Blue sky

puppies&puppies

Hier MT m’a invitée à la philharmonie. On est allées au 5 e étage . Les couloirs sont déserts. Il y a ça et là quelques rares bancs pour s’asseoir. Et à l’intérieur sans personne on a l’impression d’être dans un bâtiment administratif. La salle est magnifique et aux places F21 et 23 c’est sublime de tout dominer, de tout voir de face. Les éléments acoustiques ressemblent à de grandes langues souples, comme dans un rêve de Arp…

Visitors/ orchestre de Paris/ Phil Glass

Trente ans après Koyaanisqatsi, le réalisateur Godfrey Reggio ( AU SECOURS AU SECOURS AU SECOURS ) et Philip Glass continuent à poser leur regard sur le monde
d’aujourd’hui, dans Visitors, dialogue inédit entre cinéma sans paroles et musique.

Bon. Le temps se couvre pour moi dès les premières images. Plusieurs portraits de personnes de notre planète et aussi un gorille fixent la caméra. Ralenti. presque immobilité. N et B image léchée. Je me dis qu’à côté Bill Viola n’est pas Sulpicien mais destroy et hyper Punk. La colère monte. Je ne SUPPORTE pas ces images si bavardes.

Inventaire/

hommes/ femmes/ enfants/ architecture en contre plongée sur fond vert sans doute avec à l’arrière des nuages qui passent à toute blinde/ Sorte de vue de sol de planète avec cratères ( blanc ) donc espace/ Station Abandonnée/ Manèges léchés de Coney Island ( vision éculé d’un monde abandonné et du grand 8 rouillé je suppose/ mélancolie à 2 euros / mais gros moyen/  Toujours l’effet ralenti insupportable/ Je me demande combien de temps va durer ce pensum pompeux et académique, prétentieux et moralisateur, bien pensant sans un seul mot mais assourdissant de commentaires et d’intentions sous entendues.Métaphores lourdingues/ monde sauvage – âge d’or. Je DETESTE. Je ferme les yeux.On ne peut entendre la musique de P Glass dans de telles circonstances. l’image, aussi horrible soit elle, bouffe tout. Oiseau blanc qui s’envole, territoires désertiques, arbres décharnés, et…. Décharge publique, déchets de la terre laissés par le vilain être humain qui regarde le gentil gorille qui lui n’est pas coupable de ce que nous avons fait à notre planète. Regard des enfants non coupables/ Ca n’en finit pas. MT n’est pas d’accord avec moi !!! ( comme d’habitude, c’est ce qui est bien ).

Mais c’était super de voitr cette salle et l’acoustique moi qui n’y connais rien est incroyable. Mais zut alors ces américains bien pensants, faut les envoyer sur la lune.

RV avec EB pour l’entretien . Assez rapide. C’est cool et elle m’invite à l’expo Guernica l’an prochain. Deux dessins et penser à une video.

moi qui rêve de ne rien faire et plutôt en bord de mer c’est mal parti.

je commence à écouter Anish Kapoor au collège de France et ce qu’il dit semble intéressant.

On est allées avec Camille à la SACD écouter Jerome Deschamps et Macha Makeieff. C’était super intéressant et profond, et ce malgré le très ennuyeux Olivier B. qui menait la conversation. Qu’il est chiant . Il s’écoute parler. Un jour on a diné ensemble chez X, j’ai cru que j’allais m’endormir dans ma soupe. Il connait tout mais ne sais pas raconter.  Je dis à C: Il est du genre à avoir une veste matelassée. Paf  il l’a. Je ne sais pas pourquoi les vestes matelassées sont portées plutôt par des catholiques ( hahahahah E!! as tu une veste matelassée!!! Ne me tape pas !!!). C’est la première fois que je retourne à la SACD et sans R. C’est bizarre. Je demande à JD s’il viendrait parler aux BA. Comme d’hab j’envoie mon idée et personne ne me répond ( comme pour Edith Scob, vazi remercie moi de l’avoir appelée pour les «  entretiens ou je ne sais quoi extraordinaires » aux Beaux-Arts. Le problème c’est qu’elle est d’accord si c’est moi qui fais l’entretien. Ouarf ouarf. Sinon Niette, zéro, au panier !!!! Je ris )

pas envie de bosser. PAS ENVIE

J’appelle Anne. Bizarre ça décroche et je n’entends qu’une respiration et des petits bruits. Comme si on tapait sur le tel. J’appelle son fils. Pas de réponse. Que se passe t’il. Pas eu le temps d’y aller cette semaine. Hum

L’insecte dans la peinture

 

Cette stratégie de communicant est à l’image de l’art dont Hirst s’est fait volontairement le champion. Sacrifié aux lois du marché depuis l’ère Saatchi, l’instinct d’homme d’affaires et l’esthétique spectaculaire mais sans référent de Hirst sont cette vanité totale que ses crânes et ses requins morts ne parviennent pas à incarner. Le voile de mystère qui entoure la présentation de Venise n’en est que l’énième preuve. Mise en abyme involontaire de Hirst ? Miroir dressé devant le personnage plutôt : Hirst tel qu’en lui-même.

Pas envie du tout de travailler mais plutôt de lire d’une traite la trilogie des jumeaux que je picore dans les transports.

Quelle incroyable écriture et tous les «  acteurs » de ce récit, des squelettes de la mère et de l’enfant jusqu’au Monsieur qui demande l’heure, en passant pas Mattias sont merveilleux. Un amour se dégage de tout cela avec une grande force.. Bon j’ai d’autre trucs à faire tout de suite que de papoter avec moi-même.

B et P

 

© Armelle et Marc ENGUERAND CDDS

 

« Deux escargots qui s’efforcent de grimper au sommet du Mont-Blanc », disait Taine.

Ils sont émouvants, tendres et drôles, Bouvard et Pécuchet, les deux cloportes, porteurs de tous les poncifs que Flaubert envoie à la bataille pour qu’ils éprouvent leur savoir, pour mieux régler ses comptes avec la bêtise de ses contemporains. Redresseurs de torts, convaincus de l’imbécillité de la marche du monde et imbéciles eux-mêmes, ils vont pouvoir grâce à un don du ciel, réaliser le rêve de leur vie. Stéréotypes, clichés, idées toutes faites, préjugés en tout genre, stupidités et idioties, voilà leurs bagages.

C’est sur un chemin de croix lamentable, traversés par le doute et le désarroi, qu’ils mèneront leur combat la tête haute, certains d’être en charge de la plus noble des missions.

Une croisade de Flaubert, une histoire de la faiblesse de l’intelligence humaine.

Il s’y mêle le comique et le sérieux, le bon sens le plus navrant avec la plus profonde inquiétude. L’éternité et l’universalité de la bêtise sont devant nous ; la chétive condition de l’homme sur terre est mise en scène. Flaubert se retrouve en eux, les conduit impitoyablement à leur perte et nous invite à l’autodérision.

Jérôme Deschamps

 

Note

« Deux escargots qui s’efforcent de grimper au sommet du Mont-Blanc », disait Taine.

Ils sont émouvants, tendres et drôles, Bouvard et Pécuchet, les deux cloportes, porteurs de tous les poncifs que Flaubert envoie à la bataille pour qu’ils éprouvent leur savoir, pour mieux régler ses comptes avec la bêtise de ses contemporains. Redresseurs de torts, convaincus de l’imbécillité de la marche du monde et imbéciles eux-mêmes, ils vont pouvoir grâce à un don du ciel, réaliser le rêve de leur vie. Stéréotypes, clichés, idées toutes faites, préjugés en tout genre, stupidités et idioties, voilà leurs bagages.

C’est sur un chemin de croix lamentable, traversés par le doute et le désarroi, qu’ils mèneront leur combat la tête haute, certains d’être en charge de la plus noble des missions.

Une croisade de Flaubert, une histoire de la faiblesse de l’intelligence humaine.

Il s’y mêle le comique et le sérieux, le bon sens le plus navrant avec la plus profonde inquiétude. L’éternité et l’universalité de la bêtise sont devant nous ; la chétive condition de l’homme sur terre est mise en scène. Flaubert se retrouve en eux, les conduit impitoyablement à leur perte et nous invite à l’autodérision.

Jérôme Deschamps

 

AS…

Ce qui me fatigue aux beaux arts ce sont les étudiants mous. Ou ceux qui n’ont jamais l’air contents, ou ceux qui disent « pas de problème » et ne foutent rien, soumis je crois à une image de l’artiste, ou une idée de ce qu’est un artiste, complètement erronée.A côté de ça qui me barbe, d’autres qui se posent les questions justes à mon sens, qui ont de l’appétit, la joie de travailler dans ces conditions et dans cet endroit. Les grognons l’année prochaine je les vire.Un grognon qui fait la gueule, c’est pas possible. Les jamais contents. Bon ce n’est pas mon principal problème actuellement. Mais tiens en passant, ils écrivent plutôt bien je trouve, malgré les fautes d’orthographe qui surtout gênent la lecture / comme des mauvaises herbes piquantes.

Un type en treillis dans la rue écrit sur un cahier à toute vitesse. Mais il écrit quoi? Je suis pressée. Pas le temps d’espionner Devant les BA est garée une moto décorée comme un sapin de Noel et quand je pousse la porte des 2 Acas pour boire un café, le personnage qui va dessus, on le reconnait en une seconde. TenuE jean, rocker, paillettes, santiags dorées, bon on a compris. Il a la tête rentrée dans les épaules, attrape un croissant avec sa patte droite, avale une gorgée de son crème dans la même position / seul le bras bouge /, tourne les pupilles vers moi sans bouger la tête, retend la patte vers la corbeille et se colle un autre croissant dans la poche. La fin connais pas, car je pars avec mon «  très allongé à emporter « . Trisha Brown est morte. Zut. Je repense à BB qui m’a raconté qu’il y a longtemps, des footballeurs, enfin des fantômes de footballeurs étaient dans sa chambre-« tu crois aux fantômes toi? / Bien sur BB/ J’ai pas peur ajoute t’il mais c’était il y a longtemps. ce matin je lui envoie un message: Réveille toi vieille cigogne, je pouffe de rire toute seule et je file chez l’imprimeur attrapper les essais. Velib, direction Maison rouge avec arrêt café car je suis en avance. La serveuse est très sympa. Nature on peut dire, mais sympa!. Réunion. J’en sors quand ça parle de fric et me balade un peu dans l’expo. Je ne connaissais pas les performances de Coste. Ho ho. Je regarde en souriant les Clovis Trouille.

Là, Jerôme deschamps à la SACD

La veste

J’ai commencé le Grand Cahier d’Agota Kristof. A vrai dire, et j’ai un peu honte je ne savais pas qui elle était parce que je pensais à Agatha Christie ( que je ne lis pas d’ailleurs ).

J’aime beaucoup cette écriture directe, dépouillée et intense. Miam.

J. le libraire m’a offert les écrits de Jeunesse de Tarkovski. C’est à vrai dire la première fois que j’aime parler avec un libraire. Avant je n’aimais pas les endroits où on pouvait connaitre mes familles. Je change donc. Peu importe dans quel sens, du moment que ça bouge.

Je ne sais pas si j’ai parlé des images que j’ai fabriquées avec le scan en partant du bouquin de gare acheté à Rome en 82 et qui a influencé, jungle et loups…

Bon plutôt que de raconter ma vie, je ferais mieux de préparer le RV de Mercredi.

Hier il y avait dans la rue une paire de chaussures argentées pas mal du tout, posée sur le trottoir . Quelques heures avant et dans le même quartier, une paire de bottes à motifs et talons. Laide. Mais c’est drôle.

Je suis passée devant chez Prada et j’ai flashé sur cette veste. Si quelqu’un veut me l’offrir, c’est 1500 billets. ( PS: se prendre une veste , ça vient d’où? )

Putain la télé déraille. Le son monte et descend et elle ne veut plus s’éteindre. J’ai l’impression que pour regarder un film je suis sur une console de jeu video.

TEXTE CS/ « Mais non stupida »

Bonjour C
Merci beaucoup.
Je suis contente . J’aime beaucoup. C’est très agréable à lire. Ca me plait. 
C’est singulier cette approche et soudain ça semble pouvoir être sans fin. L’outre tombe y compris !!!!
Je me permets deux trois bricoles qui me viennent à l’esprit

P2 Peut être pas la répétition de dialogique

La voix d’Edith raconte : « Je pousse une porte
La voix d’Edith raconte le rêve d’helene 
Hélène se souvient que son mari consultait, comme beaucoup de comédiens, le docteur F
peut être le docteur X. seulement
p3
Pour les petites histoires, c’est mon mari qui chantait non stop et était aussi auteur de chansons, de Comme un garçon à Capitaine Flam et j’en passe des tonnes!!!! Souvent on lui disait : Je vous ai reconnu à votre voix. Et quand il doublait ( rarement) des films on se marrait à regarder les physiques à qui il donnait sa voix. Il avait écouté des heures la voix de Pétain pour interpréter le rôle sur France cul ( je dis ça parce qu’en écrivant ça me vient à l’esprit )
Autre truc très récent comme si la voix par vous remarquée, me poursuivait. Cette semaine une amie subit une trachéotomie et perd sa voix. Ca me bouleverse cette bouche muette et les expressions du visage appuyées pour se faire comprendre. Le visage devient par les mots transparents, une suite de grimaces ponctuées par la respiration qui désormais vient de la gorge.
Elle me parle sur une ardoise où elle écrit à toute vitesse et efface tout aussi rapidement. Je lui dessine des têtes grimaçantes pour la faire rire. Et de rire point puisque il ne peut sortir de la bouche. Puis mon telephone sonne, son nom s’affiche , je décroche en pensant que nous allions avoir une mini conversation en morse ( un coup oui, deux coups non ). Mais elle parle !!!! Elle me parle avec sa voix d’avant !!! Incroyable, je saute de joie. On lui a posé une lamelle d’argent ou je ne sais quoi qui par sa vibration si j’ai bien compris permet à nouveau le son.
Autre chose à laquelle je pense en matière de voix, c’est l’histoire du Cymbalum Mundi de Bonaventure des Perriers , avec les chiens Pamphagus et Hylactor qui, ayant mangé la langue d’Acteon, peuvent désormais parler… J’adore ce truc
Pour les bougies, c’est Nicole qui les avait apportées de France. Plein. Et telle que je la connais elle n’a jamais dû avouer que c’était elle la lumière !!!!
Peut être ( mais je ne sais pas ) citer «  Le monument près de la mer  » le souvenir Romain avec plusieurs versions: ma voix en français, en Italien  et aussi celle d’un ami pianiste, Jeffrey Grice pour la version anglaise . Le film se termine par des interviews d’archives au moment de la mort de Pasolini et par une chanson Italienne.
D’autre part pensez vous à des images en particulier pour accompagner le texte où je m’en occupe ou on s’en occupe????
Bonne journée
LN

Le grand Livide

Je lorgnais le livre de mon voisin de métro et j’ai vu écrit «  The great Livide ». Ce qui m’a beaucoup plu. Peut être ai-je mal lu d’ailleurs Le livre était annoté et assez crado je dois dire. J’ai eu aussi comme info » Sweat your prayers »/ Bon. Je viens de regarder et c’est un machin de pratique spirituelle. C’est nul. Enfin je n’en sais rien mais on passe.

J’avais été catastrophée par A. avant hier qui ne pouvait plus parler. Alors que j’achète du sucre en poudre mon téléphone sonne et c’est elle. Et elle parle comme vous et moi. Je n’en revenais pas. C’est dingue. Je n’ai pas vu à quoi ça ressemble mais ce doit être une languette que l’on se met dans le gosier et qui doit je ne sais pas quoi. Ca marche super bien. Au téléphone pas de problème. Ouf. J’ai été contente toute la journée. Tennis ce matin. J’ai super mal au pied droit et pour démarrer c’est douloureux. Pénible ce matin car un père «  entraînait «  sa fillette. N’arrêtait pas de l’engueuler, de parler/ fait ci, plie, démarre /. Un enfer. La gosse était toute fine et puissante. Qu’ils sont cons ces parents qui se mêlent de tout et placent leur rêve sur ces pauvres enfants. J’avais envie de lui dire de la fermer à cet abruti.

Petite sieste et RV au Flore à 17h pour le boulot. On va en haut, ce n’est pas terrible en haut mais il y a vraiment trop de bruit en bas. On parle pendant 2 h en buvant nos citrons pressés. . J’aime bien la personne. On parle et je me sens à l’aise.

Le texte de P. me plait, celui de CS aussi. Et là je vais regarder ce qu’a transcrit VDC. J’ai fini à regret mon pollar. Passée prendre ma commande de livre chez Julien, croisé Peduzzi et Patrick Bruel ( pas au même endroit ). J. m’a fait visiter les tiroirs de la librairie qui n’ont pas bougé depuis que cette même librairie était la papeterie du Lycée: Taille- crayons, plumes, décalcomanies, papillons Sainte Catherine dorés et Nouvel an, gommes, étiquettes et… Tirages photographiques pornos des années 60. Des garçons et filles s’ébattent dans un décor bourgeois avec rideaux imprimés et vases de feurs. les participants ont de petits loups noirs. C’est ridicule et drôle. Les lycéens d’alors seraient bien surpris.

Papoté ce soir avec A. et sa nouvelle voix.

Ce soir claquée. Livre ( Sade et Goya , je ne sais plus le titre de Stoichita )

 

 

SERIO LUDERE

Hé !!! Il y a un type qui écrit un blog en latin.

Louis A. Waldman historicus artium est, speciatim studiorum italicorum cultor. Docet tam historiam artium quam palaeographiam in Universitate Texana.

C’est drôle. Bon. Le texte de PM est en train de  s’imprimer. : SERIO LUDERE

 

Bon. La journée d’hier , avec son temps magnifique et chaud n’a pas pour autant adouci la réalité. Aller voir A, à Villejuif. Elle ne pourra plus parler ni manger par la bouche. Une heure et demi après être partie d’Argenteuil, je pousse la porte de la chambre. Elle est assise sur son lit. Elle a subi une trachéo ( vive la clope ) et me fait un grand sourire. Je lui dis , enfin je me risque… à lui dire qu’elle dira moins de conneries. Elle rit. Puis elle écrit à toute vitesse sur son ardoise. Il est évident que le pensée avance plus vite qu’une main. « On » parle, je lui montre des photos sur mon iPhone. Je reste une heure puis repars. Si je l’appelle oui c’est un tapotement, non c’est deux. Oh Lala. Quelle merde.

Je passe la soirée comme je peux puis je parle avec un joueur d’echecs pro. Ca me fascine ça.

le courrier s’amoncelle. Ca me saoule.

Hop. Je le lis le texte imprimé

Mon nouveau peintre horrible

Willumsen

Le mot voilà devrait être si  ce n’est censuré !!! contrôlé. Certaines personnes interviewées sur FC sont vraiment lamentables. Le Golem/ Blanc… Deleuze / Blanc . Bien evidemment on peut être peintre sans être chercheur mais quand même.Les pauvres journalistes comme ils ont du mérite parfois. !!! Oh putain.Les artistes ne sont pas toujours très passionnants… Ou manque de simplicité et emberlificotages, ou ignorance. Ca me rappelle la première fois où je fus invitée sur FC, très tôt le matin, dans l’émission de Jean Lebrun. Boris Kochno était mort là, à l’instant et moi, je n’en avais jamais entendu parler. Aïe Aïe, ça commençait mal… On n’en meurt pas mais ce n’est pas glorieux; En plus ce n’était pas faute de ne pas m’interesser aux Ballets Russes!!!!

Bon. Moi c’est reparti.Bronchite out. J’ai en une seule journée, terminé des peintures qui dormaient.retrouvé l’horloge moche. Argenteuil, rouler, labo Janvier, prendre des revues qui trainent. Ca fait sens est la plus moche expression qui existe. Ca fait sens . Berk.

J’aime bien passer à la librairie le Dimanche matin; je commande un Stoichita ( dont je trouve l’Amphitryon très agréable à lire ) et les Songes et discours de Quevedo.

Ai descendu la Rue des Martyrs que je déteste le Dimanche matin. On y vend des jonquilles aujourd’hui et ça sent le printemps. Suis remontée avec dans les oreillles les cris d’un sale gosse et de sa trottinette que je lui aurais volontiers brisée sur la tête : Aramis ( nom d’une pipe)… Aramis est contrarié et sa mère se laisse agripper, cerner, cercler par ce démon blond. Je n’arrive pas à être -comment dire, indulgente. Allez un petit stage chez Dickens et dans les quartiers boueux de Londres, dans le brouillard des siècles passés!! Pain et eau. Pain moisi pour Aramis, affublé de son nom de mousquetaire. Je pouffe de rire toute seule. C’est joli Aramis j’en conviens moi, amie des deux autres. Les vrais!

Bon hier c’était un peu funèbre la cérémonie à Orsay pour le départ de Guy ( qui a réussi à me dire une saloperie dont je ris encore, entre ses dents et alors qu’il saluait je ne sais qui). Shubert au début, je m’en serais passée. Surtout que j’avais une faim de loup. Et sur le programme il était annoncé Debussy. Nom d’un chien me suis-je dis, fuyons devant l’ennemi!!!. Je n’ai rien contre la musique mais là c’était vraiment chiant. Mais de Debussy point n’entendîmes car quand la meute s’est déchainée sur le buffet, c’était foutu. Le pianiste au chomdu!!!

On boit du champagne avec Astrid. Et j’offre un petit four à notre ex-professeur d’Histoire de l’Art, qui est un peu vieux et à l’ouest. Il a du mal à attraper ça dans ses doigts. Je lui fais le coup de l’ancienne élève respectueuse et il est content.

Tous dans ‘la salle des fêtes d’Orsay », peu de perdreaux de l’année. Et beaucoup de gens assis. Discours. Jean Clair en attendant s’est assis près du piano et c’est drôle car tout à l’heure il était en mode repos  sur le fauteuil d’un gardien. Je lui ai dit que s’il essayait de brouiller les cartes, c’était réussi: Pianiste et gardien. Quel avenir tout tracé !!! me dit-il. Sa femme est très sympa. Et lui dans sa bougonnerie aussi. Blistène me raconte une histoire à l’oreille avant d’aller parler. Paini, suit et un jeune conservateur qui dit que Guy c’est comme le pot au feu. Ca déborde mais qu’est ce que c’est bon. Tout le monde a noté son génie ( c’est vrai )  son caractère atroce ( c’est vrai ) son caractère intempestif ( c’est vrai )  sa drôlerie ( c’est vrai ). Mais ces cérémonies nous font nous approcher de l’allée centrale si je puis dire. Ca commence à flairer l’encens et je n’aime pas ça.

Filé chez MM où MT et les enfants discutaient. Retour casa. lecture . Et excellente nuit.

Donc: Le plus important est que je me suis entichée de Willumsen, découvert hier !!! peintre danois HORRIBLE et monstrueux dont je découvre cette drôle de chose indigeste à mourir. J’adore, j’adore .: Mêler la peinture à des machins en cuivre peint, ça me parle !!! On pense à Gauguin bien sûr

Hier était noté que Guy avait donné leur place aux Nabis ( c’est vrai ) et je me souviens à Rome, alors que je lui disais mon horreur des Puvis de Chavanne du Musée d’Amiens ( que je voyais enfant ), comment il m’expliqua tout ça. Son influence, son importance. Moralité , l’ignorance n’est pas une force ( comme on croirait parfois en entendant l’arrogance de certains et certaines. Non? )

Regardez en bas du tableau on dirait des pixels!. Il faisait aussi des photos.

Willumsen

Il fait beau !!! Yesse. J’irais bien au cinéma ce soir. Je dois passer voir Anne et j’ai sans doute RV avec la galerie de Berlin. Il faut que je regarde ça. Bon .

J’ai commencé une deuxième grande peinture noire ornementale et voici que revient ( ou arrive ) mon intérêt pour les Caprices de Goya. Je vois d’ailleurs que mon nouvel ami Willumsen s’en est inspiré

36°5 LE SOIR

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Ce soir, suis passée à mon QG. Nom d’une pipe, de la purée-j’en veux. BB est arrivé égal à lui même-comme un croque mort- mais il perd la boule ce soir. Il parle et parle et mélange tout.  Je crois qu’il a de la fièvre. L’obsession de sa famille royale, de son titre, de Fauchon, des esprits, de la mort et des chiens de chasse. L’argent, le prix des choses, le milieu, les bals et les robes…Son compagnon mort cet été. Comme me dit DD il n’est pas allé au cimetière. C’est pour ça. là-bas il doit parler à la tombe. Si je pense à moi seule je me dis que ce serait une belle scène à filmer.   Il raconte une minestrone pas possible où se mêlent avocats, titres, curés usurpateurs,( pourquoi dit on Monseigneur à un ecclésiastique alors que c’est lui le Monseigneur ) paranoïa, Belgique , mère que l’on veut frapper, mère qui frappe, bétail à soigner. DD en pleure de rire ou de lassitude et moi j’avoue que ce soir c’est pénible. On discute avec deux personnes qui sont venues pour «  le salon ». Misère le mec bégaie. On ne peut imaginer ce dialogue que dans un mauvais Chevallier et Laspales. ( Qui me font rire et je n’en ai pas honte ) A l’époque je trouvais accablants « les frères ennemis « , mais Teddy a disparu, est mort on ne sait pas, on ne sait comment ni où… On se disait qu’il avait tout largué et c’était enfui? C’était vraiment un type extra. Bref. Ce qui me manque aussi, c’est de ne plus avoir les histoires de R. Je lui aurais parlé de Degrelle dont je ne sais rien, il m’aurait peint le paysage et tout dit. Raconté Hergé, raconté l’autre versant de Tintin. Idem lorsque je vois des acteurs que je ne connais pas. Il avait la bio de chacun et en principe, une histoire croustillante. Quelle mémoire.

Bref alors pour le chambrer je demande à BB s’il est allé au salon de l’agriculture. Il répond évidemment que «  ce n’est pas son monde «  !!!!.

Envie de ne rien faire et j’ai cependant dessiné hier. Toussé beaucoup cette nuit. C’est fatigant. Rangement des disques durs.

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Marco à droite et Leon Degrelle ( « Tintin c’est moi…. ») au centre

Marco D. est mort. Il avait entre autres réalisé une série de documentaires  » Il Nazismo Esoterico » que je regarderai plus tard. Je me souviens de lui, de notre rencontre à la Villa Medicis. J’avais adoré son coté voiture de sport décapotable et Dolce vita. Il devait pas mal y aller sur la cocaine, m’en avait proposé et je me revois, commençant à sniffer ça et subitement me moucher , de peur d’une allergie dont j’ai toujours eu le secret. Donc me voici blanchie. On a roulé une fois à toute blinde jusqu’à la mer où des amis de jeunesse dorée l’attendaient. Je me sentais un peu cruche, parlant mal Italien à ce moment là ( et ce serait pareil aujourd’hui ) Il vivait je crois près de la Machine à écrire dans une petite rue à droite. Ca me fait de la peine, je ne l’ai jamais beaucoup revu et c’est AM qui me donnait de ses nouvelles car je crois qu’elle était la femme de sa vie au fond. Il était devenu un peu moche mais je préfère garder le souvenir d’une gentillesse mêlée d’arrogance, d’un grand charme, d’une folie bizarre. Il m’avait offert Aurora Consurgens dont j’ai curieusement parlé Mardi à une étudiante. Je me demandais ce qu’était ce livre. je me suis davantage intéressée à la symbolique Alchimique par la suite avec « les Noces alchimiques du chevalier de Rose-Croix » et Jung etc.. C’est un peu ennuyeux ces trucs mais c’est amusant de voir les lions, les homoncules, les vases, le Nigredo Melanosis, Saturne et j’en passe. l’Ourobouros sans doute, les Gémeaux.

Finalement C. A changé le titre de son texte et je préfère. C’est : « L’Univers est la cendre d’un Dieu Mort « 

De n’avoir RIEn fait hier me donne envie de continuer ce rien, de lire, de somnoler. Totalement creuvée. Bouillon et thym. Thym et Bouillon. Chaud et froid.

 

FIEVRE du Mercredi

casque-armure

Je ne sais pas où j’en étais. Au vernissage à la Maison Rouge? Un monde dingue et pas mis un pied plus loin que l’endroit où on peut boire un verre. Non. Non. J’irai tranquillement. Ensuite, au Divan, la soirée Marie-France. Mais zut je dois partir à 7h le lendemain donc je suis un peu sérieuse. Pas assez et le réveil est un peu pénible. Rouler . Rouler. Kiki Picasso parle et moi je tousse comme une bête, ayant passé ma journée au lit à lire et dormir. En même temps c’est assez délicieux. Mais c’était mieux quand je n’étais pas seule et que R. ouvrait doucement la porte pour savoir si ça allait mieux, si je voulais que vienne le médecin-c’est plus prudent. Du coup , j’ai fait comme s’il me grondait et j’ai appelé Jean-Charles pour qu’il vienne voir si je dois prendre des médocs. Oh putain je réalise que la fille assez désagréable et qui me demandait pourquoi j’avais un ticket gratuit pour boire un verre, qui me l’avait donné, est-ce que j’étais dans l’expo, pourquoi alors j’avais ce ticket si j’étais pas dans l’expo et elle si- est O.C de Bazooka. Ben mon vieux. Je dois claironner ça à CR qui va rire. Faut pas vieillir.

Bon, c’était rapide ce passage à l’école. Difficile comme maintenant d’y être sans R. Mais c’était magnifique et j’étais contente de voir E, P et A. et CM m’accompagnait pour le boulot et elle était contente. On a vu Paul, et Jane et la famille des Granges. C’est beau de voir la nature même si c’est bêbête de le dire. La vue depuis Montarcher toujours magnifique. Bon. Retour Dimanche. Le retour est long. C’est long. Le soir je fais quoi. J’annule le theatre car je sens que je commence à tousser. J’annule aussi ce soir, zut, et j’annule demain Judith Magre .

RV à la galerie Lundi, puis B. On est fatigués et on ne fait rien de bon. Je commence à flipper. Le lendemain Beaux-arts. J’y arrive à 9h. Pourquoi je n’en sais rien. Je prends des bouquins à la bibliothèque fermée à cette heure ci c’est extra d’y être. Je prends Kantor, Kentridge, Godart le livre de Beaubourg en 2006, sais plus. Il y a des étudiants qui ne regardent rien, d’autres qui bouffent tout. Il y a ceux qui n’ont pas confiance et je le sens. Tanpis. Dommage.

J’ai l’impression que ça va mieux là. Demain je travaillerai ici. Je dessinerai la grille et commencerai à mettre sur un disque les trucs pour la monographie.

Le texte de C est bien. Ca me va. Dimanche RV avec la galerie de Berlin qui veut me voir avant le RV de Lundi. Mais j’avais oublié qu’on avait rendez vous Lundi. Ah nan c’est celui d’après quelle cruche;

Les Beaux-arts veulent inviter ES. Quand même le directeur pourrait m’en parler directement et prendre son téléphone. Je trouve assez jouissif que Edith Scob ne veuille être interviewée que  par moi dans ces circonstances de « conférences extraordinaires « . Ca me fait rigoler.C’est avec moi ou pas . Hahahah. C’est bon ça. C’est extraordinaire. Elle n’en a rien à foutre des honneurs et de l’amphi du même nom. CA ne la fait pas rire. Bon.

Je reviens plus haut. Cette saucisse d’herbe m’a semblé délicieuse. Elle l’était et ce qui était drôle aussi c’est la photo d’une vieille dame à qui on a mis les lunettes offertes à C.

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J’aime bien les éditions des beaux arts, des petits livres noirs très jolis.

Hier à Orsay remise de la légion d’honneur à G que j’appelle mon petit caramel médaillé. Juppé lui remet le machin. Il est élégant mais Guy bien plus drôle. Juppé à l’air sympa, da femme est classe mais bazar comme il parle. Ca sent pas le prolo !!! Fabius, Toubon qui a pris un drôle de visage comme si ça rétrécissait au milieu, Foucard notre prof d’histoire de l’art, vouté et esseulé, Jean Clair élégant et distant. Sa femme sympa. Bon ben c’est pas du perdreau de l’année tout ça ma fille. Ben toi non plus dit une voix. Mais moi c’est pas pareil.  Robert Carsen, Veronique Colucci avec qui on fait des photos souvenir, et j’ai filé à l’anglaise car j’avais chaud froid. La suite le 11.

Bon.

C’était hard hier en rentrant et en allumant France Culture dans la cuisine, de tomber sur la voix de R. Brrrrr

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