DIMANCHE LUNDI MATIN

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Voilà qui est gai.

Toujours pas de métro sur la 2. C’est rare un métro qui déraille quand même.

Temps magnifique et tennis pas brillant. Sans prof, ça m’ennuie. J’ai la flemme et ça caille sur le court. J’ai l’impression de courir à pas de mouches.

Ca va. Hier passage à la galerie et puis je rentre à pieds  dine seule au Tibétain: une soupe aussi brûlante que délicieuse. Un lassi. Merde j’ai oublié mon livre. Oublier un livre c’est désagréable mais oublier un Polar c’est l’angoisse. Au fait qu’est ce que c’est que ce cosmonaute qui a grandi de 5 cm…comment? Puis je regarde le film Bambi. Beau documentaire de Sebastien Lifshitz. Vraiment réussi.

Bon bon. Ce soir théâtre.Sais pas quoi.

Oh pis nan ya un film de Y.Passer au Louxor. Son premier. Alors adieu le Rond-Point

Film délicieux: “Eclairage intime”

Du coup j’envoie un mail à Pavla, mon amie de Prague. Quels bons moments on avait passés là-bas. Je pense ne jamais y retourner de peur que le tourisme galopant n’efface les matins glacés, les rues désertes, la lumière la nuit sur les maisons cubistes, le Pont aux anges vide,  les bars anciens. C’était juste après la chute du mur. J’ai retrouvé Jaroslav sur fB mais ne me suis jamais manifestée. Il semble avoir peu changé et sa peinture pas davantage.

Renaud Capuçon

Puis on a mangé ma nouvelle soupe à la maison avec V. papoté et au lit après avoir dessiné un peu.

Puis:

“Le populiste Nobert Hofer (FPÖ) reconnaît sa défaite face à l’écologiste Van der Bellen dans la présidentielle autrichienne. Selon les estimations, ce dernier est crédité de 53,3% des voix contre 46,7% pour le candidat populiste.”

Ouf

Info du jour presse: ” Nobert Hofer brigue ce dimanche la présidence autrichienne sous l’étiquette du FPÖ de Jörg Haider. Âgé de 45 ans, cet ancien ingénieur en aéronautique pourrait bien devenir le premier président d’extrême droite en Europe.”

Une pensée sur «DIMANCHE LUNDI MATIN»

  1. Chère HD,
    Puisque la politique semble vous intéresser, sachez que jeudi 8 décembre à l’assemblée une proposition de résolution sera examinée, interdisant la psychanalyse pour les enfants autistes, le député Fasquelles est à l’initiative de cette chasse aux sorcières, une lettre adressée aux députés et une pétition sont en cours, elle s’intitule PRISE EN CHARGE DE L’AUTISME
    OUI AU LIBRE CHOIX DE LA MÉTHODE DE SOIN
    NON À L’INTERDICTION DE LA PSYCHANALYSE

    Monsieur le président de l’Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les députés,
    Nous voulons attirer votre attention sur la dérive liberticide de la proposition de résolution déposée par Monsieur Fasquelle et quatre-vingt-treize députés auprès de la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 octobre 2016, invitant le Gouvernement à « promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé », tout en l’invitant également « à condamner et interdire les pratiques analytiques sous toutes leurs formes car n’étant pas recommandées par la HAS ». Nous sommes très surpris que cette proposition fasse suite à l’intervention du Président de la République qui, lors la Conférence nationale du Handicap, le 19 mai 2016, a souhaité que le 4e Plan Autisme soit celui « de l’apaisement et du rassemblement.
    Parce que nous devons avoir toutes les réponses et les réponses les plus adaptées, sans préjugés et sans volonté d’imposer une solution plutôt qu’une autre ».
    Tout au contraire, l’orientation de cette résolution vise à faire adopter politiquement une position radicale dans un domaine complexe caractérisé par des données scientifiques qui ne permettent que de très prudentes recommandations.
    Cette proposition procède clairement à un détournement des recommandations de la HAS sur au moins trois points :
    – en voulant transformer des recommandations en injonctions
    – en affirmant que les méthodes recommandées sont validées scientifiquement
    – en prétendant que la psychanalyse se trouverait dans la liste des méthodes non recommandées, alors que la HAS a pris soin, en l’absence de consensus entre experts quant à la pertinence de l’approche psychanalytique, de la classer dans la liste des méthodes non consensuelles. Non consensuelle ne veut pas dire non recommandée.
    Chacun sait que les débats autour de l’autisme sont d’une extrême complexité. Son acception varie au gré des éditions des manuels de psychiatrie, et les divers travaux ne sont pas en mesure d’expliquer pourquoi son extension semble être devenue épidémique lors des dernières décennies, tandis qu’ils restent très prudents quand ils se prononcent sur la qualité des traitements éducatifs. Il fait consensus dans la littérature scientifique internationale que les traitements recommandés connaissent plus d’échecs que de réussites – ces dernières dans les méta-analyses atteignant à peine 50 %. Dès lors, sur quoi se fonde ce projet de résolution pour appeler à trancher dans des problèmes pour lesquels les spécialistes restent en de grandes incertitudes ?
    Les députés signataires considèrent qu’il existe des « approches validées scientifiquement et ayant fait preuve de leur efficacité ». La HAS se montre beaucoup plus prudente. Des trois méthodes recommandées (ABA, Denver et TEACCH), elle estime que seules les deux premières atteignent « une présomption scientifique » d’efficacité (grade B), la troisième « un faible niveau de preuve » (grade C). Aucune des trois ne parvient au grade A, celui de la validation scientifique. Par ailleurs, le programme de Denver, recommandé par la HAS, se fonde pour une part sur les concepts psychanalytiques de M. Malher. À partir de quelle dose de psychanalyse une pratique devrait-elle être interdite ?
    Les députés signataires semblent méconnaître que la Fédération Française de Psychiatrie, qu’ils mettent en cause, ne se prononce pas quant à la psychanalyse avec les autistes, en revanche elle reste attachée à liberté de choix des traitements. Que l’Etat vienne à rompre avec ce principe en prenant parti dans des débats scientifiques, n’a pas d’équivalent dans un régime démocratique, et ne peut que rappeler cruellement des dérives totalitaires.
    Vouloir donner force contraignante à des « recommandations » serait méconnaître qu’en matière de santé les vérités d’aujourd’hui peuvent ne pas être celles de demain. Cela conduirait à dresser un obstacle à toute tentative de faire avancer les connaissances sur la prise en charge des autistes, pourtant actuellement lacunaires et incertaines. Les efforts pour figer le savoir ne font pas bon ménage avec le progrès.
    Mesdames et Messieurs les députés, il est plus que temps de faire entendre en ce domaine délicat la voix de la raison et que les professionnels engagés depuis de nombreuses années dans les soins et l’accompagnement des sujets autistes, enfants, adolescents et adultes, dans les secteurs de pédopsychiatrie et dans les institutions médico-sociales puissent poursuivre leur tâche dans un climat apaisé, en lien avec les parents et l’ensemble du milieu éducatif.
    Mesdames et Messieurs les députés, le pluralisme des formations et des pratiques a toujours été l’orientation des politiques de santé
    publique, pour proposer aux familles et aux patients un libre choix éclairé pour les soins et les accompagnements. Ce projet de résolution déroge fondamentalement à cette orientation et, pour ces raisons, nous vous prions instamment de ne pas le soutenir.

    Salutations très respectueuses chère HD.

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