Sortir par la porte de Bustamante et lire Champfleury

champleury

professeur moustache1

Un mail de CR qui a perdu cette citation. Moi je ne me souvenais que d’un homme en noir. C’est affligeant cette mémoire moulinette-ordi.

Hier :

—Tiens! Comment vas tu? Oh Eh bien tu n’as pas beaucoup de cheveux…

et une main amorce un mouvement vers ma propriété crânienne.

Moi:

—J’ai le cancer

V. pouffe de rire du mauvais gout de ma réponse.

—Déconne pas. Tu fais toujours du théâtre?

—J’ai jamais fait de théâtre.

—Et tout cas, tu es toujours habillée drôle

— Je n’ai pas cette sensation

Après je me suis détendue.J’ai même été aimable Mais quand même c’est saoulant ces bêtises. ceci étant dit, j’ai croisé CA l’autre jours qui à la boule à zero , et à peine rencontré j’avais ma main qui caressait son crâne. Alors…. Oui la main, sans réfléchir, hop y est allée toute seule.!

Ce matin je me demandais combien de fois j’avais monté et descendu la rue Bonaparte dans ma vie. Chargée comme une mule, avec ma valise rouge en bois, mon chapeau à plumes ou le gris transpercé d’un plomb de chasse avec un ruban rouge autour, ou puisqu’on est au rayon chasse, avec la gibecière de mon père. Il y avait les chaussures montantes à lacets, introuvables à l’époque et que j’avais eues en soldes, le pull à bandes noires ( je n’ai jamais cessé d’acheter le même pull d’ailleurs)… Une collection de gilets en laine tricotés par ma mère. Le chiné était beau avec des boutons jaunes. Un rouge vif. Des chemises sans col, la salopette Hoshkosh achetée Rue Bonaparte l’année de mon Bac je crois.Une splendeur ( j’en avais deux ) Bref pourquoi je dis ça. Parce que ce midi alors que j’allais chasser le sandwich, j’ai vu deux hommes âgés, l’un derrière l’autre mais pas ensemble et comme le deuxième avait des lunettes miroir super avec des sourcils blancs qui dépassaient, j’ai pensé à des morts vivants ou au fantôme de Christopher Lee. Le premier était en sombre. Le deuxième en clair avec ses fameuses lunettes. Chacun penchait dans le sens contraire. J’aurais dû noter parce que je ne retrouve pas le déclic qui m’a comment dire, animée.Là mes descriptions ne sont pas vraiment convaincantes!

Bon. Bozar fin de l’installation. La porte de chez Bustamante a été piquée. On croit rêver. Je ris mais ce n’est pas drôle.J’ai envie de partir, partir, partir.

Je suis passée à la Hune et j’ai trouvé porte close. Je suis allée à l’autre, à côté du Flore. Ils ne sont pas aimables là-dedans. Ce n’est pas la première fois que je le constate. Place Clichy c’est vraiment mieux. bref j’achète les oeuvres de Des Forêts pour R. Et je prends Une histoire de l’anthropologie. Au dernier moment j’e prends un livre de Hermann Hesse qui parle de la bibliothèque. Je le sniffe puis le repose et attrape, edité aux belles Lettres, “La Bibliothèque perdue de Mehring”

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http://www.franceculture.fr/emission-le-temps-des-libraires-la-bibliotheque-perdue-de-walter-mehring-par-la-librairie-vivre-d-ar

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