Toc Toc ou la canne de Alain Baden

Wendy Toye, Trois meurtres (Three cases of murder), 1955.

Rêve

Pas du tout aimé le rêve de cette nuit . R. était vivant et il était parti sans donner de nouvelles. Je me suis aperçu qu’il y avait un tout petit papier collé au bout de mon téléphone. On y lisait: je rentre samedi. Mais c’etait très difficile à déchiffrer. Je me suis demandée si je devais l’appeler ou non. Ensuite j’étais dans un théâtre. On répétait une pièce pour le Festival d’Avignon et il y avait la aussi des amis de R.. Il y avait Jacques Weber. Je n’ai pas osé rentrer dans la salle de peur de croiser Piccoli.J’ai eu beaucoup de mal à sortir de ce rêve. Était-ce parce que R. m’avait quitté. Était-ce parce qu’il vivait avec quelqu’un d’autre, une étudiante à moi, en disant qu’une différence d’âge de 60 ans n’était pas grand-chose au fond. Ou était-ce parce que tout d’un coup dans ce rêve je le revoyais bien vivant face à moi, en chair et en os. J’avais envie de crier, de me battre. Lui ne bougeait pas. J’ai contenu ma rage et me suis levée….

Note/ MASQUE POE

Alors, invoquant le courage violent du désespoir, une foule de masques se précipita à la fois dans la chambre noire ; et, saisissant l’inconnu, qui se tenait, comme une grande statue, droit et immobile dans l’ombre de l’horloge  d’ébène, ils se sentirent suffoqués par une terreur sans nom, en voyant que sous le linceul et le masque cadavéreux qu’ils avaient empoigné avec une si violente énergie, ne logeait aucune forme humaine. On reconnut alors la présence de la Mort rouge.

Wendy Toye, Trois meurtres (Three cases of murder), 1955. Je n’ai pas vu le film. Les deux hommes regardent le tableau, sorte de grande demeure-croute au bout d’un chemin. Le tableau étrangement ( comme toute oeuvre-accessoire dans un film, il est assez médiocre et peu hypnotisant. Mais est- ce justement cette apparente banalité de l’image qui donne cet effet? Cet “ordinaire” ce “moche” ou sans intérêt permet sans doute des projections qu’un oeuvre ne permettrait pas. La peinture est un accessoire miroir qui nous absorbe. La peinture ne nous regarde pas au sens propre du terme, mais nous engloutit) Bref, le tableau semble exercer un pouvoir hypnotique et mystérieux. L’homme à la canne décrit ce qu’il voit, l’autre subit cette fascination. Il subit l’attrait du tableau transmis par Alain Badel. Il me semble qu’il est aussi question d’une lumière qui rendrait le tableau parfait. Il suffirait de rajouter une touche de peinture sur une des fenêtres. Ils se dirigent vers le tableau que l’on observe entre leurs deux épaules. Baden donne un coup de canne sur la porte et ç avait Toc Toc, comme une vraie porte. Puis… Je ne sais pas… On entre….

J’ai regardé avec intérêt les diagrammes de Pierce. C’est vraiment intéressant, intriguant. C’est de la pensée en dessins. C’est ce que j’essaie de faire comprendre aux étudiants au travers de cette proposition d’Abécédaire. Qu’un abécédaire, on peut faire un arrêt sur image de notre pensée, mais celle-ci bouge en permanence, comme des petits points qui s’électrisent, s’entrechoquent, se repoussent, s’aimantent. Un abécédaire peut s’entreprendre par le biais d’une liste. mais il faut l’abandonner au risque de tout figer et de classer sa pensée.


Retour à Argenteuil…

La maison de Wittgenstein

Pas besoin d’Ostermeier pour montrer cette journée. Il y a eu une mauvaise critique de son Retour à Reims dans Libé. Je ne sais plus trop ce qui est dit mais de toutes façons je suis pour toutes les critiques négatives de ce truc. Tiens je saisis ça pendant que j’y pense. C’est le site des bibliothèques des Musées comme celle du centre Vivant Denon.

J’avais envoyé un SMS à CG en lui disant:

Je suis dans le train pour A.J’espère qu’i l n’arrivera jamais. 

C’est vrai. J’avais envie que ce transport ne cesse pas, et me permette de lire jusqu’au bout Corrections. Corrections est un livre fou, que je n’ai pas terminé encore mais qui vous envoûte littéralement. Thomas Bernhard est purement génial. C’est quand même une autre pointure que H. ( je ne mets que l’initiale car il a eu tellement de presse, que je n’ai ni envie de lire, ni de parler du livre même si je ne l’ai pas lu!!😳 ). C’est Asphixie plutôt que Corrections, ou Extinction ou je n’en sais rien.Le livre des mondanités. Le livre qu’il faut avoir lu. Basta. C’est chiant . On ne peut pas sortir sans en entendre parler. Moi je ne suis pas bornée mais il n’y a quand même pas que Houellebecq. Si? Bon. C’est pas… non plus??? Si. Bref je retourne à Wittgenstein et Thomas Bernhard et son écriture proprement ahurissante. Ces répétitions progressions par cercles et cercle et cercle qui soudain s’agrandit un peu et on glisse un peu ailleurs, on sort de l’enfer de cette répétition ( ça me fait penser à la musique de qui. Zut je n’y connais rien. Heu je vais trouver. Ce sont des cercles aussi et vous en êtes prisonnier. Zemlinsky.) pour entrer dans une autre. Je ne sais pas on dirait des anneaux de chenille. Non? La mansarde Holler. Cambridge. Altesam. Le cône. Le torrent. Le bruit du torrent la deuxième maison Holler. Et le cône, les plans du cône, cette construction démente au coeur d’une forêt. La mort de la soeur à qui est destiné le cône. Roithamer qui descend vers la maison Holler, l’autre qui monte vers Altesam. Chacun cherchant ou respirer et se croisant parfois par hasard au niveau d’une clairière où Roithamer se suicide.

Je ris en écoutant l’histoire de Bichofberger qui invite Basquiat à Saint Moritz pour se reposer et quand l’autre arrive il se trouve face à des châssis et de la peinture. C’est quand même dégueulasse. Je ne sais pas, pas bien suivi, s’il a peint sur le canapé chic. J’espère qu’il a tout salopé.

On est allés au cinéma. On a vu une histoire de famille. Hier on a bu un verre Aux oiseaux. Depuis l e temps je n’y étais jamais allée. J’aime bien, c’est un bar démodé d’Anvers. Et il y a beaucoup de portugais qui boivent une bière à 2,50 euros.e patron est Portugais et il donne des cacahuètes  avec leur enveloppe.

Une femme refaite, un homme? Non une femme est entrée avec des lunettes noires et je la regardais parler avec une femme noire plus petite avec son turban sur la tête. Les Portugais de ce soir là, ont les cheveux drus et implantés bas. C’est très peu cher. Puis on est rentrés et on a mangé des bons trucs préparés par R.

J’ai donc retrouvé A. et rangé l’atelier. Sorti les sacs poubelle, allumé le chauffage. Me suis assise. J’ai regardé… Rien. Lu un peu… Déplacé des trucs, mis des plastiques propres au sol et ça m’a fait plaisir ce semblant de propre. Il y a beaucoup de choses à expédier à SB. Dans le premier atelier on ne peut plus rien faire à cause du rail de la MR et des trucs revenus d’expo. Puis je suis rentrée à Paris à vélo. J’aime bien faire ces 12 km de traversée de banlieue moche, qui arrivent dans la rue de Levis qui est très commerçante.( j préfère passer par là plutôt que par l’avenue de Clichy ) Il y a là une épicerie italienne qui vend des tout petits babas au Rhum ou au Limoncello. Miam.

Trouvé Georges Salles dans l’exposition au Centre Vivant Denon

Tout oeil est hanté, le nôtre aussi bien que celui des peuplades primitives. Il façonne à chaque instant le monde au schéma du cosmos.

J’ai recommencé aussi à dessiner à la maison. Mais je me demande à quoi cela sert. Suis un peu démotivée à vrai dire. Je vois beaucoup de choses qui me semblent être plus des événementiels que des événements. Ce n’est pas facile de faire comme si ça n’existait pas. De continuer tranquillement. Car tranquillement rien ne peut se faire. Mais c’est pénible. Et terrible de geindre comme je le fais.

Les oiseaux se baignent avec beaucoup de plaisir dirait -on.

Au fait le cours de tennis de Samedi c’était bien car on n’était que 2. Voilà. Je n’aime pas du tout les cours collectifs. Ça m’ennuie. En plus comme j’ai beaucoup régressé, ça me décourage. Je me crispe et c’est pire.

Toujours ce mal de dos persistant sauf quand je bouge.

 

DAYS

 

« Quelle sorte de journal souhaiterais-je  ? Quelque chose de tissé à larges mailles, mais sans négligence. D’assez souple pour embrasser tout ce qui, grave, léger ou beau, me vient à l’esprit. J’aimerais que cela ressemblât à quelque vieux bureau profond, ou à un vaste fourre-tout dans lequel on peut jeter un tas de choses sans les examiner. J’aimerais y revenir un ou deux ans plus tard, pour m’apercevoir que ce chaos s’est trié de lui-même… »

Virginia Woolf

La beauté comme geste politique +

Ce qui n’ a pas de prix                                                                                           Annie Lebrun

 

En vrac

Ca va mieux et la peinture semble repartie !!!Donc ce médicament arrêté brutalement on n’en parle plus. Sevrage express.

Entendre Annie Lebrun

Gare saint Lazare fermée et soupirs

Sonia au café et papotages

Bobigny/ Decor et répétitions étranges= Mourir d’amour enchaîné

Bobigny: La fabrique des monstres de JF Peyret= Rire aux larmes au théâtre. Jacques Bonnafé purement génial

Berlin et Berlin.

Hemant me répond quant aux broderies et ses usines en Inde. Yesse. Y aller un jour? Pourquoi pas

Projet Nicole. RV la semaine prochaine à Bobigny pour avoir des conseils.

Aide à l’écriture/ Fondation Hermes

Le plus marrant et je n’ai pas le temps: L’academie des Beaux-arts qui me demande des éléments pour une présentation hier= Un coup d’épée dans l’eau . EMOJI EMOJI EMOJI !!!!

+

Si j’avais fait les costumes , ils auraient été tous noirs

bric a brac” ( de quel bric a brac sommes nous faits )”


Today pas brillant.

Est ce que quelqu’un a une recette pour que je speede un peu. Je tourne et vire. J’ai fait pareil pour le décor et tout d’un coup il était là sous mon nez. Mais la peinture ce n’est pas un décor !!!!

Je prépare l’expo de Berlin, maquette sous l’oeil ( qui voit mieux maintenant et RV pour contrôle demain à l’hôpital )

Tourne aussi autour de Guernica. Regarde le catalogue, ris au texte de Saura qui comme moi n’aime pas le tableau. Je me dis aussi en lisant les contemporains qui prétendent que l’oeuvre les a chamboulés, que c’est justement une oeuvre-mur, c’est comme Boris Karloff ( enfin bon je me comprends ) et James Whale qui ont bousillé l’oeuvre de Mary Shelley dans le sens où même si j’adore le film, il masque l’oeuvre d’origine, il empêche de lire le livre merveilleux et inattendu. ( Samedi 22h à Mauvais genre sur France Culture et Samedi 13h au collège de France )Le tableau pour moi s’impose aux seuls mots de Guernica et ensuite les images de guerre. Bon bref.

Bon.

Sieste non préméditée mais un peu quand même.

Pas sortie.

Ecrire l’exposition: Ben vazi fait le toi-même ducon

C’est ce que je conseillerais à un étudiant. Donc je vais le faire. Alors qu’est ce que je veux raconter? Hum hum. Ayant arrêté de peindre pour l’expo de Caen,et pour le décor j’en étais à la représentation du grand méchant loup nazi. Avec croix gammées à l’appui, ce qui rend proprement invendable-si on se positionne de façon mercantile- les peintures. CG n’en a pas parlé ce que je trouve délicat. Il ne m’a pas dit enlève les. C’est un drôle de truc la Svatiska et je comprends que seuls ceux qui ont été des victimes peuvent la citer, la dessiner, l’employer. On est tous néanmoins marqués par le nazisme, et les fantasmes qu’il a crée en chacun de nous, juif ou pas, allemand ou non. Pour moi, une promenade dans Berlin n’est jamais anodine. Je ne peux cesser de penser à la guerre.

Depuis Mars j’ai un peu la tête à l’envers à vrai dire et en plus cette histoire d’oeil qui m’a pas mal ralentie.

Rien à voir et je me demande comment j’en suis arrivée à regarder ça.

Vampyres sauteurs et ça, la fausse bouffe japonaise:

The fake food business got its start in Japan in 1917, when the first models were made out of wax, just like the artificial house plants of the time. Around six years later, a restaurant in Tokyo displayed artificial food to show customers what they had to offer and the restaurant saw a huge increase in revenue. Fake food on display meant more business, and that still holds true today. It does away with the guesswork and the need to use your imagination when looking at a menu. Aside from being appetizing, the food replica shows you exactly what you’ll get in terms of size and color, and assures the customer of its quality. If your food doesn’t look as good as its twin, send it back and tell the cook to try again.

 

Bref. Donc écrire. Oui . J’en étais exactement restée à la reprise de carnets de Mengele . Sortis de ses cahiers, des dessins assez joyeux, vraiment déconcertants. Des personnages,des meubles bavarois, des notes dans des cahiers d’écolier. Glaçant.

Glaçant, les images qui sont l’absolu contraire de ce qu’elles indiquent: figures amusantes sur les sous-larins nazis, dessins du médecin et accessoires pour les expériences avec les Bébé singes chez Harlow. ( je voudrais en faire quelque chose )

J’ai passé la journée sur l’ordi à en être ecoeurée passant de la guerre d’espagne, de la photo de Capa dans son bain, à de la fausse bouffe japonaise. Des maisons hantées japonaises aux paper-baloons très beaux

NOTE / CAPA NE VEUT PAS SORTIR DU BAIN ET LIT SIMENON etc…

 

Maréchal Malinovsky

Si vous avez lu la biographie de Robert Capa, vous avez vu la photo de Bob lisant dans une baignoire. Bob est venu à Washington pendant la Deuxième Guerre mondiale pour obtenir son titre de correspondant, et il m’a demandé s’il pouvait rester dans mon appartement là-bas. Je lui ai répondu : « Bien sûr, Bob ». Le matin, cependant, il se rendait dans la salle de bain avant moi et il y restait dans la baignoire une heure ou deux à lire ses livres. Pour devenir le grand photographe de guerre qu’il était, il s’était transformé pendant la guerre civile espagnole. Il s’était fabriqué un nom.
. Je pense qu’il avait besoin de ce moment tous les matins dans le bain chaud pour se convertir de Friedmann en Capa. 

Je tapais sur cette porte. Je disais : « Je dois rentrer maintenant ». Il ne venait pas ouvrir le verrou. Un matin, il a oublié de le tirer. Il ne voulait toujours pas sortir, alors j’ai attrapé mon Rolleiflex avec un flash et j’ai commencé à prendre des photos. Je pense que j’ai pris deux images, l’une d’elle que j’ai envoyée à son frère Cornell Capa après la mort de Bob avec ma lettre de condoléances. Cornell l’a utilisée dans Robert Capa, a Biography de Richard Whelan, mais la raison pour laquelle cette photographie existe, c’est que c’était le seul moyen que j’avais pour faire sortir Bob du bain.

(Interview du 28 octobre1993. Extrait de : John Loengard, LIFE Photographers: What They Saw, Boston, A Bullfinch Press Book, 1998)

LE monde diplo

La presse internationale publiait la même semaine une photographie de Bernard Kon, un ingénieur polonais de 97 ans vivant à Varsovie, qui risquait – en raison d’une nouvelle loi  – de perdre la modeste pension d’Etat qu’il touchait pour s’être porté volontaire, en 1937, dans les Brigades internationales et avoir combattu en Espagne aux côtés des républicains lors de la guerre civile. L’expression de ses yeux ressemblait à celle des yeux d’Alexandra. Peut-être parce que tous deux ont vu des choses semblables. Côte à côte, leur deux visages parlent d’accomplissements personnels (et de souffrances) qui n’ont pas besoin d’être reconnus, car il émane de tous deux, d’une manière propre à chacun, un sens en partie tragique et en partie triomphant, d’avoir choisi de s’occuper, de se charger d’histoire, et partant de lui appartenir. Et étrangement, c’est cette appartenance qui permet à Alexandra et à Bernard d’avoir une identité aussi distincte.

Heureusement, la loi qui menaçait Bernard Kon et des milliers d’autres a été déclarée inconstitutionnelle, mais l’opération menée par les épouvantails jumeaux que sont les jumeaux Kaczynski pour éliminer ce qu’il reste du communisme se poursuit, et elle est caractéristique de nombreuses initiatives politiques actuelles . En choisissant d’oblitérer les expériences complexes de l’histoire, l’objectif omniprésent de ces initiatives est d’effacer le passé et de réduire ainsi les choix politiques à ce qui est en solde dans la vitrine de l’instant.

Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM, léniniste, antistalinien et semi-trotskiste)

Brigades internationales, ces quelque 35 000 étrangers venus en Espagne défendre leurs idéaux antifascistes. Parmi eux, Josef Broz « Tito », Willy Brandt, Walter Ulbricht, Artur London, Henri Rol-Tanguy, Laszlo Rajk, Luigi Longo, Georges Dimitrov, Pietro Nenni, Palmiro Togliatti, André Marty, Pierre George – le colonel Fabien -, le maréchal Malinovsky et tant d’autres.

“NOUS SOMMES UN CHAOS IRRISÉ”

C’était magnifique ces quelques jours en Corrèze. Voilà ce que je voyais avant-hier de la loggia à 6h30 le matin. Un lac, de la brume. Un lac de brume. Pas de lac, mais on dirait. 5 jours délicieux.

Retour étrange; Bien sur après cela, le silence, les oiseaux, le bain frais, et les délicieuses choses simples que nous avons mangées.

Ce matin courses/ Ascenseur en panne ( le départ a failli être retardé car j’avais mis toutes les affaires dedans et ne réussissait pas à les récupérer…)

Aujourd’hui, travail de recherches ( tourner autour du pot donc ranger des dossiers, classer, nommer). Je tombe sur Deleuze et la peinture ( Turner, Cezanne, Van Gogh, Klee, Bacon, et regarde don des extraits sur Google de Maldiney que je ne connais pas. A la suite de ce cours nous parlons des diagrammes qu’il évoque. C’est un peu confus à mon gout cette histoire. La notion de diagramme  et de zone de nettoyage: { Du diagramme sort la figure, Heu bof bof? } est plutôt floue je trouve, car un diagramme est un moyen concentré d’expliquer des concepts et pas une écriture uniquement à mon sens . Des ensembles contenant des éléments peut-être davantage, mais des ensembles ne sont pas des diagrammes.  ( Même si on reconnait les dessins de Freud ou de Lombardi bien évidemment.)

Un diagramme n’et pas un dessin ou le dessin. Le diagramme effacé??? Hum…

“LA CONDITION PRÉ-PICTURALE: LA CHAOS”
“LA PEINTURE EST NÉCESSAIREMANT UN DÉLUGE”

Par contre l’idée de la catastrophe qui doit être à l’origine de la peinture, cela me parle. Comme me plaisent aussi les catastrophes ( volcans, montagnes chaos romantique ou pas. Précipices de romans gothiques et naufrages, être qui se constituent en échappant au contrôle.)

“LES CLICHÉS SONT SUR LA TOILE . LE PIRE EST DÉJÀ LÀ AVANT LA PEINTURE MÊME.COME DES ECTOPLASMES {ILS}SONT LÀ. COMME DES FANTÔMES. DANS LA PIÈCE , DANS LA TÊTE , DANS LE COEUR”

 

Expérience d’yeux cousus

Note

REGULUS ARRACHER LES PAUPIÈRES

Note

Harry Harlow experiences

 

 

 

NOTE / John Smith

Front

“Dans The Girl Chewing Gum, une voix autoritaire semble diriger l’action d’une rue animée de Londres. Alors que les instructions deviennent de plus en plus absurdes et fantaisistes, nous prenons conscience que le metteur en scène supposé (pas celui de la séquence) est fictif ; il ne fait que décrire ; il ne prescrit pas les événements qui se déroulent devant lui. Smith investit le spectre de la narration (proscrit par le film structurel) pour faire rebondir les mots face aux images, le hasard face à l’ordre. Précis et direct, ce film préfigure les scénarios plus élaborés, plein d’humour, aux niveaux multiples, drolatiques mais aussi sérieusement et poétiquement hantés par le fantôme indéracinable de la dramaturgie.”
(A.L. Rees, A Directory of British Film & Video Artists, 1995)

John Smith est né à Londres en 1952, et a étudié le cinéma au Royal College of Art. Depuis 1972, il a réalisé plus de cinquante films ou installations vidéo, qui ont été montrés au cinéma, à la télévision, dans des galeries d’art à travers le monde et ont remporté de nombreux prix en festivals. Les films de John Smith sont connus pour leur ingéniosité formelle, leur esprit subversif et leur narration étonnante. Initialement inspiré par l’art conceptuel, mais aussi fasciné par la puissance du récit et de la parole, John Smith propose des oeuvres souvent enracinées dans la vie quotidienne, qui brouillent les frontières entre le documentaire et la fiction.

BE AWARE OF THE AVANT GUARD DOG

Quand on est malade on peut regarder la télé et s’esclaffer si pour une fois on va sur TF1 en regardant une série policière médiocre. » Les innocents ” Nul ! Nul. Tragique. La fille se fait tirer dessus et le bras est atteint. Un flic arrive avec le matos, une valise lourde et au travers d’une déchirure lui place un bout de kleenex sur la blessure. Ah yen a des splendeurs. C’est moins bien que dans mon rêve. Je passais mon diplôme des BA et il se composait de plusieurs parties dont une en rase campagne. Des champs de Picardie. Une voiture genre DS noire ( la pantoufle comme disait Mitterrand ) à toute vitesse déboule d’un chemin prend son envol et fait successivement 8 tonneaux horizontaux, si on peut dire; Sublime. Deux autres voitures noires genre Gestapo suivent , juste pour le décor. Le reste me souviens pas. Mais comment est on si nul à réaliser ce genre de séries.

Bref. La toux ayant repris, je « tourne «  ( on « tournait «  les chaines à la maison ), apparait Cyril hanouna et je veux bien rester aux portes de l’enfer pour voir chanter un enfant sous l’oeil ému et trempé des parents. Misère. Il est un petit produit déguisé, aux gestes de la télé ( je suppose des émissions et concours de chant à la con ). Out. Là un truc sur la télé des années 80. Je reste. Mais comme elles étaient moches ces images et vieillottes! C’est fou ça. C’était hier. La grande gueule de Georges Marchais et les horribles lunettes de Monrousi, Valerie Lemercier hideuse : J’en souris, comme aux couleurs criardes, à Davina et je ne sais plus qui,  à la fille de Giscard et son émission de cuisine ou plutôt de potiche de bonne famille. Je revois avec plaisir le jour des élections. Pendant que tout cela s’agite, on est dans la cuisine de FM et j’ai plaisir à m’en souvenir. Mon père que j’ai laissé à A; avec ma mère,  fait la gueule devant la télé. Je soupçonne ma mère d’être contente.

Pas toussé ce matin . C’est un complot. Donc hier jusqu’à deux heures pliée en deux de toux et pas de rire.

Mes mouchoirs en papier ne sont pas encore accrochés aux branches des arbres comme dans le jardin du sanatorium . Il faudrait que je retrouve l’extrait. Bon? Aujourdhui il faut que je sois un peu plus, comment dire, reacticve

En mille neuf cent soixante-sept, au pavillon Hermann de la Baumgartnerhöhe, une des infatigables religieuses qui y faisaient office d’infirmières a posé sur mon lit ma Perturbation,qui venait de paraître, et que j’avais écrite un an plus tôt à Bruxelles, 60 rue de la Croix, mais je n’ai pas eu le force de prendre le livre dans mes mains, parce que je venais, quelques minutes auparavant, de me réveiller d’une anesthésie générale de plusieurs heures, où m’avaient plongé ces mêmes médecins qui m’avaient incisé le cou pour pouvoir m’extraire du thorax une tumeur grosse comme le poing. Je me rappelle, c’était pendant la Guerre des Six Jours, et, à la suite du traitement intensif à la cortisone auquel on m’avait soumis, ma face de lune se développait comme les médecins le souhaitaient ; pendant la visite, ils commentaient cette face de lune dans leur style facétieux qui me forçait à rire, moi qui, à leur propre dire, n’avait plus que quelques semaines, au mieux quelques mois à vivre. Au pavillon Hermann, il n’y avait au rez-dechaussée que sept chambres et, dans ces chambres, treize ou quatorze patients qui n’avaient rien d’autre à attendre que la mort. Dans leur robe de chambre de l’établissement, ils traînaient d’un pas mal assuré dans le couloir, et, un beau jour, ils disparaissaient pour toujours. Une fois par semaine, le célèbre professeur Salzer, l’as de la chirurgie des poumons, faisait irruption au pavillon Hermann, toujours en gants blancs et avec une allure qui inspirait terriblement le respect, et cet homme très grand et très élégant était escorté presque en silence jusqu’à la salle d’opération par un essaim affairé de soeurs infirmières. Ce fameux professeur Salzer, par qui les patients de première classe se faisaient opérer, parce qu’ils misaient sur sa célébrité (moi-même je m’étais fait opérer par le médecin chef de service, un fils de paysan trapu, originaire du Waldviertel) était un oncle de mon ami Paul, également neveu du philosophe dont tout le monde savant et, plus encore, le monde faussement savant, connaît maintenant le Tractatus logico-philosophicus, et, juste pendant que je séjournais au pavillon Hermann, mon ami Paul séjournait, à quelque deux cents mètres de là, au pavillon Ludwig, qui, il est vrai, ne faisait pas, comme le pavillon Hermann, partie du service de pneumophtisiologie, et donc de ce qu’on appelle la Baumgartnerhöhe, mais de l’hôpital psychiatrique de Steinhof.

“Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue.”

Hier travail sur les sous-titrages pour Nicole Stéphane et je replonge avec délices dans ces moments passés chez elle. Je ris encore à des choses que je connais par coeur. ( Mais non ! on ne se comprend pas du tout !!!/ Barquement….). Je lutte contre la grippe ( il est vrai que les consignes données par France-culture-mouche ton nez dis bonjour à la dame-,je ne les respecte pas. Passage au labo, ou j’examine chaque fois de photos de Bernard Faucon, tirées sur un papier très brillant irrisé. C’est très beau et j’adore les photos de ce mec des années 80, totalement passé à la trappe ( signes de pédophilie, enfants et jeunes garçons nus ) . Quel dommage que tout cela soit parti en Orient ( les photos, les mannequins, tout.)J’ai appris aussi qu’il ne photographiait plus du tout. Il filme. Ces photos sont innombrables et j’aimerais les voir vraiment en France dans une expo.

Hier soir 3 billboards dans des fauteuils de la Place Clichy. Plaisir d’être embarquée dans une histoire complexe . Pourquoi en France on fait des films qui ressemblent à des films Français. La bande Annonce des tuches est à pleurer pendant des semaines tellement c’est bête, et démagogique.

Puis un verre au PG. Crevée

“Quels bons brasquelle belle heure me rendront cette région d’où viennent mes sommeils et mes moindres mouvements ?”

RIEN A VOIR MAIS

THOMAS WILFRED

Neige hier. Jour où j’avais décidé de partir dans le Forez. J’en ai rêvé tout l’après midi, regardé les horaires de train etc et finalement ne suis pas partie. C’était gentil qu’il neige ici pour que je sois contente et ne regrette pas trop. Le nouvel oiseau s’appelle Biche. Ils ont l’air de bien s’entendre. Ils papotent et se baignent dans l’eau où ils doivent boire. Bibliothèque centre Pompidou. pas des choses affolantes sur Disney. Je cherchais plutôt sur la guerre mais peut-être dois-je aller à la cinémathèque. Livre offert parJ: Manganelli. Ca me dit quelquechose et rien à la fois. Génération de Italo Calvino sans doute. Je regarde un livre: Le 18eme siècle au cinéma, Marat Sade. Je picore quelque chose sur le cinéma et la Shoah de Fleicher, plutôt intéressant. Il y parle beaucoup du fils de Saul et si je ne m’abuse Didi en a écrit un aussi.

Dans le titre de celui de AF il est écrit « tourner autour ». J’aime bien cette idée de tourner au tour et aussi de «  Rien à voir mais «  dans le texte d’une étudiante.

Reçu le bouquin de Fernandez Le radeau de la Gorgone. 1988. Livre de poche avec photos en noir et blanc. J’aime bien ça les photos en noir et blanc et celles qu’il y a dans les livres de Sebald. Ce type, Fernandez dans ma mémoire s’associe au Centre Français de Rome et à quelque chose de mondain. Où à la période où je vivais là-bas.  Tiens je vais wikipédier. Est ce qu’il est mort?.

Né en 29/ académie Française. Putain il a au moins écrit 5 mètres de livres.

Je file prendre un bain.

Fini la peinture infernale mais de sais pas du tout quoi en penser. Le stand pour Independant N York C’est bon. Plus qu’à trouver la solution pour que tienne le miroir et les singes sans faire de trous au sol. Ai appelé max.

Palagonia suite

Comme le précise l’essayiste Giovanni Macchia (1987, p. 2), « en 1770 déjà, la villa Palagonia était devenue une halte obligée pour les voyageurs, aux yeux desquels, de Jean Houel à Goethe et von Arnim, elle semblait résumer toute la bizarrerie des choses siciliennes ». Les monstrueuses statues de la villa étaient initialement au nombre de 250 – certaines sources avancent le chiffre de 600 – et il en reste à présent 62. Pierre Sébilleau (1966, p. 292) a fourni d’exaltantes informations aux personnes qui, de nos jours, souhaitent la visiter : « Ce chef d’œuvre mérite, mieux que tout autre, le nom de « folie ». Sur une place immense, écrasée de soleil, s’ouvre, de guingois, un portail soutenu par deux atlantes hauts de trois mètres, mais qui n’en sont pas moins des nains monstrueux, l’un vêtu en égyptien, l’autre en gentilhomme avec fraise et rhingrave [2] baveuse. Passé ce portail, vous pénétrerez dans un jardin, fouillis de palmiers sales, de cactus mités et d’herbes folles, qu’entoure un mur surmonté d’une frange ininterrompue de statues, hautes d’un mètre environ et représentant des musiciens, des danseurs burlesques, des stropiats, des bossus, des monstres : animaux à tête d’hommes et hommes à têtes d’animaux. Par contre, la villa se présente avec une belle façade convexe aux nobles balustrades. Mais elle n’a pas de porte ! Vous embouchez la seule ouverture qui s’ouvre devant vous : une sorte de tunnel jalonné de statues fantomatiques, qui traverse le corps du logis de part en part et vous mène devant la façade arrière, concave celle-là et encore plus harmonieuse que l’autre, avec son escalier à double révolution. Mais vous n’avez aucun recul pour l’admirer : le mur couronné de grotesques est là tout près, percé d’un autre portail aux atlantes monstrueux. L’intérieur est tout aussi extravagant, mais encore plus désolant de saleté et d’abandon. Vous y accédez par un vestibule ovale, dont les colonnades en trompe-l’œil gardent de l’allure sous une couche de crasse. Mais il faut enfoncer une porte déglinguée pour entrer dans la galerie qui longe la façade convexe et qu’encombrent les débris amoncelés d’une ravissante décoration faite de miroirs, de stucs et de panneaux en marqueterie de verres colorés. À côté, dans une grande salle au plafond tapissé de miroirs vénitiens, sertis d’or mais ébréchés et verdis, on ne trouve plus rien des facéties du prince de Palagonia : statues dont la main était placée de telle façon qu’elle accrochait les perruques au passage, sièges dont un pied se pliait quand on s’y asseyait… ».

Giovanni Macchia

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DIFESA DEI TAGLIAPIETRE DEI MOSTRI BAGHERESI

Contro il severo giudizio espresso due secoli prima dal Goethe, un articolo del giornalista catanese Saverio Fiducia rivalutò nel 1953 l’oscura opera dei creatori delle orride statue settecentesche di Villa Palagonia


A dispetto della sua complessiva eccezionalità architettonica, la Villa Palagonia di Bagheria è conosciuta e visitata soprattutto per le sue bizzarre statue di “mostri” che a partire dal 1747 furono commissionati ad ignoti scultori dal principe Francesco Ferdinando Gravina e Alliata. Fra le molte pagine che raccontano la storia di questi “mostri”, quelle di Rosario Scaduto ( “Villa Palagonia, storia e restauro”, Eugenio Maria Falcone Editore, 2007 ) individuano la loro fonte di ispirazione nell’opera “La Sicilia ricercata nelle cose più memorabili”, pubblicata nel 1742 da Antonino Mongitore:

“Il Mongitore accennò all’esistenza di alcuni animali molto particolari conservati nel museo del Collegio dei Padri Gesuiti di Palermo, come ad esempio, dei due capretti interi e legati nel ventre, dei quali furono pure fatti analisi e disegni ‘per conservarne la memoria; poiché si dubita, che col tempo resteranno consumati’ o quello, al tempo recentissimo, di una vacca ermafrodita nata nella masseria di Antonio lo Monaco, in località ‘Montagna dei cani in Palermo’, cioè nella montagna Pizzo Cane, vicino Bagheria, all’epoca facente parte del territorio di Palermo”

Alcune delle statue dei “mostri”della settecentesca Villa Palagonia

Le fotografie sono da attribuire a Fosco Maraini ed illustrarono un racconto del giornalista catanese Saverio Fiducia apparso nel marzo del 1953 sulla rivista mensile “Tutta Sicilia

 

Ancora Rosario Scaduto ( opera citata ) attribuisce giustamente la “mostruosità” delle sculture di Villa Palagonia anche alle caratteristiche della pietra tufacea utilizzata per abbozzarle: la secolare esposizione all’atmosfera ne ha intaccato l’aspetto originario, sia per l’azione erosiva delle piogge che per le alterazioni di natura chimica, a cominciare da quelle provocate dagli inquinanti atmosferici:
“Si conferma che per alcune delle statue – si legge ancora nel saggio di Scaduto – più che di raffigurazioni mostruose debba invece parlarsi di metamorfosi dei materiali costituenti, che da pietre lavorate e rivestite da una scialbatura di latte di calce, come si mostrano in parte oggi alcune statue si sono trasformate a causa del degrado in spaventosi mostri”
I “mostri” di Villa Palagonia hanno attratto a Bagheria molti viaggiatori illustri del passato; e nessuno di loro, probabilmente, vi metterebbe oggi piede per osservare le moderne mostruosità edilizie bagheresi, visibili già dagli svincoli autostradali dell’autostrada Palermo-Catania.
Ancora Scaduto ricorda i nomi settecenteschi di questi personaggi: Michael De Borch, Johann Wolfgang Goethe, Richard Colt Hoare e Lèon Dufourny.
Fra i tanti autori siciliani che hanno scritto delle deformi statue del principe Francesco Ferdinando Gravina e Alliata figura invece anche il giornalista catanese Saverio Fiducia ( 1878-1970).
Il suo racconto venne pubblicato nel marzo del 1953 dalla rivista mensile “Tutta Sicilia” ( edita a Catania da Edizioni Camene ); le fotografie che corredarono il testo – ora riproposte da ReportageSicilia – sono da attribuire a Fosco Maraini, il cui nome compare nella lista dei collaboratori della rivista.

L’articolo di Fiducia – intitolato “Fantasia dell’arte in Sicilia. Villa Palagonia” – difendeva il valore artistico delle statue dei “mostri”, in aperta polemica con il severo giudizio espresso quasi due secoli prima da Goethe:

“Chi più chi meno ci si indignarono tutti, i viaggiatori del Settecento, nel visitare a Bagheria la villa dei Principi Gravina di Palagonia, dall’Houel al Goethe, per dir dei maggiori; il secondo, anzi, nel ‘Viaggio in Italia’, dedicò alle ‘pazzie’ del Principe sei pagine del suo diario palermitano, mentre – mi perdoni l’ombra magna di Lui – non tracciò un rigo per il Duomo e per la Cappella Palatina, per gli stucchi di Giacomo Serpotta e per le tele di Van Dyck e del Monrealese.E’ una carica a fondo quella dell’autore di ‘Faust’, giustificata dall’avere ricevuto la sua squisita sensibilità vibrante di classicismo, da quella ‘kermesse’ del mostruoso e della caricatura, il più fiero dei colpi.

Mostri, draghi, serpenti, chimere, nani, gobbi, pulcinelli, personaggi mitologici con attributi umoristici, cavalli con mani umane, corpi umani con teste equine, tutto insomma il bailamme di scolture ammassato dal Principe Francesco Ferdinando VII senza discernimento e senza scopo sopra zoccoli piedistalli muri, esasperò Goethe, lui sempre vigilatissimo nei suoi giudizi.
Giacchè a sentir lui, Goethe, ed egli lo avrà senza dubbio appreso a Palermo, ciò che nella Villa vi è ‘di stravagante, di frenetico e di delirante’, è dovuto all’iniziativa di questo VII principe dei Palagonia, che il Poeta stesso vide un giorno in una strada della città in parrucca e spadino, solennemente e gravemente presenziare la questua fatta dai suoi servi per riscattare gli schiavi cristiani di Barberia; ma la la costruzione rimonta al 1715 ed è dovuta ‘nella parte più nobile e punto stramba’, allo zio Francesco Ferdinando e al padre Salvatore, rispettivamente V e VI Principe del casato.$


E dovevano essere gente da tenere di conto questi Gravina, se i re di Spagna insignirono del Tesor d’oro i maggiorenti di essi, e se uno è fama abbia coraggiosamente detto a un tracotante Borbone:’Vostra Maestà può disporre della mia vita, non della mia volontà!’
Del resto, a parte le stravaganze disseminate nella Villa ( sulle quali dirò il mio pensiero ), e per quanto Goethe abbia annotato nel suo Diario:
‘Avrebbe fatto meglio ad impiegare le sue enormi ricchezze nel riscattare gli schiavi, anziché prodigarle per le pazzie della Villa’, anche Francesco Ferdinando VII dovette essere uomo di proposito, se era Capo dell’Opera religiosa dei Mercedari, quella che appunto mirava a liberare gli schiavi, e se ne andava in giro a chiedere l’obolo, sia pure facendo stendere la destra ai servi.
Penso, comunque, che costui sia stato un emerito burlone, uno a cui piaceva beffarsi del prossimo; beffarsi soprattutto, con le sue clamorose trovate, della casta a cui apparteneva.
D’altronde non è la memoria sua che intendo difendere; ma dove Goethe, a mio modo di vedere, esagera, è nel volere coinvolgere nelle ‘pazzie’ del Principe, gli artefici materiali di quelle sculture, e nel giudicarli con severità.
‘L’aspetto disgustoso – scrisse – di questi mostri, abborracciati da un qualsiasi tagliapietre, è reso anche più evidente dal volgarissimo tufo in cui sono scolpiti’.
In quanto al tufo, materia vile, non era copia della Venere Siracusana o dell’Apollo di Belvedere che il proprietario commetteva ai suoi scultori; ma in quanto all’esecuzione di queste opere vituperate, io difendo gli artigiani che le eseguirono.
Basta, per convincersene, guardare la caricatura, che direi aristofanesca, del Socrate addossato ad uno dei pilastri del cancello, e meditare sull’indiavolata fantasia inventiva con cui sono ottenute certe ‘chimere’.
Che il Palagonia abbia dettato il tema di ‘uomini con teste equine’ e di ‘cavalli con estremità umane’, lo ammetto; ma l’inimitabile sorriso ironico di quel goffo Socrate, l’ibrida animalità decorativamente pittoresca di quelle chimere, sono dovuti esclusivamente a quei ‘qualsiasi tagliapietre’.
E poi, sono tutte brutte e repugnanti quelle figure?
Non ve ne sono di danzatrici, di dame e cavalieri, di pastori e di pastorelle, ben proporzionate e impostate, vivacemente mosse?
Io vidi Villa Palagonia molti anni or sono, in fretta in fretta, come in un sogno direi.
Era d’inverno, e la giornata piovosa, le nuvole basse e grigie, creavano attorno ad essa e su di essa un’atmosfera d’infinita malinconia; ell’era veramente la casa di nessuno, destinata a sgretolarsi e a scomparire sotto i rovi e le ortiche.
Nel secolo degli scherzi frivoli ed epidermici, nel secolo dei labirinti, verdi come quello di Stra o di pietra come il Biscariano di Catania, la Villa Palagonia fu una beffa clamorosa, giocata da uno spirito bizzarro alla sua stessa casta.
Oggi non è che la testimonianza di un’epoca; un nobile monumento con particolari stravaganti ma significativi, reso triste dall’abbandono…”

PLEINE LUNE

Image Nasa / Catalogue vente Vermot

Samedi je suis passée à la librairie, j’ai tournicoté et acheté plusieurs livres; Ai découvert le catalogue de éditions de Cendres qui font de très beaux livres ( chers ) mais qui ouf et ouf n’ont rien à voir acec ces horreurs que propose la Nouvelle Hune. Que c’est laid et bête ces gros livres prétentieux destinés à une table basse de salon. Bref. Suis entrée en sortant des BA et j’ai fui. Donc oui éditions des Cendres je regarde. C’est cela que je trouve beau.

135 eu l’un. c’est super bien imprimé

Le livre d’André Jammes (Papiers dominotés. Trait d’union entre l’imagerie populaire et les papiers peints. France 1750-1820) a donné de découvrir

Papiers dorés d’allemagne au siècle des lumières

Papiers dominotés italiens. Un univers de couleurs, de fantaisie et d’invention (1750-1850)

Hier soir, à Saint Denis, Ex-libris / fred Wiseman qui après cette traversée de plus de 3H, parlera au public. Il est très drôle. Les gens trop compliqués. Quelles sont vos références?

Les Marx brothers/ Vous avez à ce moment là fait un zoom… Lui: Oh pardon , excusez moi. La justesse et la simplicité de ses réponses sont délicieuses et désarment. C’est si simple. les gens veulent poser des questions tarabiscotées. J’en ai marre. En plus mon voisin dès que la lumière s’est rallumée à commencé son paquet de cacahuetes, raisins secs etc. Puis ( comment écrire le bruit insupportable de la langue qui va chercher dans les dents les micros bouts coincés ) , ensuite il traficote ses ongles en écoutant, retient trois petits rots gracieux que j’entends néanmoins. Les gens sont horribles sauf moi !. C’était une bonne soirée. Pas vu passer le film. Ce n’est pas un documentaire mais un film sur le savoir partagé, le savoir qui veut être partagé. Les efforts des uns vers les autres.

A la maison quand je rentre il est déjà tard et j’écoute avec intérêt une rediffusion d’un truc avec Jean pierre Vincent, puis Gilles Aillaud. J’avais oublié le nom de Recalcati et du tableau  propos de Marcel Duchamp poussé dans l’escalier. A un étudiant très mignon qui justifiait sa performance par rapport à Duchamp, j’ai  dit d’arrêter tout ce truc et que ce serait bien de parler d’autre chose que de ce cher Marcel. Faites ce que vous avez à faire et ne démontrez rien. Pas d’explications.

Nuit agitée, encore des images en pagaille, Anne morte, G malade, des cercueils et des enfilades de pièces, mélange du Musée d’Orsay, d’Amiens, d’un Hotel, d’un Jardin.Pfff

Travail à Argenteuil.

Je regarde les relevés que j’ai faits des dessins de Mengelé. Une espèce de bonhomme inattendu ( le dessin ).

 

DREAMS et cauchemar

Hier j’ai passé une bonne journée aux beaux arts. Et… tel C.  Et…  Diner chez A et JM. Très bon. Et très drôle. C. me propose de la retrouver. Elle arrive de L.A. Raté… Trop tard pour moi. 2h30 / Je rentre parmi les personnages assez ordinaires d’Halloween.Chapeaux pointus noirs et nases et quelques inventions médiocres.  Seul un type au visage sanguinolent me semble impec. Deux garçons veulent faire une photo avec moi… Ai-je une tête de mort sans le savoir? Puis ils me font une bise gentille. Me prennent ils pour leur grand mère? J’en chie en rentrant en Velib/ tel à M.

Ce matin il fait si beau que je pars à Arg à vélo… Je traverse le pont de Clichy, hésite à aller au Cimetière des chiens dont j’aperçois l’entrée  pour voir si la toussaint existe là aussi. Puis je trace. Clichy , un marché, Asnières un autre, je regarde comme une touriste les boutiques d’expéditions de colis au bled, les agences de billets de car pour l’Algérie / Je ferais bien ça d’ailleurs  / Les gens, population arabe ( j’aime pas dire maghrébin, on dirait que arabe c’est honteux. C’est beau comme mot arabe.)

Je lis un truc drôle sur le fB de PZ , voir image plus haut. C’est marrant ces formes!!!

Pui me retrouve sur un site d’auctions car je cherche les dessins de Mengele dans ses carnets qui ont été vendus et achetés de façon anonyme. Son fils Rolf??

“FAR FROM ME “

 

Gauguin

J’ai recommencé à peindre et c’est vraiment délicieux d’être à A. seule et coupée de tout. Le seul déplaisir que j’ai parfois c’est d’avoir un truc à faire le soir. J’ai l’impression que le journée est bloquée. J’aime l’idée d’un infini après 19 heures, d’un tout possible et qui se finit derrière l’ordi, dans la cuisine ou devant un film. Fini le Sinmaringen de Pierre Assouline trouvé en triant les livres. C’est pas terrible. L’idée du vieux domestique fidèle contre vents et marées aux Hohenzollern. Bon mais on sniffe rapido que Céline va apparaitre avec son chat, que l’homme aux poubelles est un agent etc . Bref. Et puis n’est pas First qui veut ou plutôt ne crée pas un First qui veut. La Cerisaie-Hohenzollern !!!!

Du coup ( comme on dit ) D m’a passé une biographie de Speer. L’autre soir passage chez Goodman pour la signature du livre de Corinne Rondeau. Elle le présente avec beaucoup d’intensité et d’humeur, une certaine rage aussi très juste au moment ou elle exprime ce qu’elle n’a pas voulu faire à propos de Chantal Ackermann.

 

J’ouvre une enveloppe du ministère de la culture et mon sang ne fait même pas un tour en lisant le machin comme quoi je suis chevalier des Arts et lettres. My god. Pince moi Zouzou !!!Mais pourquoi je reçois ce truc? J’ai rien fait je le jure!!! . J’ai cru à une blague d’étudiant. Visiblement pas. Bon je l’ai posé à côté du Molière de R. Qui lui avait tant fait plaisir. Comme ça on a nos honneurs sur la même étagère. Mon Bac avec mention, mon Diplôme des BA, ma villa Medicis et mon truc de prof. Bientôt l’Académie et la boite en bois. Nom d’une pipe.

Ben mon ordi fait comme un bruit de vent dans les branches. Glande totale. Soirée agréable hier chez VDC et je pars comme toujours la première. Je prends des nouvelles de la Villa Medicis car deux personnes qui rentrent sont là/ Misère visiblement. L Me dit qu’il aurait aimé une atmosphère de couvent pour travailler et pas de centre culturel! Comme je le comprends car c’est ce que j’ai eu la chance de vivre. Ce matin à l’ouverture magnifique exposition Fortuny avec D et GM puis un café à l’Alma.Elles sont toujours super les expos à Galliera. On comprend le temps de Proust. On peut s’asseoir et écouter. Quand Miyaké arrive à la fin, c’est dur pour lui et le costume multicolore semble cheap. Comme ils veulent aller déjeuner je les abandonne et marche Avenue Matignon, photographie des trucs beaux ou atroces chez Chanel, Pucci, etc. Je tente Gauguin avec ma carte. Ca passe. Impec mais dedans c’est l’horreur. Nick Cave. Je ne regarde que les sculptures et terres cuites. C’est très beau tout ça. Mais vraiment cette foule avec ceux qui téléphonent.  Marcher encore et rentrer. Soupe.  Flemme. Paperasse. Quel beau temps. Nick Cave/ encore.

Je regarde le film qu’a monté Camille . Premier en tant que chef monteuse. Je suis trop fière. Il est bien. Il faut que je remplisse le papier ( quelle est votre scène préférée etc??? )

Reviens.

 

FRAIS et NUAGEUX

Centre P et bibliothèque. Guerre et ornement et art du Reich. Je relève le nom des artistes nazis et notamment heu celui qui faisant des trucs gigantesques et dont Speer a construit l’atelier. Joseph Thorak.

J’aime toujours autant cet endroit

Alléchés par le sujet nous sommes allés à la projection de l’Effacée, au centre Wallonie. Nom d’une pipe et par ma chandelle verte quelle ne fut pas notre consternation au bout d’une minute. La fille à côté de moi a tenu 5, derrière il y a eu rapide fuite, C.a eu du mal a étouffer son fou rire et je lui ai interdit de me chuchoter quoi que ce soit. On a fui nous aussi, consternés par tant de misère créative. Comment peut-on appeler ce machin ringard en costumes un film et comment ose t’on parler de Raymond Roussel ou tout au moins utiliser son nom? C’est carrément malhonnête à mes yeux. Lectures de lettres par une actrice apprêtée alternent bien régulièrement avec reconstitution de scènes racontant Charlotte Dufrène. Ca sent la location de costumes et d’accessoires. On ne sait pas de quoi veulent parler les réalisateurs en plus avec si peu de matériaux.  Kiskis bankbank merci !!!Je ne pense pas que la demi heure qui restait a sauvé quelquechose

Bref. Verre au CB et puis je rejoins D au centre pour le spectacle de danse que j’ai bien aimé.

Carpaccio frites.

Retour

Unpleasant dreams/ unpleasant sunny day

 

J’aime bien l’histoire de BT qui dessine à la craie sur les trains. Il y a un film sur lui de Bill Daniel. On voit des images ça et là sur YT de ces types qui traversaient de long en large l’Amérique comme on disait.

C’est pénible ces réveils très tôt avec un sentiment d’oppression et de grande tristesse . Ca passe bien sûr. Un spectacle, la place 71, une femme et son fils d’un genre «  fin de race » un peu débiles et très sophistiqués. Il est gras avec une cravate extravagante. Elle n’a qu’un pied . L’autre est amputé en pointe comme s’il était passé dans un taille crayon. L’exposition à lieu dans mon petit atelier d’Amiens mais je ne trouve plus les photos et il faut pousser le lit. Quand tout est prêt j’ouvre les rideaux mais je n’avais pas prévu tant de lumière et on ne voit rien. J’ai oublié. R passe devant le portail d’Amiens et il a un bandage au bras. V disparait. J’ai un très vieux portable et ne peux joindre personne car tous ceux des contacts sont morts.

Je pleure.

Allume et vais boire un café à la cuisine . Quelqu’un est passé par là, une souris qui s’appelle F. sans doute et il ne reste qu’un petit bout de brioche. Ca me fait rire.

Rentrée aux Beaux-arts. Je parle je parle et ne sais pas si ce que je raconte est compréhensible. Ca me plait de raconter des trucs, d’improviser. Il y a des têtes sympa et notamment ce garçon de Jerusalem qui ne parle pas Français. Mon Hebreu je le confesse est imparfait !!!

En fait , l’idée que je me fais d’un professeur ou tout au moins de sa mission c’est ça:

 

Passage de CR et discussion avec une jeune Coréenne. C’est affreux les dossiers; Ce sont des objets de communication qui expliquent tout. Et que je rajoute encore un sens à ce que j’ai voulu faire, genre. C’est moche ces machins et c’est déprimant. Qui peut arrêter ce formatage à la con? Qui.

Bon je « filoflore »pour le Rendez-vous avec JFA pour le décor. Je vais refuser je crois. Pas le temps ou plutôt besoin de temps pour réfléchir et j’ai envie de peindre. Je donne le contact d’un étudiant on verra bien; Mais cette expérience m’intéresse néanmoins et peut être irais-je à Morlaix une journée la semaine prochaine. Au Flore il y en a un monde à 10h. Eh ben. C’est bruyant. C’est trop tard. Les éclairs au chocolat sont livrés et déposés dans une vitrine et les mille-feuilles suivent.

Passage aux Beaux-arts pour la réunion dans le grand amphi. Je n’y trouve rien qui m’intéresse vraiment. Ni les problèmes de white cube, ni les problèmes de couleur de mur, ni les problèmes de profs. En plus on entend rien de rien. Je ne peux m’empêcher d’en vouloir à B. et au concours que j’ai passé en Juin 2016 pour des prunes, vu que tout était joué d’avance. J’aurais dû garder ces moments précieux à être présente pour les derniers jours de R. plutôt que de raconter des conneries devant un jury et un directeur qui me prenait pour une figurante. Jamais d’ailleurs je n’ai reçu de lettre me disant que je n’avais pas été choisie. C’est classe. J’en conserve une certaine petite rage aigre et une reconnaissance à R. qui me disais: T’en a rien à faire d’être chef d’atelier, t’as pas besoin de ça, reste ou tu es, tu n’as pas besoin d’être prof. Comme il me manque. Par moments plus que d’autres bien sur, comme toute personne qui a perdu quelqu’un. Comme aujourd’hui surtout. Me sens grognon et pas aimable.

Je sors de l’amphi avant la fin et on se met au soleil avec JF pour parler du film qu’il va tourner avec  Assayas, et de théâtre.

Passage à la galerie après une petite soupe délicieuse et parfumée. Ecouter l’émission sur Virgile, prendre des notes. Le crayon me tombe des mains. Je m’endors. Sans doute est ce que je me crois encore à la plage. Ne rien faire c’est dur et retravailler aussi. Et pourtant j’ai intérêt à m’agiter même si l’expo de Berlin est décalée à Septembre.Ouf et Ouf.  Il y a quelques colloques puis la Fiac, Dusseldorf, Madrid Hong Kong, New York et Bâle.

Donc hier Bouvard et Pécuchet. Bien sûr que j’aime Jérôme Deschamps ( je l’ai invité avec MM aux Beaux arts cette année et  j’adorais Hubert/ Bref / mais malgré les acteurs j’étais un peu déçue de retrouver, disons , les principes un peu Deschiens. (Même si d’ailleurs j’ai beaucoup ri ).  Les bruits ( vaisselle cassée, aboiements, bruits de machines à la Tati, bruits d’animaux de la ferme ), puis les éléments scéniques accessoires etc…  dont cet espèce de bar derrière lequel les acteurs disparaissent ( lapin chasseur) ou d’où ils émergent et c’est désopilant. Mais disons que j’étais en terrain connu, et ça m’a un peu déçue.

Bon. c’est dit je regarde les 3 petits cochons avec comme son une conférence de Deleuze

 

A STUDY OF SPLASHES

On a déjeuné avec C dans un très bon resto chinois où ils font tout eux même. J’adore ça.Donc voir ce qui aurait pu être mieux à la MR, ce qui n’était pas utile peut-être. Reparler de la Neige et du portail. J’aime bien que Louis 14 finalement soit montré uniquement avec le portail et les bustes et pourquoi pas un lit inventé, tout un bazar. Ca me plairait. Puis une envie de Scorsese et passage à la ( vieille FNAC , oui je trouve que ça fait vieillot dans la Fnac, Nan? ) pour ce faire ainsi que des polars.( Arrête de lire des polars !). J’avais envie d’acheter la fausse bio de Mengele, mais j’ai entendu le mec sur France-culture et j’ai eu soudainement peur d’un navet. Pas un navet mais un truc dont on se passe. Quelqu’un a lu?   Je ne prépare pas la rentrée et traîne et lis. Tel pour le projet gravure. Bon. Je n’aime pas la gravure mais vais trouver quelque chose.

J’ai idée que je vais devoir changer le rythme de la semaine dernière !!!

 

Le grand Livide

Je lorgnais le livre de mon voisin de métro et j’ai vu écrit «  The great Livide ». Ce qui m’a beaucoup plu. Peut être ai-je mal lu d’ailleurs Le livre était annoté et assez crado je dois dire. J’ai eu aussi comme info » Sweat your prayers »/ Bon. Je viens de regarder et c’est un machin de pratique spirituelle. C’est nul. Enfin je n’en sais rien mais on passe.

J’avais été catastrophée par A. avant hier qui ne pouvait plus parler. Alors que j’achète du sucre en poudre mon téléphone sonne et c’est elle. Et elle parle comme vous et moi. Je n’en revenais pas. C’est dingue. Je n’ai pas vu à quoi ça ressemble mais ce doit être une languette que l’on se met dans le gosier et qui doit je ne sais pas quoi. Ca marche super bien. Au téléphone pas de problème. Ouf. J’ai été contente toute la journée. Tennis ce matin. J’ai super mal au pied droit et pour démarrer c’est douloureux. Pénible ce matin car un père «  entraînait «  sa fillette. N’arrêtait pas de l’engueuler, de parler/ fait ci, plie, démarre /. Un enfer. La gosse était toute fine et puissante. Qu’ils sont cons ces parents qui se mêlent de tout et placent leur rêve sur ces pauvres enfants. J’avais envie de lui dire de la fermer à cet abruti.

Petite sieste et RV au Flore à 17h pour le boulot. On va en haut, ce n’est pas terrible en haut mais il y a vraiment trop de bruit en bas. On parle pendant 2 h en buvant nos citrons pressés. . J’aime bien la personne. On parle et je me sens à l’aise.

Le texte de P. me plait, celui de CS aussi. Et là je vais regarder ce qu’a transcrit VDC. J’ai fini à regret mon pollar. Passée prendre ma commande de livre chez Julien, croisé Peduzzi et Patrick Bruel ( pas au même endroit ). J. m’a fait visiter les tiroirs de la librairie qui n’ont pas bougé depuis que cette même librairie était la papeterie du Lycée: Taille- crayons, plumes, décalcomanies, papillons Sainte Catherine dorés et Nouvel an, gommes, étiquettes et… Tirages photographiques pornos des années 60. Des garçons et filles s’ébattent dans un décor bourgeois avec rideaux imprimés et vases de feurs. les participants ont de petits loups noirs. C’est ridicule et drôle. Les lycéens d’alors seraient bien surpris.

Papoté ce soir avec A. et sa nouvelle voix.

Ce soir claquée. Livre ( Sade et Goya , je ne sais plus le titre de Stoichita )

 

 

Lettre de Artaud à Hitler

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Je trouve ce ci sur le fB de Ysé .

«Je vous avais montré en 1932 au Café de l’Ider à Berlin, l’un des soirs où nous avons fait connaissance et peu avant que vous ne preniez le pouvoir, les barrages (que j’avais établi sur une carte)…

Je lève aujourd’hui Hitler, les barrages que j’avais mis!

Les parisiens ont besoin de gaz…

Bien entendu cher monsieur, ceci est à peine une invitation: c’est surtout un avertissement.

S’il vous plaît, comme a tout Initié de ne pas en tenir compte ou de faire semblant de ne pas en tenir compte à votre aise. Je me garde. Gardez vous!»…

VOITUREZ MOI ICI…

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J’aime bien ce triple portrait monstrueux  ( les Dickinson ) de Otis-Allen-Bullard, illustre inconnu pour moi

Notes de iphone

Sarpedon W blake 
Ellen terry en lady macbeth Sargent
James Tissot holiday 
Ce qu’il y a de mieux dans ce tableau c’est un pommier( la renaissance de venus Walter Crane )
Dire des choses belles et fausses est le véritable but de l’art
Frederick hollyer
Sarony photographe
Tomas Saraceno araignees
Cordes à proverbes congo

Hier j’étais invitée à la Maison des Arts de Malakoff, où pendant plusieurs semaines dans le contexte de HERstory ( exposition documentaire très intéressante  organisée par Julie Crenn ), des artistes de tout sexe viennent répondre à quelques questions. Les mêmes pour tout le monde. Moi évidemment , depuis le matin je me demandais de quoi on allait parler. Comme je ne lis pas toujours mes mails , je n’avais pas pris connaissance des ces questions. Si je l’avais fait , j’aurais annulé mon intervention.

J’y étais , j’y étais. La première question est raide mais, bon. La deuxième la voici:

 

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La tour Eiffel éteinte oui mais ????

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Ce matin j’avais envie de dessiner et de ne pas aller à l’école. RV à 9h avec un étudiant de 5eme année. Intéressant et qui me demande si je veux bien lire son texte. Je lui dis oui. Bien sur. Il me répond que d’ordinaire les profs ne veulent lire qu’une page. ( Pouf pouf pouf !!! ). Je rigole.

Ce soir je devais à la projection du film de Sophie mais j’ai la flemme, envie d’être tranquille/je dessine en écoutant la radio. Le délice absolu d’être dans cet appartement que j’aime.

La voisine du dessous à eu l’imprudence de venir ma casser les pieds avec le plancher ( elle m’entend et suggère que je ne rentre plus dans cette pièce à partir de 22h ) Je lui demande si elle plaisante et j’évite de lui dire vue sa confession, que je ne vais pas me transformer en Anne Franck planquée dans un placard. Je lui dis également que je ne vais pas perdre 50 kg etc. Je lui annonce que je vais louer l’appartement à un couple avec deux enfants de 5 et 7 ans et qu’elle va me regretter. Puis je termine en lui disant que sa lettre de condoléances est la chose la plus laide qu’il m’ait été donné de lire et que j’en étais gênée pour elle. Je croyais qu’elle allait pleurer. Puis j’ai conclu en indiquant qu’elle connaissait le chemin, et que je l’aimais bien mais que je devais travailler. Quelle sotte. Pas méchante mais d’une bêtise.

Il y a un type sur France-Culture qui renifle

RV à la galerie pour l’édition. Puis CP est là et finalement je me dis que tant qu’à faire il faut prendre des photos ici. Je lui dis que j’ai envie de courir, comme ça je serai floue. je commence à galoper, faire des bonds comme un modèle de Muybridge. Ca à l’air pas mal.

Soupe seule au Tibétain après après midi de travail et soir dessin. L’enfer:

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Info presse du jour:“Surpopulation, rats et climat de tension. Le CGLPL (contrôleur général des lieux de privation de liberté) publie ce mercredi au Journal officiel, des recommandations en urgence relatives à la maison d’arrêt des hommes du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne).”

” Premier ministre de la Mort », Notes

erotica9

 

François Le Lionnais, La Peinture à Dora, Le Nouvel Attila, 9 novembre 2016, 48 pages

 Olivier Salon, Le Disparate François Le Lionnais, Tentative de recollement d’un puzzle autobiographique, Le Nouvel Attila, 9 novembre 2016, 400 pages

Lever 6h30. Orange pressée aux A.

Travail avec B

La voisine du dessous vient me demander de ne pas circuler chez moi après 23 h parce qu’elle m’entend. Je hausse le ton etc.

Pilates

C. et sous titrage en Anglais du film sur Nicole. France Culture veut bien que l’on fasse le projet abandonné après le décès de R. Ce sera en octobre.

Demain Beaux Arts puis projection du film de Sophie

Dessin

Il porte un pantalon en toile et un tablier bleu de jardinier ; sur sa tête est enfoncé un chapeau de feutre marron sur lequel est épinglée une plume, une plume tricolore, rouge, blanche et bleue et qui porte écrit en lettres imprimées :« Constant Daléchamps, premier ministre de la Mort. »

 « Nous étions quelques milliers de bagnards qui stagnions sur la place d’appel, pendant qu’on procédait à une fouille générale. Mon regard se porta machinalement sur la colline qui s’élevait du côté de l’infirmerie. L’automne y achevait son établissement. Alors ces grands arbres dépouillés fondirent sur moi sans crier gare et m’emportèrent avec eux. L’Enfer de Dora se métamorphosa subitement en un Brueghel dont je devins l’hôte. »
Info pressedu jour:”«Les gens courent sans savoir où aller. Il y en a qui sont enterrés vivants sous les décombres, d’autres qui sont blessés dans les rues. Personne ne peut les aider, les bombardements ne s’arrêtent pas. C’est le jour du jugement dernier, une extermination, croyez-moi», dit un habitant du quartier de Khalasseh. «Ceci est peut-être mon dernier appel. Sauvez les habitants d’Alep. «  Libé

 

“Un air gai chic et entrainant”

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Ron-Ron 1970

Pourquoi en me réveillant un peu tard je me suis souvenue qu’il y avait autrefois de la nourriture pour chat qui s’appelait du Ron-ron. Je souris. Le ron-ron. J’imagine un type habillé en années 70 avec un pantalon marronasse en tergal avec le pli devant et une cravate rayée , glorieusement annoncer sa « réclame ». Celle de l’INA , 1970 effectivement en noir et blanc. Ronron poisson ( on voit des poissons ) , ronron nature, ( on voit une forêt ) , ronron boeuf, ( on voit des boeufs ). Et des yeux de chats différents ( Mother mary comes to me, speaking words of wisdom, let it be ). En sautant du ron-ron à Let it be, je me revois aux nouvelles Galeries acheter le 45 tours des Beatles et au fond du jardin quand le chat a été enterré. .

Hier la soirée était super au China club pour le mariage d’A2G et AV. Plein de monde, 3 filles qui chantent en mode Andrew Sisters. Quand j’arrive, elles chantent «  Rhum and Coca -cola , qui précisément était dans le spectacle de Roger. Petit bug et puis Bonjour bonjour. Je danse avec Blistène- qui l’eût cru Lustucru- qui m’a paru antipathique pendant des années et là c’est absolument le contraire. On parle des usines LIP avec JJL. Etc. Une grande américaine, des gens pas mal vieux, des gens pas mal jeunes mais plutôt mezzo. De l’argenté du leop, du brillant. J’aurais dû mettre mon pantalon doré. On se balade là et là avec nos baguettes et nos bols. C’est vrai que finalement quand on est debout c’est le meilleur truc.

A chaque fois dans ce genre de circonstances je repense aux moments où je travaillais absolument seule et ne connaissais plus personne. Je serais, restée deux minutes, car c’est insupportable si on est pas un peu dans le machin. EG me dit du fond de ses verres de champ, que tout le monde était contre moi au FA, pour la commission des achats. Ca me fait rire. J’aimerais être une souris pour entendre dire que Delprat , c’est quand même pas terrible ( et je ne suis pas forcément en désaccord )

HdiR est égal à lui même , hyper speedé, sympa comme tout. Il dit «  A qui je n’ai pas encore cassé les couilles ce soir ? », puis voyant des Mojitos il en cherche la provenance et disparait. Mojito , danger absolu?. Je m’abstiens. Il y a un concert en bas. Je décide de filer et prends un velib. Il fait bon. J’ai la jambe un peu molle mais c’est trop bien.

La différence, c’est ce silence, parfois…

AP est tout beau dans son costume. Ca lui va bien. G. a disparu, elle était triste. Moi aussi là maintenant. PM est joyeux , calme et souriant comme d’hab.

Et partout dans la rue j’veux qu’on parle de moi

Ca tombe assez bien que ma partenaire de tennis ait une déchirure musculaire.

Et partout dans la rue j’veux qu’on parle de moi/ Que filles soient nues

Qu’est ce que je vais faire pour casser la gueule à ce Dimanche? dessiner à côté, aller marcher? Au Palais royal. Lire ( c’est ce que la raison voudrait ) car ces temps ci on peut dire que je ne lis pas du tout. Je commence, recommence, mais pas de suite. puis faut absolument que je commande ces lunette, des vraies et pas des loupes napolitaines.

You are the sunshine of my life

R. m’avait raconté tant de fois son gala de l’union que je suis surprise de le trouver sur le site de l’INA ( Du ron-ron au gala de l’union ) . C’est vrai que ce n’était pas rien cette perche…)

En écoutant Malraux…

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Vente Piasa/

Broche lion ébouriffé en or jaune 18k, 750‰ lisse et satiné, les yeux ornés de cabochons d’émeraude rehaussés de diamants, de l’émail noir sur le museau.
Travail français vers 1970
Hauteur : 4,5 cm
Poids brut: 24,3 g,

S’il est bien un épisode de la vie de Piero della Francesca qui n’a cessé de fasciner et d’inspirer les romanciers qui se sont intéressés au peintre, c’est cette cécité dont il avait été frappé pendant sa vieillesse. Giorgio Vasari est le premier à l’évoquer, brièvement mais par deux fois au début et à la fin de sa Vie de Piero della Francesca: Il ne put à cause de la cécité qui le frappa dans sa vieillesse et de la mort, publier le résultat de ses travaux et les nombreux écrits qu’on conserve de lui à Borgo san Sepolcro, son pays. Piero di Borgo, dont les oeuvres datent environ de 1458, devint aveugle à l’âge de soixante ans à la suite d’une cataracte et vécut jusqu’à quatre vingt six ans. En 1556, c’est à dire très exactement soixante quatre ans après la mort du peintre, un très vieil homme du nom de Martin di Longaro, qui, par un merveilleux hasard propre à nous faire rêver, était fabricant de lanternes pour circuler pendant le nuit, rapporta à un certain Berto degli Alberti un souvenir de sa prime jeunesse qui celui-ci ne manqua pas de consigner sur ses cahiers: “Ledit Marco,lorsqu’il était petit menait par la main maitre Piero della Francesca, peintre excellent qui était aveugle: C’est ce qu’il m’a dit. »…

…/ La scène est belle est émouvante: Dans les dernières années du Quinzième siècle, un enfant, qui deviendra plus tard un fabricant de lanternes, un spécialiste de l’éclairage de l’obscurité, guide un viel aveugle qui fut l’un des peintres les plus célébres de son temps, dans les ruelles de Borgo san Sepolcro. (Alain Buisine)

sontag

… » Le bonheur suprême était de marcher seul au cœur de la nuit, le volet de la lanterne refermé, le pardessus boutonné, sans un rayon de lumière qui s’échappe, ni pour guider nos pas ni pour signaler l’objet de notre fierté ; sans être autre chose qu’une petite colonne de ténèbres dans le noir de la nuit, sachant, au plus secret de notre cœur, que nous avions à la ceinture une lanterne sourde, et pour cela exultant et chantant tout au long du chemin.”!…

Stevenson/ Les porteurs de lanternes

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Pandora/ JC Bailly