Notes Borges

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Pendant que nous dormons ici, nous sommes éveillés ailleurs et ainsi chaque homme est deux hommes p32 Tlon Uqbar Tertius

Eleatique (é-lé-a-ti-k’)
École éléatique, école de philosophie fondée par Xénophane de Colophon, et dont les principaux représentants furent Parménide et Zénon, tous deux d’Élée, et Mélissus de Samos. Elle admettait qu’il y a deux sortes de connaissances : les unes qui nous viennent par les sens et qui ne sont qu’illusion ; les autres que nous devons à la raison seule et qui sont les seules véritables.

Tous les hommes qui répètent une ligne de Shakespeare, sont William Shakespeare

Toujours est-il que les textes que Borges choisit d’écrire au sortir de sa convalescence s’orientent pratiquement tous autour d’un même thème : l’évocation de livres ou d’auteurs inexistants, imaginés dans son propre esprit.

Les écureuils et les mouchoirs blancs

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J’ai terminé ce matin la relecture du Neveu de Wittgenstein et c’est vraiment un livre magnifique. Le personnage de Paul est si finement tracé qu’il est assis dans la pièce où je lis et me regarde d’un air un peu hagard, dans son habit fait sur mesure. Il n’a pas encore fait irruption dans la bijouterie de son frère pour y exiger « la perle ». Comme de tous les livres que je lis, il ne m’était resté que peu de choses. Surtout j’avais été frappée par la description du jardin de l’hôpital. Les  écureuils et les mouchoirs blancs.

Je hais le correcteur automatique

ade-virgilio

Ca faisait du bien de rentrer depuis Gambetta-Hôpital Tenon à vélo. J’arrive à l’instant;

S. en réa. Une fois de plus. Hum. Pas terrible et il souffre. Moi je m’y mets et sens que je vais tourner de l’oeil/ vous auriez un sucre?. La honte!!! dans cette pièce pleine de tuyaux et de bipbips et de courbes de couleurs et de je ne sais quoi encore. J’annule le RV avec Anne. je n’y serai pas à temps c’est certain et puis après ce genre de séance, retour bercail. Je croise  J et E qui arrivent. Oui le vélo et le froid font du bien. ( plus de bien que Thomas Bernhardt que j’adore mais qui ne remonte pas vraiment le moral dans ces circonstances pourtant familières!!!!)

« Depuis plus de dix ans, je n’accepte ni prix, ni titres, et surtout pas, bien entendu, votre grotesque titre de professeur. L’Assemblée des auteurs de Graz est une assemblée de connards sans talents. »

Le grand art est un processus horrible mon enfant ( TB/Le faiseur de théâtre )

Bref je ne sais pas pourquoi en poussant la porte je me demandais ce que je dirais à Marcel Duchamp si je le rencontrais là maintenant? Passons. On peut imaginer d’autres rencontres comme celles que l’on ferait aux Enfers si on y descendait, ou celles qu’y ont faites Ulysse, Enée, Thésée etc.

Ce sacrifice aux dieux infernaux s’est déroulé dans une « caverne profonde, monstrueusement taillée dans le roc en une vaste ouverture, défendue par un lac noir et par les ténèbres des bois. Nul oiseau ne pouvait impunément se frayer un chemin dans les airs au-dessus d’elle, tant étaient impures les exhalaisons qui, sortant de ces gorges noirâtres, s’élevaient vers la voûte du ciel ». Forêts profondes, lac inquiétant, ténèbres malodorantes et grotte impénétrable, aux dimensions vertigineuses, c’est bien le paysage traditionnel au départ duquel commence toute initiation, un paysage de mort, au silence oppressant, à dominante noire ; et à l’inverse des nombreuses autres cavernes de l’Énéide qui forment un univers clos, d’où l’on ne sort que par où on est entré, la grotte de l’Averne s’ouvre par l’arrière sur un autre monde, un monde inaccessible au profane, le royaume des morts, qui n’a pas de chemin pour les vivants — regna inuia uiuis (v. 154) —, et pourtant un monde qui, en définitive, n’est pas totalement étranger au monde des vivants, car il en est comme le négatif.

Hier j’ai eu RM au téléphone.Je ne décroche jamais car je sais que je vais en avoir pour deux heures de fiel et finalement de méchancetés. Cette manie de critiquer tout et tout le monde est fatigante. Et de penser qu’on est le plus malin…Avant ça m’amusait assez. Là c’est de la pure aigreur. Je lui fais part de cette réflexion et il recule.

— »Les saloperies sur les gens ce n’est pas vraiment constructif et en plus ça m’ennuie. Tu es lamentable, je suis lamentable et chacun fait comme il peut. »

—Oui, oui mais…

—Pas de mais.

Il a envie de savoir ce qui se passe aux B.A . C’est le fait que j’y sois qui l’intéresse pour « savoir ». Il y a passé pas mal de temps comme prof. Et il est out, comme le veut la marche du temps… Chacun son tour. Bref.

Je ris encore un peu de ce moulin qui ressort des phrases mécaniquement car cela donne des machins sans queue ni tête mais où je me reconnais quand même puisque c’est « fabriqué » avec mes mots genre:

La réponse contre la tonsure en italique !!!!

Vous l’aurez compris, je suis en or, rouge , vert et avant l’orage.

Vous l’aurez compris, je pouvais vénérer le texte Ahahahaha moins bien que Joe Dassin !!!!

At the term for Contemporary Art à la Nanyang Technological University à Singapour. L’artiste prévoit de désespoir en entrant dans le texte Ahahahaha Où passent les vitrines après Fellini et de son père mercredi soir.

On s’en lasse vite mais c’est assez drôle.

froid et vent

Quand elle m’a dépassée sur la route je me suis mise de côté car elle portait une immense peau de bête blanche. Ue fourrure. Je me suis demandée quel était l’animal qu’elle venait de tuer. La peau de bête en question était plutôt une sorte de manteau de fourrure géant qui aurait appartenu à Liberace.

Beaucoup de circulation sur cette route mais un feu, bizarrement là. D. est dans les ronces. Maintenant le manteau immense est au sol sur la route. On croit qu’il a neigé. Je ne veux pas le salir et suis étonnée de voir que je glisse à 5 cm du bitume. D. qui arrive derrière moi, ne se soucie de rien et marche sans peur d’abimer ce nouveau tapis qui maintenant est plutôt constitué de plumes. Je traverse une colline. C’est raide et ouf, c’est ici. Je passe par l’arrière d’une maison et devant, les enfants anormaux sont en rang , prêts pour la promenade. J’avance et il fait très chaud. La mer est là, tout est bleu y compris la façade ce cet ancien hôtel devenu maison de cure, mais fermé annuellement. Des marches mènent à l’eau et ça me fait peur. En fait je crois que c’est une sorte de Fort Saint Jean que je visite. Sous un banc, des bouteilles d’huile solaire à moitié vides. Je traverse une autre maison. Et puis dans la salle de spectacle je dois apporter le rideau. Michel Bouquet est dans sa loge et dessine des très grands trucs au crayon. J’ai le haut de son costume: Une sorte de chemise rêche à une seule manche. J’hésite à couper l’autre manche. R. prend de la cocaïne et m’avoue en prendre 200 grammes par jour ce qui me fâche énormément.

Un hôtel après la représentation…

En vrai: Ce matin tennis minable et du coup (inter) minable et cordage qui claque.Zut , un joueur me prête sa raquette. J’avais tellement envie de jouer hier. Je crois que si les premières balles sont mauvaises, c’est cuit pour la séance.

S. de nouveau à l’hôpital. J’irai tout à l’heure.

Je finis la relecture du Neveu de Wittgenstein avant de m’attaquer à Blanchot offert par J. ( ça me fait un peu peur!)

ONE MORE TIME

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—Non Maitre ne m’achève pas!!!!.

Avec Antoine dans le rôle du bourreau de Bethune doré

Je ne sais pas pourquoi je tombe sur le site de Cergy et du coup, pousse la curiosité ( ce n’est même pas de la curiosité ) d’avancer et de voir ce que raconte cette personne que j’ai toujours trouvée antipathique lorsque j’étais à Cergy. Là, j’écoute l’Inconfort moderne et je vais me faire une fracture du nez si ça continue car je vais m’affaler sur la table. Ennuyeux à mourir. Pas mieux le truc dans la neige ( elle explique dans un Anglais exécrable )   des sortes de sculptures objets d’un autre âge, je veux dire post Duchampien. Mon pauvre Marcel. Bref très prétentieux tout ça. C’est bien l’idée que j’avais. Circulez.

On a dû se coucher vers quatre heures. C’était très bien et ils ont TOUT mangé.Tout le monde ( 12) avait l’air très content.

Avec ma cagoule de catcheur et mes livres de Blanchot + des trucs pour le vélo je vais attaquer l’univers.

Oui , moi qui d’habitude déteste Noel, j’étais très contente de préparer le repas après être allée au Marché Saint-Martin. J’ai passé des moments délicieux et simples. Zut. J’avais demandé à J. et E. de préparer quelque chose. Et personne n’a je crois arrêté de parler.Donc…

Vu ce qu’il est resté comme bouffe c’est à dire RIEN , j’en déduis que ce n’étais pas mauvais . Moi je n’ai rien mangé. Une huitre. et le fromage excellent de V.

Quand on cuisine c’est hard de gouter tout cela: les pommes, les figues, le céleri, le canard, la pintade aux truffes…Le foie gras…

C’est la France!!!!

Du Coq à l’âne

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Après avoir été privée de connexion hier toute la journée, je regarde le nouveau site André Breton et de là me trouve sur celui de crimino corpus qui présente plein de documents concernants les criminels, les bagnards, les graffitis, les camps etc.Il y a énormément de documents numérisés. Cela va du code des prisons à la liste de ce que risque un sodomite dans les années 1500 à Florence je crois. La promenade du sodomite ou de la sodomite  à dos d’ âne fait partie des humiliations possibles avant les coups de fouets et de plus graves condamnations. Je m’arrête sur le dossier Landru et sur cette image qui est proche de moi-c’est ce que je me dis-parceque l’avocat(?), le personnage au premier plan a une double main. Il bouge. Il a bougé. Il bougera.

C’est un signe de fatigue ou de découragement, voir dedésespoir, celui qui consiste  à se frotter le dessus du front avec plus ou moins d’insistance et en soupirant.

Je réfléchis à l’excès et en vois partout mais comme je ne note rien je perds mes pistes.

Hier je ne savais rien de ce que je verrais au théâtre de la ville . Très beau spectacle de danse qui a évité les écueils « ethno-flamenco ». Un danseur d’Inde du nord et un danseur plutôt flamenco si j’ai bien compris. 3 voix et un musicien traditionnel. Sauf quelques rares moments de complaisance envers le public, c’est réellement impressionnant: Akram Khan Israel Galván 

Ne mange pas grand chose et n’arrive pas à dormir car on tombe sur Titanic, déjà vu mais. J’adore la maquette du bateau, le pont tout vertical…

Lire une semaine de suite, sans SMS, sans rien.

JE LE VEUX

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VOEUX 2

Les guêpes contre les livres

© Gillian Wearing, courtesy Maureen Paley/ Interim Art, London

Parfois je me dis qu’au niveau images, ou intérêts, il y a une rivalité avec FB: Sa rapidité entraine une certaine flemmardise quant à écrire, même si ce que j’écris n’a somme toute d’importance que pour moi et que je me demande pourquoi ce blog n’est pas entièrement privé. Cela me permettrait d’ailleurs une plus grande liberté de « mouvements  » notamment dans certaines critiques ou réflexions quant à des situations que je trouve insupportables et dont je ne dis rien pour ne blesser personne.

Parfois, quand je ne peux me retenir, les entrées sont « Private » mais c’est finalement assez rare.

Je me dis aussi-au moment ou j’ai terminé le film NS-et où je suis en chasse d’autres pistes, je me dis qu’un film qui essaierait de rendre ce qui se passe dans ma tête en une journée serait amusant. A savoir le mélange d’images nées de lecture ou films ou promenades, brouillées par ce qui surgit à notre insu: une image d’enfance, un paysage de montage, un pic-nic il y a 40 ans et les guêpes arrivaient sur le melon, une aire d’autoroute, un mal au coeur en voiture-il y a de la neige et du brouillard-on s’arrête et je mange un sandwich et prends un coca-cola.

Ces flashes sortent du même brouillard et vont rejoindre d’autres scènes dans un coin de notre cerveau. Scènes qui ne surgiront jamais, scènes qui se succéderont à une vitesse ou couleur variables. Scènes qui réussiront à faire reculer les plans crées lors de la lecture. Qui envelopperont celle-ci, l’étoufferont jusqu’au point d’hypnotiser la main, de lui faire corner la page, et reposer sur nos genoux le livre vaincu. Ainsi, les guêpes  s’approchent de nous, dans cette clairière étouffante du mois d’Aout alors que nous montons dans l’arrière pays. Le poulet froid en attire bien d’autres et c’est un déjeuner scandé d’exclamations: Attention elle est sur ton bras, et de mouvements de fous dignes de la danse du diable de Pabst.

Au passage cette belle image de Harald Kreutzberg que j’ai trouvé je pense chez PM

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Je regarde mes mains. Les ongles sont encore pleins de peinture verdâtre utilisée hier. Je fais du faux bois et ça m’amuse beaucoup. Car il faut bien le dire on ne s’amuse pas beaucoup avec la peinture!!!!

Hier soir, c’était sympa ce moment. Je suis toujours agacée par l’émerveillement de certains quant aux « people ». Ca m’agace sévèrement quand je sens que des gens veulent vivre des situations pour en faire plus tard un sujet de conversation. La fascination, pour l’argent et le pouvoir est détestable. Ca me fait faire des grimaces abominables et après je m’en veux. Retour taxi.

Aujourd’hui j’ai envie de lire. J’ai beaucoup de mal à me concentrer et aussi à me souvenir et ça m’exaspère. J’achète et j’abandonne. Tiens j’aimerais bien les Cahiers de l’Herne sur Blanchot que je ne connais pour aisé dire pas.

Je lis avec plaisir les conférences de Borges qui m »aèrent » de l’étouffant Peter Handke qui s’enfonce au fond de mon sac.

Je racontais à? que malgré les heures passées à monter le film de Nicole, je n’ai jamais ressenti de lassitude. Jamais en l’écoutant je n’ai soupiré car j’y ai trouvé à chaque fois le même plaisir. Je ris exactement de la même façon qu’au début quand je redécouvrais ce qu’elle m’avait dit des années auparavant.

Sans titre

J’étais effarée en écoutant dans le métro bondé trois petites jeune filles-jeunes aides soignantes ou infirmières parler de certaine de leurs collègues. « Elles parlent mal au résidents, leur disent: vous me faites chier, ou même il y en a une qui a mis du scotch sur la bouche d’une vieille dame pour qu’elle se taise. Terrible. J’avais envie de leur dire qu’il faut absolument balancer ces individus, des bourreaux dans l’âme profitant de la faiblesse des personnes âgées. Berk.

Théâtre à l’Athénée.

RV avec ES le lendemain qui me parle de cette personne metteur en scène et me dit ce qu’elle en pense de façon plus que crue.Cash. Circulez.

Hier , théâtre et la pièce du fils de B.

Hum…

En fait quand on va voir un spectacle, on ne doit pas dire: Oui mais c’est parce que…. car il n’y a aucune circonstance atténuante.Ce qui se passe ou s’est passé hors plateau ne nous regarde en rien. Ni l’âge du capitaine, ni le budget, ni la rage de dents de l’un. La pièce est juvénile, c’est une qualité, mais les moments en vers, faibles et ce n’est pas bien d’avoir laissé passer cela à mon avis.

Puis dire des vers « poétiques » demande à ce que l’on n’adopte pas soi-même un ton « poétique », sinon c’est un pléonasme. Et ce n’est pas parce que l’on parle des étoiles que l’on doit avoir un air inspiré!

Argenteuil. Crève et mouchoirs.

RAS

James Joyce’s Finnegans Wake

James Joyce’s Finnegans Wake

LES SIGNES

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Et encore un export après les corrections cette nuit avec Camille qui sortait du travail la pauvre.

 2h 07. 8 de moins c’est déjà ça. Du coup j’ai refait plus ou moins le passage Palestine.

Dans le train pour Argenteuil, le destin qui n’est pas Jean Vilar, m’a indiqué ou plutôt me rappelle que j’ai rendez-vous chez l’ophtalmo dans quelques heures. Ce genre de signe est plus efficace qu’un rappel d’alarme et plus poétique aussi. Mais tout cela ne nous dit pas ce que fait cette femme. Pas compris .

Bon , changer de lunettes= dollars. Tout tombe en même temps. La maison des Artistes, ceci , cela.

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Au rayon destin je préfère la dame à cette rencontre avec un dormeur de rue dans son mausolée. Si j’étais architecte je m’interrogerais sur l’habitat à venir.

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Lundi soir je suis allée voir jouer les étudiants de Erick  tous dans des scènes de Pinter.Cela donnait une belle mise en scène générale et l’exercice n’est pas facile. Avoir une unité malgré quelques 12 ou 14 extraits et des acteurs tout frais…. 2h 40 et pas l’ombre d’un ennui. Erick les a si bien dirigés que grosso-modo ils sont tous bons. Disons qu’il n’y a pas le ou la catastrophe qu’on peut attendre et qui somme toute est normale. Il y a des bons. Il y a des mauvais. Il y aura des bons et des mauvais.

C’était de grande qualité et il s’est tapé un travail insensé. Ils ont drôlement de la chance chez Perimoni de l’avoir comme professeur.

J’étais vraiment en colère car les « copains » de cours ne peuvent pas s’empêcher de pouffer quand un de leur pote entre en scène ou dit quelque chose que je ne peux pas qualifier.

Quand un pote ne dit rien de spécial surtout, ou quand il se trompe. Les mecs battent des mains comme des pingouins un peu concons, des amateurs qu’ils seront toujours s’ils ne comprennent pas la solennité du travail et la différence entre Rire et Chansons et le théâtre. Entre cours et spectacle, entre public et complaisances familiales et amicales.

Ca fout en l’air la concentration, dérange ceux qui passent. C’est irrespectueux et surtout très bête. Je trouve que c’est grave. Au moment où il faudrait se prendre au sérieux ( au bon moment je veux dire, au moment où il faut car qui dit vrai acteur dit vrai spectateur), ils s’esclaffent comme si tout cela était une blague, du cirque. Une fête de fin d’année.

—C’était trop  cool, tu étais super… Merveilleux .

Et voilà les premiers tics de l’hypocrisie du métier… Plus tard chacun selon ses  ( déjà ) désespoirs et ( déjà ) aigreurs ou (déjà) jalousie sortira les dents.

Quelqu’un se reconnait?

Heureusement que le travail d’Erick était puissant sinon…

Bravo Erick pour ta rigueur, ta disponibilité et ta … générosité…

Après et seule un petit verre au coin et papotage avec B2B, mon noble personnel. Mon descendant royal à moi. Il est drôle. On dirait un enfant.

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Là on ne voit pas le bouton du haut en or ( il a décousu les autres pour ne pas se faire attaquer. Les bagues en diamant, le bracelet or. Il dit que sa fourrure est trop lourde!!!

J’aimerais bien le filmer et aller chez lui. J’y vais à pas de mouche…

Au secours Nicole!!!!

ALORS, après une projection ciné houdon voila mes notes. No panic et t’en fais ce que tu veux.
Je trouve qu’il est un peu trop long. En rouge je te colle des idées de moments à couper qui me sont venus en le regardant.
Le bleu c’est juste technique : des fondus au son à faire ou de l’image qui saute.

– Le début ça roule super l’ouverture, vous deux, l’enfance… j’adore le hall où elle te dit « vous voulez que je vous aide ? »
– apres le café « je suis ravie » tu pars sur le « il faut savoir s’arreter sinon ça peut durer 10ans. » et après sur les enfants terribles. C’est pas plus direct de partir sur les Enfants terribles juste apres le café, sachant qu’après (à 00:01:19:00) elle te dit « qu’aller vous faire avec ce film ? » . 
Tu peux rassembler ces deux moments pour en faire un vrai moment et non des phrases éparses ?

– 00:01:12:00 = le plan de toi avec la caméra ça fait too much je trouve, t’as pas un contre champs de ce que tu filmais?

– 00:01:13:00 = le plan de toi allongée est très beau mais trop long (ya pas du tout d’images d’elle quand elle parle à ce moment ?) Et je le trouve encore plus touchant quand tu ne lis pas pour toi, quand tu te réallonges et que tu regardes en silence c’est plus visuel

– 00:01:17:10 = FONDU à faire au SON sur l’histoire de Patton / idem quand elle dit « vécu… »

– 00:01:17:30 = le passage sur Patton, le débarquement à Caen et les pommes est beau quand tu l’écoutes seul mais là ou il est, après les enfants terribles ça fait trop, et je me rends compte que je ne l’ai pas ecouté.
Passer du BARQUEMENT  à toi en gorille (pour un moment plus léger) avant d’arriver sur le passage « juif » ca te parait trop radical ?

– 00:01:22:04 = le 2eme carton est un peu trop long. mets le à la même durée que le premier. le premier est pil au bon temps.

– 00:01:25:10 = La PALESTINE c’est super comme passage, mais le blanc pendant longtemps m’a paru dérangeant. On ne sait pas ce que c’est et c’est long, alors qu’après tu passes sur un journal qui en raconte plus mais qui reste très peu de temps à l’image.
Pareil à 00:01:30:00 à « c’est beau quand vous chantez » on retrouve ce blanc qui nous sort de votre histoire.
Ce qui me manque alors c’est des moments où VOUS êtes toutes les deux, il n’y en a pas assez je trouve. Parce que vous voir même si vous ne parlez pas c’est bien plus mystérieux que le blanc.

– 00:01:29:40 = FONDU au SON
– 00:01:35:00 = FONDU au SON

– 00:01:36:35 = il y a un NOIR qui traine, suspect. + « coup de pompe » FAIRE un FONDU au SON
– 00:01:38:50 = NOIR suspect quand elle se lève.

– 00:01:42:00 = le passage sur la torture avec à l’image des étoiles fait répétition avec un moment d’avant. Si tu l’enlèves et passe directement à « je vais me recoiffer »ça ne manquera pas car on n’apprend pas + de choses.

– 00:01:44:45 = FONDUS au SON de sortie et d’entrée

– 00:01:45:30 = la photo de « Marina.. » ne serait pas mieux placée après la série de journaliste morts ?? Marina survivor

– 00:01:46:00 = FONDU SON

– 00:01:51:20 = le moment ou elle parle de la peur se répéte avec un passage d’avant, et c’est moins complet, tu peux pas passer de la « DISPLACED person » aux chaises ??

-00:01:51:25 = le message téléphonique nous donne l’impression qu’on arrive vers la fin du film et on repart après sur « la recherche ». Si tu le mets à la fin, quand elle te dit « quel age avez vous ? » c’est pas plus fort ??? Sans faire pleurer dans les chaumières mais Pour rester concentré dans les faits marquants de sa carriere et profiter apres des moments plus calmes où elle se confie.

– 00:01:57:00 = même s’il y a des travaux sur ce passage, faire des FONDUS au SON à chaque fois que ca coupe
– 00:02:01:00 = FONDU au SON sur « autodidacte…immature »

– 00:02:02:18 = commencer le passage sur Sarajevo au plan d’hélicoptère et enlever le début où le discours n’est pas assez clair???

– 00:02:03:49 = le déroulant s’arrête tout en haut et il reste un bout d’image dans le cadre pendant le carton fixe « Nicole Stéphane »

– 00:02:06:15 = le passage du sphinx et le plan sur toi à la fin m’ont paru en trop.mais ça c’est purement personnel ! je trouve ça pas mal d’enchainer  ce carton « un film de Nicole »   avec le passage où elle parle de son Nom de Rothschild, puis de la projection avec l’histoire de la mère ?? ya un FONDU au SON à faire d’ailleurs là quand elle dit « à m’en sortir »

– la musique à la fin devrait s’arrêter dans le noir, et les deux cartons qui suivent dans le silence, sinon ca s’arrete trop brutalement je trouve.

VOILAAAA J’ARRETE !!!!!!!!

dis moi

bzz

Andros Pomme banane

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Hier travail le matin puis passée prendre B qui arrive de la piscine rose comme le papillon qu’il a nagé!.

On part. Il pleut terrible. On passe chez Chantelivre et je lui offre deux bouquins. Que va t’on faire? J’ai regardé un peu au ciné ce qu’il y avait mais c’est catastrophique. Rien de Rien.

Le Père Noel semble ce qu’il y a de moins triste même si un peu nunuche. On y va. C’est nunuche mais je ris quand même au milieu des rongeurs de pop-corn qui sont ma haine absolue. Le mangeur de pop-corn est mon ennemi mortel. Enfant ou adulte. Ces énormes pots de saletés bruyantes me dépriment et me fâchent.

Les gens bouffent tout le temps et partout. Ils boivent aussi. de l’eau, Du café dans des sortes de grands verres en carton façon Starbuck.

Je file ensuite à Gennevilliers . RV avec Marc pour le spectacle de Rambert. Je croise Jany et  me retrouve assise à côté d’Armelle. Elle m’annonce deux heures 20 au moins .

4 monologues. Merde me dis-je en tout bas. On est super bien placés mais ça ne va pas tout solutionner.

Décor: Un gymnase avec face à nous un panier de basket et au fond deux portes et mur bleu. Lumière. Deux carrés constitués de néons sous-grille et qui iront sans cesse et lentement de cour à jardin.Je me dis que les néons, ça va et que c’est pas un néon qui rend le théâtre contemporain dans sa lumière blanche et glauque. Bon. C’est parti. Audey commence, puis Emmanuelle Beart, puis Podalydes, puis Stanislas.

Le tout étant très bavard et bien théâtral, je me dis que ça date. Oui ça fait vieux théâtre contemporain d’une époque. D’il y a 10 ans ou un peu plus dirais-je. Pis yen à marre de ces trucs chiants et dépourvus d’humour. La grande histoire une fois de plus: Qu’est ce que le théâtre, qui étions-nous et qui sommes-nous devenus usés par le temps et les renoncements. Genre ( et c’est dit:  » Jeunes levez-vous » ) Pfff. Les acteurs sont bons. Denis Podalydes se retrouve à poil on se demande pourquoi? Du vintage !!! Hihi. Et comme ils parlent tout à tour si on calcule bien ça fait que chacun est plus d’une heure  à ne rien faire ( je m’entends ). Mais pourquoi changent-ils de tee-shirt. Pourquoi Stan sort-il et revient-il torse nu comme s’il arrivait de la douche. Pourquoi Emmanuelle roule-t’elle sur le plateau imperceptiblement. Pourquoi touchent-ils le mur avec leurs deux mains, pourquoi Emmanuelle garde ses manches si longues qu’elle cachent ses mains. On se croirait dans une image de mode du Figaro ( genre on est bien près du feu au chalet quand vient la neige -qui n’existe plus nulle part on commence à comprendre ).POurquoi soudain ont sont ils sur le dos les pieds en l’air.

Tiens où va-t’elle? Dans le public? Quand même pas. Ouf. Ah non, elle est partie prendre une banane.

Tiens où va-t’il? Dans le public? Quand même pas. Ouf. Ah non, il est parti prendre une pomme.

Oh oh me dis-je moi qui ne suis pas sotte ( cf » la bêtise n’est pas mon fort !!! » ) ça doit vouloir dire quelque chose, sinon ils auraient pris du raisin. Mais oui mais c’est bien sûr me re-dis-je en bourrant ma pipe ( hum ) c’est sexuel. Ca veut dire sexe la pomme et la banane.

Une bonne tomate lancée aurait plus d’effet et réveillerait la masse molle des spectateurs.

A la fin alors que tout le monde est au sol-des cadavres, des cadavres- une jeune fille rentre. ( sans doute ça veut dire l’espoir d’un monde nouveau )C’est une gymnaste. Elle agite un long ruban, vous connaissez le truc , qui dessine dans l’espace une figure blanche assez belle. Des boucles. Bon. Il fallait que ce soit une image éclair, Pof, une minute et noir et fin et on se tire. Ben non. Apres le ruban, le cerceau, après le cerceau le ballon, après le ballon les je ne sais quoi et après re-le ruban. Bouh….

Bref c’est chiant. Ca s’écoute parler à mort. A. Me dit qu’elle aura comme titre : Le théâtre Selfie de PR.

Ouf c’est fini. Marc me dépose. Pâtes? Je les ai méritées. Avec du gruyère.

Notes/ La compagnie des confrères de la mort/ « Mihi, sed in sepulchro »

chambre-de-deuil

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« Elle installa sa chambre au deuxième étage, dont elle fit peindre les murs de noir. Le décor était plutôt funèbre avec les attributs ordinairement réservés au deuil : croix, pelles et pioches de l’inhumation, cornes d’abondance déversant des larmes. Ce décor noir et argent était reproduit sur les tentures du lit et des fenêtres. Chenonceau se couvre de motifs funèbres, à la mesure du chagrin de la reine. Elle prend possession des appartements à l’Est, construits par Catherine de Médicis, entre la chapelle et la librairie. Sa chambre et un oratoire, au second étage du château, sont peints en noir avec une décoration lugubre, faite de larmes et d’ossements.

Veuve d’Henri III, elle fut l’une des dernières reines de France à prendre le deuil en blanc des souveraines sans descendance. Douze années durant, de 1589 à 1601, elle s’adonna à la prière, sa chambre tendue de velours noir semé de  centaines de larmes d’argent, le plafond recouvert de lugubres symboles : cordelières de veuve, couronnes d’épines, pelles et pioches de fossoyeur, crânes, plumes – pennes –  figurant les peines ; la chapelle, ornée d’un tableau du Christ à l’agonie,  constamment aménagée pour une messe funèbre. Partout le lambda de Louise et le H de Henri entrelacés, écho de la devise « Mihi, sed in sepulchro« , mien mais dans la tombe.

Ce faisant, Louise ne faisait qu’outrer la coutume qui voulait que les veuves royales restent recluses quarante jours, et les quinze premiers dans une chambre close drapée de noir à la lumière de cierges allumés jour et nuit. Elle se coulait aussi dans les formes dramatisées de dévotion que son défunt époux affectionnait, lui, qui en cette période d’extrême violence, cherchait le réconfort dans une spiritualité macabre dont les magnifiques reliures destinées à  la  Compagnie des confrères de la mort témoignent. »

53056243reliure confrerie de la mort

Confrérie créée par Henri III en 1585. Après avoir fondé plusieurs confréries de Notre-Dame composées de nombreux membres qui comprenaient à la fois des religieux et des laïcs, Henri III constitua un cercle plus sélectif de flagellants : la Compagnie des confrères de la mort, constituée de 19 membres. Les confrères se réunissaient une fois par semaine pour des prières et des litanies.Reliure macabre en maroquin brun 16e siècle, attribuée à Clovis Eve alors relieur du roi, exécutée vers 1586 : squelette tenant une faux et un sablier, sur un semis de larmes avec une tête de mort et deux tibias entrecroisés aux quatre coins, encadrement d’emblèmes mortuaires, dos long avec cercueil entre quatre chandeliers, entouré d’un semis de larmes.

Clovis Eve

Il connaît une remarquable longévité puisque son activité couvre près de quarante années d’exercice, au cours desquelles il propose aussi bien des reliures à semé que des reliures à décor de petits fers dit à la fanfare.

HD expo scob 

« Les papillons de guyane  » n’est pas un dessin de Duchamp

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Le revoilà mon ordi!!!! Il avait expiré en Mai juste pendant le montage de Nicole et Tom m’avait sauvé la vie avec l’iMac sa soeur. Alors que je m’apprêtais à le récupérer hier ( pas de carte mère, pas de carte graphique, impossibilité de récupérer les données… ) Sos Master m’appelle en m’annonçant qu’ils ont récupéré ces cartes sur un Mac pro. Yesse!!!!. Donc, même si la carte graphique n’est pas ce qu’elle était ( pour 50 euros!) c’est super. Je ne vais pas faire la difficile. Je suis contente.

Passage à la galerie. J’y croise U. qui a RV après moi.

Faire un livre.

Moi je trouve mon travail étriqué. Quand je vois l’ampleur de D.A au MAM, je me gratte la tête et suis loin du compte. Les artistes que j’aime: Polke, Rudolf Stingel, McCarthy dans ses meilleurs moments ( pas la chocolaterie) , Mike Kelley, Pierre Huygue et d’autres auxquels je ne pense pas là maintenant.

Je réfléchis au « projet » de l’Après midi d’un faune et n’en ai pas encore parlé à J. Il faudra louer un studio trahi ( mais d’où vient ce studio trahi ) c’est un ordi tradi que je voulais dire et cet imbécile de correcteur blabla… mais blanc avec des miroirs. Ou à l’atelier. Ou les deux.

Coup de fil de VDC pour le Centre Pompidou. Ce sera donc le 10 Juin à 18h. Un entretien et le film. Comme il faut que tout soit prêt fin janvier je ne pense pas avoir le temps ( ni les idées) pour autre chose? Je dois exporter Nicole pour le porter Mercredi chez Christophe.

 dessin maman

Et voici un dessin de ma mère que je viens de retrouver. Il me plait cet éléphant qui croque je ne sais quoi devant une sorte de personnage singe.

Les autres :

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J’écoute Roland Recht sur le site du collège de France et il parle de Picasso Duchamp. C’est un peu ennuyeux… Heu.

Mardi soir, remise de la Légion d’honneur à MC au Musée Gustave Moreau. C’est drôle ce genre de truc. Tout le monde a 100 ans, et dans les salles c’est étrange de voir collectionneurs et amis. J’invite D, un étudiant sympathique  à faire l’entomologiste!.Je lui indique ce Monsieur, coiffé comme un hibou et que je verrais bien dans les contes d’Hoffman. Il est âgé et les cheveux rebiquent sur les côtés. L’étudiant me dit: C’est un genre de Klaus Nomi!. Incroyable qu’il connaisse KN qui est ( déjà ) d’un autre temps. ( il y a longtemps …)

Velo hop, retour maison.

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Les Beaux-arts commencent à me plaire.Ce n’est pas que ça me déplaisait mais je me suis demandé si j’avais bien fait. Déjà les UC à faire passer en Janvier. Ce serait cool d’avoir quelqu’un avec moi. Ce sera aussi pour l’année prochaine. Je voudrais aussi demander une salle noire avec électricité pour faite une session Mètre carré insérée dans le cours de dessin. Puis en Février j’ai pris des modèles « à l’ancienne ». L’an prochain je les prendrai plus tôt et on ira auFonds Maciet plus tôt aussi , ce qui me permettra de voir les niveaux.

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rêve

Moi qui n’ai jamais pris de somnifères je me reveille en pensant que j’en ai avalé 4 sans m’en rendre compte. Sommeil lourd. J’envoie par SMS une petite image du Cap Corse à V. et y pose des gros nuages gris. Je lui annonce qu’ils vont avoir de l’orage. Vélo cap corse. Je pédale, ça grimpe. Je ne sais pas qui m’accompagne. Des sacrées montées.

J’ai perdu mon vélo blanc. Je le cherche et entre dans une maison de type méditerranéen. C’est ouvert et je pose mon sac dans l’entrée. Je me ravise . Je vais passer par le jardin. L’arrière, c’est un autre décor, c’est le jardin de la maison d’A. Ma mère est là. C’est elle qui m’avait donné les clés. La cuisine est pleine de sacs poubelle immenses. Je ressors à la recherche du vélo et je crois qu’il est là, place Furstenberg. Non. Deux pas plus loin je suis sur les quais et ce n’est pas lui.

Retour dans la cuisine. Je décide de sortir les immenses sacs.

L’anguille et les pierreries

J’adore Vincent Price.

Hier en rentrant de l’anniversaire d’E, Chute de la Maison Husher ( très bonne soirée chaleureuse et amicale ) avec en prime le feu de bois qui va tous nous faire mourir, nous polluer comme une vieille bagnole qui pétarade dans la nuit!!! Un bon feu serait néfaste? Allons….!

LN chez em2

La  photo d’Elise

Bref. Anguille façon japon et bière. Tout cela délicieux.Paisible. L’endroit est merveilleux la nuit quand il faut longer les jardins pour arriver à Notre-Dame-des Champs, entrer dans le métro et poursuivre en chemin la lecture de Peter Handke. Pourquoi lui maintenant et que je pense n’avoir jamais lu?

Eh bien parce que dans la cuisine j’ai feuilleté le livre de Depardieu , qu’il y a un magnifique passage sur le silence, sur le silence de l’acteur sur le plateau quand il joue. Et parce qu’il parle si bien de Handke. Je suis allée vite à la librairie de Paris, Place Clichy. J’ai demandé:

—Il existe en livre de poche P.H?

—Ah non… Non…

— Mon instinct m’a fait monter à l’étage au rayon livres de poche, et j’y ai trouvé P.H!! ( soupirs) J’en ai pris plusieurs. Il n’y avait pas le théâtre.

Le premier que je lis est donc, l’Angoisse du gardien de but au moment du Penalty. Etrange, indisposant et abstrait. Je me dis avoir eu un peu, un peu le même genre de sensation en lisant le Château de Kafka. Les mots, le langage , les mots qui se décalent et ne correspondent plus, la réalité qui se dérobe… les phrases courtes et le nom du personnage sans arrêt. Les objets. Les objets et leur vie. Puis sur une page les signes qui remplacent les mots armoire, fenêtre, valise. Une femme étranglée et un enfant mort. Un enfant muet -Ophélie minuscule. Un mot griffonné sur un journal et qui veut dire muette. La posteUne route courbe qui mène directement au village. La cabine téléphonique dans la nuit.Une chauve-souris. Un mort que l’on veille. La gérante. Les serviettes de bain de l’hôtel. Il vomit. Le stade.

Je ne dis pas que cela me passionne mais je reste en haleine et le termine ce matin avec un café.

M et E sont partis à l’Opéra pour y voir les démonstrations de l’école de danse. Ils en reviennent émerveillés.

Vendredi soir j’avais préparé pour leur venue un pot au feu qui était délicieux et ensuite des crumbles achetés en bas. Vin délicieux. On s’était baladés, passant par la librairie Vendredi ( M. voulait Das Kapital de Malaparte mais il est épuisé et on l’a trouvé là où l’on trouve !!!) Je sors avec « Les conférences » de Borges Puis vers l’Opéra Comique, librairie théâtrale.On marche encore. On traverse le Luxembourg. Passerelle vers Orsay. On marche. Saint Germain. Le Flore. Journaux et retour.

Samedi C. arrive avec des croissants et des tas de trucs. Je ne mange rien. Puis nous partons voir l’expo Delaunay. Elle est bien, un peu plan plan. Les cartels sont nunuches et C. me dit que ce qu’elle entend dans l’audio guide est une misère!Les documents filmés en couleurs avec les mannequins devant des fonds simultanés sont vivifiants

J’abandonne tout le monde pour voir l’expo David Altmejd dont je ne sais rien. Et là, c’est la claque. Je trouve cela magnifique et puissant. Je ne réfléchis pas à ce que cela m’évoque/ les métamorphoses d’Ovidé, la Natura Naturans {encore}/les monstruosités et les merveilles, les séries B du cinéma.Les anamorphoses.

L’oiseau ( décidément vive Franju !! )

expo david altmejd4

expo david altmejd

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