Avril

JE N’OSE MÊME PAS REGARDER LA DATE DE LA DERNIÈRE ENTRÉE TELLEMENT J’AI L’IMPRESSION QUE C’EST LOIN.

on peut dire qu’aujourd’hui est le Dimanche d’après le cambriolage qui a eu lieu vendredi après -midi. porte fermée à double tour et on ne peut plus rentrer. Mon MacBook Pro y est passé, ma caméra PD150 aussi , appareil photo. Ouf l’iMac est là et les disques durs. CA incite à la prudence. J’ai vite vérifié la présence ou non de la bague de ma mère. Elle était là. Ils ont travaillé assez proprement, mais il y a si peu de choses interessantes à prendre. Les livres, pas touché, le petit vase galle, pas touché. Bref. Perdre du temps à chercher quelqu’un pour la serrure, aller au commissariat etc…

UNE PERRUCHE MORTE: C’ÉTAIT COCO-MONTAIGNE, Nommé ainsi car ses soliloques aussi sérieux que fréquents et ses raisonnement à chant haut, l’ont fait ressembler à un sage jaune citron. J’ai scanner son corps tout léger.

J’ai commencé la Biographie de Wittgenstein. Russell, Frege etc, c’est interessant même si la logique n’est pas mon fort ( comme dirait l’autre ). La théorie des ensembles non plus, les mathèmes et autres substances ! lu un petit livre de Bille, Emerencia . J’en ai commandé d’autres.

Cette semaine Invalides, quelques grognements ( tout me semblait compliqué, je me suis fait gronder par la jeune régisseur et j’ai donc mis les choses au pont? )( suite au Covid d’un des artisans/ retard ) puis installation des 3 peintures des médaillons et de la cheminée ridicule. Tout à l’heure arrivée des drapeaux métalliques à l’atelier et peinture. Finir le moule du dernier médaillon. Préparer pour SArh les éléments de la Fontaine. Et la liste pour commander les résines.

Vendredi Sèvres. Lumière très belle, seule. Radio . Musique. Calme. J’en sui au 4 sur 13? Hum. En m’y rendant, j’ai rencontré un type sans pantalon et sans chaussures avec une couverture sur les épaules. Il pleurait à moitié, je lui ai donné 2 euros et il m’a dit avoir besoin de parler. On est allés s’asseoir. J’ai remarqué qu’il n’était pas sale, des pieds à la tête propre, couverture idem. Il voulait me dire le prix des chaussures et m’accompagner à un distributeur pour que je lui donne l’argent. Un Bosniaque. J’ai refusé. Suis partie, puis revenue sur mes pas, avec un billet de 20 euros. Mais il avait disparu. Que ce soit une combine ou pas, le type est mal en point. Apres je me suis dit qu’il devait planquer ses vêtement plus loin. Pieds nus on est vite dégoutant. Il ne l’était pas. Bref.

Temps splendide. Début du décor. RV Mercredi. Marre de travailler. Pas peint encore. A l’horizon: Beaux arts/ Valerie Mrejen LE 4/ Fin Invalides le 3 / Décor-matériaux etc-stagiaire ou pas? -Festival Histoire de l’art début juin. Avant , le premier Mai, fontaine au château.

puis 17 mai concours d’entrée et ensuite les diplômes

Je trouve ces mannequins pour les écoles dentaires incroyables. J’adore. Il y en a plusieurs différents.

Bon je file

Coup de vieux

Moi Mars 2021/ Le pire est devant nous !

Voilà ce que je dirais. J’en ai pris un. Le fait d’avoir arrété le sport arrange rien: Mal au dos et sensation de raideurs. Super. Bref. On y va.

Rêves en pagaille. Chambre 4056 que je n’ai pas débarrassée. j’y retrouve des tonnes de choses à emporter dans une valise et un sac trop petits . Impossible. Où me débarrasser de tout cela. Ces rêves doivent être liés à ces moments angoissants de  » vidages  » de maisons ( Les deux tantes, les parents …. ) Ces milliers de choses qui font une vie et disparaissent d’un seul coup. Je n’ai rien gardé. Seulement la bague de ma mère et son sifflet d’institutrice, les photos dans des boites et ces trucs qu’on arrive mal à évacuer à savoir les torchons et nappes de trousseau brodés. Tout ce temps passé…. Mais quand ils étaient usés j’ai gardé les broderies des initiales. En parlant famille, j’ai retrouvé des Delprat dans l’armée Napoléonienne. 6 je crois. Dont un Jean et un Antoine ( noms de mes père et grand-père et origine sud ouest, comme père et grand-père. )Mon père m’avait raconté qu’un ami de son arrière grand-père avait reçu la légion d’honneur des mains de Napo. C’est drôle ces trucs. Donc cette nuit aussi je marchais dans un champ de boue, gadoue, horreur, peur de m’enliser . J’ai les bras chargés d’affaires. Une personne est plus loin dans le champ et la voyant je pleure . Ne sais plus pour quelle raison.

Atelier retrouvé et apprentissage du moulage avec Sarah qui est en cinquième année. Ca me plait. Comme chaque semaine aussi , je suis allée à Sèvres Jeudi. Petite visite au Musée ( la céramique contemporaine ne me dit pas grand chose à vrai dire) Mais joie de voir les Palissy etc, et des gros gâteaux à la chantilly peinte en dorée. Pluie battante, ambassadeur du japon. Dans le hall qui mène à l’endroit où je travaille il y a un piano à queue. Quelqu’un y joue lors de sa pause. C’est agréable. Pas facile de se retrouver dans les couleurs d’émail. A est là pour m’aider et elle est sympa. Très réservée au début , ça va mieux. Lui ai apporté des jonquilles. C’est incroyable sa dextérité. Elle a passé son enfance dans une ferme.Parcours bizarre. Faut que je lui demande.

Beaucoup de choses à faire. Portrait de Napoleon en cours mais l’affaire de l’esclavage me tourmente, comment en parler discrètement sans gros sabots consensuels comme on le voit en ce moment. En parlant de cela, on a regardé les Cesar l’autre soir. Un truc abominable, on dirait que chaque année c’est pire mais là je trouve qu’on est proche du fond. La vulgarité, la lourdeur… Oh lala . Gênant. Que Capitaine Marlo déboule avec une peau d’âne sanglante puis à poil m’a plutôt fait rire. J’y vois d’avantage un geste Dada dans notre monde rétréci. Mais les blagues ( genre film de cul pour film docu / mentaire) je trouve ça vraiment … Collant. Marina machin n’a pas été terrible, pas plus que Isabelle Huppert d’ailleurs.

J’ai enfin fini le Chateau en forêt de Norman Mailer. livre étrange et plutôt interessant je dirais avec cette biographie fictive de Hitler enfant, ses parents ( tout commence par un inceste ) et ses actes pilotés par un assistant du diable ( dans un corps de SS ) Le bien, le Mal, le diable?Ssi ce n’est pas parfaitement réussi, c’est assez singulier. Le passage des ruches m’a plu, la svatiska aperçue ( mais NM n’appuie pas sur les images marquantes de l’enfance ) / Extrait

NOTES: Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Harry Mulisch : L’Affaire 40/61, Harry Mulisch : Siegfried, une idylle noire, traduit par Anita Concas

Quoi d’autre . RV à 13 h en Visio pour le décor. J’y ai très peu réfléchi. L’affaire Napoleon m’occupe entre les drapeaux, les peintures et les moulages. Puis la fontaine à terminer, le RV à la Monnaie de Parie ( j’ai passé tout Dimanche dernier à faire un portrait de moi de 2mn.) Mais c’est amusant. On verra.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Ce matin je suis allée à Saint Thomas d’Aquin. Hub nous a quitté . Je l’aimais beaucoup. J’avais un petit bouquet ( j’aime être le plus petit bouquet dans ces circonstances) Arrivée en avance, il y a un marchand de piano à un coin , une galerie moche à l’autre et en ce moment beaucoup de camions à cause du chantier Science PO. J’avais mis  » mes habits du Dimanche  » Le prêtre était plutôt âgé et une dame chantait. Suis rentrée à la maison et repartie pour le 18 eme: Commencer à parler du décor avec Mao, qui me montre son oiseau qui avance et tourne, sur le modèle des voleries d’opéra. Il a aussi deux écorchés de Ozou, magnifiques.

Cette semaine aussi j’ai revu Jonathan avec beaucoup de plaisir. Comme au bon vieux temps il a partagé avec moi les Rv avec les étudiants. Je poursuis le livre de Norman Mailer sur Hitler. ( horreur je l’ai oublié quelque part. Où????) Ca commençait à m’intéresser mais tout juste. Le temps file. Pas peint depuis octobre. J’ai reçu les médailles commandées. Elles sont un peu petites mais jolies. Et tout à l’heure je suis aller prendre mes deux boites de film: Les enfants terribles en 16mm. Ce qui est drôle c’est que redemandant s’ils avaient quelque chose sur Mourir à Madrid ( parce que je m’étais fait doubler), le Monsieur m’a dit en m’en présentant un autre: C’est lui qui l’a. C’était drôle et comme par hasard aussi dans la vitrine il y avait une pointe de hampe soviétique, avec la faucille et le marteau, la même que celle que j’ai achetée sur eBay. Hier on parlait de Daniele Lebrun, paf je la rencontre elle et Marcel sur un banc au soleil. Je les salue. Lui je ne l’ai jamais beaucoup aimé. Bon. Après on a bu un café dehors sur un banc.

18h:Après l’annonce du reconfinement partiel le week-end d’une partie des Alpes-Maritimes et de l’agglomération de Dunkerque, le Premier ministre devait dévoiler ce jeudi à 18h la liste des départements où la situation épidémique est jugée préoccupante. Nouvelles restrictions, discussions avec les élus locaux, renforcement des traitements expérimentaux… Retrouvez toutes les annonces et déclarations du chef du gouvernement.

SURVEILLANCE RENFORCÉE

Cette déclaration m’a mise de sale humeur. Ce sont des mots d’une incroyable violence. Est on censés s’y habituer???? Je râle. Pas de vaccins, des mots, des sens et contresens Paris qui serait encore bloqué pendant 3 semaines. Oui / Non. Suis suffisamment en retard pour ne pas penser à bouger.

Objectivement c’est pénible. Surtout qu’à 18h il fait beau. Et on a l’impression de rétrécir.

Etant une des 6 sélectionnées pour le concours de la Monnaie, je suis allée cet après midi visiter et aussi dans les ateliers. Quel drôle de monde.

Henri II/ notes

  • Le vendredi, lors du tournoi de lances en public, Henri, très-chrétien roi de France, reçut la lance d’un jeune homme portée droit, un peu en-dessous de la gorge et au-dessus du gorgerin [10], un élément des armes qui ne sert pratiquement que dans les combats singuliers. Sous le choc, la lance brisée en travers comme la queue d’un chou, et en rebondissant a soulevé la partie du casque qui protège les yeux, atteignant le visage du roi maintenant à découvert, comme s’il s’agissait d’un second coup, tandis que le gentilhomme gardait à la main le reste du tronçon. Elle atteignit d’abord la partie entre les sourcils, le sommet du nez et la limite interne du sourcil gauche ; de là elle avança à travers toute la partie inférieure du sourcil droit en direction de la tempe, continua dans les sinus répartis de manière égale en grand nombre [11], s’insinuant entre le corps de l’œil et la cavité orbitaire droite, de telle manière qu’un fragment assez grand, en frappant cette cavité et en laissant de nombreux éclats sur son côté externe, s’arrêta à cet endroit, se tordit sur lui-même et se mit en tas, après que le cerveau eut subi indubitablement un grand ébranlement (concussio). Après sa blessure, le roi paraissait vouloir tomber d’un côté, puis de l’autre, mais finalement il se tint en selle par sa seule volonté, puis, lorsqu’on l’eut déposé à terre, pressé par la foule des spectateurs et des gens qui accouraient, il montra quelques signes de perte de connaissance, bien qu’ensuite il réussît à monter les marches qui menaient à sa chambre à coucher, mais en défaillant. Alors qu’on avait retiré à la main hors de la blessure environ six échardes de la lance plantées autour de l’œil, surtout sur le côté externe, il vomit ce qu’il avait pris lors du déjeuner, puis il vomit une potion de rhubarbe
    et de momie [12] que lui avaient donnée les médecins, et une grande quantité de sang mêlé de pituite s’écoula de la blessure, et comme une bonne partie était aussi sortie des veines de l’anus, douze onces de sang environ furent tirées de la section de la veine, un régime léger convenant aux fiévreux fut prescrit, des lavements d’intestins furent tentés et des décoctions pour rafraîchir le sang et arrêter son écoulement lui furent données à boire. Glissant dans une sorte de torpeur, le roi, blessé si gravement et dans la partie du cerveau le moins accessible, ne montra pratiquement aucun signe de douleur ; les forces de son esprit et surtout celles de son âme parurent également engourdies, aucune fièvre cependant ne s’était encore manifestée. Les jours suivants, comme la blessure était traitée par les médecins, et qu’il sortait de temps à autre de la partie susdite de la cavité orbitaire, des éclats et des échardes de bois, et qu’à la suite du coup, l’os paraissait à cet endroit dénudé de sa membrane et rugueux, les médecins cherchèrent à savoir si la cause de ce vomissement dont nous avons parlé, de cette torpeur et de cet engourdissement pouvait être dans le coup porté à la tête, de telle sorte qu’on pouvait soupçonner à cet endroit une commotion de la substance du cerveau et une rupture des veines. Même si quelques médecins ainsi que des gentilshommes proches du roi interprétaient plus favorablement ces faits et se refusaient à reconnaître une lésion du cerveau (c’était ce qu’ils redoutaient le plus pour un si grand roi), il y eut cependant une consultation entre médecins pour savoir de quelle manière on pourrait remédier à cette lésion, si par hasard il y en avait une. Aussi la consultation porta sur l’usage de trépaner le crâne et sur d’autres fractures du crâne qui se présentent fréquemment, et sur la nature du sang répandu entre le crâne et la dure membrane du cerveau, et finalement, on en arriva à l’opinion suivante, à savoir qu’à l’unanimité, les médecins estimèrent que la trépanation était inutile.
    Puis, au début du quatrième jour, la fièvre apparut, ce qui pour certains paraissait être un argument en faveur d’une lésion du cerveau, mais que la plupart attribuèrent à la putréfaction, qui, selon eux, provenait d’une corruption des mauvaises humeurs plus que de la blessure ou de la lésion du cerveau, en se fondant sur leur connaissance des habitudes de vie du roi et sur l’examen de ses urines. Comme les médicaments purgatifs combattaient cette fièvre avec succès, le délire apparut. Aussi, au fur et à mesure que les signes se manifestaient, on commença à mieux constater la détérioration du cerveau et de sa membrane, et l’espoir d’y porter secours diminua, parce que, de jour en jour, le délire augmentait, les signes étaient de plus en plus manifestes, et qu’il avait ces sueurs et raideurs fréquentes et irrégulières, auxquelles nous voyons
    que vont mourir ceux qui sont exposés aux blessures des articulations et de la tête. Si je voulais en dire plus, je serais obligé de mentir : sur le fait que la blessure était béante de toute part et qu’on aurait pu facilement en extraire les esquarres de petits os et les fragments de bois, et qu’on discuta pour savoir quels remèdes appliquer sur les œdèmes séreux de l’œil et des paupières. 
    Je me contenterai d’ajouter ce qui fut observé après le décès du roi. L’œil gauche, bien qu’il fût très œdémateux, gardait sa faculté de vision intacte car elle n’avait pas été endommagée par une quelconque rupture du continuum [13]. L’os frontal du crâne se montra de toute part sans lésion et intact, bien que le front présentât une enflure œdémateuse. La partie supérieure de l’os du nez était très peu dénudée, et la partie mise à nu était plus meurtrie qu’écrasée. Le côté externe de la cavité orbitaire droite à l’avant apparut dépouillé de sa membrane et rugueux, tandis qu’en profondeur et à l’arrière, il contenait encore une grande quantité de fragments de bois, qui, tels des pals, s’étaient fichés comme dans un cercle de telle sorte qu’une grande partie restait entre cette cavité et la région inférieure de l’œil ; et avec leurs pointes acérées comme des dards, des fragments avaient pénétré dans la dure tunique de l’œil, si loin de la partie supérieure de la cavité orbitaire et la région antérieure de l’œil, que sans cela ceux qui observaient et regardaient auraient cru que la tunique était sans lésion et intacte. Les membranes du cerveau, et le cerveau lui-même jusqu’au front et jusqu’à la cavité orbitaire droite, où on aurait pu croire que rien n’eût été préservé sinon par miracle, apparurent intacts et la dure membrane sans aucun défaut. Mais au sommet, un peu à l’arrière, la partie gauche du cerveau, qui est contigüe à la partie droite, sur un doigt de long et deux de large, était d’une couleur jaunâtre à l’endroit où elle est unie à la fine membrane, et à l’avant, sur un pouce de long, elle était pourrie et déjà suppurant ; et toute la partie gauche apparaissait à la vue pleine d’une humeur séreuse comme de l’ichôr [14], qui se répandait au loin comme si toute la partie voisine devait être gagnée par la putréfaction ou la gangrène. Dans cette partie suppurée, on voyait la dure membrane avec des vaisseaux plus dilatés et plus noirs que partout ailleurs, mais entre elle et le crâne on rencontrait quelques caillots de sang. Le crâne et la peau qui, selon toute probabilité, avait dû être raclée, ne présentait aucune anomalie, cependant une cicatrice montrait qu’une blessure avait été infligée au roi à cet endroit ;
    et la putréfaction prouve ainsi que le cerveau a cogné contre le crâne et qu’il a été ainsi plus commotionné et troublé que ce que le crâne aurait pu montrer. En outre, il ne faut pas omettre le fait que la jambe gauche et le bras gauche sont devenus mous avant la mort, alors qu’en même temps, par toute la région du côté droit on observait beaucoup de signes d’une convulsion qui dura longtemps. Il ne fut plus jamais pris de vomissements, et on l’entendit hoqueter à plusieurs reprises. Tout à la fin, sa respiration devint difficile, et à l’observation il apparut clairement que le côté gauche du thorax peinait. La mort qui survint à la première heure de l’après-midi, le onzième jour, semble avoir été hâtée par la circonstance suivante : sur le conseil de certains nobles, le roi aurait bu du vin auquel on avait ajouté une décoction de sauge et de quelques autres substances plus échauffantes, qu’on lui administrait à titre de potion vulnéraire, ce qui avait accru le besoin de respirer fortement. »

Dolc’ è pur d’amor l’affanno

L’adorant de Larsa

Statuette d’homme agenouillé dit « l’Adorant de Larsa » 
Début du IIe millénaire avant J.-C.  Mésopotamie, Larsa Bronze, or

Le personnage qui porte un bonnet à haut bord, proche de la coiffure royale, est à demi agenouillé, une main devant la bouche dans l’attitude de la prière. Sur le socle, il est représenté dans la même position face à une divinité assise. Une longue inscription indique que la statuette a été dédiée au dieu Amurru ou Martu, dieu-patron des Amorrites, par un homme de la ville de Larsa, pour la vie de Hammurabi.
Une petite vasque à offrandes est fixée à l’avant du socle.

HWV 109a : Dolc’ è pur d’amor l’affanno Air- pour contralto et basse continue.

Le rêve de la nuit se poursuit l’après midi lors de la sieste que je ne peux m’empêcher de faire. Je retrouve donc cet espace: Un appartement Italien ou nous devons aller après l’opéra. C’est au numéro 18 d’une rue au coin et classe correspond au numéro d’une loge. Une vieille prostituée est assise là. J’ m’aperçois qu’il sera impossible à R de monter: Des marches puis une petite échelle et longer une armoire, à nouveau des arches et l’échelle jusqu’au 8eme étage. J’annule la location et nous dormirons à Malbosc qui n’est pas si loin heureusement. Acheter des légumes / J’oublie je ne sais quoi / Il y a un homme que je ne connais pas.Que fait la dedans pas soeur pas vue depuis 20 ans.

Hier voyage de retour pour le moins l’oser. Perigueux Bordeaux/ Mon livre est presque terminé/ La sonate à Kreutzer qui est un ensemble de 3 textes sur l’amour. Tous effrayants dans leur genre, de l’ennui, au crime et au suicide. Billet de premiere classe mais il n’y a pas de première classe. Du monde et me retrouve sir un strapontin inconfortable. 5 enfants ensemble plus loin, importunés par une dame qui leur demande de mettre un masque alors qu’ils échappent à l’obligation. Elle vient s’assoir en face de moi et je me dis que pour la finir d’ennuyer des enfants, de ne pas les laisser vivre eux qui étaient si calmes, le nez dans un bouquin. Je mets mes écouteurs et sors mon nez de sa cachette. Je me dis que je n’ai qu’à attendre un peu. Elle regarde son écran et a un tic au bras droit. Elle l’écarte régulièrement de son corps. En voilà assez pour forger une antipathie, puis elle mort rapidement à l’hameçon et me titille le bras alors que je fais semblant de ne pas l’entendre. J’ouvre les yeux et là c’est elle qui m’a entendue. Bref. Elle descend à l’arrêt suivant et la police vient directement vers moi , la gestapo comme me dit ma nouvelle voisine plus accorte.  » Papiers, billets, vous n’aviez pas de masque ». L’autre m’a balancée. On me menace des 135 euros puis on me fiche la paix. J’ai des trucs au pantalon, et du ciment plein les chaussures ce qui n’arrange rien. Bon, ils me lâchent le mollet je parle de délation et m’étonne de leur réaction quant a ma plainte d’avoir acheté un billet en somme qui n’existe pas. Au départ de paris Bordeaux j’avais également hérité de la place 81 que je cherche encore. Tout cela n’est pas passionnant mais a eu le mérite de faire rire un peu D. qui a perdu H hier. Donc , je n’ai plus rien à lire et recommence au début le Bonheur conjugal sans grand enthousiasme. Arrivée à Montparnasse, je descends. Je m’étonne que les gens restent dans le train. Après Montparnassse c’est l’enfer? Non? Le quai est désert et vient d’être lavé. Il y a le panneau jaune qui indique que ça glisse. Soudainement alors qu elle train est encore à quai , je me rends compte qu’il y a un truc qui ne tourne pas ron; Exact. Je tente de renter à nouveau. trop tard. Nous sommes à … Massy. Misère j’en aurais pleuré. Avec mon lourd sac à dos, mon Tolstoï épuisé, me voilà en chemin désert vers le RER B. Puis pas détaxé, puis métro.

Ils ont bien ri à mon arrivée. Moi aussi . Mais c’était vraiment sinistre. Et les gens qui circulent à 22 h sont soit des travailleurs, soit des SDF qui cherchent une clope ou un peu d’argent. 3 ados de banlieue avec leurs petites jambes dans des survêtes étriqués qui achètent au distributeur des saloperies sucrées.

Goulash. Et au lit. Ce matin réveil à 6h puis rendormie. Mails des étudiants, atelier fermé/ 4 cas covid chez moi on se distingue comme on peut !… Pâtes ce midi. Un livre de Norman MAiler que je n’ai jamais lu. Ca commence avec Himmler et l’inceste… Puis je m’endors profondément.

J’aime bien aller seule à l’hôtel quand je travaille. C’est comme un sas. Je bois une bière en bas, ou marche une demi heure dans Perigueux avant le couvre-feu. Ne dîne pas ou commande un tajine poulet que je mangerai devant la télé. Un truc très interessant sur Arte. Bellingcat , les combattants de la liberté. L’alarme de l’hôtel se déclenche et nous invite à rejoindre les sorties les plus proches. Je m’imagine et laçant mes chaussures que je suis sur le Titanic ( l’alarme a u côté marin ). Je sors tranquillement convaincue qu’il s’agit d’un pas grand chose. Une dame court. Effectivement chacun retourne d’où il vient.

Le brouettes de ciment me rappellent les chantiers de mon père ( DELPRAT FRERE ) et les visites des constructions le dimanche. Allergies au visage. Outils, truelle. Faire les lougliers, sortes de loups romains et sangliers des métamorphoses. On voit que ce n’est pas Circé qui est à la bétonneuse.

Chacun s’active. Il y a le rayon moulage avec la radio genre Nostalgie où on entend Garou qui nous casse les pieds avec Esmeralda plusieurs fois par jour. Gérard Lenormand ensuite, c’est sans doute le pire. Puis je chante moi aussi Allumez le feu ou bien une autre connerie. Le programme musical des métalliers n’a rien à voir . Plutôt Métal, c’est le cas de le dire. Les apôtres de Notre Dame sont allongés, soudés, réparés puis comme un Covid enfermés dans un sac plastique.. Il y a la mosaïque et ma fontaine. Quel bazar. Zut j’ai cassé les oreilles de cet animal qui sera fixé au bord. Je n’aime pas l’oeil des serpents. Les fleurs? ça va. Le monstre? Zut le fontainier dit que les canalisations du bras sont trop fines. Mais pourquoi ne l’a t’on pas su. Sandwich à quoi?.Voici l’atmosphère

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