hermine Moos

The case of the famed Alma Mahler doll, however, is a special one. While it was sort of a sex doll and sort of a mannequin—and as such, not really my area of study—it also had an unimpeachable toy pedigree: in 1918, after the great muse ended her relationship with the artist Oskar Kokoschka, he commissioned a life-size replica of his lost love from the doll-maker Hermine Moos. 

Kokoschka took a strong hand in the doll’s design, sending sketches, measurements, and explicit instructions. Much of the correspondence still survives. E.g.:

Yesterday I sent a life-size drawing of my beloved and I ask you to copy this most carefully and to transform it into reality. Pay special attention to the dimensions of the head and neck, to the ribcage, the rump and the limbs. And take to heart the contours of body, e.g., the line of the neck to the back, the curve of the belly. Please permit my sense of touch to take pleasure in those places where layers of fat or muscle suddenly give way to a sinewy covering of skin. For the first layer (inside) please use fine, curly horsehair; you must buy an old sofa or something similar; have the horsehair disinfected. Then, over that, a layer of pouches stuffed with down, cottonwool for the seat and breasts. The point of all this for me is an experience which I must be able to embrace!

And,

I am very curious to see how the stuffing works. On my drawing I have broadly indicated the flat areas, the incipient hollows and wrinkles that are important to me, will the skin—I am really extremely impatient to find out what that will be like and how its texture will vary according to the nature of the part of the body it belongs to—make the whole thing richer, tenderer, more human? Take as your ideal … Rubens’ pictures of his wife, for example the two where she is shown as a young woman with her children. If you are able to carry out this task as I would wish, to deceive me with such magic that when I see it and touch it imagine that I have the woman of my dreams in front of me, then dear Fräulein Moos, I will be eternally indebted to your skills of invention and your womanly sensitivity as you may already have deduced from the discussion we had.

 

Puis !!!!!:

The outer shell is a polar-bear pelt, suitable for a shaggy imitation bedside rug rather than the soft and pliable skin of a woman. […] The result is that I cannot even dress the doll, which you knew was my intention, let alone array her in delicate and precious robes. Even attempting to pull on one stocking would be like asking a French dancing-master to waltz with a polar bear.

A PLAT/ Vacances

Photo Nigel Scott 1995???

J’ai toujours ce mini petit album de photo que m’avait offert Nigel lorsqu’il avait été envoyé par Elle je pense pour  « un shooting » comme on dit, ou plus simplement un séance photo. J’adore ce petit machin qu’il avait cousu lui mêe et rassemblant des photos dans mon atelier à Belleville. En parlant de ça, dommage dans Connaissance des Arts qu’ils aient pris grosso modo les photo les plus ordinaires, celle où je me suis laissé prendre à peindre, ce que je déteste. Je n’aime que les photos posées et qui n’ont rien de naturel genre je peins mais ya personne. C’est ring

Je ne fais rien de rien. Je ne sais pas si c’est délicieux, je crois que oui. La mer, lire un polar, dormir. C’est peu dans mes habitudes. Je n’écris pas, ne lis pas les journaux. Si, zut ma petite Gisèle Casadesus est décédée. Par la radio j’ai su. Quand il est 20h je pense qu’il est 23 heures. Me lève tôt. Fatiguée je dois dire après cette année. Souvent des rêves assez pénibles.R. y figure beaucoup. Relu ma pièce. Est ce que je la reprends où est ce que je l’oublie. Ya des trucs pas mal. Mais… Pfff. Changer le titre, changer des choses un peu confuses, rajouter de la réalité. Ca se passe pendant la guerre de 14 et j’avais écrit cela en 1998. L’opéra du Rhin m’avait proposé de monter cela si je trouvais des co-productions ( j’avais reçu un coup de téléphone un après-midi et chaque fois que je passe devant le magasin de chaussures de la rue de Rivoli où le zinzin avait sonné, je pense ( Pavlov )  à la guerre !!! Bref je n’avais jamais donné suite. BAh voyons. Ca c’était ma spécialité. Bref.

Pas tellement commencé à penser à Kafka pour la scéno. Contente de cet état végétatif mais aussi à la perspective de retravailler la semaine prochaine avant le prochain dégagement pour Palerme.( Et la réservation dans la Villa Palagonia )

Nous avons découvert la villa Palagonia grâce au récit que Goethe fit, dans Le voyage en Italie (1819), de la visite qu’il y effectua en 1787. En particulier, l’étrangeté du blason familial – un satyre tendant un miroir à une femme dont la tête est celle d’un cheval –, qu’il décrivit avec précision, nous a fasciné et étonné, semant en nous le désir de mieux connaître cette mystérieuse demeure. Dans le même temps, la lecture de l’essai que Macchia (op. cit.) consacra spécifiquement à l’esthétique de la villa Palagonia a donné grandement satisfaction à notre curiosité… tout en faisant sourdre de multiples interrogations. Pour cette raison, nous avons souhaité aller plus loin .

Lu des choses sur Peron et les nazis cachés. Il y a un livre qui n’est pas traduit en Français. De toutes façons je dois me remettre à l’Anglais. Ca va en gros mais je manque cruellement de vocabulaire.

 

Encore des rêves désagréables. Temps merveilleux. Fin du polar et Lettre au père de Kafka. Soupe au potiron. Pale. Malgré l’’osteo, mêmes douleurs au bras, dos pied ( et le bec, et le bec… ) C’était bon de nager surtout qu’il n’y a plus aucune bouée et que la mer semble plus grande. Il y a les mêmes neuneu de Saint Trop en bateau et pantalons blancs qu’on vient chercher en zodiac pour déjeuner sur la plage. Moralité: Quand on est sur le sable on rêve d’un voilier lointain, et quand on est sur le bateau pas très lointain on rêve du sable. Je crois que ces riches retraités ( il n’y a en ce moment que de allemands et des vieux ou des vieux allemands ) ne font pas 5 k sur l’eau dans toute la saison. Bref.

V. me lit le machin sur l’ISF. On rit des gens. Je place une vieille branche tordue près de nous, comme piège pour qu’on ne nous frôle pas. Un chien sur le dos semble paralysé tant il prend plaisir au soleil.

De retour au hameau, c ‘est magnifique de voir J. passer en pantalon long et chapeau de soleil de 94 ans. Ca discute dehors au moment ou j’entrouvre la fenêtre. Il fait frais. Les vignes ont une belle couleur. On parle avec un voisin des bleus de travail ( j’en admire les pièces cousues ). J’ai détesté l’autre jour rue des Martyrs, deux garçons en fausse veste d’ouvrier achetées dans le Marais probablement.

Conversations et autre

Hier démontage à la MR.Heureusement je suis rassurée car Max vient s’occuper du portail qui , quand on sait pas comment il a été monté est un enfer. On va boire un truc vers 17h avec C. du côté de l’opéra Bastille. En entrant une même réflexion nous vient à l’esprit. On parle de choses et d’autres et à une table plus loin il y a deux messieurs assez gros, celui de dos énorme avec grosse barbe blanche même si on ne voit pas le visage. Soudain C. se tourne vers moi comme si une vipère l’avait piqué. J’éclate de rire car moi aussi j’ai entendu ceci:

—Alors tu as perdu 20 kilos depuis Casse-Noisette.

Je trouve que c’est désopilant et j’en ris encore. Falstaff , car c’est plutôt un Falstaff à la Orson Welles répond:

—J’aime bien une petite cuiller de confiture de temps en temps

&&&&

De la roupie de sansonnet est une expression populaire française qui signifie « une valeur négligeable » et souvent utilisée sous la forme négative « ce n’est pas de la roupie de sansonnet » et qui veut donc dire « qui a de la valeur ».

Elle prend son origine dans le parler populaire du Moyen Âge où la « roupie » est la « goutte au nez ». Il est difficile d’imaginer que cet oiseau étourneau sansonnet puisse avoir une goutte au nez. Il peut y avoir un détournement de sens à partir « de la roupie de son nez » ou à partir de « la roupie dessous son nez », dès le moment où la compréhension de « roupie » s’est perdue au xixe siècle, le parler populaire a reconstruit « sansonnet » à partir de « son nez » après avoir tenté de créer « de la roupie de singe », autre forme attestée et construite sur « la monnaie de singe » mais sans succès populaire.

En écoutant Lennon

Affiche dans la rue/ Classe AH

Hier après un petit moment à la galerie j’ai rejoint M aux Artistes et on est allés manger aux Petits Gros. Tous les deux. C’est sympa. On est retournés sur les lieux du crime et il y avait un groupe de jeunes japonais et une sorte de karaoké et de clips de danse. Bon ben j’ai dansé.

Ce matin, RV pour la messe, dans la chapelle de la maison de retraite de la rue des Martyrs. Parc magnifique. On y est allés à plusieurs, les habitués du bar où vient aussi s’abreuver le Père. Je l’aime beaucoup. On peut discuter sans qu’il baisse les paupières comme un prêtre. Il est joyeux, mince, et il a 84 ans. Impec. Donc on avait décidé de lui faire la surprise, et d’aller le voir discretos dans son vrai élément ( messes tous les jours à 11h ). Petit orgue récupéré m’a t’il dit dans un château, chants ( répétés la veille par la chorale de ces personnes âgées, plutôt des femmes.) C’est incroyable comme on résiste!!!! Deux autres prêtres. C’était vraiment bien car je le trouve sincère et vivant. Royaume des cannes et des déambulateurs, bosses et gilets tricotés. Costumes et signes de croix. Cravates et airs penchés. Foi. Toux. Cheveux blancs. Même si c’est une résidence pour personnes aisées, c’est quand même pas marrant.

Maison Rouge, et RV avec UG. Première rencontre et c’était agréable. B. mon amie d’enfance est là aussi. On parle un bon moment.

Voilà, c’est fini. Velib. Marche et Marks Spencer. Bus 67 et me voilà.

«  I was feeling insecure

you might not love me any more ….”

“L’âme bossue du savant”

Parody of van de Velde’s  designs by “Van der Bloede”, Lustige Blaetter, Berlin

L’ornement est la main d’œuvre gaspillée et donc la santé gaspillée…Mais aujourd’hui, l’ornement est aussi du matériel gaspillé et l’un et l’autre signifient du capital gaspillé (…) L’ornement n’a plus aucun lien avec notre culture..Il n’est pas susceptible de développement…Quel a été le sort de l’ornementation d’Henri Van de Velde ? (…) Où seront les travaux d’Olbrich dans dix ans ?

(…) Je prêche pour les aristocrates. Je supporte les ornements lorsqu’ils font le bonheur de mes semblables (…) je supporte les ornements du cafre, du Perse, de la paysanne slovaque (…) car tous n’ont d’autre moyen d’illuminer leur existence. Nous, nous avons l’art qui a pris la relève de l’ornement.. après une rude journée de labeur, nous allons écouter Beethoven ou Tristan et Yseult. Mon cordonnier ne peut pas. (son seul plaisir est d’ornementer les chaussures par des dentelures, de petits trous (…) Mais celui qui écoute la neuvième symphonie, puis s’assied pour dessiner un motif de tapisserie, est un imposteur ou un dégénéré (…)

L’absence d’ornement a porté les divers arts à des sommets insoupçonnés. Les symphonies de Beethoven n’auraient jamais été écrites par un homme qui se serait prélassé dans la soie, le velours et la dentelle…

« Ornement et crime », conférence 1908, essai publié en 1913

Je repense à ma visite au Louvre et aux oeuvres de Kieffer qui ‘ont épouvantée. Oh la vache, c’est pas bien. Bon oui. Je sais. Mais c’est tellement plein d’emphase, et de démonstration de savoir. Le coup  de la bibliothèque et des auteurs cités. Quelquefois ça va ( mais pourquoi ce gigantisme , mais pourquoi cette petite écriture maniérée. Que c’est lourd que c’est lourd. J’ai retrouvé le livre: L’érudition imaginair de Nathalie Piégay-Gros. C’est très interessant justement à ce sujet. Erudition et imagination ( la curiosité ne fait pas le savant )

Dans le livre d’un savant, on trouve presque toujours quelque chose d’oppréssé qui oppresse. On y rencontre fatalement , à un tournant ou à un autre, le  « spécialiste” avec son zèle, son sérieux, son courroux, sa pompeuse opinion du recoin où il rêvasse, assis sur son derrière;sa bosse enfin-car tout spécialiste a la sienne.

Nietzche/ Gai savoir

Après les expos, je m’ennuie, je regarde les locations à Naples pour le mois de Mai ou Juin, réserve mon billet pour Catane et Palerme, réserve mon billet pour Florence. Des petites échappées dont j’ai envie. Je dors beaucoup. Je range, je vais déposer des affaires chez Emmaus, qui est tout près. J’ai en arrière plan des idées que je note ou pas. Assez envie de peindre mais ne veux pas. Nécessaire d’arrêter la machin, de lire de réfléchir, de regarder et ne rien faire. Là où ça déconne c’est le sport. Je l’ai toujours beaucoup pratiqué et là j’ai une flemme de l’effort physique et j’ai mal partout sans doute parce que je ne bouge plus assez. Mais pas la volonté. Il faut reprendre ça absolument. En fait je n’ai envie d’exigences qu’en rapport avec mon travail. Le reste… Le reste et bien…. Il faut que ça change. L’autre jour on parlait avec un ami de notre chance à désirer très peu: Un peu plus que ce que l’on a déjà mais pas plus. Une belle voiture? Pour quoi faire? Trop de vêtements pour quoi faire? Des grands restaurants? Quel ennui. Des voyages loin loin. Ouem. Non. Pas envie.  Mon bonheur peut se satisfaire en Italie ou en Sicile, et dans les endroits comme Viviers ou le Rep. Le reste? La mob !!!

Les chenilles attirées par la lumière. Les papillons par l’ombre ( Montessori-France Culture)

Couvertures de survie

Aujourd’hui je vais essayer de ne pas râter ma visite comme hier avec les amis du MAM. Simplement j’étais en promenade (! ) et j’ai oublié. Suis allée au Louvre, Le Louvre quand il pleut des cordes c’est ce qu’il faut. Objets, tapisseries, armures, ivoires, or, vitraux. Bâillements ça et là. Chinois fatigués devant une tabatière, une montre et autre objets qu’on regarde d’ordinaire à la va vite. J’ai déambulé avec plaisir dans des endroits magiques ou franchement ennuyeux ( les chambres royales, princières, ou chambres tout court, la vaisselle ( sauf les incroyables « monuments » de table en argent, couvre plat, cloches et j’en passe.) C’est incroyable de mode de vie. On imagine mal.

Bref.

Le matin ,c’était amis Palais Tokyo ou plutôt amies car je crois qu’il y avait peu d’hommes.

Le soir suis allée voir Good time.Quand on vit seul, le cinéma c’est bien. C’est mieux que les pâtes dans la cuisine et les mondanités. Il faisait un froid de canard dans la salle. Je ne sais pas ce que je pense du film. Les acteurs OK, mais les réalisateurs. Sensation de trop de son, trop de musique. Saturation. Sensation, d’avoir déjà oublié pas mal de choses. Hum:”L’électro nerveuse d’Oneohtrix Point Never donne à l’errance nocturne de Connie la violence hallucinogène d’un bad trip.Good Time est tout à la fois un film sur New York ( HEU ), la drogue ( HEU)  et la fratrie ( OUI). Trois malédictions, semblent nous dire les frères Safdie.”

Je range, je range. J’ai acheté des sacs. Dois passer chez Emmaus, descendre des trucs à l’école, aller à Argenteuil. Ce sera pour demain. Samedi Galerie.

Confidentiel:

Au moment ou je parle je suis révulsée par un tweet- image de Boltanski dans son expo je ne sais ou: Biennalsur. Des videos (videoinstalación “Misterios” realizada en la Patagonia  ). Bon si je raccourcis le truc, je décrirais en disant qu’on voit des images de la mer ou de glaciers qui fondent =réchauffement climatique et devant en vrai des couvertures de survie = migrations  . Expo charade? HÉ????Mais CA VA PAS? MAIS T’ES DINGUE COUSIN? On a compris? Tout le monde a compris. C’est clair. Moi je ne comprends pas que l’on fasse ça. Qui paie les voyages en Argentine pour y inventer de telles inepties, de tels poncifs. CA ne dénonce rien dans des expos d’ambassades, ou tout le monde est bien au sec. C’est indigent ou sénile ou les deux ou vite fait. Merde. Dans ces cas là il faut reverser l’argent. Et B pose devant son oeuvre en plus. On rêve.Je ne voudrais pas faire ma « nicole esterolle/ AU secours ) mais quand même. EN finir avec l’extension du pire.

Mon idée à moi du jour : Des couvertures de survie Vuitton ou des housses de cadavre d’une autre marque, Prada ou autre et en couleur pour qu’on puisse pas voir qu’il y a des morts dedans. Pis une housse blanche pour moi et on voit juste ma tête passer et on comprend que l’artiste meurt aussi et dans quelles souffrances ( une idée nulle parmi tant d’autres que je chasse immédiatement, on est d’accord? ).

Putain. Ca m’énerve.

Ca je veux bien, mais la bonne conscience non:

Mon prochain projet, ce sont de grandes trompettes ou plutôt de grandes trompes que je construis en ce moment et qui seront installées sur des pylônes en Patagonie et quand le vent va s’engouffrer à l’intérieur, elles recréeront le chant des baleines. Elles sont situées sur un site extrêmement difficile à atteindre en bordure d’océan, où il y a un sanctuaire de baleines. Ce n’est pas secret, mais personne ne va jamais y aller. Je réalise des vidéos et des photographies. Voyez, c’est cela la construction d’un mythe : un homme a essayé là-bas de parler aux baleines.

“Ci-Gît le nain jaune”

Samedi matin, j’ai présenté Cutter’s way au MK2. Un vrai régal de le revoir. c’est magnifique ce film et le personnage Shakespearien , Cutter est magique. Après l’expo, on s’est retrouvés avec mon frère et E, on a bu un verre au coin et on est remontés à Pigalle au QG. Parait que j’ai crié et parlé la nuit, mais quelquefois je me réveille parce que je parle. Les vernissages c’est usant. Zut Josée et N, n’ont pas pu monter les marches. Bien contente de voir Danièle. Je ne sais plus qui j’ai vu. Je sais qui je n’ai pas vu. On peut pas dire que j’ai été soutenue par mes collègues des beaux arts!!! Pas grave.

Le lendemain, promenade dans Paris mais juste avant je vole mon propre vélo car je n’en retrouve pas la clé d’antivol. C’est écoeurant comme c’est facile de piquer ça. Un coup de cisaille c’est réglé. Une minute. Je n’en reviens pas…

Un loup dans une vitrine porte un bracelet en pierres précieuses à la patte. Je le photographie. les passages sont déserts. Jardins du Palais Royal. Nous regardons les fleurs. Nous enfouissons non narines dans les roses et comparons.—Celle là ne sent rien du tout. Celle-ci Waaaa. C’est très beau toutes ces plantes presque sauvages. M fait la grimace devant la station de Othoniel. Il déteste. Moi j’aime bien. Louvre, traversée de la Seine. Par où on passe. On l’a fait 10ààà fois ce parcours. J’hesite à nous diriger vers le marché aux oiseaux. J’aimerais avoir des oiseaux mais ça fait des saloperies.  Il fait un peu froid  Je croise JJL, un type me dit bonjour. Tiens si on allait voir Dior. Trop de monde. Tiens si on allait au Musée Delacroix. Jamais je n’ai mis les pieds. J’y découvre ce petit tableau magnifique inspiré de Goya. Dans l’atelier soudainement, l’odeur me transporte à Barbizon quand on avait visité d’autres ateliers avec une tante, j’étais enfant et j’en ai un souvenir verdâtre: Cire et humidité. C’est sinistre. Et le gardien… Quelle angoisse de passer ces journées là dedans. Il y a aussi des caricatures du jeune Delacroix, Les trois nains littéraires ou les bâtards du Nain Jaune se disputant ses dépouilles.  On y voit trois singes, un vert, un rouge un sans couleur, les bras chargés de différents ustensiles, papiers et plume et la pierre tombale du Nain JAune: Ci-gît le Nain Jaune. Il y a aussi Le déménagement.

{David Bowie}

 Puis on se laisse glisser jusqu’à l’église de Saint-Germain dans la quelle je ne suis jamais entrée. J’y fais de bonnes prises: Les piliers abimés et qui donnent des trucs comme ça.  Je fais plein de photos, ça me réveille. Je repars!!!

Puis Saint-Sulpice et on mange un petit quelque chose au Café de la Mairie. Retour. Tout le monde part. Je n’ai pas eu le courage d’aller au brunch chez G. qui m’a gentiment invitée.

Je me retrouve seule. J’ai froid. Je sens le blues monter. Je m’endors devant Le salaire du diable que j’ai déjà vu.

Manger un petit truc. D’où viennent ces fourmis sur le pain? Retour à la chambre, ne pas ruminer.

Mais décider de regarder des films,( en zappant je tombe sur Lucchini et sur des trucs d’une vulgarité sans nom, je ne peux y croire ) .Donc films meilleur baume qui soit. Sur Ciné Classics j’en regarde trois à la suite:

PROPRIÉTÉ PRIVÉE De : Leslie Stevens.
Avec : Kate Manx, Corey Allen, Warren Oates, Robert Ward, Jerome Cowan.

LE CARREFOUR DE LA MORT  De : Henry Hathaway.
Avec : Victor Mature, Brian Donlevy, Coleen Gray, Richard Widmark, Taylor Holmes, Howard Smith, Karl Malden, Robert Adler.

L’ENFER DES ANGES De : Christian-Jaque.
Avec : Jean Claudio, Louise Carletti, Sylvia Bataille, Marcel Mouloudji, Bernard Blier, Fréhel, Jean Tissier, Dorville.

Le troisième pas vu la fin, c’est un peu chiant,  mais même si ça a vieilli c’est intéressant.  Tissier là-dedans est une sorte de Jules Berry.  Le carrefour de la mort c’est pas mal. Pas grâce à Victor Mature que je n’aime pas plus que ça avec ses yeux à la noix. Je le trouve fadasse. Par contre c’est Richard Widmark que j’aime. Atroce avec son petit rire méchant et pointu comme un couteau.

Le film qui m’a plu, c’est le premier: Propriété privée.

Ce matin à 9h je me dépêche d’aller voir Yulon aux Beaux Arts avant l’arrivée du jury de son diplôme. Personne dans l’école. C’est sinistre. Le travail de Y. est très bien. Il cherche, il dévore, c’est ça. Pour le moment, en troisième année,  il n’y a que cela à faire. J’attends les résultats en buvant un café avec Albeyrola.Puis je file à Balard , à la brasserie pour RV avec RTS la radio Suisse. Le serveur est odieux et je lui dis.  Après deux tentatives, je demande s’il serait possible d’avoir un café avant la nuit. Déjà que Balard c’est hypra moche. J’aime pas le 15 eme. Pas du tout. Je garçon  qui m’interviewve est sympa et d’ailleurs on se connaissait.

Uniqlo. Jean Michel Ribes se regarde dans la glace avec une veste pas mal. On papote. En parlant de veste, les gens sont dingues. A 9h55 je vois une veste moi aussi qui me plait à Saint Germain. Avec moi ça se décide en 5 mn. 1 le modèle,2 le prix, 3 l’essayage. Je sais dès que j’enfile une manche si c’est pour moi. Bref je pousse la porte et  demande si je peux essayer la veste là, celle dans la vitrine? On me répond:

On ouvre dans 5mn, là c’est fermé. Bon, réponje moi dans 5 mn je serai loin. Au revoir. Fuck. ( Fuck je me le suis dis dans ma tête !)

J’ai tort? Puis on se passe de tout, m’en fous de la veste. J’achète plus tard des chaussettes et des chemises blanches. Basta.

Il faut que je fasse de la paperasse et que je range. Oh non. La barbe.

Oh si.Ah oui je repense à C.M, dans l’expo Samedi. Il a les larmes aux yeux et me dis être bouleversé par certaines choses. Il me rappelle qu’il était dans un camp à 6 ans. Avec une étoile et sans parents . Heu… Jsais pas quoi dire. Et ne dis rien.A. m’apporte un bouquet merveilleux: Des edelwiess! Nom d’une pipe je n’en ai jamais vu !!!! C’est trop beau en velours nuageux. C’est doux et celadon très pâle. Ou terre verte pâle plutôt. On dirait un feutre doux ou  je ne sais pas décrire.

 

JEFF BY NIGHT

Quand même Jeff est gonflé de venir chez moi avec son ami sans s’annoncer. D’ailleurs bien que la rumeur s’amplifie, et que des voisins curieux comme par hasard viennent m’emprunter une poêle ( pourquoi ces poêles dans un carton ?) , il ne ressemble pas à Jeff, au Jeff officiel brillant comme une page de Vogue. Celui ci est plus jeune, dit qu’il ne parle pas Français mais le parle. Moi je fais semblant de ne pas le reconnaitre pour ne pas l’ennuyer. Il est gentil dirais-je mais il est fatigué. Il a sommeil. Des étudiants des BA passent et je dis à V.que je ne veux pas d’étudiants chez moi, que c’est privé et que je ne veux pas que l’on sache comment je vis, Jeff ou pas Jeff. Bref il y a dans mon atelier du monde et moi je veux travailler et trouver un truc pour que Jeff n’aie pas envie de dormir là. Il a l’air de se trouver bien chez moi et bon, j’ai autre chose à faire. Je lui parle anglais, et lui raconte qu’au centre Pompidou les gens disaient qu’il ne ressemblait pas à un artiste et sitôt le seuil franchi s’esclaffaient car le chien poli et rutilant ils le trouvaient dégueulasse. MOI J’AI TOUJOURS PENSÉ QUE C’ÉTAIT UNE OEUVRE POUR LIBERACE. BREF. JE ME RÉVEILLE ASSEZ TARD ET KOONS N’EST PLUS LÀ. ILS ONT DÛ PARTIT TÔT !!!!Zut les majuscules. Je laisse. Hier dîner à la galerie, c’était sympa je dois dire.

Donc hier après avoir écrit mon petit texte sur la mob ( pour mettre dans l’expo ), je me suis dit que j’allais pour le soir, m’acheter une robe. J’entendais déjà les cris de poissons en manque d’oxygène: Toi en robe, jle crois pas, bref. Chez AB rien, juste une vieille qui s’offusque de me voir baisser mon pantalon devant elle. Elle juge que la cabine est son territoire et me dénonce à la vendeuse. D’ailleurs elle n’a pas tort. Qui a inventé ce principe de cabines collectives, ou soeurs en quête de beauté essayent des machins sous l’oeil interrogatif de la copine. Moi c’est comme la douche, en 5 mn c’est fait, savonné, brossé, rincé, remis sur le cintre. Pas laissé en boule comme certaine filles qui font leur princesse. Je déteste. D’ailleurs les gens m’énervent. Ils ne voient qu’eux, ne pensent qu’à eux, vous bousculent: Ca c’est Paris. Me suis engueulée enfin, me suis pas engueulée avec une caissière en bas qui à un toussotement de ma part a prétendu que je lui crachais au visage et qu’il y avait des pharmaciens. J’était en journée trêve et n’ai pas sauté sur la caisse, me contentant de comprendre sa fatigue. Mais elle cherchait la guerre et je lui ai demandé de se taire. Apres avoir tapé mon code, je lui ai dit qu’elle aurait dû poursuivre ses études de médecine, car elle avait vu juste: J’ai la tuberculose. Je lui ai conseillé de s’ausculter afin de s’assurer qu’elle n’est pas contaminée.

Bon, suite de la robe:Je prends mon courage à 3 mains pour aller au bon marché, et là je la vois, elle me fait signe la jupe super plissée écossaise.  Je la tends au vendeur en demandant où je peux essayer et il me répond: Par ici monsieur.Ca commence mal. Déjà que c’est une épreuve la journée de la jupe, faut pas non plus trop me décourager!!!. Bref je lui dis que je suis une fille. Merde pas ma taille. Zut. Jme dis la barbe, je ne cherche rien, serai comme serai, m’en fous.

Suis rentrée et par bonheur il y avait Funny face, avec Fred Astaire. C’est bon ça: s’wonderful, wonderful. La scène du ventilateur et de l’eau c’est génial et il y a Michel Aumont là -dedans.

Tiens Pierre Bergé est mort.

Hop

Cutter’s way que je regarde en prévision de la projo demain ai MK2

RE-Suite-Quoi?

Fin de la campagne. Mob rangée. Toutes mes affaires sont encore dans la voiture, car arrivée Samedi 14h, j’ai commencé à tendre les toiles à la galerie à 15h. ET l’installation continue. Retour maison. Moins facile. et courrier étalé sur la table. A chaque fois c’est difficile cette maison vide. Puis les rêves et le champ de bataille du lit le matin tant je bouge. Baudelaire, Théophile Gauthier, le livre heu d’un auteur americano-vietnamien que j’ai entendu à la radio. A la librairie ils me passent le livre-épreuve. Bon. Sais pas les 15 premières pages ne m’excitent pas plus que ça. Cinéma avec délices Dimanche soir après la galerie: un film espagnol, un thriller, avec d’excellents acteurs. Probablement pas un truc qui va révolutionner le cinéma, mais je passe un bon moment à rechercher le criminel avec les autres.

Expo à installer donc…Pas simple. Mais j’aime bien, j’ai l’impression d’être en vacances. Et puis c’est sympa. RV hier à la Maison Rouge avec FP et IB. Bon. Il est très attentif et sympa si on peu dire. Assez charmant. Photo à la sortie. Rires. Voilà. Zou. Ce qui est pénible c’est de bosser avec des gens à qui on passe des commandes et qui ne sont pas prêtes. C’est chiant ça. Vraiment . C’est comme les entreprises dans le midi. Faut être aux trousses. Partout. Ronchon. Je suis ronchon.

Ce matin, visite à la boite qui fabrique les drapeaux. C’est marrant cette boite. Des hampes, des couleurs, de la soie, des trucs africains, deux filles qui cousent tranquillement. Ils sont super aimables. Mes yeux tournent partout, de la gamelle avec les croquettes pour le chat,au pack d’Evian, en passant par la grande imprimante magnifique. Choisir la couleur. Plus orange, pas brique. On m’explique les impressions, le gaz, la résine, la non pollution, le bazar. Les filles papotent doucement:

— Chez Chanel, je ne cousais que les galons des tailleurs. Tu verras, il faut de la patience. A l’école on apprend tout sauf coudre. Et tu verras au début on a super mal au doigts. 

Je marche jusqu’à la rue Chapon. J’aime bien. Je traine un peu, passe devant un hôtel qui me semble vieillot, L’Hotel du Chariot d’or qui date de 14.. et quelques. . ( Des rouliers, comme par le passé descendent au Chariot-d’Or ; mais aucun des autres voyageurs n’y est plus amené par le coche dont le bureau et les écuries se trouvaient dans l’hôtellerie même. Le public a également fait son deuil, d’un passage libre à travers les cours du Chariot-d’Or.)

Je rentre, c’est effectivement vieillot, un peu sombre. J’irais pas. !!!

En parlant d’hotel j’ai réservé une chambre dans un endroit qui semble magnifique à côté de Palerme. Une sorte de villa des monstres.

 

RED FOX, My dear mob/ La semaine dernière

 

Parfois il faut attendre son rêve, et parfois il faut l’attendre longtemps !!!!La mob !!! J’ai une mob!!!. Pas question d’en avoir une à 14 ans, les parents ne voulaient pas et ils avaient raison. Mais j’utilisais celle d’HP qui avait trop de la chance, elle. Mais sans assurance ce n’était pas malin et je n’avais pas raison mais j’avais 14 ans.Reine du monde là-dessus, cheveux au vent, chanson a plein tube. C’est un beau roman , c’est une belle histoire chanson cucu mais surtout MIND GAMES. ( en mob et aussi à la patinoire à toute vitesse). Après j’ai eu droit au solex mais à 17 ans pour aller aux Beaux-Arts et rouler la nuit jusqu’à Boves chez la fille de la pharmacienne ma copine en terminale.  Ca me fait rire d’en acheter une aujourd’hui, à XXX ans. Et je suis trop contente de ces plaisirs mini, plaisirs de renard rouge. On a accroché une caisse à l’arrière pour que ça fasse plus local, mais même sans la caisse on est pas non plus avec un modèle La voile Rouge à Saint Trop.

Quand elle n’a pas démarré hier avec son kick, je voulais pleurer ( Mais nooooooooooon !)

 

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