MOON

 

Ce matin j’étais en face de la maison sur le banc à 6h30. Bien après le chant du coq mais quand même. C’était délicieux de lire «  le seuil de l’ombre » de Nuccio Ordine dans la fraicheur et sous les vols des hirondelles. Hier soir on a tous diné sur la terrasse des voisines, C. est arrivée tard , puis on a papoté au frais devant. Quelqu’un a crié: —L’eclipse!!!! et on a regardé l’éclipse. C’est magnifique ça. Voilà. Je me suis couchée ensuite, R. m’a téléphoné de Roissy. Je ne rêve pas Ici. Je mets le ventilo de temps en temps. Me tourne, ecoute le silence.

25 JUILLET

Zut je ne peux pas faire l’émission avec Cogitore sur France Culture…

Hier c’était bon le soir de nager avec la palme et de faire du kayak. Et au retour la route dans les chênes-liège est magnifique. Sortir de ma grotte de temps en temps.. Là le carton d’invitation est fait. Un montage avec une peinture d’Alexandre Roslin. Maintenant le texte. Heu Que dire.

Le titre To sleep, to die, no more qui suit le fameux to be or not to be dans Hamlet. J’avais déjà utilisé comme bande son, le passage ou Lawrence Olivier dit cela.

Les sources, toujours un peu la guerre, le grand méchant loup de Disney, moins digeste, les carnets de Mengele. Cahiers d’écolier, avec dessins: Une sorte de bête féroce avec des dents, un Napoleon qui brandit un sabre, des dessins de chaises bavaroises, des trucs écrits, une tour, un plan de maison, un oiseau qui fait Psitt, psitt. Le tout assez ingénu. Surtout le personnage étrange avec deux grandes oreilles.

Ce que j’aime ce sont les images innocentes qui cachent des réalités moins drôles, les emblèmes des sous-marins allemands aussi. Les U-Boot ert leur numéro. Etoile de mer aux yeux de Peter Loore. Paillettes

C’est un peu le principe Potemkine.

Les images qui se déforment, une Betty Boop hideuse, un betty Boop Croute. Des yeux.

Je préfère avancer « sans me retourner » . Peindre sans me demander si … et comment… et pourquoi. Aucune conscience de ce que j’ai fait.  Effroyable ou possible.

Départ pour l’Escalet et les criques.

Le temps passe. Hum. Ne pas regarder le calendrier. 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 1, 2 , 3 , 4, 5 départ.

C. arrive Vendredi puis tout le monde part. Serai seule .

Ici c’est très agréable. P. ( notre cuisinier et j’espère réparateur de la mobylette qu’on a retrouvée à la bergerie ), E, V, M et E après le passage de MT.

Demain Marseille pour RV

Un café. Tiens un chien blanc et noir et un marron. Connais pas.

Hier sur la route la lune pleine et Mars

Le chant du coq/ New vertigo

Réveil à 6h30. Un peu de France Culture / Jean Rouch/ descendre me brosser les dents ( de l’eau sur le museau à l’arrache/ Mon short crado ° et préparer les tasses pour tout le monde. Encore un grand repas sur la terrasse hier soir. La pluie nous pousse à l’intérieur puis on ressort puis on rentre à nouveau. Je suis contente d’une certaine sobriété indispensable vu le travail actuel. Je retrouve cette photo assez académique qui est une image video de ce que j’avais tourné au Musée Henner, alors vide. C’est convenu mais j’aime bien…J’en ai des trucs à la traine!. La peinture prend tout mon temps/ En parlant de ça: Hop mail à AV pour le projet théâtral de NS. C’est fait. On verra . J’aimerais mettre en scène cette histoire. Il me faut une actrice de 30/ 35 ans assez androgyne.

Ca dort dans la maison. Moi j’adore ce moment après le coq. Puis les oiseaux , comme un fondu ça monte et c’est de plus en plus fort, proportionnel on pourrait dire à ma conscience.

J’entends … si le chômage baisse… Dispositif… Je n’écoute pas.

Valerie m’a apporté le théâtre de Sénèque et les Kings. J’ai hâte de voit Thyeste . Je pouvais le voir à Avignon mais à ce moment de l’année je file ventre à terre au hameau et RIEN de culturel ne m’intéresse. C’est la trêve des pâtissiers en quelque sorte.

Temps super bleu magnifique. Ca file , ça file, plus que 10 jours ici mais il ne faut pas y penser.

Avant hier derrière ordi pour PDF Berlin et carton d’invitation que j’ai trouvé. Je crois que c’est pas mal. Zut le tapis que je dois commander à C. Envoyer le dessin aujourd’hui;

Ne lis pas. Commencé la Disparition de Mengele. Je trouve l’écriture sans intêtet et assez fade je dois dire.

Hop

BLAST

Wadworth 1935

L’onde de choc atteindra tous les organismes exposés, provoquant des lésions anatomiques viscérales (blast primaire), avec dans le même temps l’onde de pression qui précipitera par projection les éclats et les débris, puis les personnes, les faisant chuter ou les enfouissant (blast secondaire).

Ovide est revenu

Repris quelques jours plus tard

En direct de la place de Gonfaron. Enfin Gonfaron, j’en ai rêvé.

Ce n’est certainement pas la non reconduction du directeur des Beaux-Arts qui fait ma une, même si j’ai les effluves par mail. Certaines fort désagréables. De toutes façons je me demande pourquoi un artistement être directeur, veut être à l’académie… Par vanité? Sans doute. Ce sont des pièges à emmerdements, prestigieux certes mais quoi???

MAIS QUOI???

Fallait pas y aller!!!!! si on ne sait pas que ce sera forcément dur, qu’on sera forcément détesté ou aimé avec hypocrisie. Y’en a que je vois déjà dans les starting-blocks. Moi je rigole. Pas méchamment. Mais rançon de la gloire et de l’orgueil. Basta. Busta !!!Don’t cry. Fallait pas y aller te dis-je. J.A idem, directrice des études ??? Mais pourquoi faire??? Souffrir.  Fallait pas y aller te dis-je Joan!!!!

J’entends dans mon dos une langue que je localiserais plutôt vers La Chapelle-Paris, Quartier Indien. Flemme de me retourner.

Sur la place, j’adore. Profitons des platanes- qui ai-je entendu sur la même radio-platanes seront coupés l’an prochain pour cause de maladie, non, de « la maladie ». Je dirais pour cause de Connerie et si Gonfaron est le pays des ânes qui volent, c’est aussi celui d’un âne urbaniste??? Enfin un âne. S’il n’y avait plus grave en ce moment c’est un coup à faire la grève de la faim.Peut-être n’est ce qu’une rumeur ou une info exagérée<;

Bref. Trop heureuse d’être là. Seule au hameau. Un délice. Un délice. Peinture tout le temps quand j’aimerais quand même baller à la mer. Profitons de ces moments où je fais strictement  » à ma manière »: au lit tôt, réveil 6h30 et vélo. Déjà une semaine ( soude de légumes et riz… )

J’allume dans le noir la radio, m’endors avec François Truffaut, ouvre une heure plus tard et c’est Siménon qui me parle, et puis peut-etre avant ou après c’est le Comte de Monté Cristo que j’adore pour plusieurs raisons. Là j’ai idée que ce n’est pas génial (1980 )mais j’aime bien et j’imagine les bruiteurs ( La mer, les rames, le cachot, etc… Il y a de quoi faire !!!)

Hier aller retour au Festival d’Avignon pour la générale du Grand Théâtre d’Oklahama. Expérience géniale je dois dire avec les acteurs professionnels et malades mentaux comme on dit…. C’est très émouvant souvent de les voir avec leur saloperie de handicap ( dont ils sont conscients ) se battre et se débattre ( c’est pour cela que les BA, ben tu vois ce que je veux dire. Un directeur en remplace un autre et la caravane passe )

En désordre Ovide s’est échappé mais comment???

Tous ces oiseaux, tous ces chants c’est magnifique;les lauriers sont gigantesques..

Le livre Corps sanglants, souffrants et macabres m’intéresse beaucoup. De l’assassinant des De Guise, en passant pat les flagellations ( avec épingles, clés et j’en passe ) , la chirurgie, les martyres, le cannibalisme. Thyeste, Henri III. Atmosphère Sénèque.

Bon Plus tard. Je rentre.

Une semaine plus tard, miracle, l’oiseau echappé ( Ovide ) volète de lauriers en lauriers et vient se poser à présent sur la cage pour siffloter avec Biche. Cà m’enchante de le regarder dans son arbre rose. Je n’avais pas prêté attention à tous ces chants d’oiseaux ici.

Travail et travail. peinture. reprise progressive du velo et ce n’est pas facile. Les 30km reparcourus avant-hier, les mêmes déjà faits: je souffre dans la montée et cale dans celle à 20 °/°. Mer et piscine. Plus seule et je dois garder mon cap et travailler.

Pas beaucoup de lecture. Allez au boulot .

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