SNIFF

Ayant un sacré coup de blues R. depuis quelques temps Je regarde et écoute quelques chansons qu’il avait écrites.Je souris.  Celles pour Zizi Jeanmaire sont si joyeuses. En fait tout est joyeux et ça me bouleverse. Bref. C’est comme ça. En fait je me dis parfois que j’aimerais bien qu’il rentre de tournage. Que le metteur en scène lui fiche la paix et qu’il revienne à la maison. Il me raconterait plein de trucs et on rirait à nouveau comme des bossus. On ferait nos mouvements de mains ou de doigts secrets pour évoquer un type pas malin, quelqu’un qui boite ( soeur compas ), le mec qui te saoule avec ses histoires, le prétentieux-“le prétensse ». Au Bistrot d’en bas, tu avais D et C qui écartaient les mecs un peu bavards qui venaient te raconter tes films comme si tu ne les connaissais pas et la baffe de Belmondo et toutes ces conneries qui t’empêchent de lire ton journal. Mais c’est normal disait-il, ça me cass les pieds mais j’ai fait ce métier pour ça. pour ne pas être dans le fournil, et pour vivre tout ça. Quelquefois tu te fâchais, parce que des chiants il y a en avait quand même. Du genre délicat comme celui qui faisait signer après la projection de Amour, genre 30 photos à Trintrin. Non mais.

J’avais oublié l’histoire des 3 Dumas aussi. D’abord ta stupeur en voyant comme tu étais affiché au Théâtre de Nice. En énorme ton nom: Dumas aussi gros et même plus que celui de Weber. Moi aussi j’étais tombée dans le panneau. En fait c’était pour Le comte de Monté Cristo de … Dumas!!!

—Je me disais bien… !!!

Pui l’autre qui te dis que tu es d’une famille de scénaristes !!! (encore Alexandre Dumas ) . Sans compter ceux qui te demandait si tu étais de la famille de Roland… Que lastima !!!!

Tu te fâchais aussi , mais fort, quand on emmerdait la petite Sarah Biasini :  »Et alors votre mère?? «  

Je me souviens d’une fois particulièrement retentissante à la sortie des artistes du théâtre Hebertot. Tu as hurlé «  Mais tu vas lui foutre la paix hein, tu vas lui foutre la paix???? Barre toi.

Je crois que tu n’es pas l’acteur préféré de cette dame.

Et aussi quand Jean-louis recevait des trucs et des trucs ( portaits de Marie peints et j’en passe ) . Il me disait enlève tout ça. Emporte tout ça.

En remerciement il a marché sur mes lunettes. Des lunettes cassées c’est chiant, mais des lunette brisées par le pied de Trintignant c’est la gloire !!!

Bref, je sais plus pourquoi je parle de ça. Oui de cette tristesse en ce moment.

QUna je suis dans mon atelier, je peins comme une mécanique ce qui empêche de réfléchir. J’aurais dû y aller ce matin.

Cet aprem galerie et Battia Sutter

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