Je hais le correcteur automatique

ade-virgilio

Ca faisait du bien de rentrer depuis Gambetta-Hôpital Tenon à vélo. J’arrive à l’instant;

S. en réa. Une fois de plus. Hum. Pas terrible et il souffre. Moi je m’y mets et sens que je vais tourner de l’oeil/ vous auriez un sucre?. La honte!!! dans cette pièce pleine de tuyaux et de bipbips et de courbes de couleurs et de je ne sais quoi encore. J’annule le RV avec Anne. je n’y serai pas à temps c’est certain et puis après ce genre de séance, retour bercail. Je croise  J et E qui arrivent. Oui le vélo et le froid font du bien. ( plus de bien que Thomas Bernhardt que j’adore mais qui ne remonte pas vraiment le moral dans ces circonstances pourtant familières!!!!)

« Depuis plus de dix ans, je n’accepte ni prix, ni titres, et surtout pas, bien entendu, votre grotesque titre de professeur. L’Assemblée des auteurs de Graz est une assemblée de connards sans talents. »

Le grand art est un processus horrible mon enfant ( TB/Le faiseur de théâtre )

Bref je ne sais pas pourquoi en poussant la porte je me demandais ce que je dirais à Marcel Duchamp si je le rencontrais là maintenant? Passons. On peut imaginer d’autres rencontres comme celles que l’on ferait aux Enfers si on y descendait, ou celles qu’y ont faites Ulysse, Enée, Thésée etc.

Ce sacrifice aux dieux infernaux s’est déroulé dans une « caverne profonde, monstrueusement taillée dans le roc en une vaste ouverture, défendue par un lac noir et par les ténèbres des bois. Nul oiseau ne pouvait impunément se frayer un chemin dans les airs au-dessus d’elle, tant étaient impures les exhalaisons qui, sortant de ces gorges noirâtres, s’élevaient vers la voûte du ciel ». Forêts profondes, lac inquiétant, ténèbres malodorantes et grotte impénétrable, aux dimensions vertigineuses, c’est bien le paysage traditionnel au départ duquel commence toute initiation, un paysage de mort, au silence oppressant, à dominante noire ; et à l’inverse des nombreuses autres cavernes de l’Énéide qui forment un univers clos, d’où l’on ne sort que par où on est entré, la grotte de l’Averne s’ouvre par l’arrière sur un autre monde, un monde inaccessible au profane, le royaume des morts, qui n’a pas de chemin pour les vivants — regna inuia uiuis (v. 154) —, et pourtant un monde qui, en définitive, n’est pas totalement étranger au monde des vivants, car il en est comme le négatif.

Hier j’ai eu RM au téléphone.Je ne décroche jamais car je sais que je vais en avoir pour deux heures de fiel et finalement de méchancetés. Cette manie de critiquer tout et tout le monde est fatigante. Et de penser qu’on est le plus malin…Avant ça m’amusait assez. Là c’est de la pure aigreur. Je lui fais part de cette réflexion et il recule.

— »Les saloperies sur les gens ce n’est pas vraiment constructif et en plus ça m’ennuie. Tu es lamentable, je suis lamentable et chacun fait comme il peut. »

—Oui, oui mais…

—Pas de mais.

Il a envie de savoir ce qui se passe aux B.A . C’est le fait que j’y sois qui l’intéresse pour « savoir ». Il y a passé pas mal de temps comme prof. Et il est out, comme le veut la marche du temps… Chacun son tour. Bref.

Je ris encore un peu de ce moulin qui ressort des phrases mécaniquement car cela donne des machins sans queue ni tête mais où je me reconnais quand même puisque c’est « fabriqué » avec mes mots genre:

La réponse contre la tonsure en italique !!!!

Vous l’aurez compris, je suis en or, rouge , vert et avant l’orage.

Vous l’aurez compris, je pouvais vénérer le texte Ahahahaha moins bien que Joe Dassin !!!!

At the term for Contemporary Art à la Nanyang Technological University à Singapour. L’artiste prévoit de désespoir en entrant dans le texte Ahahahaha Où passent les vitrines après Fellini et de son père mercredi soir.

On s’en lasse vite mais c’est assez drôle.

froid et vent

Quand elle m’a dépassée sur la route je me suis mise de côté car elle portait une immense peau de bête blanche. Ue fourrure. Je me suis demandée quel était l’animal qu’elle venait de tuer. La peau de bête en question était plutôt une sorte de manteau de fourrure géant qui aurait appartenu à Liberace.

Beaucoup de circulation sur cette route mais un feu, bizarrement là. D. est dans les ronces. Maintenant le manteau immense est au sol sur la route. On croit qu’il a neigé. Je ne veux pas le salir et suis étonnée de voir que je glisse à 5 cm du bitume. D. qui arrive derrière moi, ne se soucie de rien et marche sans peur d’abimer ce nouveau tapis qui maintenant est plutôt constitué de plumes. Je traverse une colline. C’est raide et ouf, c’est ici. Je passe par l’arrière d’une maison et devant, les enfants anormaux sont en rang , prêts pour la promenade. J’avance et il fait très chaud. La mer est là, tout est bleu y compris la façade ce cet ancien hôtel devenu maison de cure, mais fermé annuellement. Des marches mènent à l’eau et ça me fait peur. En fait je crois que c’est une sorte de Fort Saint Jean que je visite. Sous un banc, des bouteilles d’huile solaire à moitié vides. Je traverse une autre maison. Et puis dans la salle de spectacle je dois apporter le rideau. Michel Bouquet est dans sa loge et dessine des très grands trucs au crayon. J’ai le haut de son costume: Une sorte de chemise rêche à une seule manche. J’hésite à couper l’autre manche. R. prend de la cocaïne et m’avoue en prendre 200 grammes par jour ce qui me fâche énormément.

Un hôtel après la représentation…

En vrai: Ce matin tennis minable et du coup (inter) minable et cordage qui claque.Zut , un joueur me prête sa raquette. J’avais tellement envie de jouer hier. Je crois que si les premières balles sont mauvaises, c’est cuit pour la séance.

S. de nouveau à l’hôpital. J’irai tout à l’heure.

Je finis la relecture du Neveu de Wittgenstein avant de m’attaquer à Blanchot offert par J. ( ça me fait un peu peur!)

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