Avril

JE N’OSE MÊME PAS REGARDER LA DATE DE LA DERNIÈRE ENTRÉE TELLEMENT J’AI L’IMPRESSION QUE C’EST LOIN.

on peut dire qu’aujourd’hui est le Dimanche d’après le cambriolage qui a eu lieu vendredi après -midi. porte fermée à double tour et on ne peut plus rentrer. Mon MacBook Pro y est passé, ma caméra PD150 aussi , appareil photo. Ouf l’iMac est là et les disques durs. CA incite à la prudence. J’ai vite vérifié la présence ou non de la bague de ma mère. Elle était là. Ils ont travaillé assez proprement, mais il y a si peu de choses interessantes à prendre. Les livres, pas touché, le petit vase galle, pas touché. Bref. Perdre du temps à chercher quelqu’un pour la serrure, aller au commissariat etc…

UNE PERRUCHE MORTE: C’ÉTAIT COCO-MONTAIGNE, Nommé ainsi car ses soliloques aussi sérieux que fréquents et ses raisonnement à chant haut, l’ont fait ressembler à un sage jaune citron. J’ai scanner son corps tout léger.

J’ai commencé la Biographie de Wittgenstein. Russell, Frege etc, c’est interessant même si la logique n’est pas mon fort ( comme dirait l’autre ). La théorie des ensembles non plus, les mathèmes et autres substances ! lu un petit livre de Bille, Emerencia . J’en ai commandé d’autres.

Cette semaine Invalides, quelques grognements ( tout me semblait compliqué, je me suis fait gronder par la jeune régisseur et j’ai donc mis les choses au pont? )( suite au Covid d’un des artisans/ retard ) puis installation des 3 peintures des médaillons et de la cheminée ridicule. Tout à l’heure arrivée des drapeaux métalliques à l’atelier et peinture. Finir le moule du dernier médaillon. Préparer pour SArh les éléments de la Fontaine. Et la liste pour commander les résines.

Vendredi Sèvres. Lumière très belle, seule. Radio . Musique. Calme. J’en sui au 4 sur 13? Hum. En m’y rendant, j’ai rencontré un type sans pantalon et sans chaussures avec une couverture sur les épaules. Il pleurait à moitié, je lui ai donné 2 euros et il m’a dit avoir besoin de parler. On est allés s’asseoir. J’ai remarqué qu’il n’était pas sale, des pieds à la tête propre, couverture idem. Il voulait me dire le prix des chaussures et m’accompagner à un distributeur pour que je lui donne l’argent. Un Bosniaque. J’ai refusé. Suis partie, puis revenue sur mes pas, avec un billet de 20 euros. Mais il avait disparu. Que ce soit une combine ou pas, le type est mal en point. Apres je me suis dit qu’il devait planquer ses vêtement plus loin. Pieds nus on est vite dégoutant. Il ne l’était pas. Bref.

Temps splendide. Début du décor. RV Mercredi. Marre de travailler. Pas peint encore. A l’horizon: Beaux arts/ Valerie Mrejen LE 4/ Fin Invalides le 3 / Décor-matériaux etc-stagiaire ou pas? -Festival Histoire de l’art début juin. Avant , le premier Mai, fontaine au château.

puis 17 mai concours d’entrée et ensuite les diplômes

Je trouve ces mannequins pour les écoles dentaires incroyables. J’adore. Il y en a plusieurs différents.

Bon je file

Voilà voilà

Avoir vu le Christ en personne porter sa croix en montant la rue des martyrs pieds nus et en affichant le VACCIN C’EST LA FOI.

Le même m’a t’on dit affirmait que ce n’était pas le COVID qui tuait mais le CADDIE VIDE/ Pas mal

Avoir épluché le 134 dossiers peu enthousiasmants pour entrée Beaux arts. Archi, design, communication, événementiel et comme dit Pascale Marthine Tayou: VRAC. VRAC c’était le mot qu’on employait avec Edith Scob pour indiquer nos bazars non identifiés/ Un mouchoir un revolver faux, une photo, un bout de quelquechose…

Avoir rêvé à la suite, de ma mère, de ma tante Thérèse et de mon autre tante. Ca se passait à Amiens

Avoir rêvé qu’un bébé épervier était accroché à mon pantalon avec un bec ultra rasoir et que je ne savais pas comment m’en débarrasser. Puis terreur qu’il ne me retrouve dans le jardin.

Avoir appris à mouler

Avoir pris R. dans la cour d’A pour m’aider à décharger la voiture et à porter à l’avenir tous ces trucs. Veux plus le faire. OUF

Avoir commencé le Guépard

Avoir fini Le professeur et la Sirène

Avoir acheté quelques livres

Me sentir pas terrible dans ma peau. Molle. Plus de sport.

Avoir délégué à B. Le dossier Invalides, réunions etc.

Expo atelier et projection de 3h 30 OK

Un oiseau mort, la petite femelle

Un autre oiseau mort dans le parc du château

Allée au château. très beau, dormir là bas sans personne, sans rien au mur et encore vide . Le mieux . Pas encore de déco et de trucs. Un pic-vert

Travaillé à la fontaine.

Choisi des cristaux à intégrer et de la feuille d’or

fait faire des lézards à M.

Et des coraux

et un médaillon Napoleon

Envie d’une île

Envie de la mer

Envie de peindre

Aller régulièrement à Sevres

Ne pas voir grand monde

rire avec Camille et parler picard

Heraldique, armoriaux magnifiques

S’ennuyer des Musées.

Impression de temps de rien: Ranger la maison, faire des travaux dans l’appartement, ranger la cave, ranger les placards.

Donné des tas de cables ordi. Gachis

écoute Michael Levinas

Noté: CULTIVER SES CONTRADICTIONS

Relire lettre à un jeune poète

Pense à la Sicile

Acheté une ponceuse électrique jaune et des outils. Du plâtre pour les moules.

Drapeaux en cours de fabrication. Tres belle forme en bois pour les réaliser. B est vraiment bon.

Souffleur de verre. Y aller pour réceptionner.

Impots. trier tout pour D

Prendre des nouvelles de Suzon

Laurence Bertrand Dorleac ok pour dialogue Marmottan

rV pour le décor. Il n’y plus qu’à le faire et après ouf.

Bâle Unlimited

Festival d’histoire de l’art / Dialogue avec Paula

Table ronde invalides

Film Nicole au FFFC. serais curieuse de savoir combien de personnes ont regardé.

Cette nuit rêves et lieux compliqués: En otage en Afghanistan, un lit , quelques affaires. Finalement je peux me déplacer. Il y a des hommes armés, des femmes voilées on ne me demande rien. Je rencontre là-bas le peintre P.A ( est il vivant ?, je ne pense jamais à lui.) Puis je m’aperçois que je peux dormir dans la maison du Forez. Mais j’ai peur, il y a des missions, je risque de prendre des balles. Est ce que je suis armée? Finalement non je ne suis pas vraiment otage. Je travaille dans l’atelier de Saint Bonnet, puis la bouche pleine de graviers et de comprimés, un sac poubelle plein de chaussures et un autre, je remonte la pente Diu château de Malbosc ( j’ai traversé sa grille on ne sait comment certainement comme dans Peter Ibbetson ( Aïe j’ai toujours le DVD de A.B ). Me voici devant la villa Medicis avec mes graviers et je cherche des yeux un endroit pour les cracher. Des touristes font la queue devant l’aile droite . Je dis que je suis pensionnaire mais dois entrer par l’ile gauche. Pas de loggia. Ma chambre , la 8.

Je repars/ marais/ piscine de 50 mètres pour les musulmans chics. Quand je veux rejoindre ma chambre, je ne la trouve plus. Sur la porte un mot/ Jeudi 13. Je tape. Un garçon m’ouvre. Je m’excuse et repars mais me retrouve devant cette même porte, après avoir traversé un salon très sombre avec des convives en fin de repas.. Je tape à nouveau/ qui êtes vous dans ma chambre ? Vous êtes pensionnaire? Non. Il dessine au feutre , assis par terre.

C’est fatigant tout ça. Café, regarder le Monde magazine, plein d’images de mode, et aux titres bizarrement placés je trouve. Belles photos de Beuys, interview de Berendonck, ( pantalons en latex gonflant ) accessoires de mode, mannequins très beaux…

Arrivée par mail d’images de drapeaux avec fixations variées. Il faut que je fasse l’aigle et le guerrier. Beaucoup de travail cette semaine.

Hier soir diner à 6. Mais de plus en plus je me contenterais d’un apéritif et plus d’un truc où on est vissés à table.

Zoom à 18h pour les dossiers des beaux arts qui ne sont guère exaltants.

Envie de coller des images

Envie d’avoir la forme d’il y a trois ans et de jouer au tennis

Cols à vélo

Grande expo pas pour la grandeur pour le plaisir

Faire la maquette livre fontaine. Tiens je vais commencer

demain Polyester 93/ aigle/ porte drapeau/ peinture des médaillons

Ai proposé à LA Monnaie après avoir raté la dernière étape, une monnaie soluble dans l’eau.

Sensation de planète pourrie, d’oiseaux morts, de plantes disparues. plutôt réalité que sensation

Aller refaire un Nescafé

Mail aux étudiants

11h 46 NON?

SI

le texte du dimanche de Clelia/ Test

Dans le film Thérèse d’Alain Cavalier, on voit une soeur s’habiller le matin en commençant par nouer autour de sa taille une ceinture de cuir à l’intérieur de laquelle ressortent des clous qui lui rentrent dans la chair. Avec son vêtement de nonne qui couvre tout, personne ne peut soupçonner que son premier contact vers l’extérieur c’est de la souffrance, et qu’au moindre geste qu’elle fait, elle prend conscience de cette ceinture-torture invisible.

Il y a des vêtements qui sollicitent toute notre attention dès qu’on les porte : des chaussures qui répètent « aïe » dès qu’on fait un pas, une jupe trop courte qui pense que tout le monde la reluque, une braguette cassée ou une tâche mal placée qui supplient qu’on les cache avec un pull…

Un bon vêtement est un vêtement dont on n’a pas conscience de le porter car il se fond en nous et épouse parfaitement notre corps et notre esprit.

Je veux faire des vêtements qui rassurent et protègent, qui donnent force et confiance à celui qui les porte. Des accessoires invisibles, secrets, qui touchent la peau pour que le corps s’imprègne de leur magie. J’aime la ceinture qui se noue à la taille car elle recouvre une zone du corps où se concentrent le stress et les émotions fortes. On pourrait voir la ceinture comme un stabilisateur d’émotions, elle régule la respiration sans la contraindre, soutient le corps sans le brimer.

Ensuite, pour qu’il y ait magie sur le vêtement, il faut qu’il y ait parole. Parole parlée comme une incantation ou parole écrite brodée sur le tissus. L’étiquette d’un vêtement, cousus dans l’envers du tissus, vers l’intérieur, touche (voir gratte) le corps est ce qui donne sa valeur au vêtement, son aura, parce qu’elle renseigne sur son origine. On a besoin que le vêtement nous raconte son histoire pour qu’il nous touche, pour l’apprivoiser, pour nous familiariser avec. Ça doit être pour ça qu’un vêtement neuf que je viens d’acheter peut passer un an dans mon armoire, au contact de mes autres tissus, le temps de s’acclimater, de vivre, avant que je me sente suffisamment en confiance pour le porter.

Mais quels mots sont magiques et ont le pouvoir de donner de la force lorsqu’ils sont portés ? Je pense aux mots « Je t’aime » que Titi Parant a copié toute sa vie et que j’ai trouvés si touchants la première fois que je les ai lus, ou alors aux médaillons autour du cou avec le portrait de son amant, ou encore – toujours dans le film Thérèse – à la dernière larme d’une soeur que Thérèse recueille dans un sachet de velour. Ces mots sont magiques parce que ce sont des dons, il y a un destinataire, un sens, une private joke.

Qui est le destinataire des vêtements magiques que je veux faire ? On m’a parlé d’un artiste (je crois que c’est Seth Siegelaub je sais plus, ou quelqu’un de la beat generation plutôt ?) qui a traversé les Etats Unis avec une veste, dans laquelle il coinçait au fur et à mesure des morceaux de papiers qui étaient des bouts de poèmes. Ou alors c’était des bouts de tissus qu’il cousait. Toujours est-il que la veste était le reflet de son âme, le support de son expérience/aventure. Je veux me confectionner une veste semblable, des accessoires-supports-d’expérience vierges pour le moment où je partirai faire mon grand voyage.

PALAGONIA RETOUR

J’AI REÇU LE PRINCE DE PALAGONIA, QUI S’ANNONCE ASSEZ BIEN . GIOVANNI MACCHIA.

Le prince s’appelle Ferdinando Francesco Gravina, décrit souvent comme étrange ou même fou. La villa que j’ai visitée avec bonheur il y a quelques années a été filmée un peu dans Mediterrannéee de JD Pollet et dans un Antonioni me semble t’il. J’ai découvert un site que je ne connaissais pas: Archivio Storico Luce.

Je découvre le poète Rezzonico della Torre, Qui est-ce/pardon j’y vais de ce pas/ Peint par Vigée Lebrun. et aussi le peintre ou plutôt dessinateur Huël. Je préfère Volaire. D’ailleurs j’adore les peintres de volcans. Donc je poursuivrai après une promenade à vélo ( je n’ai pas envie mais ce vélo que l’on m’a gentiment offert dort dans la cour et n’a pas fait un mètre. Ca me désole cet abandon du sport , tennis et vélo. Finis les cols dans la Loire, le cher BArracuchet au départ de Monbrison. Je me vois bien incapable de recommencer. Je ne sais pas si c’est une idée stupide, un abandon flemmard ou une réelle incapacité. Disons que je n’ai plus l’entrainement du tout et plus le désir non plus ce qui est plus grave. Depuis 3 ans ,date de l’arrêt de tout, je me dis que je vais reprendre et ne le fais pas. Hum. Je déteste. C’était si bien les 6 h de tennis par semaine. j’adorais. Bon, la pandémie est là mais je n’ai aucune excuse.

Apres avoir été sélectionnée pour le concours de la monnaiee de paris ( 6 retenus sur 174 ) je me suis fait dégommée. Je pense que j’y suis allée un peu sûre de moi et désinvolte, sans projet !!! Dommage mais de toutes façons je n’ai pas trop le temps e plus de Sèvres une fois par semaine, les Beaux arts, l’expo aux Invalides et le décor. J’ai en fait juste envie de Sèvres, de continuer mes médaillons en terre que je moule, les drapeaux, et peindre et lire et lire. Voilà.

Aujourd’hui aller au marché aux oiseaux…

Surveillance renforcée

post qui ne voulait pas apparaitre donc il est plus ancien que le précédent

Ce matin je suis allée à Saint Thomas d’Aquin. Hub nous a quitté . Je l’aimais beaucoup. J’avais un petit bouquet ( j’aime être le plus petit bouquet dans ces circonstances) Arrivée en avance, il y a un marchand de piano à un coin , une galerie moche à l’autre et en ce moment beaucoup de camions à cause du chantier Science PO. J’avais mis  » mes habits du Dimanche  » Le prêtre était plutôt âgé et une dame chantait. Suis rentrée à la maison et repartie pour le 18 eme: Commencer à parler du décor avec Mao, qui me montre son oiseau qui avance et tourne, sur le modèle des voleries d’opéra. Il a aussi deux écorchés de Ozou, magnifiques. Cette semaine aussi j’ai revu Jonathan avec beaucoup de plaisir. Comme au bon vieux temps il a partagé avec moi les Rv avec les étudiants. Je poursuis le livre de Norman Mailer sur Hitler. ( horreur je l’ai oublié quelque part. Où????) Ca commençait à m’intéresser mais tout juste. Le temps file. Pas peint depuis octobre. J’ai reçu les médailles commandées. Elles sont un peu petites mais jolies. Et tout à l’heure je suis aller prendre mes deux boites de film: Les enfants terribles en 16mm. Ce qui est drôle c’est que redemandant s’ils avaient quelque chose sur Mourir à Madrid ( parce que je m’étais fait doubler), le Monsieur m’a dit en m’en présentant un autre: C’est lui qui l’a. C’était drôle et comme par hasard aussi dans la vitrine il y avait une pointe de hampe soviétique, avec la faucille et le marteau, la même que celle que j’ai achetée sur eBay. Hier on parlait de Daniele Lebrun, paf je la rencontre elle et Marcel sur un banc au soleil. Je les salue. Lui je ne l’ai jamais beaucoup aimé. Bon. Après on a bu un café dehors sur un banc. 18h:Après l’annonce du reconfinement partiel le week-end d’une partie des Alpes-Maritimes et de l’agglomération de Dunkerque, le Premier ministre devait dévoiler ce jeudi à 18h la liste des départements où la situation épidémique est jugée préoccupante. Nouvelles restrictions, discussions avec les élus locaux, renforcement des traitements expérimentaux… Retrouvez toutes les annonces et déclarations du chef du gouvernement.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Cette déclaration m’a mise de sale humeur. Ce sont des mots d’une incroyable violence. Est on censés s’y habituer???? Je râle. Pas de vaccins, des mots, des sens et contresens Paris qui serait encore bloqué pendant 3 semaines. Oui / Non. Suis suffisamment en retard pour ne pas penser à bouger. Objectivement c’est pénible. Surtout qu’à 18h il fait beau. Et on a l’impression de rétrécir. Etant une des 6 sélectionnées pour le concours de la Monnaie, je suis allée cet après midi visiter et aussi dans les ateliers. Quel drôle de monde.

Coup de vieux

Moi Mars 2021/ Le pire est devant nous !

Voilà ce que je dirais. J’en ai pris un. Le fait d’avoir arrété le sport arrange rien: Mal au dos et sensation de raideurs. Super. Bref. On y va.

Rêves en pagaille. Chambre 4056 que je n’ai pas débarrassée. j’y retrouve des tonnes de choses à emporter dans une valise et un sac trop petits . Impossible. Où me débarrasser de tout cela. Ces rêves doivent être liés à ces moments angoissants de  » vidages  » de maisons ( Les deux tantes, les parents …. ) Ces milliers de choses qui font une vie et disparaissent d’un seul coup. Je n’ai rien gardé. Seulement la bague de ma mère et son sifflet d’institutrice, les photos dans des boites et ces trucs qu’on arrive mal à évacuer à savoir les torchons et nappes de trousseau brodés. Tout ce temps passé…. Mais quand ils étaient usés j’ai gardé les broderies des initiales. En parlant famille, j’ai retrouvé des Delprat dans l’armée Napoléonienne. 6 je crois. Dont un Jean et un Antoine ( noms de mes père et grand-père et origine sud ouest, comme père et grand-père. )Mon père m’avait raconté qu’un ami de son arrière grand-père avait reçu la légion d’honneur des mains de Napo. C’est drôle ces trucs. Donc cette nuit aussi je marchais dans un champ de boue, gadoue, horreur, peur de m’enliser . J’ai les bras chargés d’affaires. Une personne est plus loin dans le champ et la voyant je pleure . Ne sais plus pour quelle raison.

Atelier retrouvé et apprentissage du moulage avec Sarah qui est en cinquième année. Ca me plait. Comme chaque semaine aussi , je suis allée à Sèvres Jeudi. Petite visite au Musée ( la céramique contemporaine ne me dit pas grand chose à vrai dire) Mais joie de voir les Palissy etc, et des gros gâteaux à la chantilly peinte en dorée. Pluie battante, ambassadeur du japon. Dans le hall qui mène à l’endroit où je travaille il y a un piano à queue. Quelqu’un y joue lors de sa pause. C’est agréable. Pas facile de se retrouver dans les couleurs d’émail. A est là pour m’aider et elle est sympa. Très réservée au début , ça va mieux. Lui ai apporté des jonquilles. C’est incroyable sa dextérité. Elle a passé son enfance dans une ferme.Parcours bizarre. Faut que je lui demande.

Beaucoup de choses à faire. Portrait de Napoleon en cours mais l’affaire de l’esclavage me tourmente, comment en parler discrètement sans gros sabots consensuels comme on le voit en ce moment. En parlant de cela, on a regardé les Cesar l’autre soir. Un truc abominable, on dirait que chaque année c’est pire mais là je trouve qu’on est proche du fond. La vulgarité, la lourdeur… Oh lala . Gênant. Que Capitaine Marlo déboule avec une peau d’âne sanglante puis à poil m’a plutôt fait rire. J’y vois d’avantage un geste Dada dans notre monde rétréci. Mais les blagues ( genre film de cul pour film docu / mentaire) je trouve ça vraiment … Collant. Marina machin n’a pas été terrible, pas plus que Isabelle Huppert d’ailleurs.

J’ai enfin fini le Chateau en forêt de Norman Mailer. livre étrange et plutôt interessant je dirais avec cette biographie fictive de Hitler enfant, ses parents ( tout commence par un inceste ) et ses actes pilotés par un assistant du diable ( dans un corps de SS ) Le bien, le Mal, le diable?Ssi ce n’est pas parfaitement réussi, c’est assez singulier. Le passage des ruches m’a plu, la svatiska aperçue ( mais NM n’appuie pas sur les images marquantes de l’enfance ) / Extrait

NOTES: Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Harry Mulisch : L’Affaire 40/61, Harry Mulisch : Siegfried, une idylle noire, traduit par Anita Concas

Quoi d’autre . RV à 13 h en Visio pour le décor. J’y ai très peu réfléchi. L’affaire Napoleon m’occupe entre les drapeaux, les peintures et les moulages. Puis la fontaine à terminer, le RV à la Monnaie de Parie ( j’ai passé tout Dimanche dernier à faire un portrait de moi de 2mn.) Mais c’est amusant. On verra.

Oh LA LA écrit le 7 février

Je n’écris plus, n’ai le temps de rien. En fait le temps de tout mais peut être une mauvaise organisation. Plein de rêves, couchée tôt, regarde des âneries à la télé tard,( suis époustouflée par les années 80, ce que les journalistes comme Yves Mourousi osaient, disaient. Aujourd’hui plus question d’insolence. Que tout est plat et raisonnable…. lis ou plutôt picore. Viens d’acheter Thomas Bernhard aux cahiers de LHERNE, L’Italien du même auteur, ai commencé la sonate à Kreutzer, déjà commencée, abandonné ça et ça. Perdu mon cahier noir dans lequel il y avait les recherches pour le concours de la monnaie. Zut. Refaire et refaire en mieux. L’idée d’une médaille me plait ( je me souviens de mes médailles à loi: Ma première étoile, ma médaille de Thierry La Fronde et le Prix Victor Choquet à la médaille fort laide. C’était quoi ce prix. Tiens je regarde ( les noces de Figaro, L’insecte minuscule, Les oiseaux s’égosillent et ce matin tôt il y avait un très beau chant dans la cour. Chant répétitif curieux. Parfois à la campagne je m’arrête et compte les écarts de temps entre deux reprises. La régularité est incroyable. )En parlant de campagne, on déclenche les hostilités contre le voisin qui planque des carcasses de bêtes mortes sous des plastiques, met des produits toxiques dans les chemins, envahit littéralement le hameau défiguré par des sacs plastiques, des pneus etc. Il joue les victimes. Donc Stop.

Bref.

Le prix Victor Choquet. Trouve pas la médaille. Ce devait être dans les années 79.

Dominique Blanc que j’aime beaucoup sur France musique. Cette nuit une barque et les rames n’étaient que des bâtons. « La voix vieillit  » comme le corps finalement. Le mien notamment car il ne bouge pas. Presque 4 ans sans sport. Passer de 6 h de tennis par semaine et vélo, plus l’été chaque jour vélo et tennis au moins 3h, plus natation et plus rien. Ca me désespère cette flemme mais je ne pouvais pas lutter sur tous les fronts; J’ai choisi tout mon temps pour le travail. Réponse de T. Roppac. Nous n’avons pas réussi à accorder un Rendez vous. On verra quand il rentrera de Salszbourg. ( Me ramène à Thomas Bernhard quel drôle de type.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Ce matin je suis allée à Saint Thomas d’Aquin. Hub nous a quitté . Je l’aimais beaucoup. J’avais un petit bouquet ( j’aime être le plus petit bouquet dans ces circonstances) Arrivée en avance, il y a un marchand de piano à un coin , une galerie moche à l’autre et en ce moment beaucoup de camions à cause du chantier Science PO. J’avais mis  » mes habits du Dimanche  » Le prêtre était plutôt âgé et une dame chantait. Suis rentrée à la maison et repartie pour le 18 eme: Commencer à parler du décor avec Mao, qui me montre son oiseau qui avance et tourne, sur le modèle des voleries d’opéra. Il a aussi deux écorchés de Ozou, magnifiques.

Cette semaine aussi j’ai revu Jonathan avec beaucoup de plaisir. Comme au bon vieux temps il a partagé avec moi les Rv avec les étudiants. Je poursuis le livre de Norman Mailer sur Hitler. ( horreur je l’ai oublié quelque part. Où????) Ca commençait à m’intéresser mais tout juste. Le temps file. Pas peint depuis octobre. J’ai reçu les médailles commandées. Elles sont un peu petites mais jolies. Et tout à l’heure je suis aller prendre mes deux boites de film: Les enfants terribles en 16mm. Ce qui est drôle c’est que redemandant s’ils avaient quelque chose sur Mourir à Madrid ( parce que je m’étais fait doubler), le Monsieur m’a dit en m’en présentant un autre: C’est lui qui l’a. C’était drôle et comme par hasard aussi dans la vitrine il y avait une pointe de hampe soviétique, avec la faucille et le marteau, la même que celle que j’ai achetée sur eBay. Hier on parlait de Daniele Lebrun, paf je la rencontre elle et Marcel sur un banc au soleil. Je les salue. Lui je ne l’ai jamais beaucoup aimé. Bon. Après on a bu un café dehors sur un banc.

18h:Après l’annonce du reconfinement partiel le week-end d’une partie des Alpes-Maritimes et de l’agglomération de Dunkerque, le Premier ministre devait dévoiler ce jeudi à 18h la liste des départements où la situation épidémique est jugée préoccupante. Nouvelles restrictions, discussions avec les élus locaux, renforcement des traitements expérimentaux… Retrouvez toutes les annonces et déclarations du chef du gouvernement.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Cette déclaration m’a mise de sale humeur. Ce sont des mots d’une incroyable violence. Est on censés s’y habituer???? Je râle. Pas de vaccins, des mots, des sens et contresens Paris qui serait encore bloqué pendant 3 semaines. Oui / Non. Suis suffisamment en retard pour ne pas penser à bouger.

Objectivement c’est pénible. Surtout qu’à 18h il fait beau. Et on a l’impression de rétrécir.

Etant une des 6 sélectionnées pour le concours de la Monnaie, je suis allée cet après midi visiter et aussi dans les ateliers. Quel drôle de monde.

Henri II/ notes

  • Le vendredi, lors du tournoi de lances en public, Henri, très-chrétien roi de France, reçut la lance d’un jeune homme portée droit, un peu en-dessous de la gorge et au-dessus du gorgerin [10], un élément des armes qui ne sert pratiquement que dans les combats singuliers. Sous le choc, la lance brisée en travers comme la queue d’un chou, et en rebondissant a soulevé la partie du casque qui protège les yeux, atteignant le visage du roi maintenant à découvert, comme s’il s’agissait d’un second coup, tandis que le gentilhomme gardait à la main le reste du tronçon. Elle atteignit d’abord la partie entre les sourcils, le sommet du nez et la limite interne du sourcil gauche ; de là elle avança à travers toute la partie inférieure du sourcil droit en direction de la tempe, continua dans les sinus répartis de manière égale en grand nombre [11], s’insinuant entre le corps de l’œil et la cavité orbitaire droite, de telle manière qu’un fragment assez grand, en frappant cette cavité et en laissant de nombreux éclats sur son côté externe, s’arrêta à cet endroit, se tordit sur lui-même et se mit en tas, après que le cerveau eut subi indubitablement un grand ébranlement (concussio). Après sa blessure, le roi paraissait vouloir tomber d’un côté, puis de l’autre, mais finalement il se tint en selle par sa seule volonté, puis, lorsqu’on l’eut déposé à terre, pressé par la foule des spectateurs et des gens qui accouraient, il montra quelques signes de perte de connaissance, bien qu’ensuite il réussît à monter les marches qui menaient à sa chambre à coucher, mais en défaillant. Alors qu’on avait retiré à la main hors de la blessure environ six échardes de la lance plantées autour de l’œil, surtout sur le côté externe, il vomit ce qu’il avait pris lors du déjeuner, puis il vomit une potion de rhubarbe
    et de momie [12] que lui avaient donnée les médecins, et une grande quantité de sang mêlé de pituite s’écoula de la blessure, et comme une bonne partie était aussi sortie des veines de l’anus, douze onces de sang environ furent tirées de la section de la veine, un régime léger convenant aux fiévreux fut prescrit, des lavements d’intestins furent tentés et des décoctions pour rafraîchir le sang et arrêter son écoulement lui furent données à boire. Glissant dans une sorte de torpeur, le roi, blessé si gravement et dans la partie du cerveau le moins accessible, ne montra pratiquement aucun signe de douleur ; les forces de son esprit et surtout celles de son âme parurent également engourdies, aucune fièvre cependant ne s’était encore manifestée. Les jours suivants, comme la blessure était traitée par les médecins, et qu’il sortait de temps à autre de la partie susdite de la cavité orbitaire, des éclats et des échardes de bois, et qu’à la suite du coup, l’os paraissait à cet endroit dénudé de sa membrane et rugueux, les médecins cherchèrent à savoir si la cause de ce vomissement dont nous avons parlé, de cette torpeur et de cet engourdissement pouvait être dans le coup porté à la tête, de telle sorte qu’on pouvait soupçonner à cet endroit une commotion de la substance du cerveau et une rupture des veines. Même si quelques médecins ainsi que des gentilshommes proches du roi interprétaient plus favorablement ces faits et se refusaient à reconnaître une lésion du cerveau (c’était ce qu’ils redoutaient le plus pour un si grand roi), il y eut cependant une consultation entre médecins pour savoir de quelle manière on pourrait remédier à cette lésion, si par hasard il y en avait une. Aussi la consultation porta sur l’usage de trépaner le crâne et sur d’autres fractures du crâne qui se présentent fréquemment, et sur la nature du sang répandu entre le crâne et la dure membrane du cerveau, et finalement, on en arriva à l’opinion suivante, à savoir qu’à l’unanimité, les médecins estimèrent que la trépanation était inutile.
    Puis, au début du quatrième jour, la fièvre apparut, ce qui pour certains paraissait être un argument en faveur d’une lésion du cerveau, mais que la plupart attribuèrent à la putréfaction, qui, selon eux, provenait d’une corruption des mauvaises humeurs plus que de la blessure ou de la lésion du cerveau, en se fondant sur leur connaissance des habitudes de vie du roi et sur l’examen de ses urines. Comme les médicaments purgatifs combattaient cette fièvre avec succès, le délire apparut. Aussi, au fur et à mesure que les signes se manifestaient, on commença à mieux constater la détérioration du cerveau et de sa membrane, et l’espoir d’y porter secours diminua, parce que, de jour en jour, le délire augmentait, les signes étaient de plus en plus manifestes, et qu’il avait ces sueurs et raideurs fréquentes et irrégulières, auxquelles nous voyons
    que vont mourir ceux qui sont exposés aux blessures des articulations et de la tête. Si je voulais en dire plus, je serais obligé de mentir : sur le fait que la blessure était béante de toute part et qu’on aurait pu facilement en extraire les esquarres de petits os et les fragments de bois, et qu’on discuta pour savoir quels remèdes appliquer sur les œdèmes séreux de l’œil et des paupières. 
    Je me contenterai d’ajouter ce qui fut observé après le décès du roi. L’œil gauche, bien qu’il fût très œdémateux, gardait sa faculté de vision intacte car elle n’avait pas été endommagée par une quelconque rupture du continuum [13]. L’os frontal du crâne se montra de toute part sans lésion et intact, bien que le front présentât une enflure œdémateuse. La partie supérieure de l’os du nez était très peu dénudée, et la partie mise à nu était plus meurtrie qu’écrasée. Le côté externe de la cavité orbitaire droite à l’avant apparut dépouillé de sa membrane et rugueux, tandis qu’en profondeur et à l’arrière, il contenait encore une grande quantité de fragments de bois, qui, tels des pals, s’étaient fichés comme dans un cercle de telle sorte qu’une grande partie restait entre cette cavité et la région inférieure de l’œil ; et avec leurs pointes acérées comme des dards, des fragments avaient pénétré dans la dure tunique de l’œil, si loin de la partie supérieure de la cavité orbitaire et la région antérieure de l’œil, que sans cela ceux qui observaient et regardaient auraient cru que la tunique était sans lésion et intacte. Les membranes du cerveau, et le cerveau lui-même jusqu’au front et jusqu’à la cavité orbitaire droite, où on aurait pu croire que rien n’eût été préservé sinon par miracle, apparurent intacts et la dure membrane sans aucun défaut. Mais au sommet, un peu à l’arrière, la partie gauche du cerveau, qui est contigüe à la partie droite, sur un doigt de long et deux de large, était d’une couleur jaunâtre à l’endroit où elle est unie à la fine membrane, et à l’avant, sur un pouce de long, elle était pourrie et déjà suppurant ; et toute la partie gauche apparaissait à la vue pleine d’une humeur séreuse comme de l’ichôr [14], qui se répandait au loin comme si toute la partie voisine devait être gagnée par la putréfaction ou la gangrène. Dans cette partie suppurée, on voyait la dure membrane avec des vaisseaux plus dilatés et plus noirs que partout ailleurs, mais entre elle et le crâne on rencontrait quelques caillots de sang. Le crâne et la peau qui, selon toute probabilité, avait dû être raclée, ne présentait aucune anomalie, cependant une cicatrice montrait qu’une blessure avait été infligée au roi à cet endroit ;
    et la putréfaction prouve ainsi que le cerveau a cogné contre le crâne et qu’il a été ainsi plus commotionné et troublé que ce que le crâne aurait pu montrer. En outre, il ne faut pas omettre le fait que la jambe gauche et le bras gauche sont devenus mous avant la mort, alors qu’en même temps, par toute la région du côté droit on observait beaucoup de signes d’une convulsion qui dura longtemps. Il ne fut plus jamais pris de vomissements, et on l’entendit hoqueter à plusieurs reprises. Tout à la fin, sa respiration devint difficile, et à l’observation il apparut clairement que le côté gauche du thorax peinait. La mort qui survint à la première heure de l’après-midi, le onzième jour, semble avoir été hâtée par la circonstance suivante : sur le conseil de certains nobles, le roi aurait bu du vin auquel on avait ajouté une décoction de sauge et de quelques autres substances plus échauffantes, qu’on lui administrait à titre de potion vulnéraire, ce qui avait accru le besoin de respirer fortement. »

Dolc’ è pur d’amor l’affanno

L’adorant de Larsa

Statuette d’homme agenouillé dit « l’Adorant de Larsa » 
Début du IIe millénaire avant J.-C.  Mésopotamie, Larsa Bronze, or

Le personnage qui porte un bonnet à haut bord, proche de la coiffure royale, est à demi agenouillé, une main devant la bouche dans l’attitude de la prière. Sur le socle, il est représenté dans la même position face à une divinité assise. Une longue inscription indique que la statuette a été dédiée au dieu Amurru ou Martu, dieu-patron des Amorrites, par un homme de la ville de Larsa, pour la vie de Hammurabi.
Une petite vasque à offrandes est fixée à l’avant du socle.

HWV 109a : Dolc’ è pur d’amor l’affanno Air- pour contralto et basse continue.

Le rêve de la nuit se poursuit l’après midi lors de la sieste que je ne peux m’empêcher de faire. Je retrouve donc cet espace: Un appartement Italien ou nous devons aller après l’opéra. C’est au numéro 18 d’une rue au coin et classe correspond au numéro d’une loge. Une vieille prostituée est assise là. J’ m’aperçois qu’il sera impossible à R de monter: Des marches puis une petite échelle et longer une armoire, à nouveau des arches et l’échelle jusqu’au 8eme étage. J’annule la location et nous dormirons à Malbosc qui n’est pas si loin heureusement. Acheter des légumes / J’oublie je ne sais quoi / Il y a un homme que je ne connais pas.Que fait la dedans pas soeur pas vue depuis 20 ans.

Hier voyage de retour pour le moins l’oser. Perigueux Bordeaux/ Mon livre est presque terminé/ La sonate à Kreutzer qui est un ensemble de 3 textes sur l’amour. Tous effrayants dans leur genre, de l’ennui, au crime et au suicide. Billet de premiere classe mais il n’y a pas de première classe. Du monde et me retrouve sir un strapontin inconfortable. 5 enfants ensemble plus loin, importunés par une dame qui leur demande de mettre un masque alors qu’ils échappent à l’obligation. Elle vient s’assoir en face de moi et je me dis que pour la finir d’ennuyer des enfants, de ne pas les laisser vivre eux qui étaient si calmes, le nez dans un bouquin. Je mets mes écouteurs et sors mon nez de sa cachette. Je me dis que je n’ai qu’à attendre un peu. Elle regarde son écran et a un tic au bras droit. Elle l’écarte régulièrement de son corps. En voilà assez pour forger une antipathie, puis elle mort rapidement à l’hameçon et me titille le bras alors que je fais semblant de ne pas l’entendre. J’ouvre les yeux et là c’est elle qui m’a entendue. Bref. Elle descend à l’arrêt suivant et la police vient directement vers moi , la gestapo comme me dit ma nouvelle voisine plus accorte.  » Papiers, billets, vous n’aviez pas de masque ». L’autre m’a balancée. On me menace des 135 euros puis on me fiche la paix. J’ai des trucs au pantalon, et du ciment plein les chaussures ce qui n’arrange rien. Bon, ils me lâchent le mollet je parle de délation et m’étonne de leur réaction quant a ma plainte d’avoir acheté un billet en somme qui n’existe pas. Au départ de paris Bordeaux j’avais également hérité de la place 81 que je cherche encore. Tout cela n’est pas passionnant mais a eu le mérite de faire rire un peu D. qui a perdu H hier. Donc , je n’ai plus rien à lire et recommence au début le Bonheur conjugal sans grand enthousiasme. Arrivée à Montparnasse, je descends. Je m’étonne que les gens restent dans le train. Après Montparnassse c’est l’enfer? Non? Le quai est désert et vient d’être lavé. Il y a le panneau jaune qui indique que ça glisse. Soudainement alors qu elle train est encore à quai , je me rends compte qu’il y a un truc qui ne tourne pas ron; Exact. Je tente de renter à nouveau. trop tard. Nous sommes à … Massy. Misère j’en aurais pleuré. Avec mon lourd sac à dos, mon Tolstoï épuisé, me voilà en chemin désert vers le RER B. Puis pas détaxé, puis métro.

Ils ont bien ri à mon arrivée. Moi aussi . Mais c’était vraiment sinistre. Et les gens qui circulent à 22 h sont soit des travailleurs, soit des SDF qui cherchent une clope ou un peu d’argent. 3 ados de banlieue avec leurs petites jambes dans des survêtes étriqués qui achètent au distributeur des saloperies sucrées.

Goulash. Et au lit. Ce matin réveil à 6h puis rendormie. Mails des étudiants, atelier fermé/ 4 cas covid chez moi on se distingue comme on peut !… Pâtes ce midi. Un livre de Norman MAiler que je n’ai jamais lu. Ca commence avec Himmler et l’inceste… Puis je m’endors profondément.

J’aime bien aller seule à l’hôtel quand je travaille. C’est comme un sas. Je bois une bière en bas, ou marche une demi heure dans Perigueux avant le couvre-feu. Ne dîne pas ou commande un tajine poulet que je mangerai devant la télé. Un truc très interessant sur Arte. Bellingcat , les combattants de la liberté. L’alarme de l’hôtel se déclenche et nous invite à rejoindre les sorties les plus proches. Je m’imagine et laçant mes chaussures que je suis sur le Titanic ( l’alarme a u côté marin ). Je sors tranquillement convaincue qu’il s’agit d’un pas grand chose. Une dame court. Effectivement chacun retourne d’où il vient.

Le brouettes de ciment me rappellent les chantiers de mon père ( DELPRAT FRERE ) et les visites des constructions le dimanche. Allergies au visage. Outils, truelle. Faire les lougliers, sortes de loups romains et sangliers des métamorphoses. On voit que ce n’est pas Circé qui est à la bétonneuse.

Chacun s’active. Il y a le rayon moulage avec la radio genre Nostalgie où on entend Garou qui nous casse les pieds avec Esmeralda plusieurs fois par jour. Gérard Lenormand ensuite, c’est sans doute le pire. Puis je chante moi aussi Allumez le feu ou bien une autre connerie. Le programme musical des métalliers n’a rien à voir . Plutôt Métal, c’est le cas de le dire. Les apôtres de Notre Dame sont allongés, soudés, réparés puis comme un Covid enfermés dans un sac plastique.. Il y a la mosaïque et ma fontaine. Quel bazar. Zut j’ai cassé les oreilles de cet animal qui sera fixé au bord. Je n’aime pas l’oeil des serpents. Les fleurs? ça va. Le monstre? Zut le fontainier dit que les canalisations du bras sont trop fines. Mais pourquoi ne l’a t’on pas su. Sandwich à quoi?.Voici l’atmosphère

Tiens

Je ne suis jamais allée à Bomarzo. J’y pense alors que j’écoute France-Musique un opéra argentin de Ginastera ? , des années 60. L’opéra s’appelle Bomarzo. J’entends « Duermes? » chanté par une voix d’enfants. J’adore les choeurs d’enfants et les Christmas Carols de Britten notamment. J’écoute donc à présent France-musique délaissant France-culture ( je n’en peux plus des nouvelles sombres, de la planète moribonde, des déchets, incestes, grèves de la faim et autres réjouissances mondiales ) Dans mon atelier, 3 covid, donc fermeture pendant une semaine. La joie. Suis allée à Sevres voir les résultats des derniers essais. Pas mal le blanc sur fond noir. Un noir profond fait de deux noirs superposés. Chaque fois que je vais un Sèvres il y a un garçon qui joue du piano au Rez de chaussée et je l’enregistre. Si je faisais un nouveau film il démarrerait sans doute par un recherche de sons plutôt que d’images. Cet endroit à la manufacture est très spécial avec ses entrées d’atelier, ses énormes fours à bois entourés de chaine ( pour la dilatation ) . Dans un autre atelier des filles font du « pâte sur pâte  » si je dis bien, qui serait une sorte de bas relief posé sur un vase. L’enfer à réaliser. Et hyper long. C’est quand même un drôle d’univers. Hors du monde, comme les Gobelins, comme la Monnaie.

C. habite toujours à la maison et c’est très agréable. Elle renoue un peu avec ses débuts à Paris. Hier elle avait un coup de blues, de Covid blues. Dimanche L est passé à la maison. J’aime beaucoup cet étudiant qui n’est pas très en forme. J’aimerais pouvoir l’aider à vaincre ses angoisses qui l’empêchent de vivre. Hier réunion Zoom avec Laurence Bertrand Dorleac et ses étudiants. Je suis un peu bavarde. Le matin interview téléphonique où l’on me demande ce que je pense d’un catalogue raisonné me concernant. En fait je n’en pense rien même si je vais être un des cobayes pour un truc internet. C’est vrai que c’est plutôt agréable comme proposition et que CG en a besoin pour travailler. Mais ce qui se passera après ne m’émeut pas particulièrement. Les oiseaux sont particulièrement réceptifs à la musique surtout les perruches.

Je lis la sonate à Kreutzer après avoir abandonné des livres

La caverne de JF Lesueur. Bon je vais préparer mes affaires pour Périgueux

Mouvementé

Lygia Clark

Ce matin levée à 6h30. J’arrivais de Turquie, beaucoup de soucis, des problèmes d’aéroport encore, deux frères turcs et beaucoup d’enfants dans une maison, sais plus. Aussi des chiffres et de noms qui s’évaporent immédiatement au réveil. Neige à Paris. Couvre feu à Paris. Coppola ( Tetro) en cours. M. mieux /ouf et il sortira de l’hôpital Lundi en principe. C’était fatigant ces nouvelles bonnes puis mauvaises. Expo de dessin à la galerie tout à l’heure. Je continue sur place un dessin de 2011 et y ajoute des pages récentes. Ca m’amuse. Sais pas si c’est bien. Sais pas…Passage à Argenteuil. Pas de problème et le chauffage se rallume au quart de tour. N’y ai pas travaillé depuis 10 mois. C’est d’ailleurs incroyable. Mais ranger.

J’ai à peu près terminé le projet Napoléon, travaillé aux Beaux arts Mardi, suis allée à Morlaix Mercredi. JC veut bien m’échanger ses deux dessins , pas les vendre. Il veut des CD de Johnny. C’était crevant la journée et ses 6 heures de train pour 5 heures sur place. Mais il faut déjà choisir des orientations. Pas grand chose de rare en deux mots cette semaine. C’est bien Lygia Clark.

Je viens de rentrer sous la pluie et de finir de regarder Tetro de Coppola. Hum. Je dirais un peu lourd.

Les parties en couleur au début ( Coppelia) sont très belles puis les métaphores dansées… ( L’image de la mère je suppose en Rouge qui s’élève dans sa longue robe rouge°… Les trois acteurs sont impeccables .Vincent Gallo , Maribel Verdu, Alden Ehrenreich

Des hauts et des bas

Jehan Georges Vibert

J’adore ce tableau et surtout cette idée de jeu d’enfants. On a des marionnettes on les déplace comme des soldats sur le théâtre des opérations.Il s’agit d’organiser le sacre. Le nom du peintre m’échapperaient. Il est visiblement spécialiste en « corps ecclésiastique  » avec des rouges flamboyants / Jehan Georges Vibert. Pas mal non? Je poursuis mes recherches sur Napoleon,{rêvé que tout le monde avait le chapeau sauf moi…} me disant que je vais faire vider le salon d’honneur. Out le portrait de Louis 14, celui de Bugeaud etc, et les panoplies. Place à Bibi Fricotin. On ne peut que raser les murs car c’est une salle d’apparat/ celle au centre/ Vue sur la cour/ vue sur le grand Palais. et pas de trucs au milieu. J’ai réussi à ce que l’on enlève le piano à queue. M. des hauts et des bas et j’ai le moral qui suit la courbe. C’est insupportable de ne pouvoir rien faire pour quelqu’un qui souffre. Ca me rend dingue. Ce matin interview à la Galerie pour le Centre Pompidou. Je suis partie tôt. Il faisait nuit. J’aime bien pédaler dans une ville qui commence à s’animer. Hier signature du tableau chez A.P. Puis retour vélo, savourer Paris, le soleil et le froid. Mais triste. Diner clandestin chez C et D.

Aujourd’hui lire les textes de étudiants, demain Beaux-arts et Mercredi Morlaix pour le décor et pour écouter Jean-Claude qui ne sait pas lire, dire Thomas Bernhard. Je suis sûre que ça peut être formidable. J’ai attrapé à la librairie le livre de Lucienne Peiry : les écrits bruts. J’aime surtout les broderies de Bispo do Rosario. C’est époustouflant.

Je m’aperçois de chose oubliées: Hier revu  » Charade » de Stanley Donen  » que j’avais totalement oublié. Magnifique Catherine Hepburn. Très rôle, très spirituel avec Bateaux mouches dans le prix et petits tailleurs ravissants. Un noyé dans sa baignoire, un sanguinolent mort, et trois timbres.

Jeudi retour à l’atelier. Hum. Mais envie d’y aller. Pourvu que je réussisse à allumer le chauffage. D. m’envoie une photo de « sa case » à la Réunion. C’est magique.

Comment se débarrasser du sapin

2015 avant poubelle

La question se pose et c’était amusant de l’extraire de la rue et de le monter ici ( comment R. a t’il fait, mystère / On a mis des épines partout et j’étais bien d’accord avec la dame du RDEC qui munie de son balai pestait.)

Peu de lumière, M. à l’hosto, ce matin café chez D au bar. On dit ce que tout le monde dit et on parle de ce dont tout le monde parle. On lève les yeux vers la télé qui marche sans le son, les vaccins, l’inceste, les restos et les remontées mécaniques et aussi le nouveau virus. Les oiseaux ici gazouillent mais je dois acheter une cage aux deux petits qui sont passés d’une cage loft de 500 m2 à une chambre de bonne en quittant le Forez. J’aimerais bien aller dans un musée. Je regarde le magnifique livre sur Uccello que j’ai eu comme cadeau. Fascinnée par mes Mazocchi. J’aimerais bien aller à Naples, j’aimerais bien n’avoir rien à faire. Dois retourner à A. Je redoute . C’est toujours pénible de recommencer à peindre et je me demande si arrêter serait si pénible. J’ai souvent l’impression que lire me suffirait. Hier les Beaux arts, un étudiant par heure. C’est toujours interessant, pas évident.

Bon , la maquette du salon d’honneur est faite. J’y ai mis le temps . C’est fou d’être lente comme ça.

En plus je n’ai rien à dire. J’ai travaillé à Sèvres toute la journée de Lundi. J’aime beaucoup. Aucune idée du résultat. J’ai fait 3 essais sur 3 formes de vases. Dont un laissé blanc et le dessin en tous petits points ( poncif ) noir. Les points sont faits soit avec une plume soit avec une sorte de coton tige qui vient de chine ( je ne savais pas que les chinois avaient des oreilles d’elfes!) Ce que je fais est assez opposé à ma peinture. Complètement même. J’essaie d’être minutieuse. Et quand je vois les peintres de Sèvres avec leur pinceau à un poil, je soupire.

Je reçois à l’instant un extrait du Petit Manoir, Witkiewicz, puis une étudiante est d’accord pour déplacer sa table, l’autre envoie son texte en retard. Parfois je me dis que e faire qu’enseigner c’est pas mal. Non, j’enlève ce que je viens de dire.

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