Pendant qu’il pleut encore et encore

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Je ne sais pas si c’est le travail incessant hier devant l’ordinateur qui m’a donné ce mal au coeur. Et ce qui s’en suit. Insomnie puis impression de n’avoir pas dormi mais rêvé beaucoup trop , énormément trop de Nixon ( je lui demande combien de temps il a été comédien mais je le confonds avec Reagan ) à ma tante qui sort de la clinique du Rossignol ( ?), à Amiens, de quelqu’un du passé mais qui, de Nollot le réalisateur, de super 8, du parc Monceau à droite de la maison d’Amiens mais je dis à gauche, du cours qui y a lieu en plein air -morphologie avec un de mes profs des beaux arts. J’ai planté ma tente, une petite tente verte. A mon retour , une orange est posée sur le toit de la cabine en toile bleue qu’on avait dans la baie de Somme. On appelle. Rien. Une petite fenêtre s’ouvre et en sort un bras poilu et une tête de clown tout maquillé-effacé. L’inconnue du passé que je ne distingue plus bien  est spécialiste des poules d’eau qu’elle photographie. A la maison, une pierre tombe et un buste en plâtre de Louis 14 se brise, des dessins chiffonnés, ranger, des sacs, du café, le devant du jardin, le projecteur super huit-il lui manque une vie (?) . Et bien d’autres choses fatigantes, fatigantes.J’ai un liquide pour dessiner, ma mère pleure, je fais du poulet mais ne peux rester déjeuner, il me manque des UV pour avoir mon diplôme des BA: Perspective, morphologie et quoi? Oh zut , ça me fatigue.

Creuvée ce matin, mais le travail est fait.

Passages sur FR3 je crois sur le camouflage. Et les ateliers d’Amiens. Reçu Ni vu ni connu

je vais à ces 2 RV et je ne fous plus rien de la journée.

TROP GRAND TROP GRAND

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C’était quoi ce bouquin? M’en souviens pas. C’était où? Probablement dans l’atelier de Saint-Bo car je crois que c’est un bleu de travail que je porte. En parlant de vêtements, qui a lancé cette mode horrible des pantalons noirs déchirés aux genoux. Toutes les midinettes un peu ordinaires portent ça. La source ? Dans le genre télé, the voice?? Who cares.

Bon. WE studieux. Continuer la MR et écrire le projet ( GRRRR ) Je me verrais mieux dans le midi au bord de la mer ou dans un kayak tiens; Rêves. Villages, chateaux, couloirs sans fin. Mais il y avait … Seringues avec de l’air, R.Quelle confusion. Mais le village était splendide et on y avait acheté une nouvelle maison. Un monument, un canal, une salle de bain ancienne, P. au téléphone  ( dont je me souviens du numéro de tel uniquement si je l’épelle en Italien.

Je n’ai pas envie du tout d’écrire ce machin.

J’ai pris mes livres chez Vendredi et décidé de laisser tomber PM et Amazon. Sauf pour des occasions. Il m’a raconté ( nous parlions de Paul Valery et je lui disais que j’avais mis un temps fou à me sortir de l’idée que c’était un vieux bonhomme à moustaches qui parlait de la mer -merci l’école ) donc; il me disait lui qu’il avait vécu le contraire. Il a découvert au lycée, dans un texte de PV , un mot un seul ( quelque chose comme éponge dit-il ) et ce mot fut une sorte de révélation. Mais, horreur, il l’a perdu, ne le retrouve plus ou peut être pire, ne le reconnait plus . c’est une belle histoire je trouve. plus belle que toutes les merdes que l’on entend; Tiens l’article du jour dans Libé , écrit par Christine Angot est très bien ( les femmes sont sales ).

Quand s’arrêtera le scandale des encres pour imprimantes qui coutent excessivement cher. Dans des emballages dégoutants en plastique moulé, oui re-plastique puis ailette orange en plastique dur. C’est révoltant.

Bon je poursuis mes devoirs mais j’ai envie de glander.

Hier on a sorti une peinture de 3m X 4 que Christophe voulait mettre dans le bureau. Misère que c’est grand. Je suis dingue ou quoi? Mais dingue. C’est trop grand. Je n’avais pas vu ça si immense dans mon atelier. Faut que je me calme; Mais plus ça va plus je prends plaisir à « ça « .

Ah NON la PLUIE ENCORE

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Avec le café je feuillette un truc sur Roland Garros ( ils vont s’amuser avec la météo ) regarde Serena W et son petit chien, les vêtements que fait porter Christian Lacroix à Nadal, Federer etc… ( ridicule et les photos horribles ), le reportage sur Wawrinka. J’aime beaucoup le type. Les shorts que portaient Noah quand il a gagné! et l’affiche de cette année, pondue par Desgrandchamps. Horrible à mon goût. Je n’ai jamais été fan de sa peinture d’ailleurs. Elle m’ennuie. Mais j’aime bien la photo du type.

Je suis-je devrais me remuer et penser déjà à ce qui m’attend mais j’ai comme un poids qui me retient. Sauf pour la peinture . Demain fin des beaux-arts et attente de feu vert pour me présenter en tant que chef d’atelier. Si le feu est rouge je crois que je me présente quand même pour le sport. Les jeux sont-ils faits? Je ne sais pas. Les intrigues ne sont pas mon rayon. Je ris en recevant le mail de DS: Attendons de voir de quel côté le vent souffle.  C’est mal me connaître!  Je ne me suis jamais occupée de ce genre de chose. Le vent? Son sens !!! Allons !!! Attendre ? Mais pour quoi faire. Bon je m’en fiche. Je n’ai d’ailleurs toujours rien préparé. Ni écrit. Hier j’ai regardé Les hommes du président sur Watergate. Puis comme pas mal de gens, Cannes. Le mérite c’est que ça ne traine pas. Ce soir aux Molières ce ne sera sans doute pas comme ça ( malheureusement ). Evidemment Jean Pierre Léaud, evidemment. J’ai repensé au moment où je l’ai rencontré à Belgrade je crois. Sur un tournage.

Il m’a dit, alors que je trainaillais ici et là sur le plateau, que je regardais tous et toutes et tout en évitant d’être sur le chemin de quelqu’un que je dérangerais ( et sur un plateau on est toujours sur la trajectoire de quelqu’un ):

Vous ne voulez pas qu’on parte? On part.

Et moi j’étais affolée:

Mais qu’on parte où?

Et je me trouvais nulle, nunuche.

Et puis je ne me souviens plus.

J’ai couru sans doute vers R. comme une cruche pour lui chuchoter à l’oreille, devine ce qu’il m’a dit.

Après les autres m’ont suggéré de l’emmener un jour où il ne tournait pas,  dans je ne sais quel magasin du centre ou on vendait des pulls en cashmere, je me souviens. Mais j’ai demandé grâce, on non!!!. J’avais trop la trouille, il m’impressionnait trop.

Je regrette aujourd’hui.

Ranger cette pièce avec les livres partout, sortis et empilés. Les tasses. Bref.

Chouette!!!Eryk Rocha ( fils de Glauber ) a le prix du documentaire  : Cinema Novo est un film manifeste sur la pertinence aujourd’hui d’un mouvement cinématographique presqu’oublié des années soixante, le Cinema Novo brésilien. C’est un essai impressionniste ambitieux d’un nouveau genre qui nous rappelle que le cinéma aujourd’hui pourrait être à la fois politique et sensuel, poétique et engagé, formel et narratif, fictionnel et documentaire – une interprétation d’un « mundo novo » – d’un monde nouveau.

Remue toi LN. ( J’ai l’impression que l’Aspegic me fait du bien et calme un peu cette sensation d’être coupée en deux au niveau des lombaires. On verra )

Ca me barbe d’aller aux Molières. D’ailleurs ce que je n’aime pas c’est avoir des trucs à faire en dehors de mon travail. Sortir le soir etc.

Les rosiers-lance

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J’ai bien aimé Maryland, assez esthétique mais avec Matthias Schoenaerts. Ca m’a détendue car je suis dans ma pile de factures pour les impôts; Et à la fin il était plus de 20h. C’est toujours une période noire. je déteste. Et la Maison des Artistes je ne comprends rien. Depuis toujours je ne comprends rien et ne veux pas comprendre à vrai dire. Je ne sais pas pourquoi ce bloquage mais c’est maladif.

Je n’arrive qu’à peindre et ne peux réfléchir à rien. Les Bozar , ce sera fini Mardi, après la troisième session des UC. Plus que 15… Et là je serai seule.

Acheter des timbres.

Pas eu le courage d’aller au Musée Henner hier. Matsuri à la maison. Un peu le blues. Je regarde un truc nul: Un concours de tatoueurs avec les commentaires quant à la qualité du dessin. Oh!!!. Puis je ne résiste pas au catch collectif ( la cabine en carton sur le ring comme venant de l’espace, oh oh, et les commentaires… ), pour m’échouer devant Babette s’en va t’en guerre de Christian Jacques avec BB. M’endors tard.

Rien à dire.

Là , ce sont les fleurs cueillies sur le chemin d’Argenteuil, le long des voies ferrées. J’ignore cet intérêt soudain pour les fleurs.

Ah. Rêvé de ma mère. Elle était assise sur une sorte de trône et son visage était caché par un masque primitif rond en laque noire et dorée, découpé dans la table basse chinoise de la grande salle. De chaque côté du trône des rosiers grimpants comme des lances, avec des fleurs noires. Assez beau cela je dois dire.

“Tu peux me rendre mon bonnet?”

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Galliera

Dure journée aux Beaux-arts pour la deuxième session des UC. 28 personnes et encore 15 mardi prochain. Ca fera 60 en tout! Misère. Avec J. C’est agréable et indispensable.

De bonnes surprises en général, des choses vivantes, des ruses comme d’habitude. Parfois un travail énorme.

Passage éclair après la belle présentation de Yvan, à l’expo Mark Dion sur le quai. Ce que je trouve très bien c’est l’idée qu’un artiste s’empare d’une collection. Qu’il l’organise à sa manière. Celle des Beaux-arts étant géniale c’est vraiment bien de voir une personne au travers de ses choix. Mais qu’on mélange à cette organisation son propre travail, bouh. Ca m’ennuie. On fonce dans la mélancolie, la Vanité et le cabinet de curiosités reconsidéré , ce qui est une des choses que je digère assez mal.

Le pauvre cabinet de curiosités, son idée a besoin d’un peu de repos. On ferme. On y repensera plus tard et surtout autrement.

Autre chose sans rapport.

Je me demandais aussi, moi qui suis sensible à cet accessoire vestimentaire pourquoi les artistes , enfin, beaucoup dans les vernissages, ont des bonnets.

Il y a des années j’avais commencé une collection en rapport avec la pièce Coco. Armure et Pelisse dans « Les tranchées » en avaient aussi.

Je me demande , et je lisais un article à ce propos qui disait que les pompons que l’on avait fui reviennent sur les têtes… Je me demande quelle sensation le bonnet procure. Une sorte d’idée de liberté? D’anticonformisme? Mais les hommes d’affaire à vélo en portent? Alors quoi. A quelle intersection de nos vies différentes, de nos métiers opposés, le bonnet se situe-t’il nonchalance? Moi j’ai toujours aimé en porter, j’en ai perdu des dizaines y compris ceux que N. m’avait offerts, en cashmere.

Un rapport à l’enfance ? “Mets ton bonnet! » , ou même :  “Ton bonnet !” ,et quand on est enfant si je me souviens bien , on n’accepte pas mal de choses mais pas le bonnet, souvent hideux d’ailleurs. Pour ma génération, tricotés main avec une petites écharpe et des moufles en prime.Pas très rock &roll, mieux que la cagoule ( j’adore ) qui faisait encore plus bébé.

J’ai le souvenir de modèles sur une revue chez ma rante qui s’appelait: «  Tricotons pour nos appelés » et qui montrait des modèles que je trouve beaux aujourd’hui.

Il y a aussi plusieurs façons de la porter. Plutôt à l’arrière de la tête: Le cool, plutôt descendu sur le front: Le dur.

Au musée Galliera on peut voir dans Anatomie d’une collection, un bonnet Phrygien et son coffret. C’est amusant. Elle est bien cette exposition, car savoir qui habitait le costume dans la vitrine, donne une toute autre vision. Ce qui est aussi très frappant, c’est l’opposition formelle des vêtement des « riches «  et “des pauvres”, de la ville et de la campagne, de la cour et du peuple. Les formes si simples des tabliers, des pantalons bleus et des chemises semblent d’avant-garde au milieu des vêtements brodés, des boutons dorés, des plumes.

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©Eric Poitevin/ADAGP, Paris 2016

IMAGES

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Hier passionnant documentaire avec des images malheureusement splendides:

Ils ont filmé la guerre en couleur

“Un documentaire exclusif consacré à un volet souvent méconnu du second conflit mondial : la guerre dans le Pacifique. Au-delà des images d’archives en couleur inédites et percutantes, ce film retrace la chronologie du conflit tel qu’il s’est déroulé loin de la « vieille Europe » et met en exergue la confrontation de deux cultures qui ne se comprennent pas.

Le 7 décembre 1941, le Japon attaque Pearl Harbour. Roosevelt réagit immédiatement et l’Amérique entre en guerre. Le conflit est désormais mondial. Les Marines américains ont reçu des caméras et de la pellicule couleur : ils témoignent. De grands cinéastes sont enrôlés pour témoigner, encourager et rassurer. Mais leurs images, souvent censurées, sont un mélange d’horreur et d’héroïsme : des kamikazes, des marines dans l’enfer de la jungle, la mer de Corail en flammes, Guadalcanal peuplé de cadavres. Mais aussi la déportation des Japonais résidant aux États-Unis, la vie quotidienne des Américains pendant la crise, la découverte des civils japonais sur l’île d’Okinawa. Un enfer s’étend sur le Pacifique, des Philippines à Bornéo, de l’Inde à la Papouasie, prélude à l’apocalypse atomique…”

Les kamikazes et les lance flammes, les ciels en feu orange et le ciel bleu. Splendeur dans l’horreur.

Fini G&G. C’est trop bien ce livre. Ils sont drôles et frais.

Et maintenant direction les beaux-Arts pour faire passer les UC. 28 personnes aujourd’hui ( 60 en tout ) Aïe Aïe, la flemme.

DIMANCHE

J’aime bien Gregory Porter.

Je poursuis avec jubilation la lecture de Conversation intimes. Il y a des passages désopilants,  des petites réflexions. Mais aussi des grandes. Le chapitre 9, concernant la maison est un délice. Il commence ainsi p167

—Qu’allons nous faire aujourd’hui Gilbert?

—Pour l’instant nous regardons les murs. Tu n’es pas fatigué?

—Non je ne suis pas fatigué. Pourquoi ne pas sortir acheter un vase?

—Pour l’instant , j’aime bien regarder la lumière qui passe par la fenêtre. Pourquoi ne pas aller acheter un vase un peu plus tard?

C’est merveilleux non?Je souris tout le temps.

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Christopher Dresser

Suis rentrée vers 2h et j’ai dormi dans la chambre à côté. Le soleil chaud sur le visage m’a réveillée à 7h. Un peu juste pour moi 5 h de sommeil précédé de Champagne. On a beaucoup ri avec Guy que je taquine en permanence. J’ai l’impression d’être une sorte de moustique qui tourne autour d’un vieux Monsieur. J’aime beaucoup cette photo d’E où l’on rit à gorge déployée dans les bras l’un de l’autre.

J’ai pas mal travaillé hier et en préambule à la peinture, je ne sais pas ce qui m’a pris de fabriquer un machin en papier comme un noeud avec des plumes et des perles. C’est moche et ça ne sert à rien. Mais ça m’a plu de changer d’occupation manuelle !!!

On a parlé hier de Peeping Tom avec G. et quand j’ai évoqué les Chaussons rouge, j’ai cru qu’il allait pleurer. Il est étrange, touchant et tyrannique aussi.

On a fini la soirée dehors et c’était bon. Puis Uber.Et bed. SMS de C. qui est à Cannes.

Aujourd’hui je vais regarder un film. Finir le bouquin, regarder des images de patterns victoriens,  Vathek, j’ai dû commencer le livre et ne pas le finir.

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Le printemps sur la Tamise

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Vu que R. veut acheter la Durance et que j’ai proposé à JL et M de se joindre à nous, j’ai fait la maligne hier soir en voulant acheter la Tamise ( je n’en ai pas le moindre souvenir ) . le piège était que, puisque j’ai la flemme de manger dans des verrines, je ne mange pas, je parle, je parle, je raconte des conneries qui me donnent soif et on a compris la suite.

Je suis plongée dans un bouquin d’entretiens avec G&G. C’est super. Le RV hier avec Bustamante était agréable. Mais je ne sais pas si je vais passer ce concours. On verra. Si les jeux sont déjà faits, pas question d’être figurante. Hum.

Vu l’expo Hubert Robert. Très importante. Surprenantes les assiettes qu’il a peintes pendant sa captivité. J’aime beaucoup les grands tableaux. On a l’impression cependant de ne voir qu’un tableau!. Tivoli, les cascades m’ont donné envie d’être télé portée à la Villa Hadriana. J’adore cet endroit l’hiver . Oh j’aimerais y être.

Oui les assiettes. Hexagonales pour certaines avec un paysage circonscrit dans un cercle. Le tour est maronnasse dégoutant, ce qui est assez drôle et moche.Peinturluré de façon épaisse. J’adore son contemporain, Volaire et ses volcans superbes.

Visiblement les Beaux-arts sont occupés. Enfin le Palais des Etudes je suppose. Je n’aimerais pas être directeur !! Je ris en lisant la déclaration des étudiants qui veulent faire des affiches comme en 68. Va falloir s’accrocher car elles étaient magnifiques.

Sans transition, je découvre le travail de Wataru Tomigana. Ah, c’est plus rafraîchissant qu’un expo!!

Hier vernissage à Galliera. Il est vrai qu’un vêtement dont on connait ou imagine l’occupant est une chose fantastique. Les habits des paysans, jardiniers et autres métiers du peuple sont magnifiques de simplicité, sombres, bleus ou noirs, à côte des vêtement brodés, plissés, plumés, éclatants. Les reprises sur les robes, les pièces sur les pantalons bleus m’ont toujours fait un effet d’émerveillement.

Le manchon en plumes de paon et lotophores ( jamais entendu parler de cette bête ) . Je suis bien certaine du mot et ne trouve rien à ce propos. Ah c’est lophophore.:

Plumes de lophophore et de paon, fourrure d’hermine aux ouvertures, doublure en laine de mouton ou de chèvre blanche. 

“Grand manchon cylindrique en plumes de lophophore et de paon. Porté par la princesse Mathilde. Plumes de lophophore et de paon, bordure des ouvertures en fourrure d’hermine blanche, doublure en laine de mouton ou de chêvre blanche, à poils longs. 1860-1870.”

A suivre…

L’homme detritus

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Je suis allée au labo hier chercher les bandes de lectures. J’ai ralenti à Jaures en découvrant sur le terre-plein l’image d’un type ou d’un femme allongée dans un sac de couchage. Son dos nu en sortait.  Des pigeons l’entoutaient. Je me suis dit: C’est l’homme-déchet, l’homme détritus. Est-il vivant… Et j’ai continué ma route. Au retour j’ai garé mon vélo et je suis allée sur ce terrain sale, avec des détritus, des bouts de pain, des sacs plastique,  des chaussures, des barquettes avec de la sauce, une orange. J’ai tourné autour du corps endormi, peau sombre. Il ou elle avait un collier autour du cou, comme seul lien avec l’espèce humaine , un collier assez gros avec des perles. Maintenant j’inspecte l’image et j’y vois des tas de vêtements crasseux ; un pigeon dort le bec dans sa poitrine et il y en a cinq autres qui picorent des saloperies. Il est curieux celui qui tout gonflé de plumes est immobile à vingt centimètres de la tête du corps. Corps  fin,  cheveux gris,  dos nu.

J’appelle et j’appelle et j’appelle le 115. Je ne parviens pas à les joindre et … je pars. Ca n’interesse personne cette misère,  ce truc qui respire encore, cette épluchure vivante, cette poubelle. Cette pourriture.

Je soupire en me disant que c’est terrible. Il y a beaucoup de gens dans la rue , mais beaucoup de gens fous aussi qui devraient être soignés. Le 115 ne peut pas tout faire.

J’ai travaillé mollement mais avec plaisir. Lentement. Lentement. Ca n’avance pas beaucoup.

Yoga. Oups , ce n’est pas du tout le même rythme que ce que j’avais déjà essayé. Plus dynamique. Ca tire, c’est agréable. Mais je ne m’attendais pas à l’histoire du lotus et heureusment que ni V. ni C. n’étaient là sinon j’aurais éclaté de rire. Le lotus au nombre de pétales croissant et à la couleur changeante, ponctué d’une sorte de OOOOM. Je genre de truc qui m’étouffe de rire si j’ai un complice pas trop loin et même un peu loin d’ailleurs car un coup d’oeil suffit. Me sont venues à l’esprit des sottises qu’il ne serait pas difficile de décripter!

UC Mardi. Beaucoup de très bonnes choses, avec en tête Lou qui présente un ensemble formidable. Et aussi le livre de Clément, écrit à partir des 4 images : “Davos”. Impressionnant.

Ah oui aussi , suis passée à la conférence de Kader Attia. C’était très intéressant . J’aime sa façon de parler, de raconter. C’est vivant et riche. Ce qu’il dit de la réparation est essentiel. Mais je ne connais pas bien son travail. Est-ce au niveau de ce qu’il dit? Ou est ce l’illustration de ce qu’il dit. Ou pas.

J’ai toujours peur quand entrent en scène les gueules cassées. .

Un bain.

RV cet après midi avec Bustamante. ( PS ce n’est pas la raison de mon bain !)

« Nègres se battant dans une cave »

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1915 KM

Je ne connaissais pas l’Histoire du tableau de Malevitch racontée par Philippe Comar l’autre jour. Qu’y avait-il sous le carré noir? Carré noir qui a fait couler bien de l’encre noire elle aussi sans doute… Et bien il y avait …

Le créateur du mouvement artistique suprématiste, le peintre russe Kasimir Malevitch, serait-il un amateur de blagues douteuses ?

Après une analyse fine au microscope et par radiographie du célèbre monochrome « Carré noir », sont apparus, cachés sous la peinture, deux autres compositions… et une drôle de surprise. 

Lors d’une conférence de presse diffusée dans le cadre d’un reportage sur la chaîne publique russe Kultura, la chercheuse en art Yekaterina Voronina a présenté les résultats de son travail : « nous savions déjà que sous le Carré noir il y avait une image sous-jacente. Nous avons découvert qu’il n’y avait pas seulement une image, mais deux ». Deux peintures pré-existentes, à peine visibles sous les craquelures du tableau sont une « composition cubofuturiste » et une « composition proto-suprématiste ».Mais ce ne furent pas les seules découvertes, une petite inscription écrite en russe de la main de Malevitch est aussi apparue : « Nègres se battant dans une cave » – rappelons que le mot « nègre » n’avait pas forcément à l’époque la connotation plus que péjorative qu’il a aujourd’hui. Une légende faisant sans doute écho à celle de l’écrivain et humoriste français Alphonse Allais (bien connu dans les cercles intellectuels russes à l’époque) qui avait sous-titré un rectangle noir d’un « Combat de Nègres dans une cave pendant la nuit » en 1897 (pièce de sa série de monochromes sous-titrés). Une légère incertitude reste encore à lever pour savoir si Malevitch a réellement écrit le mot « nègres », car son écriture n’est pas si facilement déchiffrable, ses « n », « p » et « i » en cyrillique se ressemblant beaucoup, mais a priori la piste de la référence à Allais est la bonne.

Pas mal non?????

Les rayons X montrent bien les contours de l’autre toile de Malevitch sur le Carré noir. Sous le microscope, on voit clairement qu’une autre couche colorée passe à travers les craquelures du Carré noir. Les chercheurs – les collaboratrices de la galerie Tretiakov Ekaterina Voronina, Irina Roustamova et Irina Vakar – ont également partagé une autre découverte. Elles ont décrypté l’inscription que figure sur le Carré noir et est attribuée à Malevitch. Ou plutôt, presque décrypté : il ne leur manque que trois lettres. La phrase entière, d’après les chercheuses, lit « Combat de nègres dans une cave sombre » : « Ainsi, l’œuvre de Malevitch peut être comprise comme une sorte de dialogue mystérieux de l’artiste avec l’auteur d’une toile peinte en 1882 par l’écrivain français excentrique Alphonse Allais. Sa toile s’intitule Combat de nègres dans une cave pendant la nuit ».

BEN RIEN

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Le Samedi matin tôt en buvant mon café, j’aime bien lire l’édito du Figaro magazine tant il est réactionnaire. On a du mal à y croire. En fait le bilan rapide c’est que tout le monde est d’extrême gauche, que les pauvres sont riches, les migrants des voyageurs,  les types de Nuit Debout des petits cons manipulés qui cassent tout , et les patrons des types qui travaillent 2 X 35 h ( ce qui n’est pas faux !!! ) pour un salaire de misère ( ce qui est faux ).

Ce n’est pas la fête de la peinture. Avec mes raclettes pour nettoyer les vitres je suis plus un pare brise qu’un peintre. Mais je ne peux cesser cet « étalage” particulièrement jouissif de la couleur. Enfin, couleur, c’est vite dit. Je ne cesse de circuler en pensée dans l’espace que je vais occuper. Je tourne, je tourne. Et j’ai envie de regarder la mer depuis un rocher où d’être en kayak.

Hier j’ai regardé Fury et à Minuit pile un gros cadenas est apparu. Sans enfant je ( on ) me suis tapé le contrôle parental et j’en ai été la victime. Juste au moment ou le survivant sortait de dessous un char. Grrr…

Pas de nouvelles de France-Culture. L’émission est prévue en Juin, mais je n’ai strictement rien fait, proposant de décaler cela. C’est vrai que N. m’a pris tellement de temps que soudain je sature.

Je ne travaille pas comme je le souhaite, suis trop lente à mon gout.

Commencé le Dernier Homme de Mary Shelley et terminé le dernier livre de Jouannais. J’aime beaucoup ce roman bizarre fait de Guerres et d’anagramme de Junger… Bon je me perds un peu à la BNF et cherche des trucs sur Fraenkel que j’oublie immédiatement.

Hier je reçois ça ( c’est quoi ce machin terrible ) et suis épouvantée par les horreurs sur leur site, que des merdes peintes, berk. Je décline illico:

Bonjour Mme Hélène Delprat, La fondation SNAC-expo est à la recherche actuellement de Jury pour notre évènement en France, et je souhaite vous informer que votre profil nous intéresse. Situé dans la Silicon Valley en Californie, Social Network Art Competition  réinvente les codes de l’Art  ( hahahaha !!!) en utilisant des outils technologiques innovant comme les réseaux sociaux ansi que l’experience de la galerie d’Art. Chaque année nous organisons de nouveaux événements artistiques dans le but de promouvoir des artistes locaux en leurs donnant une visibilité avec une portée Internationale. Avec le support du Consulat de France à San Francisco ( que je ne félicite pas )…. Etc ETC

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SUN GLASSES

“Pourquoi faudrait- il que la parole appartienne à quelqu’un même si ce quelqu’un la prend.”

Deligny

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Hier matin ; MR puis ARG. Puis beaux-arts pour évaluer les dessins du concours d’entrée. Oh lala. Beaucoup de trucs très moches.

Ma dernière lubie est de trouver MIDI-MINUIT FANTASTIQUE. Les deux tomes. Le premier, épuisé coûte une blinde( plus de 200-300 ) Le deuxième ça va. 60 euros.

Vu Le Voyeur de Michael Powell. C’est génial. Feuilleté Cartes et lignes d’erre/ traces du réseau de Deligny 1969-1979

Commencé à regarder ” Le moindre geste “

Bonnes nouvelles de Jean.

Envie de faire et de ne rien faire. J’ai découvert que j’avais 60 UC à faire passer. Donc en 3 jours. Damned.

Je déteste les Ponts. J’ai l’impression d’être soumise à ce rythme ralenti et touristique.

Cette nuit, rêves et rêves. JJ Lebel est une sorte de Orson Welles. Sa maison est énorme , splendide, vide et calcinée. Elle est au bord d’un marais, communique avec une sorte de restaurant. On parle de sculptures et soudain JJ sort de sa poche un animal rose et minuscule qui coûte 25 000 euros. C’est une sorte de monstre carnassier, d’autant plus atroce qu’il est sans poils et petit.( c’est sans doute le lézard de Peeping Tom qui m’a frappée. C’est horrible cette scène ) Je mange une sorte de tarama bleuâtre. R. est là. Mais j’ai des problèmes de dos et ne trouve plus le nom du médecin chez qui je dois aller. Je monte des marches, monte des marches. Le dernier étage est particulièrement difficile d’accès. Une petite pièce et des pinceaux que je dois laver. Puis la façade de chez JJ avec un tas de terre immense comme une montagne. Je suis quelqu’un et dans l’obscurité on longe une sorte de piscine. C’est gigantesque. Je dois me laver les mains. On est derrière la place Clichy qui ne lui ressemble pas. Il y a un collectionneur. Des passages, des couloirs, la façade et dans l’obscurité – en hauteur une fille aux cheveux longs blonds et elle est nue. J’ai de la boue sur les Converse. Des filles nettoient les escaliers qui mènent à un chemin dans la forêt. Le plus beau est la façade calcinée.Tout cela a un côté Angkor étouffé par les racines géantes. J’ai vu , Avenue Trudaine, la porte calcinée du lycée et je me suis arrêtée. C’était très beau et me suis demandée si c’était de la déco, car ils avaient tourné là, quelques jours avant.

In Xanadu did Kubla Khan

Ah je ne savais pas que c’était Coleridge:

In Xanadu did Kubla Khan
A stately pleasure-dome decree:
Where Alph, the sacred river, ran
Through caverns measureless to man
   Down to a sunless sea.
So twice five miles of fertile ground
With walls and towers were girdled round;
And there were gardens bright with sinuous rills,
Where blossomed many an incense-bearing tree;
And here were forests ancient as the hills,
Enfolding sunny spots of greenery.etc…

Suite

 

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Dean Martin le matin c’est bien. Et ce mail d’un étudiant aussi.

Je regarde un film ( pour une fois qu’un film sur un peintre est regardable ) sur Eugène Leroy. Ce qui est fou c’est quand il regarde les livres et Cézanne et qu’il appuie aux quatre coins. Il dit aussi quand il est face à une difficulté: “J’ai de la misère ” . Le documentaire est bien. Je pense au chef d’oeuvre inconnu de Balzac. Et je me dis que c’est fou, fou, fou cette peinture. Je ne sais pas si je l’aime ou pas, mais ce n’est pas rien. J’ai détesté cela à un moment. Je ne suis pas non plus une inconditionnelle mais avoir vécu la peinture à ce point, ce n’est pas rien.

Qui est cette personne androgyne présente si souvent?

Je me demande comment il vit dans ce … je ne trouve pas de mot … dans cette pâte, dans cette lave. Décrire tout ce qui est autour de lui et qui semble envahi, recouvert, englouti,  métamorphosé en croute de peinture. C’est très bizarre et étouffant… C’est un gros bonhomme avec un drôle de chapeau-bonnet parfois.

Hop au tennis.( J’ai le mollet gauche totalement noir et douloureux car un rouleau de lino m’est tombé dessus . Ca fait mal et c’est horrible et en plus on dirait un tatouage)

Finalement on fait toujours la même chose!

J’ai rencontré un jeune aveugle que j’ai escorté dans les couloirs. Très beau. Il discerne un peu les couleurs. Je lui ai dit que sa canne et son mouvement incessant faisait penser à une antenne. Un jour, me raconte t’il, sa cousine ne l’avait pas prévenu quand il s’est trompé de pull et a mis un des siens, rose avec des oiseaux dorés. Il s’est vengé en lui collant du chewing-gum dans les cheveux. Là, il allait à la Chapelle porter de la bouffe à des réfugiés et parler arabe pour pratiquer puisqu’il est étudiant aux langues orientales. J’aime bien ces rencontres. Ca m’a rappelé l’autre, celle avec Sabrina B aveugle elle aussi.

 Les Tristes d’Ovide

Lettristes… Hahahaha

J’adore ne pas sortir le Dimanche quand il fait très beau… on dirait qu’il s’agit de gâchis.

!Hélène ! Comment allez-vous ?

Personnellement, je suis le lapin d’Alice.

Nous – étudiants des B-A – avons fait un vernissage au 44 rue bouret 75019, métro Jaurès, hier soir ,et l’expo s’intitule ” 100 dessins” .

 Je suis furieux, car peu de gens des B-A ont été prévenu..

Nous avons pensé à vous, et parlions justement de votre potentiel atelier personnel au B-A, en tant que “chef” !  Vous en pensez quoi ?

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