruque était bien fixée et ne rebiquait pas à l’arrière. Il doit néanmoins savoir qu’il ne doit pas grossir d’un kilo rapport au pantalon blanc.

Mais sans être méchante comme à mon habitude, vraiment il était bien le mec.

On a chanté comme des dingues et puis on est descendus devant la scène pour danser et lever nos bras. Moi j’avais mon sifflet pour ponctuer et pour applaudir.

On ne s’est pas ennuyés une seconde ce qui est souvent le cas dans ces spectacles de sosies ( Michael Jackson nous a bien fait bailler ).

Moi ça me fascine ces histoires de Sosie , des Mayons à Amphytrion!!! et résister à une photo ce n’est pas possible. Pas Possible.

La voici et il y en à d’autres!!!!

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Pendant ce temps à Gonfaron, une autre paella. ce n’était pas le même genre. C’était le repas de la paroisse. D. est venu me dire que l’eau que le boucher rajoutait à sa préparation était bénite et que les grandes spatules pour remuer le plat étaient les rames de l’Arche.

On ne dit que de âneries mais cela me convient assez bien. Il n’y a-certes-pas de quoi faire un dossier dans Art Press mais on ne peut pas tout avoir.

C et D puis F et C sont arrivés tard et nous ont proposé d’aller boire un verre mais on est rentrés bien sagement avant minuit. Sobres et très joyeux.

Les rêves de cette nuit étaient parfaitement Sadiens et atroces. J’en ai déjà oublié l’essentiel.

Je suis dans une sorte de couvent et j’y retrouve A. qui me pique les doigts avec une pointe de ciseaux qui est fichée dans sa propre main. Je hurle en l’insultant. A côté d’elle et silencieux, D.S est un prêtre sombre à soutane en velours frappé noir à reflets prune. Voici à présent et encore A. Sa main droite se termine en une machine coupante qu’on trouverait chez Bilal peut-être ou plus certainement chez Edwards . Je l’attrape à pleine mains et finalement me coupe.

Je pars en hurlant et en me moquant de D.S. Des placards, des corps, des espions…

Je recommence à travailler. Après 15 jours de vraiment rien…. Chaque jour trois heures pour commencer mais c’est pénible. C’est terriblement difficile d’avoir envie de peindre. Il ne faut jamais s’arrêter et on est malgré tout obligé de le faire. Mais la reprise est chaque fois horrible…

CHER JACQUES….

Notes

Jacques Damase est né à Brest en 1930. Il a ouvert sa première maison en 1948, alors qu’il n’était âgé que de 17 ans. Ce qui en faisait le plus jeune éditeur du monde. Dans les années 50, il fréquenta à Paris des artistes et gens de lettres, et se fit notamment un ami de Sonia Delaunay, ou encore de Jean Cocteau.Bon. Comme image je voulais insérer une photo de la terrasse hier soir. C’est à dire un fond noir et les quelques petites lumières sur la table après le repas qui créaient une intimité propice.

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la terrasse après le repas

Il fait très noir. Il n’y a que les étoiles car la lampe du hameau a grillé. J’aime bien cette atmosphère.

U. et moi , seuls maintenant avons commencé à parler de J. dont j’ai appris la mort hier après-midi. Aux Etats-Unis? Un accident?

Même si on ne se voyait pour ainsi dire pas, j’ai eu un choc. J’aimais beaucoup Jacques Damase.

Une personne rare et étonnante. Je ne sais plus quand on s’est rencontrés…. Il y a… Ce devait être en 85…

Si. j’entre un peu intimidée dans l’appartement du Parc Monceau où je suis invitée pour une  » réception ». J’aime bien le mot dans ce contexte. On ne dit plus trop « une réception » tout simplement parcequ’il n’y en a plus de ce style peut-être. On devait dire réception à l’époque des Bestegui ou des Noailles..

Appartement sur le parc, personnes élégantes. Une mondanité cultivée et , j’ai oublié son nom, ce garçon Anglais et souriant qui nous apportait le Champagne. Jacques m’avait accueillie avec son immense sourire abrité par un long nez. J’adorais Jacques  parcequ’il m’évoquait un monde plus proche des Ballets Russes que de tout ce que je connaissais. Il était une personne merveilleuse au sens où des moments de Merveille pouvaient exister. Extra-ordinaire… Il avait  un souffle, je ne sais comment dire. Il était un dandy et il était snob.

Jacques n’était pas n’importe quel snob non, il était un snob. Au plus beau de la signification du mot. De la signification pour moi.( car normalement snob est péjoratif, tendance Verdurin !…) On peut être snob en étant élégant, intelligent, drôle , singulier et profond. Je pense que Jacques était snob, comme Cocteau l’était. Bref, ça me plaisait infiniment. Je n’en ai je crois jamais rencontré d’autres. ( Allan est de cette famille aussi à la réflexion …) et la Comtesse Marcello aussi….

Nous nous sommes vus aussi à Venise en 86 peut-être. Je ressemblais alors  à ceci. Tout dans la simplicité! et sans insister sur  la chaleur accablante de ce jour-là!!!

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LN Venise 

Il était arrivé, je me souviens accompagné de P. et il portait un short assez court, roulé sur les cuisses et des chaussures montantes. Très élégant avec ses grandes lunettes et ses jambes musclées. A ce moment là il devait avoir exactement l’âge que j’ai aujourd’hui. Il m’impressionnait. On avait beaucoup ri -rire de bêtises délicieuses- et de farces sans conséquences ( j’avais ajouté à l’installation de P. une gondole en plastique et lumineuse que j’avais branchée) . Depuis j’aimais à me nommer l’Horrible, ou l’abominable HD , avec comme devise  » faire souffrir  ou mourir »….

Bref. Hier nous avons souri quand U. qui a photographié Jacques ( j’aimerais voir les photos) , me racontait que le jour du rendez-vous précédant les prises de vues, J. avait déclaré que seul Cecil Beaton l’avait « râté »!!!! Ca j’adore. U. disait qu’il était peu à l’aise après une telle confidence.

Je ne trouve pas de photo de lui. C’est bizarre. Juste cette petite image..

Et la voix …. Cette voix… Il parlait  » du nez » parfois. Toujours? Jamais…

On peut l’entendre converser avec Remy Yadan quelque part sur le net.

Le jour d’un de ses anniversaires j’avais souffert le martyre: Qu’offre t’on à Jacques Damase.?

J’avais cherché et cherché et j’étais arrivée avec un tout petit paquet.

—Oh…

C’était un scarabée très beau que j’avais acheté chez Deyrolle-avant incendie.

—Tu sais que j’avais un scarabée en laisse.?

Je me demande si j’ai inventé cette histoire. Un scarabée attaché par un petit lien d’or…

Il y eut des réveillons géniaux. Une fois même on avait raccompagné Maud Linder je me souviens…

La dernière fois que je t’ai vu Jacques, je passais en voiture sur le Boulevard . Je t’ai aperçu . J’ai ralenti et hurlé:

— »Jacques »!!!! »Jacques »!!!! ( et nous n’étions pas dans les Yeux sans visage )

Tu t’es retourné mais tu étais assez loin..

— C’est l’abominable Hélène, Jacques!!!

Tu as agité la main en un grand bonjour puis comme si tu  répondais au téléphone tu m’sa indiqué que l’on devait s’appeler….

C’est ainsi….

damase

(2008) vintage 14 juillet

13 juillet ( 2008 )

juil. 14e, 2008 | 07:21 pm

Lever ver 9h et gonflage des 4 vélos. Emilio et S. qui à dans le dos un tatouage bleu d’une main faisant un doigt d’honneur, s’attaquent au lierre qui envahit le côté de la maison. Moi je regarde leurs efforts pour entourer d’une grosse corde les racines, bouger l’échelle. Je découvre ensuite sur le mollet gauche de S. une sorte de de diable rouge qui « fait un doigt ». C’est décidément une passion.
X. attrape une brosse dans le garage et j’y découvre une tonne de coupes. Ce sont ses victoires de cycliste. Incroyable. Il dit avoir abandonné, détester le milieu et le dopage, être aigri.
Il ne veut pas trop s’étendre sur la question. Le plus grave dit-il sont les amateurs qui se dopent « comme des amateurs » et parfois meurent. Des tout jeunes types de 15 ans.
Sur la place le drapeau tricolore entoure le monument aux morts. Un citron pressé avec U. et R. et l’anchoïade du Dimanche offerte par T.
Un coup d’oeil sur Var Matin où nous cherchons nos vedettes « Hachu et Hervé », comiques locaux et garantis 0% dentelle. Mais ils me font mourir de rire tant ils sont ( assez et pas trop) mauvais. Pas trouvé. Ce soir bal et aujourd’hui corrida (?) à Collobrières. On n’y va pas. La maison est fraîche mais c’est bizarre, cette nuit il a plu. Jamais vu ça ici. Aujourd’hui des gros nuages au loin. J’essaie de ne rien faire, et prends beaucoup de plaisir à lire en levant les yeux pour dire une bêtise quand Y,C,M.T ou U. passent par là.
Je décide de mieux manger et du coup j’ai une envie de gâteaux de crème et de trucs comme ça. Hier une tropézienne est arrivée sur la table, made in La garde-Freinet. Hum Hum.
Ysé réécrit un peu « la princesse au petit pois » pour Camille et l’enregistrera tout à l’heure dans « la cabiote ».
J’ai sorti l’ordi et l’écran que j’avais commandé.
Je me demande si je ne vais pas ressortir le Tatoué et essayer quelque chose. Le bal. Le bal , et bien il n’a deçu personne. On a dansé comme des dingues et C. a fait une démonstration de ses nouvelles chorégraphies archi-contemporaines et assez dangereuses dois-je dire. Il crée quelques émules de moins de 10 ans, littéralement abasourdis par ce spectacle. Collision évitée , je ne sais par quel hasard et retournement de cornues et de planètes , par une sorcière qui devait suivre le spectacle depuis sa citrouille de video surveillance.
Emilio fait son apparition sur la place comme un grand rôle d’opérette. Poncho et sombrero. Egal à lui même.Peut- être un peu moins d’enthousiasme cette année. Un peu de tristesse. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les fleurs de la chemise d’U., le sombrero, le rhum ingurgité par Y, et les moulins à vent de C. ont fait de l’effet.

La place

Il suffit de se planquer derrière un journal et d’écouter. Les commentaires concernant Michael Jackson, ou plutôt son sosie à nez pointu, gant argenté trop grand, et tee-shirt trop grand itou- Eminence col V:

( Avec accent midi-toulon )

—Moi je pense, enfin je dis que bien que n’aimant pas particulièrement ce type de musique-Mickael « Djaquessonne »- et bé je dis que c’était pas mal du tout. Il faut le dire. Une mise en scène élaborée, oui. Deux danseuses « ensemble » et lui, qui allait de droite à gauche , de gauche à droite -souple le gars- et de temps en temps la fumée. Oué, il faut savoir apprécier les choses qui ne sont pas de notre domaine je veux dire »….

C’est vrai que le sosie était plutôt pas bon et sympa. J’attends avec fièvre celui de Joe Dassin qui se produira aux Mayons Samedi soir.

Passage de MT que j’ai raccompagnée hier. Je poursuis les Indridiason-il faudrait quand même que je commence à lire autre chose. Je préfère ceux dans lesquels Erlandur est au premier plan. L’homme du lac ( le squelette d’un home attaché à un émetteur soviétique ) commence bien. J’oublie tous les titres et toutes les histoires mais pas la personnalité de Sigurdur Oli etc. C’est vraiment bien écrit et très bien traduit. J’ai autant de plaisir à lire ceci que Siménon.

J’ai avec moi les Ecrits de Vitez: le tome Ecole.

Je prends des notes pour les futurs cours aux Beaux-Arts. Je crois que les choses les plus intéressantes, les idées rares viennent plus souvent de metteur en scènes et de réalisateurs et même de chef d’orchestre , plutôt que d’artistes. peut-être que je dis des âneries. Il me semble que c’est très instructif de lire les écrits de Renoir. C’est drôle et intelligent et … vivant. ce qui manque dans les écrits d’artistes c’est cette légèreté indispensable.

photo

Je ne la connais pas du tout, rien lu.

Hier en regardant Libé , j’ai trouvé une photo que je dois découper. Il s’agissait de personnes dans un camion. Elles fuient. On est à Gaza. C’est dire que ça ne rigole pas. Ma première réaction fut de me demander de quel spectacle il s’agissait en Avignon. C’est vrai. L’image est tellement belle, tellement peu réelle qu’on se dit que c’est une photo de plateau. Ca pose un sacré problème l’esthétisme documentaire, qui n’est pas un problème nouveau, mais quand même.

On a l’impression qu’il n’y plus de violences, plus de réalité. C’est étrange.

On a l’impression que tout est faux. Tout est suspect.

En désordre:

Arrivée à l’instant de mon USB Super drive. Je suis toujours étonnée de la beauté du packaging Apple. C’est blanc et c’est beau et simple

Pas encore travaillé

Pas trouvé le titre du tableau doré

Pas fait de sport

Peu mangé

Parfois une certaine mélancolie

La mer avant hier sur la plage habituelle qui jouxte celle en mauve ( voir tous les ans ) et qui me ramène dans la chambre de mes parents à cause de cette couleur effroyable. En plus ils mettent de la musique d’ambiance. Bilan on a envie de se sauver . On espionne un peu une tablée de « gens qui se marrent  » et la tristesse de tout cela c’est cette joie forcée, ces types qui font les beaux et la majorité qui tient mal « le rosé bien frais ». Blaireau-land avec moins de fric qu’à Saint-Trop mais la même idiotie.

Tout est très tranquille ici. Ici c’est l’enfer de la personne qui a besoin d’être occupée. Il ne se passe strictement rien. A. et P. reviennent du jardin et nous donnent des légumes délicieux, JP est passé hier et nous a emmerdé avec son fil à débroussailler mais on en rit avec plaisir, Emilio toujours très élégant sous son panama blanc passe avec son chien qui reste assis sur se pattes arrière et est irrésistible. G. est sur sa terrasse et tient le pilier ou est-ce le pilier qui le tient après une soirée qui a dû être arrosée… Les enfants de M. que l’on aime tant rentrent Mercredi. J’ai fait des beignets d’aubergine, de la bonne sauce tomate. Je rêvasse. A la mer. A la peinture. Au film à terminer.. A rien…

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 Sea Maid (Raymond Barger)

Berk comme c’est laid!!!

Le luc-en-Provence comme le Front National

Le luc en provence. La maison est à 7 km mais on n’y va jamais/ C’est moche le Luc. Les abords sont laids, nationale pleine de commerces pêle-mêle, du garage à la boulangerie artisanale, de la vente de cheminées à celle de pièces détachées, du club de karaté à la pompe à essence. Les ronds points moches.

Le luc. On se gare et on fait un peu le tour pour trouver une boucherie. La place est très belle mais elle a toujours été un parking. Plus on avance par la rue principale plus on découvre les magasins fermés, desertés, abandonnés. la pâtisserie que l’on a connue est un kebab aux vitres poussiéreuses: fermé. La librairie n’en parlons pas: fermée. L’autre boulangerie: fermée. Un petit magasin de « mode » est plutôt sympa tant il est désuet. Robes à fleurs et grand tee-shirt imprimé motif femme à longs cheveux dans le vent. ( bleu pâle )

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 The fog of war – Robert McNamara 

C’est désolant.

Tiens une boulangerie. Une petite dame est derrière le comptoir et une autre en visite est assise près des gâteaux.

—Ce pain s’il vous plait, je ne connais pas son nom…

—Ah… ce pain on l’aime bien chez nous, savez-vous pourquoi? Parce qu’il permet de poser sur une tranche le morceau de viande que l’on a fait cuire sur le feu, au moment des vendanges ou dans les champs …

Je me dis qu’elle ne doit pas être au courant de l’alimentation qui a changé, des « casse-crôutes « qui n’existent plus…

Peu importe, c’était bien cette atmosphère de bonbon fourré des temps anciens ( je ne sais pas si ces saloperies de bonbons de confiseur que je détestais, enfant, existent toujours dans leur beau papier brillant… )

Comme on n’a rien trouvé, il faut se rendre…. Supermarché Leclerc. La laideur partout.

On décide de ne même pas boire un verre là au coin. Et puis c’est un fief Front-National. Qu’ils aillent se faire voir.

Retrouver la place de Gonfaron et ses Bitter SanPellegrino rondelle orange… Saluer ici et là… Observer le physique trop maigre de l’un . Trop épais de l’autre… La barbe de celui-ci et le bandana démodé d’un autre encore….

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Le seul jeu qui ne m’endorme pas: Les dames

J’y joue avec les enfants de M. que j’aime beaucoup. Des gosses vigoureux qui inventent des jeux, se cachent sous un séchoir à linge transformé en cabane. Cette année, » le salon de lecture » se complète du « salon d’écriture. »

Ne rien faire- et déjà une semaine s’est écoulée. A peine lire ( bien sur il y a eu les trucs à écrire jusqu’à Dimanche dernier….) Et puis retrouver les Vaux de Cernay et ce que j’avais filmé, réussir à l’importer. Continuer le film sur Nicole et la séquence de son enfance….

Cette saleté de FCP X m’empêchait d’installer FCP 7. J’ai mis le premier dans un dossier sans titre et l’ordi n’y a vu que du feu….

Ouf!!!!

Hier première piscine , 1500m , et ce matin premier footing d’une heure, avec Noa qui me précède à vélo.

Ce soir le Mistral incessant s’est calmé. Passer aux Mayons chez les « saute-bruga » les saute-bruyères comme nous a dit Juliette, plus qu’octogénaire pince sans rire, originaire des Mayons , le pays des longues jambes (!!!). J’adore ces micro-histoires de territoire.

Les chênes lièges ont le tronc dénudé. Que c’est beau les Maures….

Hop… Indridiason. Encore.

YES

Je suis « en vacances!!! » Ca y est j’ai fini mon texte et C. a encore vendu un tableau!!!!!

Yoooooooooooooo

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Le ver est dans le fruit

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Je m’étais  promis de ne pas avoir internet l’été. Hum. J’ai craqué car cela devient impossible d’ennuyer les voisins en permanence pour l’envoi de photos ou de PDF.

Orange m’a « sauver » . Oui Orange m’a sauvée et c’est incroyablement simple et rapide comme installation. Au téléphone les gens qui doivent être sur la planète Mars où les salaires sont bien plus bas, vous expliquent presque trop bien!.

Bon je dois reprendre la rédaction de « mon projet pédagogique ».

Hier la première journée au hameau, grise et étouffante. Pluie et terre rouge. J’étais , crevée et perdue et obsédée par ces trucs à écrire.

C’est vraiment difficile de morceler artificiellement dirais-je des intentions.

Bon. Je crois qu’hier soir je ne suis pas allée plus loin que la page 1 du Lotus bleu. Pas trop de rêves cette nuit-si? Si. La précédente, les peintures dorées étaient la cause d’incendies étranges. Puis dans mon atelier les lampes soudain s’éteignaient et sur les murs étaient projetées d’immenses images, des grands tableaux  » de Musée ». C’était magnifique. Dans quel film voit on un chacal en feu? C’est chez Franju, non?Un chacal???Bon au boulot.

Non mais ça ne va pas bien. C’est un cheval bien sur. Dans Thomas l’imposteur:

franju cheval

C’est vraiment peu évident de changer de rythme. Je suis encore un pied dans les exposé et le concours des BA. Je ne pensais sincèrement pas que les choses filent si vite et si facilement.

Hier nous avons retrouvé la place . L’ordinaire de certains, le laisser aller d’autres, la drôlerie d’autres encore. Le Monsieur qui nous raconte et répète 20 fois que le spectacle c’est « son régal ». Qu’il aime « faire le couillon » et monter sur scène à la fête. Pour lui, le théâtre c’est cela, se déguiser en Russe avec un costume taille standard ou alors en danseuse étoile. Le déguisement est un costume. On est loin de Claude Régy !!! Mais c’est délicieux. Pas vu Guitare le ranger de chaises. Les enfants ne regardent pas les Français qui sont en train de perdre mais jouent au foot avec leurs maillots bleus et leurs coupes de cheveux.C’est celle là qui semble la première au Palmares.

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