Au secours Nicole!!!!

ALORS, après une projection ciné houdon voila mes notes. No panic et t’en fais ce que tu veux.
Je trouve qu’il est un peu trop long. En rouge je te colle des idées de moments à couper qui me sont venus en le regardant.
Le bleu c’est juste technique : des fondus au son à faire ou de l’image qui saute.

– Le début ça roule super l’ouverture, vous deux, l’enfance… j’adore le hall où elle te dit « vous voulez que je vous aide ? »
– apres le café « je suis ravie » tu pars sur le « il faut savoir s’arreter sinon ça peut durer 10ans. » et après sur les enfants terribles. C’est pas plus direct de partir sur les Enfants terribles juste apres le café, sachant qu’après (à 00:01:19:00) elle te dit « qu’aller vous faire avec ce film ? » . 
Tu peux rassembler ces deux moments pour en faire un vrai moment et non des phrases éparses ?

– 00:01:12:00 = le plan de toi avec la caméra ça fait too much je trouve, t’as pas un contre champs de ce que tu filmais?

– 00:01:13:00 = le plan de toi allongée est très beau mais trop long (ya pas du tout d’images d’elle quand elle parle à ce moment ?) Et je le trouve encore plus touchant quand tu ne lis pas pour toi, quand tu te réallonges et que tu regardes en silence c’est plus visuel

– 00:01:17:10 = FONDU à faire au SON sur l’histoire de Patton / idem quand elle dit « vécu… »

– 00:01:17:30 = le passage sur Patton, le débarquement à Caen et les pommes est beau quand tu l’écoutes seul mais là ou il est, après les enfants terribles ça fait trop, et je me rends compte que je ne l’ai pas ecouté.
Passer du BARQUEMENT  à toi en gorille (pour un moment plus léger) avant d’arriver sur le passage « juif » ca te parait trop radical ?

– 00:01:22:04 = le 2eme carton est un peu trop long. mets le à la même durée que le premier. le premier est pil au bon temps.

– 00:01:25:10 = La PALESTINE c’est super comme passage, mais le blanc pendant longtemps m’a paru dérangeant. On ne sait pas ce que c’est et c’est long, alors qu’après tu passes sur un journal qui en raconte plus mais qui reste très peu de temps à l’image.
Pareil à 00:01:30:00 à « c’est beau quand vous chantez » on retrouve ce blanc qui nous sort de votre histoire.
Ce qui me manque alors c’est des moments où VOUS êtes toutes les deux, il n’y en a pas assez je trouve. Parce que vous voir même si vous ne parlez pas c’est bien plus mystérieux que le blanc.

– 00:01:29:40 = FONDU au SON
– 00:01:35:00 = FONDU au SON

– 00:01:36:35 = il y a un NOIR qui traine, suspect. + « coup de pompe » FAIRE un FONDU au SON
– 00:01:38:50 = NOIR suspect quand elle se lève.

– 00:01:42:00 = le passage sur la torture avec à l’image des étoiles fait répétition avec un moment d’avant. Si tu l’enlèves et passe directement à « je vais me recoiffer »ça ne manquera pas car on n’apprend pas + de choses.

– 00:01:44:45 = FONDUS au SON de sortie et d’entrée

– 00:01:45:30 = la photo de « Marina.. » ne serait pas mieux placée après la série de journaliste morts ?? Marina survivor

– 00:01:46:00 = FONDU SON

– 00:01:51:20 = le moment ou elle parle de la peur se répéte avec un passage d’avant, et c’est moins complet, tu peux pas passer de la « DISPLACED person » aux chaises ??

-00:01:51:25 = le message téléphonique nous donne l’impression qu’on arrive vers la fin du film et on repart après sur « la recherche ». Si tu le mets à la fin, quand elle te dit « quel age avez vous ? » c’est pas plus fort ??? Sans faire pleurer dans les chaumières mais Pour rester concentré dans les faits marquants de sa carriere et profiter apres des moments plus calmes où elle se confie.

– 00:01:57:00 = même s’il y a des travaux sur ce passage, faire des FONDUS au SON à chaque fois que ca coupe
– 00:02:01:00 = FONDU au SON sur « autodidacte…immature »

– 00:02:02:18 = commencer le passage sur Sarajevo au plan d’hélicoptère et enlever le début où le discours n’est pas assez clair???

– 00:02:03:49 = le déroulant s’arrête tout en haut et il reste un bout d’image dans le cadre pendant le carton fixe « Nicole Stéphane »

– 00:02:06:15 = le passage du sphinx et le plan sur toi à la fin m’ont paru en trop.mais ça c’est purement personnel ! je trouve ça pas mal d’enchainer  ce carton « un film de Nicole »   avec le passage où elle parle de son Nom de Rothschild, puis de la projection avec l’histoire de la mère ?? ya un FONDU au SON à faire d’ailleurs là quand elle dit « à m’en sortir »

– la musique à la fin devrait s’arrêter dans le noir, et les deux cartons qui suivent dans le silence, sinon ca s’arrete trop brutalement je trouve.

VOILAAAA J’ARRETE !!!!!!!!

dis moi

bzz

Andros Pomme banane

photo

Hier travail le matin puis passée prendre B qui arrive de la piscine rose comme le papillon qu’il a nagé!.

On part. Il pleut terrible. On passe chez Chantelivre et je lui offre deux bouquins. Que va t’on faire? J’ai regardé un peu au ciné ce qu’il y avait mais c’est catastrophique. Rien de Rien.

Le Père Noel semble ce qu’il y a de moins triste même si un peu nunuche. On y va. C’est nunuche mais je ris quand même au milieu des rongeurs de pop-corn qui sont ma haine absolue. Le mangeur de pop-corn est mon ennemi mortel. Enfant ou adulte. Ces énormes pots de saletés bruyantes me dépriment et me fâchent.

Les gens bouffent tout le temps et partout. Ils boivent aussi. de l’eau, Du café dans des sortes de grands verres en carton façon Starbuck.

Je file ensuite à Gennevilliers . RV avec Marc pour le spectacle de Rambert. Je croise Jany et  me retrouve assise à côté d’Armelle. Elle m’annonce deux heures 20 au moins .

4 monologues. Merde me dis-je en tout bas. On est super bien placés mais ça ne va pas tout solutionner.

Décor: Un gymnase avec face à nous un panier de basket et au fond deux portes et mur bleu. Lumière. Deux carrés constitués de néons sous-grille et qui iront sans cesse et lentement de cour à jardin.Je me dis que les néons, ça va et que c’est pas un néon qui rend le théâtre contemporain dans sa lumière blanche et glauque. Bon. C’est parti. Audey commence, puis Emmanuelle Beart, puis Podalydes, puis Stanislas.

Le tout étant très bavard et bien théâtral, je me dis que ça date. Oui ça fait vieux théâtre contemporain d’une époque. D’il y a 10 ans ou un peu plus dirais-je. Pis yen à marre de ces trucs chiants et dépourvus d’humour. La grande histoire une fois de plus: Qu’est ce que le théâtre, qui étions-nous et qui sommes-nous devenus usés par le temps et les renoncements. Genre ( et c’est dit:  » Jeunes levez-vous » ) Pfff. Les acteurs sont bons. Denis Podalydes se retrouve à poil on se demande pourquoi? Du vintage !!! Hihi. Et comme ils parlent tout à tour si on calcule bien ça fait que chacun est plus d’une heure  à ne rien faire ( je m’entends ). Mais pourquoi changent-ils de tee-shirt. Pourquoi Stan sort-il et revient-il torse nu comme s’il arrivait de la douche. Pourquoi Emmanuelle roule-t’elle sur le plateau imperceptiblement. Pourquoi touchent-ils le mur avec leurs deux mains, pourquoi Emmanuelle garde ses manches si longues qu’elle cachent ses mains. On se croirait dans une image de mode du Figaro ( genre on est bien près du feu au chalet quand vient la neige -qui n’existe plus nulle part on commence à comprendre ).POurquoi soudain ont sont ils sur le dos les pieds en l’air.

Tiens où va-t’elle? Dans le public? Quand même pas. Ouf. Ah non, elle est partie prendre une banane.

Tiens où va-t’il? Dans le public? Quand même pas. Ouf. Ah non, il est parti prendre une pomme.

Oh oh me dis-je moi qui ne suis pas sotte ( cf » la bêtise n’est pas mon fort !!! » ) ça doit vouloir dire quelque chose, sinon ils auraient pris du raisin. Mais oui mais c’est bien sûr me re-dis-je en bourrant ma pipe ( hum ) c’est sexuel. Ca veut dire sexe la pomme et la banane.

Une bonne tomate lancée aurait plus d’effet et réveillerait la masse molle des spectateurs.

A la fin alors que tout le monde est au sol-des cadavres, des cadavres- une jeune fille rentre. ( sans doute ça veut dire l’espoir d’un monde nouveau )C’est une gymnaste. Elle agite un long ruban, vous connaissez le truc , qui dessine dans l’espace une figure blanche assez belle. Des boucles. Bon. Il fallait que ce soit une image éclair, Pof, une minute et noir et fin et on se tire. Ben non. Apres le ruban, le cerceau, après le cerceau le ballon, après le ballon les je ne sais quoi et après re-le ruban. Bouh….

Bref c’est chiant. Ca s’écoute parler à mort. A. Me dit qu’elle aura comme titre : Le théâtre Selfie de PR.

Ouf c’est fini. Marc me dépose. Pâtes? Je les ai méritées. Avec du gruyère.

Notes/ La compagnie des confrères de la mort/ « Mihi, sed in sepulchro »

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« Elle installa sa chambre au deuxième étage, dont elle fit peindre les murs de noir. Le décor était plutôt funèbre avec les attributs ordinairement réservés au deuil : croix, pelles et pioches de l’inhumation, cornes d’abondance déversant des larmes. Ce décor noir et argent était reproduit sur les tentures du lit et des fenêtres. Chenonceau se couvre de motifs funèbres, à la mesure du chagrin de la reine. Elle prend possession des appartements à l’Est, construits par Catherine de Médicis, entre la chapelle et la librairie. Sa chambre et un oratoire, au second étage du château, sont peints en noir avec une décoration lugubre, faite de larmes et d’ossements.

Veuve d’Henri III, elle fut l’une des dernières reines de France à prendre le deuil en blanc des souveraines sans descendance. Douze années durant, de 1589 à 1601, elle s’adonna à la prière, sa chambre tendue de velours noir semé de  centaines de larmes d’argent, le plafond recouvert de lugubres symboles : cordelières de veuve, couronnes d’épines, pelles et pioches de fossoyeur, crânes, plumes – pennes –  figurant les peines ; la chapelle, ornée d’un tableau du Christ à l’agonie,  constamment aménagée pour une messe funèbre. Partout le lambda de Louise et le H de Henri entrelacés, écho de la devise « Mihi, sed in sepulchro« , mien mais dans la tombe.

Ce faisant, Louise ne faisait qu’outrer la coutume qui voulait que les veuves royales restent recluses quarante jours, et les quinze premiers dans une chambre close drapée de noir à la lumière de cierges allumés jour et nuit. Elle se coulait aussi dans les formes dramatisées de dévotion que son défunt époux affectionnait, lui, qui en cette période d’extrême violence, cherchait le réconfort dans une spiritualité macabre dont les magnifiques reliures destinées à  la  Compagnie des confrères de la mort témoignent. »

53056243reliure confrerie de la mort

Confrérie créée par Henri III en 1585. Après avoir fondé plusieurs confréries de Notre-Dame composées de nombreux membres qui comprenaient à la fois des religieux et des laïcs, Henri III constitua un cercle plus sélectif de flagellants : la Compagnie des confrères de la mort, constituée de 19 membres. Les confrères se réunissaient une fois par semaine pour des prières et des litanies.Reliure macabre en maroquin brun 16e siècle, attribuée à Clovis Eve alors relieur du roi, exécutée vers 1586 : squelette tenant une faux et un sablier, sur un semis de larmes avec une tête de mort et deux tibias entrecroisés aux quatre coins, encadrement d’emblèmes mortuaires, dos long avec cercueil entre quatre chandeliers, entouré d’un semis de larmes.

Clovis Eve

Il connaît une remarquable longévité puisque son activité couvre près de quarante années d’exercice, au cours desquelles il propose aussi bien des reliures à semé que des reliures à décor de petits fers dit à la fanfare.

HD expo scob 

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