EVERYMAN

« Il rencontre un homme habillé en noir venu des profondeurs de la campagne.Cet homme se présente en disant : j’étais d’abord un rocher, une grande montagne. Puis je suis devenu un arbre immense; J’avais autour de moi des autels et des prêtres. Puis je suis devenu un lion et je terrorisais la savane. Maintenant je suis un homme et mon nom est Dante »

Carlo Ossola d’après Victor Hugo

Dante comme exemplaire humain qui concluele parcours de l’évolution

Ezra Pound / TS Eliot / Joyce lecteurs de Dante

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André Debidour ( suite )

ventoline

ventoline

On devait aller au théâtre. Et R. n’a pas bien dormi me demande si ça m’ennuie de « remettre ». Youpi me dis-je en rentrant de faire des courses au coin. ( Je n’étais pas retournée au supermarché du coin depuis les vacances d’été.)

Donc casa. Chouette. J’aime de moins en moins sortir en fait. Sauf avec des amis très proches.

J’ai travaillé à A. depuis 11h jusqu’à 18h. Rien de terrible. Posé sur le fauteuil des choses qui m’empêchent de m’y asseoir. ( La correction automatique demande une vigilance extrême. On voit nettement le conventionnel du langage avec impossibilité d’argot ou de nouveaux mots…. )

En rentrant quelques SMS et un mail arrive alors que je regarde mon iphone dans la cuisine.. C’est un commentaire WordPress concernant cette page de 2010

« J’ai vécu la même chose au Mont-Dore en costume de feutre blanchâtre…Votre Docteur, était le Docteur André Debidour, mon oncle. Celui de la photo au milieu effectivement mon père chirurgien, Henri Debidour à Saint Pierre et Miquelon. Henri était né en 1907 et André en 1909. »

Ca me fait très plaisir et je trouve dingue que la vie puisse se reconstituer ainsi. Des bouts qui surgissent. Un homme qui m’a soignée et fait dessiner. Là en live pour ainsi dire. Qui est Sybille au nom parfait dans cette affaire !

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Le matin j’avais RV aux Beaux-arts ( c’est assez désert cette école parfois-on dirait le souvenir que j’en ai sans les gens )

J’ai proposé 3 trucs pour les voeux: Une image plutôt de documents au sol/ proche de ce que je propose aux étudiants, une image ou je montre , visage masqué un personnage dessiné sur du plastique transparent, une image ou je baisse la tête en mettant mes doigts de chaque côté de ma tête pour faire les cornes et à côté est écrit New Teacher. Ils ont choisi la 1 et la 3 qui les a fait rire.

Hop un café à la palette où je feuillette le livre que vient de me donner Nicolas. Editions des BA: Monory. Tiens à côté il y a Klasen qui parle de lui et d’expo; Je n’aime pas beaucoup Klasen. Je n’aime pas son travail. Et lui non plus je crois. Mais je ne le connais que de loin.  Bon bref et j’étends la dame face à lui qui dit assez fort:

Regardez ce que lit le garçon à côté … C’est drôle.

Je ne bouge pas d’une oreille et à l’intérieur je fais GRRRRRR. C’est ENCORE moi le garçon! Je lis Monory.

Monory c’est quand même plus rock que Klasen. J’aime Monory. Le type, son dandysme, sa voix. Je regarde  un peu le livre ce matin ( éditions des Beaux-arts de Paris )en buvant mon café. Il y a des textes super. Il dit des choses intéressantes. Simples. Humbles ( c’est un vieux mot Français humble !!!!)

A arrive en retard. Au téléphone :— Je ne sais plus où je suis…

Uns quiche et un délicieux sandwich jambon pour moi.

Après avoir montré à A., la vitrine chez Pièce unique où l’on voit ce que je décrivais hier ( la femme à barbe de Sorrin et qui me plait ) nous sommes passées à la galerie. C’était fermé ( d’ailleurs toutes les galeries ont un air d’abandon et d’ennui/comme un temps qui se finit et ne sait pas ressusciter)

Bref par la vitrine on voit les boites de Sorrin et là c’est super moche et daté; on dirait des objets anecdotiques et amusants à vendre. C’est le cas. On passe. Direction La Monnaie tout à côté. J’aime McCarthy. Mais là c’est très ennuyeux cette fabrique de chocolat. Et puis, c’est un peu short:

Ya que ça ? 

Oui ya que ça. On se photographie devant le grand miroir face à la sortie. En fait le miroir est ce qui m’émerveille le plus dans cette boite de chocolat ou des jeunes gens à perruque blonde ( plus gracieux je dois dire que le désagréable Guillaume Dustan reçu par Ardison avant sa mort qui surviendra en 2005 ).

A. achète chez un bouquiniste des planches représentant des oiseaux. Et je décide de l’emmener au centre Pompidou pour y voir Boiffard.

Après je file, je te laisse d’accord? Je vais travailler. Et on se retrouve vers 19h

Ouf. Enfin une exposition digne d’intérêt. Dès que l’on rentre on se sent en terrain  » intelligent  » et sensible. On se sent à l’abri de la médiocrité mais aussi on recule dans le temps.La présentation est fine et peu démonstrative. Tout y est juste et sobre.

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Vélo. Respirer. Savourer tout. Réfléchir car je suis dans ce trou, dans cette trappe où il ne se passe rien et où je ne sais quoi faire. Peindre, ne pas peindre. Peindre quoi et pourquoi et Merde. Et quoi faire d’autre et….

En rentrant je vire et tourne. L’ordi. L’ordi. La barbe.

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Je trouve enfin sur le site du collège de France un type étonnant qui parle des Ménines. C’est Francisco Jarauta. Il raconte bien, prend des temps, montre des détails, parle du tableau représenté et dont on voit le dos, qui  a la mesure exacte du vrai tableau.

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Est ce que c’est Daniel Arasse qui parlait d’un anneau au doigt d’une des Ménines. Maria Barbola?

Il parle de l‘Aposentador. De la chambre du roi et du fait de pouvoir y entrer. Il parle de Velasquez qui  » ne dessine pas « . Il parle de Poussin qui disait que Caravaggio était venu sur terre pour détruire la peinture. Et de Théophile Gauthier qui demande Où est le tableau!.

Bref. Je suis bien-je stoppe un instant et vers 19h prends un verre de vin. Parfois l’accent espagnol de Jarauta m’empêche de comprendre, mais c’est vraiment intéressant. Je vais partir d’ici une heure. Puis je me dis que cette invitation, à quoi bon? Ca me barbe. Boire et parler. Ca va.

Libération totale. Je décide de rester à la maison tranquillement. Ah, c’est bon ça.

 

 

 

 

Je m’étais trompée de jour pour l’expo Jeff Koons et y avait donné rendez vous à 3 amis. Me suis retrouvée sans le bon carton. Le VIP quoi. Le VIP je ne l’avais pas. On a ri à l’entrée, moi j’ai dit vous me laissez passer et on n’en parle plus. On en parlerait encore si José Alvarez n’était pas arrivé sur son cheval blanc et ne l’avait laissé entrer avec lui.Dans ces cas là ( quand on ne peut pas rentrer il est intéressant d’avoir sur soi le regard dépourvu d’humour des élus « qui en font partie ». Je déteste l’idée de faire partie de quelque chose et du « entre soi ». C’est détestable non? Et quelquefois ne le » pratique-jejejejejee » pas?

Photo sur le podium en arrivant tant qu’à faire. Tant qu’à y être… Bises et bises. Puis je regarde, là-bas les butineurs car voici Fleur Pellerin, Bernard Blistène et mon ami Jeff. Il est parfait. L’exposition m’émerveille en ce qu’elle suscite pas mal de mépris chez les gens. Moi j’y vois notre portrait.L’argent, le lisse, le clinquant. JK, chef d’entreprise ce n’est pas aussi simple.Et tout ce bordel précis, impeccable et si clean. Je me dis que c’est la collection dont aurait rêvé Liberace. C’est pour Liberace. C’est le miroir de sa collection de costumes si kitch. Comment peut on supporter tant de laideur ( fair is foul, once more…. Non?). L’ensemble m’est sympathique parce que les gens pensent  » que ce n’est pas de l’art » …

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et que lui pense que » les gens sont des ready-made » ( le Figaro/ interview).

Je me demande dans quel sens il le dit. Sommes-nous des ready-made observateurs de produits de l’industrie de l’art, sommes nous un objet quand nous regardons. Sommes-nous l’ombre de cet objet ou la quatrième dimension de celui-ci qui serait alors notre ombre. Sais pas.

Je repense soudain et pourquoi donc… aux magnifiques petites phrases ( il faudrait les copier ) du Neveu de Wittengenstein. Lors de la description du jardin, du parc entre les deux pavillons. Les écureuils dans les arbres emportent les mouchoirs blancs des malades des poumons. Dans mon souvenir, il n’y avait pas d’écureuils mais des mouchoirs blancs tachés de sang des phtysiques.

Je repars dans la porcelaine dorée, pense aussi à un petit service hideux que j’avais acheté: Un éléphant assis sur son postérieur la trompe vers le haut. C’est une carafe argentée dont le bouchon est un ballon brillant et multicolore. Et l’éléphant siège au milieu de petites tasses à alcool. Abominable comme le Michael Jackson doré!!!.

On sourit mais pas tant que ça. Pas tant que son sourire à lui, impeccable comme un dentifrice neuf et bien mentholé. X. veut sa photo avec lui…. Il suffit de demander. Il est affable. Il sourit encore. Il répond. Il est calme. Il n’est pas cynique. Il est sympathique. Il ne se prend pas pour l’hyper star qu’il est. Adulé, détesté. Chaque fois que l’on parle de lui, c’est en dollars. Je pense qu’il est plus intéressant que toutes ces sottises.

Passée voir Sturtevant, je baille. Je baille partout en fait. Hier je me suis quand-même amusée face à la vitrine de pièce unique ( alors que je n’avais qu’une demi-heure d’arrêt aux BA). Donc en passant et en devisant je suis attirée par un reflet, une image. C’est une femme à barbe rousse? En cuissardes et combinaison léopard qui me regarde comme vous pouvez l’imaginer: Oeil aguicheur alors qu’elle regarde aussi son téléphone blanc. C’est une projection de Pierrick Sorrin dont je ne suis pas une adepte. Mais là, ça marche bien. Je colle mon nez à la vitrine, et découvre un miroir en biais. Je ne sais pas trop commence ça marche ces trucs à la Mélies, mais ça marche.

Je reste un moment. Ca m’amuse.

Envie d’aller voir Boiffard.

Temps d’automne 100 pour 100.

Hier , ce qui pouvait être une corvée était sympathique.

decor humain

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Au moment ou je ferais mieux de réfléchir à la carte de voeux pour les BA, sur le FB de Julie je trouve un lien vers la pièce de Jerome Bel pour Veronique Doisneau danseuse de l’opéra ou plutôt « sujet ». C’est un peu maniéré mais intéressant puisque c’est un spectacle qui parle d’adieux à la danse et qu’à l’opéra seules les étoiles font leurs adieux. Vers 40 ans.

2005

C’est intéressant ce point de vue du corps de ballet, c’est à dire du décor humain qui sert à mettre en valeur les étoiles. Elle parle du Lac des cygnes si je ne me trompe, et des longs moments à l’arrêt pour construire ce fameux décor. je n’y avais jamais vraiment pensé en voyant cette chose sublime dans son genre. Mais lorsqu’elle  dit, avec une certaine amertume que lorsqu’elle est elle  immobile  parmi ces 32 danseuses, elle a envie de hurler ou de quitter la scène, c’est terrible.

— »Pour nous , c’est la chose la plus horrible à faire. »

 

danse veronique doisneau

Life goes on et bricoles

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FIN

Avant de le (re) donner à C. pour dernier contrôle.

Il faut penser dès maintenant aux sous-titrage en Anglais dont je ne me sens pas capable.

Cette semaine, je reprend la forme. Tennis plutôt bien Lundi midi. Pas de nouvelles de F. donc toujours pas de cours.Ca me manque. C’est le seul moment où j’écoute et m’exécute. C’est agréable et ça détend.

J’ai donc repris le montage. Soudain ça allait assez bien. Une sorte d’évidence, des coupes évidentes à faire etc.

Néanmoins j’ai du mal à appeler et a répondre aux messages.

Mardi école. Agréable. Le matin Moreau et l’après-midi fonds Maciet comme le 4 nov.

Le groupe du matin semble plus dynamique.

Ces endroits sont vraiments fabuleux.

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le soir invitée par A et D chez Benoit qui est un très bon restaurant. On ne se connait pas bien car on ne s’est jamais vus à 3. Quand ils ont suggéré d’autres invités j’ai dit que je préférais ce petit comité ( qui évite en quelque sorte la conversation qui est la chose la plus chiante de la terre il faut l’avouer ) Et si pour amorcer la soirée on n’échappe pas à quelques trucs, c’est tout de suite plaisant et intéressant.

On fait d’ailleurs la fermeture!!! et dehors on poursuit la conversation alors que quelqu’un baisse le rideau de fer!.

Hier Mercredi, Arg assez tard. C’est R. qui m’y pousse et il a bien raison. Ouf le chauffage démarre  et j’entreprends le RANGEMENT.

La voix immense d’ES est toujours là.

Zut. Pas appelé J.

Je ris des mails de U. dont c’est l’exposition ce soir et j’avouae qu’il est seul à pourvoir découvrir Tiny Tim!!!

Tip Toe Through The Tulips

Photo

famille

C m’envoie cette photo. A gauche ma grand-mère Jane qui a un fort accent du Sud-ouest. A côté mon grand-père que je n’ai pas connu. Qui est la petite fille et qui est l’homme au chapeau qui ressemble tant à mon frère ainé? Qui sont les deux autres? Où est-ce?

Ce qui est curieux c’est aussi ma ressemblance avec cette enfant. Est ce que l’homme à l’enfant et au chapeau serait mon père et sa soeur? Mystère.

Ce que je conseillais à C. est d’aller « interviewer JJ, car il a une mémoire parfaite de tout. Moi au fond, je ne sais pas grand chose.Car j’oublie. Si je pense famille, ce sont les petites villes de Riscle sur Adour, Payrus massas ( ortho ? )En fait c’est Peyrusse-Massas ( Région: Midi-Pyrénées, Département 32: Gers), Voisinlieu..

Autour de Peyrusse, ce ne sont que fermes et foie gras.

J’ai le souvenir de la famille Padère, ( d’une chaleur terrible qui nous faisait accélérer le pas en traversant la grande cour-rapides comme les poulets), de l’entrée dans la ferme-on ne voyait tout d’abord qu’un espace noir qui rendait nos pas incertains, puis la longue table se dessinait et aussi ceux qui déjà étaient assis, manches retroussées, serviette en haut du cou. Prêts pour la soupe le midi avant de repartir dans les champs, vignes etc… Le mouchoir à carreaux et les peaux foncées et mates, les rides profondes.

L’obscurité à l’intérieur, les papiers tue-mouche que j’ai toujours aimés dans leur tortillon jaune et poisseux. Piège cruel pour qui si colle les ailes ( et parfois les cheveux !)

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A Riscle il y avait les arènes et la petite maison des Nalis. En longueur, sur une place que je cherche sur Google map, mais impossible de trouver. Les habitations étaient identiques . Les toilettes donnaient sur la rivière. Ca semble être le moyen-âge. Ce qui me plaisait c’était les balançoires métalliques.

Qu’est ce qui m’amène à ces flash-backs? Ah oui la photo.

Cette semaine, Valenciennes. E.D est charmante et très sympa. Le Musée vide complètement vide est impressionnant. La ville est d’une grande tristesse et il pleut des cordes. Ca m’étouffe, me fait penser à Amiens, Beauvais…. Brrr.

Hier soir pour aller chez MT, l’enfer. Sur la ligne qui dessert le Stade de France il nous faut attendre une heure pour pouvoir monter sans être écrasées. Sans se battre.Car  à la vue déprimante de types déguisés en bouteilles de bière, je deviens féroce. Ils ont leur  packs de bière à la main… Posent les canettes vide sur le quai et j’interviens. Ils ne mouftent pas et ramassent : »Apologize… heu » …

On décide de ressortir boire un verre et de prendre notre mal en patience. Les gens sont transportés comme du bétail, mélange de ceux qui bossent le Samedi et n’en peuvent plus, de ceux qui vont au match, de ceux qui rentrent après les achats du WE. Mais comment peut on se tasser de cette façon.

Au retour évidemment on les retrouvera avec leur maquillage tricolore et leurs cris.

Mail très sympathique de Bertrand Bonello suite au mien et concernant l’oiseau.

Paris Photo. Passée vite fait le soir de l’ouverture. Rien regardé. Bu un verre avec D. Restée sur le stand de la galerie.

Ca va mieux.

Ca avance

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Côté Centre Pompidou, ils sont plus que corrects, font retirer les affiches et mettent un copyright.

Très gentils. Je leur ai dit le caractère non agressif de ma démarche, étant convaincue que personne n’y est pour rien, que personne ne s’est posé la question de cet oiseau arrivé on ne sait comment sur le plateau de Bonello. La faute à Bibi qui n’a pas fait faire de contrat etc…

Pour le reste c’est en cours. ( Plus plus tard )

Passée chez J.A pour le coffret à réaliser.

Toujours pas travaillé. terminé le Villa-Matas, relu, l’image dans le tapis dont j’avais tout oublié, feuilleté « Mythologies »: Harcourt, les Romains au cinéma, la Citroen… Regardé Borges sur le site de l’INA. Céline aussi. Regardé le début de Promised Lands. Acheté le livre de Patti Smith.

DH me propose d’ouvrir ses séances de cinéma au Jeu de Paume ( Thème: l’excès ) J’en suis touchée mais dois refuser. Il s’agit de cours de cinéma et je ne me sens pas du tout légitime. Je ne suis pas cinéphile, tout cela sera trop  » à ma manière  » et les étudiants ont besoin d’autre chose.

En parlant d’étudiants, cela m’a amusée de les « jeter » dans le Musée Gustave Moreau l’autre jour!!!. Il est vrai que c’est déboussolant et que si l’on n’a pas de notions de mythologie, d’histoire et de Bible… Hum hum. Dur ( je ne parle même pas des Métamorphoses d’Ovide ) Il y a du boulot.

Tout à l’heure suis passée devant ce qui était « L’auberge de la perdrix rouge » ( en fait c’est un hôtel pas terrible ) dans le haut de Belleville et à ce  moment là passait une grande fille blafarde, une sorte de morte -je me suis retournée pour la regarder monter la rue-mais évidemment de dos sa pâleur et ses yeux cernés de jaunes d’or n’étaient plus là. Impressionnant.

De télégraphe j’ai marché en m’ennuyant de la tristesse des rues et du boulevard. beaucoup de prostituées Chinoises à mon étonnement vers la rue du Buisson je ne sais quoi.

Je trouve qu’il n’y a rien de plus triste que les endroits où l’on mange des kebabs. J’observe par la vitrine, la viande qui tourne et les serveurs en veste blanche. La clientèle-toujours la même d’hommes à la peau foncée et aux baskets éculées. L’odeur qui s’échappe par la porte. Le papier qui emballe tout ça. Le plastique des bouteilles de sauce. Les frites…

Théâtre

C’était un plaisir de voir la pièce mise en scène par Ladislas hier soir. Surtout qu’en matière de théâtre on avait assez souffert cette semaine.

Au théâtre de Paris, Adjani est une catastrophe. Une pièce fade qui serait un bon synopsis pour « Plus belle la vie » , une mise en scène nulle, des vidéos qui ne sauvent pas le vide mais l’accentuent, et une Adjani maniérée et mauvaise il faut bien le dire. Des noirs et des noirs et de la musique pendant ces noirs.La pièce est  un peu comme les jouets pour enfants qui sont emballés dans des grandes boites pleine de rien.

Il faut le remplir ce théâtre de Paris et sans être devin…

C’est plutôt triste d’ailleurs. Je n’ai rien contre I.A, mais vraiment on était consternés. Salle mezzo, très mini-standing ovation par politesse dirait-on, face à l »icône »

Baillements.

Se sauver surtout.

Hier la Sardegna. On y croise JW et C et d’autres.

Sans rapport avec ce qui précède:

main coupée

REVEIL?

Je me suis conditionnée pour croire que je pouvais jouer au tennis ce midi.

Pris le métro. F. m’attend à Universités et c’est parti. Je serre les dents. Mais je tiens et même ça me réveille dirait-on.

Presque deux heures ( mais je m’arrête régulièrement). Au retour, Villa-Matas ( Paris ne finit jamais) perturbé par ma voisine qui textote comme une dingue sur un écran très grand puis attaque un jeu, puis retextote. En face de moi même scène jouée par un homme. J’essaie d’oublier ces mouvements nerveux et quand je vérifie sans le vouloir que ma voisine continue ou pas, je vois que son téléphone est remplacé par un petit carnet à carreaux.

Elle y trace un tout petit ovale au crayon. Avec d’infinies précautions. C’est saisissant le contraste entre sa frénésie d’il y a un petit moment et ce calme appliqué si soudain.

Puis elle en gomme une partie avec application puis reprend doucement les contours courbes et géométriques à la fois.

( A l’instant me vient l’image de la Jasserie des Garniers en altitude -pourquoi? Aucune idée. Rien à voir avec les ovales.)

Plus tard il y aura deux ovales. Des yeux? Je ne le saurai jamais. Mais est-ce la preuve que le dessin calme et guérit!!!?

proust dessin

Proust / dessin

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