Que s’est il passé

Travail et travail et travail. Ca c’est certain. Retour à l’atelier ( d’où j’écris ) avec plaisir. Le calme, la lumière, la terrasse. Je constate avec effroi le temps passé. Ces conneries de concours et commandes ( c’est un peu différent ).Pourquoi avoir accepté l’invitation de Montpellier pour le tram? Pourquoi? Du temps du temps passé à faire deux maquettes pour deux places. Du temps pour l’habillage des trams. Pas de nouvelles. En plus je déteste l’idée d’avoir  » une oeuvre » pérenne dans une ville. Bref. Non contente d’avoir perdu du temps ( il ne me reste comme salut que de perdre ), d’avoir été de mauvaise humeur, me suis jetée dans la gueule du loup avec le concours pour la tapisserie en hommage à Georges Sand : Tapisserie de 25 m ( voir à ce sujet la plus grosse frite du monde), ou quoi? (Barry John Crowe est boucher et champion du monde de la saucisse. Il en fabrique depuis l’âge de 13 ans et il a réussi à en faire 78 en 60 secondes.)

Bref je le fais, suis sélectionnée, vais au bout du monde /Aubusson défendre mon truc et me fais défoncer. Par qui je ne sais pas encore mais le devine. Bref, je n’ai que ce que je mérite. Je suis absolument contre l’invasion des cartels qui vous expliquent les oeuvres et vous donnent des réponses à des questions que vous ne vous êtes pas posées. Opposée aussi à l’oeuvre pédagogique qui raconte bien tout comme il faut. Paf deux claques. Evidemment j’arrive en deuxième position. Techniquement , je ne me suis posée aucune question et évidemment ce n’était pas trop malin. Bon , m’en fiche. Et la galerie va réaliser ma tapisserie numériquement. ( he he ce sera moins long que 4 ans pour 55 mètres carrés !!! )

Rendez vous à l’atelier. Un ce matin, plusieurs en juin.

Parfois j’ai envie d’écrire et je n’en ai pas le courage

(Radio/Bertrand Belin tiens ça me fait quand même penser à des trucs genre Bashung. )

Fini un Indridiason, gardé quelques PDF venus d’Academia

NOTES/ERREUR ET CREATION

Robert Morris exploite, met en scène et revendique ses erreurs. Loin le temps où l’académie enseignait de ne laisser aucune trace de pinceau sur la toile ; où, lisse, la surface ne devait rien laisser paraître des hésitations, des maladresses ou des repentis de l’artiste. Card File non seule- ment refoule l’esthétique classique mais aussi se détourne de la conception traditionnelle de l’acte de création. Autoréférentielle, l’œuvre échappe à toute appréciation stylistique et se ferme à toute contemplation. Dans le sillage des avant-gardes historiques, Robert Morris met à mal les critères et les valeurs de l’art qui dominaient depuis la Renaissance : beauté, respect des rudiments du métier, qualité plastique. L’œuvre est désormais envisagée comme le produit d’un enchaînement d’idées et de décisions au cœur desquelles l’erreur devient un élément dynamique du processus de création.

Robert Morris, Card File (Fichier), 11 juillet 1962 – 31 décembre 1962. Matériaux divers (métal, bois, papier), 68,5 x 27 x 4 cm. Collection Centre Pompidou.

« L’erreur n’est pas une fatalité. Beaucoup s’accordent aujourd’hui à le penser. Malgré tout, quel chercheur, au quoti- dien, trouve l’aisance d’exposer ses propres erreurs ? Comment s’autoriser à se laisser surprendre par l’imprévisible quand celui-ci met à nu la crainte de l’erreur qu’auront croisée, ou que croiseront, peu ou prou nombre d’universi- taires au cours de leurs travaux ? » Paru en Italie en 1975, Giochi di pazienza de Carlo Ginzburg et Adriano Prosperi demeure un exemple de publication notable, mais rare, témoignant des rélexions qu’ont pu développer certains chercheurs au cours de ces quarante dernières années. La démarche des deux historiens n’est pas sans évoquer celle de Robert Morris. Ils présentent leurs résultats tout en suivant le fil chronologique du développement de leurs recherches, non sans problème car étant poussés à devoir décrire leurs erreurs « avec un souci de l’analyse d’habitude réservé à l’exposition de la vérité ».

« Faire erreur prend mille formes » nous enseigne Aristote.

Ces mille formes, selon le contexte et l’époque, sont celles de la faute, de l’illusion, de l’échec ou bien encore de l’imprécision et de l’égarement – autant de notions auxquelles l’erreur est assimilée. 

Le verbe latin errare signiie à la fois « aller çà et là », « se tromper de chemin », « s’égarer » et « se tromper ». Parallèlement, et sans restriction, le nom error veut dire « action d’aller çà et là », « incertitude », « erreur », « égarement » ou (en poésie) « tromperie ». Avec une autre image, le verbe labi « glisser », « trébucher », signiie aussi « se tromper » et a pour correspondant nominal lapsus, qui a pour signiications « action de glisser, de trébucher », « erreur ».

Je ne sais plus si j’ai parlé de Marmottan. Le vernissage sera le 8 juin. Suis contente du résultat, de l’or !!! Le teaser me plait aussi. Peut-être un peu long. Hier passage éclair à la galerie de Sèvres. Puis à la galerie pour l’expo « d’un morceau « de l’achat Daniel Cordier. ( Dado, Requichot etc ).

Retour, riz cantonnais et carottes râpées.Au lit.

Cette semaine Maitre Liu ( 5h à nouveau ) de massage . Je ne sais même pas ce qui s’y passe et se termine par des ventouses ( l’horreur les marques dans le dos ) !!

Ah oui cette semaine Georges Dandin ( Michel Fau ) j’adore et Dominique Boivin ( road movie ) à la maison des Métallos qui est un endroit sympa.

Ce soir le documentaire de François sue Eddie Louis.

Suis face aux peintures. envie de laisser aller, de ne plus pense ni à Nantes, ni à Yvetot, ni à la rencontre à Rodin, ni aux travaux dans l’appartement…

Il fait super chaud dans l’atelier.

Notes

DescriptionSatire on the antagonism between William Hogarth and Charles Churchill arising from the North Briton, No.17 in which, as a response to Hogarth’s print « The Times Plate 1″ supporting the Peace of Paris, John Wilkes wrote: »The post of portrait-painter [to the King] is given to a Scotsman, one Ramsey, Mr Hogarth is only to paint the wainscot of the rooms, or, in the phrase of the art, may be called their pannel-painter ». On the left is shown a blank « Pannel Painting » in front of which Hogarth, shown as his pug dog with his fore paws on a palette with the « Liner of Beauty », confronts a large bear (Churchill) who stands on his « Epistle to Wm. Hogarth July 1763 ».  
Etching and engraving

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