Robert Baroque / Note Szentkuthy

A dix-huit ans, Szentkuthy, de son vrai nom Miklos Pfister. décide de noter dans son journal, en même temps que les menus événements de sa vie de lycéen, ses rêves, ses ambitions, ses tourments, ses combats intérieurs. Il en résulte un ouvrage bridant, un récit truffé de méditations, de prières, et d’ébauches de roman, qui surprend par la violence de son ton et par l’imagination débridée de son auteur. Le livre n’a été publié qu’en 1991, trois ans après la mort de Szentkuthy. Le jeune Robert Baroque est aux prises avec ce qu’il croit être une contradiction insurmontable entre l’ascèse et l’érotisme, entre d’une part, son désir de perfection, sa profonde religiosité, son aspiration a la sainteté, et, d’autre part, ” le péché “, les exigences de sa chair, ses fantasmes, ses rêves lascifs. Les arts, la littérature qu’il pratique avec talent mais à laquelle son excès de scrupules et, parfois, son manque de confiance en lui-même l’empêchent de s’adonner entièrement, ne peuvent suffire pour calmer son éternelle insatisfaction. D’où son insurmontable désir d’évasion, qui nourrit son inspiration – ” Je voudrais écrire des récits hauts en couleurs, pleins de mystères et de rebondissements, ce serait là, pour moi, l’évasion ” – et le fait prendre en horreur la fatuité de ses camarades en mal de création littéraire. Ce roman fournit donc – entre autres – plus d’une clé aux exégètes de cette oeuvre étourdissante. Mais, en fin de compte, l’attrait qu’exerce sur notre lycéen le baroque, avec sa démesure, ses audaces, voire son hystérie, ne fait que le confirmer clans sa foi en Dieu. ” La folle exubérance de la nature est création baroque. Dieu est le plus grand des artistes baroques. “

 

Vers l’unique métaphore

Résumé :

“De jour en jour, tous les matins, devant la face de Gorgonne de l’horloge, sous l’atroce fantasmagorie des rides de la couverture, je ne cesse de soupeser : peut-être le sport me rendrait-il heureux, le tennis ou le saut en hauteur, quelque “action gratuite”, un mouvement non rationnel, car je n’ai jamais eu confiance en la raison ; peut-être suis-je un pilier d’hôtel mondain, puisque ces derniers temps seuls les nouveaux modèles de cravates et les formes des souliers féminins ont le don de véritablement m’enfiévrer ; je suis vraisemblablement un saint, saint jusqu’aux racines de mon cœur, un saint qui n’est aussi impuissant le matin que parce qu’instinctivement il perçoit que rien, quoi qu’il arrive, ne le satisfera en dehors de Dieu ; cette idée de sainteté n’est qu’exagération de la métaphore, demi-sommeil incohérent sur quelque reproduction du Greco : je suis un bourgeois philistin, dont le lit n’est pas assez long, le balcon pas assez ombragé, qui n’a pas dans son appartement assez de fauteuils, et qui de ce fait ne se sent pas bien ; comme il a quelques lambeaux de culture, il surthéologise ce malaise avec élégance : je suis né artiste créateur : d’où, tous les matins, l’absence absolue de thème vital – il est naturel que la vie n’ait pas de thème, puisque ce n’est pas la vie qui est en question : c’est, en dehors de la vie, la création qui vient de moi ; je suis un travailleur de force, à qui dès l’enfance on a appris l’habileté manuelle – si je pouvais être forgeron ou menuisier, ma vie aurait un sens : une clé ou une table sont incomparablement plus éternelles, plus “œuvres”, que par exemple cette auto-définition.”

Un voyage effacé.

Je poursuis mon expérience ornithologique tant que je ne suis pas transformée en une sorte de calcaire de grotte artificielle. Hier je ne trouvais plus Seigneur, muet il était et invisible. Le soir il est tout calme même quand on lui fait entendre un chant semblable au sien.

Ce matin RV pour Kafka à 9h puis travail pour le machin lenticulaire. Pas arrêté. Espérons que ça marche sinon on fait autrement.

La journée de cours s’est passée très rapidement et j’ai ensuite enregistré une voix pour un étudiant. Pas mal de visites et passages . C’est sympa.

Today paperasse encore. Et pas trouvé de filet à papillons dans le quartier pour attraper l’oiseau.

J’aime bien ce bout de négatif qui, à ce que mon frère dit, représente l’église russe de Nice, Saint-Nicolas. Il m’a apporté un paquet de super 8 à visionner. Misère!!!!…. mais ça m’intrigue.

Bon je file chercher d’Un château l’autre/ Zut il n’est pas arrivé/ et me poser 5 mn. J’en ai marre. Je commande la nouvelle traduction des Métamorphoses.

Michou est au café et moi je me sauve non pas à cause de lui mais de personnes que j’aime bien . Elles ont hélas dépassé un stade d’alcool raisonnable et je ne comprends rien. Bref.

Me revient ce bonhomme cette nuit chez qui ont est allés et il y avait des gros flocons de poussière grise sur les murs et sur ses vêtements. Et puis une sorte de cellule transparente et géante qui nous englobait. Nous est vague. Je ne sais pas qui était avec moi. Ni ce qu’on faisait. Un avion? La Russie? Impression que c’est le même rêve.

V. me raconte sa soirée. Tout ce que je déteste: Les 6 couverts, le machin farci qu’on ne sait pas comment attraper, la convention de tout cela lié à l’emmerdement. La  sensation de caste, en être ou pas; l’argent, la vanité. Et viser pour se barrer au plus vite en restant correct.!!!!

Cette nuit je me fâchais avec une femme??? Et je parlais de Cocteau en direct de chez mes parents, pour une émission de télé. Des rues comme dans me midi. Je les descends vers où?. Il y a des tables, personne et sur les tables des salades appétissantes. Un voyage? Un sac? Ennuyeux tout ça.

L’oiseau est en pleine forme et bruisse des ailes. En prenant un café je lis un truc intéressant sur la préparation et le tournage du Carrosse d’or.

 

Encore un retour

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Une dernière promenade au château de Marandière et demain ce sera le départ. Le départ c’était à midi et l’arrivée c’était 5 heures plus tard. C’était délicieux les promenades dans la neige avec les raquettes, le soleil dans le jardin le lendemain avec les jonquilles qui se sont ouvertes. Commencé des livres. Balzac/ re-Le chef d’oeuvre inconnu / Puis je picore Malraux puis…. Bilan. Pas un seul livre lu. C’est bizarre. Marche Oui. Vélo Non. Courir un peu. Dérushage du Musée H. oui. Préparation de prochain RV Maison Rouge oui. Découpage de journaux un peu. Vin Oui puis non. Froid oui puis non. Marché de Pâques sous la pluie. Retour pour Bozar mardi= Lever 4h30, train à 6h13. Gloups. Dans l’autre sens le soir.

J’ai la tête vide, vide. C’est pénible de ne pas lire. Zut je ne sais plus par quoi commencer.

C’est drôle ce temps qui est déjà effacé. Le passage de C., M et E. On a beaucoup ri et râlé. Ils ont lu les journaux. Moi un peu. Mangé des excellents chaussons aux pommes locaux, un régal. moi un peu. J’ai commencé à boire ce drôle de jus de bouleau qui serait comme un eau plus pure que l’eau.

Les 85 ans de A. au Droubliei hier soir à 5. Puis rien, la cheminée, la chaise longue dans l’herbe rase, les ronces, un scarabée que je filme, la forêt . Le bar des Amis. Le film ” Merci Patron”. Passer des vaches aux collections des Beaux Arts où Anne Marie nous accueille : Marey et Muybridge, Duchêne et Charcot. Etrange…

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Un NUAGE

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Le Corrège, Io

Bon, hier je n’ai pas mal travaillé. Mis en route plusieurs nouvelles peintures. Une chambre avec vue.

Verre chez D. puis maison et F . dine avec nous et dort là. On rit et ce matin à 8h encore. Métamorphoses de Ovide et RV aux collections pour préparer deux séances. Dont celle des Métamorphoses. Monsieur S. est très drôle. un autre temps. On va dans les réserves avec une lampe de poche pour voir le cote de livres. C’est drôle. J’y passe plus de temps que je ne pensais mais j’aime cette atmosphère de souris laborieuses. la jeune fille de la Sorbonne qui travaille sur les marges d’un livre d’heures, l’américaine et l’architecture, le garçon qui cherche le nus qu’on recouvrira de drapés. Je feuillette en attendant un mince livre sur les premières élèves femmes aux Beaux-arts.

Puis je file, ne croise personne et décide d’aller prendre RV pour radio du dos ( j’ai super mal ) et d’acheter en face un nouveau téléphone. Je me prends toute la pluie et le SFR est fermé. Tout cela est passionnant. Pluie et encore pluie.

 

“La société, aujourd’hui, doit reprendre en main son futur contre ceux qui, pour essayer de sauver leur pouvoir, sont prêts à ébranler la République dans ses fondamentaux et à choisir une République autoritaire, inégalitaire, et identitaire contre l’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité. Eh bien ceux-là nous devons les laisser à leur médiocrité, à leur tristesse, et réhabiliter le bonheur, la bonté, la beauté, c’est-à-dire un idéal de générosité qui rassemble au lieu de diviser.”

 

IL NEIGE en diagonale / Samedi 8h40

Cette nuit conférence interminable autant qu’incompréhensible dixit R. Ce matin de images hallucinantes, des mélanges de formes, de personnages en mouvement, des scintillements. Hou lala

Un mal de dos. jpeux pas me baisser, monter une marche… Grr. Dur pour peindre.

“Les escargots sympathiques” NOTES

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carnets de VH

Allix:

“Mais son « invention » la plus célèbre date de 1850 et se nomme la boussole pasilalinique sympathique ou plus communément les escargots sympathiques. Il s’agit d’une méthode de télégraphie basée sur la capacité supposée des escargots à maintenir un contact sympathique après l’acte sexuel. Autrement dit, un escargot est capable de transmettre à toutes distances, par le biais d’un fluide identifié à une forme de magnétisme animal propagé par le sol, son état d’excitation au congénère avec qui il a sympathisé, c’est la « commotion escargotique ». Jules Allix n’était pas vraiment l’inventeur de ce moyen de communication, mais abusé par une expérimentation manifestement truquée19, il se fit le promoteur naïf de la prétendue découverte de Jacques Toussaint Benoît et Biat-Chrétien (personne fictive censée se trouver aux Amériques et être en contact escargotique quotidien avec Benoît).”


“L’appareil de Benoît ressemble à un grand compas de marine et s’apparente à une pile voltaïque non pas constituée de disques empilés, mais de 24 coupelles composées de zinc et de cuivre enserrant une couche de tissu imbibé de sulfate de cuivre, disposées en cercle sur une roue. Chaque coupelle est repérée par une lettre, contient un escargot collé et est montée sur un fin ressort censé révéler la réaction sympathique de son occupant20. Grâce à deux de ces appareils contenant des escargots sympathiques correctement appariés, il est alors possible de transmettre des messages instantanément et sans support matériel en touchant un escargot et observant la réaction de son correspondant dans l’autre machine. En réalité, l’excitation des animaux dans leur coupelle était surtout due aux suintements de sulfate de cuivre.

La démonstration eut lieu le 2 octobre 1850 dans l’appartement de Benoît ne contenant qu’une seule pièce. Triat exigea que les appareils et leurs opérateurs soient séparés par un rideau. Jules Allix et Hippolyte Triat s’échangèrent chacun un message, mais Benoît, sous divers prétextes, allait et venait entre les deux appareils influençant les actions et lectures de chacun. Le résultat obtenu par ce biais fut significatif.

Enthousiasmé, Jules Allix annonça cette invention dans le journal La Presse de leur ami Émile de Girardin21. Plus sceptique, Hippolyte Triat convia Benoît à renouveler l’expérience suivant un protocole plus rigoureux et en présence d’Émile de Girardin, Benoît accepta mais disparut la veille. Finalement, il mourut misérablement en 1852.”


“Allix se donna alors tout entier à une invention dont il avait, paraît-il, trouvé le secret, et qui s’appelle le télégraphe escargotique. Ce mode de correspondance qu’Allix voulait substituer au télégraphe ordinaire, est assez grotesque pour mériter d’être raconté. Il fallait choisir des escargots sympathiques (?), et en mettant l’un d’eux sur la lettre d’un alphabet spécial, le second escargot se plaçait immédiatement sur la même lettre de l’alphabet correspondant. Cette invention, qui paraît avoir considérablement influé sur l’esprit de son auteur, et qui l’a conduit à Charenton, où il est resté quelque temps, cette invention trouva crédit auprès de M. Emile de Girardin, qui, pendant longtemps, tint en grande estime M. Allix.”

Notes/ les éclaireurs historiques du présent

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Le contemporain est l’inactuel” déclarait Barthes alors aux prises avec sa propre contemporanéité et sa place de “contemporain”. On y entend l’écho direct des “Considérations inactuelles” de Nietzsche. Agamben voit dans les postures de ces deux philosophes, si on peut les mettre sur le même plan, une opération de “déphasage” : “Celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel”.

Barthes, donc, tout comme Nietzsche, est en plein dans le contemporain, du fait que “précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps“. Pour le dire autrement, l’évocation du passé, le goût de l’anachronique ou du décalé est un signe de lucidité nécessaire à l’interprétation du présent (bien que le terme “présent” puisse encore être interprété autrement que contemporain, Agamben d’ailleurs ne le prononce pas). Mais, réjouissons-nous! Agamben ne voit pas dans ce passéisme léger une marque de la nostalgie, qui est comme la petite vérole du présent et le gâche irrémédiablement. Non, c’est le lot de chacun d’être à son temps, mais c’est le lot des véritables contemporains de se décoller légèrement de leur temps pour mieux le voir.

Emmanuel nous avait aussi rappelé que le contemporain était celui qui regardait l’obscurité de son temps, et non ce qui était en pleine lumière, et que c’était justement une des caractéristiques de ceux qui “éprouvent la contemporanéité” que de la voir sombre. Dans cet environnement ténébreux, le contemporain, à l’image des rétines et pupilles qui adaptent la vision au manque de luminosité, ajuste son regard et se met en mode “vision nocturne” (on active les “off-cells” expliquent les neurophysiologistes)

Emmanuel Guy

Lecture : « Qu’est-ce que le contemporain? » de Giorgio Agamben

Oulala ( After) Version 1

chat

Commissariat ce matin pour être entendue. Je n’ai même pas le courage d’en parler… Un voisin procédurier dans le midi qui alors que nous débarrassions son bazar encombrant m’accuse d’avoir détérioré un morceau de bois tout nase. Au commisariat c’était sympa parce qu’ils voient vite de quoi il s’agit. Mais quand même.

Conférence de Gisèle Vienne aux Beaux-arts. J’aime beaucoup ce que raconte la fille. Elle est intéressante, vivante et ses préoccupations me concernent. Mais je n’ai rien vu en vrai… Et ce que j’ai aperçu m’ennuie un peu. Mais sans doute faut il vivre ça en live.
Bon. Et ensuite? On va où? Je crois que je vais rentrer. Allez!. Si je rentre. Nan!!! Bon d’accord.
Ca c’est terminé dans une boite à garçons à regarder des strip et des belles bêtes se doucher derrière une vitre et dessiner des coeurs avec tout le monde a compris ( heu un fusain !!!!! ) et de la mousse. C’était très drôle avec T. et U. On était en forme.
NOTESRaymond Roussel rapporte de sa visite chez Camille Flammarion les biscuits en forme d’étoile confectionnés par l’astronome qui fut obsédé par le motif de l’étoile. On retrouve celui-ci sur les montants ouvragés de sa bibliothèque ou sur le parterre de sa tombe dans le jardin de Juvisy. Est-ce le biscuit étoilé qui relie, de manière spirite et logique, Hélène Smith et Raymond Roussel ? La Poussière de soleils semble se passer en effet dans le monde hindou décrit par Hélène Smith. Les pouvoirs du spiritisme rejoignent les jeux les plus formels de la littérature. « Il se pourrait qu’en dépit de cette apparence fragmentaire et décousue la continuité existât dans les secrètes retraites où s’élabore le roman martien. Ce que nous prenons pour des créations momentanées sans liaisons entre elles, ne serait alors que les points d’émergence, les éruptions, d’une nappe souterraine, consciente en soi quoique ignorée du Moi ordinaire, s’étendant d’une façon ininterrompue sous le niveau habituel de l’état de veille normal », écrit Théodore Flournoy.
Les biscuits d’Anne semblent nous lier définitivement à Camille Flammarion, a son observatoire et à la jeune femme phtisique qui lui offrit sa peau.
 « POLYMATHIE, s. f. (Belles-Lettres.) connoissance de plusieurs arts & sciences, grande & vaste étendue de connoissances différentes. Voyez Encyclopédie. »
Hélène Smith:
« modé tatinée cé ké mache radziré zé tarvini va nini ni triménêni ii cé zé seïmiré véiche i modé inée kévi bérimir m hed kévi machiri cé i triné ti éstotiné ni bazée animina i modé cé méï adzi ilinée i modé inée cé ké lé nazère ani — mirâ modé itatinée mirâ mirâ mirâ. taniré mis mèch me mirivé éziné brima ti tès tensée — azini dé améir mazi si somé iche nazina tranéï. »

Roger Caillois, Au cœur du fantastique:

« Une planche d’un traité d’escrime, une mine de sel, une chambre noire d’avant la photographie, la chasse aux martinets dans une ville italienne vers 1570 ou aux canards sauvages par des Chinois coiffés de demi-courges évidées, il n’est rien qui ne fournisse occasion à ce fantastique masqué de faire une entrée sournoise. »

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Fin de Roth ( Ca ne me passionne pas tout compte fait même si la lecture en est agréable. J’aime le personnage de Amy Bellette, et de son mari défunt ) Sinon le chant d’un écrivain vieillissant et incontinent. Du coup ( comme on dit ) je me tape ( sans vulgarité ) Les trois mousquetaires que je n’ai jamais ouvert!!! C’est le seul livre qu’avait lu mon père , avec Papillon.

“La bêtise n’est pas mon fort”

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J’ai bien souffert hier pour faire un DVD à menu avec Compressor et DVD studio pro. Je ne me souvenais plus des manip à exécuter qui ne sont pas si compliquées, même pas compliquées du tout. Bref. Flore blindé, pas de personnes dignes d’être décrites: Un fille attifée d’un robe rose élastique comme un chewing gum. Le tout moulant et malgré la minceur du modèle, insistait sur la cambrure et un ventre en avant. Suivez le squelette ondulant. Bref ridicule mais pas intéressant. Quelques enfants ( le dimanche étant plutôt leur jour, ce qui faisait fuir Albert Cossery , et on le comprend. Je n’ai rien contre les enfants , mais ceux-là, si !!! )

Je poursuis la relecture de Monsieur Teste ( que j’aime vraiment beaucoup- ce qui est dit sur le voyage vers Paris dans ” Lettre à un ami ” est magnifique et relis aussi des morceaux des “Contes d’un buveur d’éther “. J’aime beaucoup Jean Lorrain. C’est un peu boursoufflé mais les images me plaisent: Masques qui cachent des visages disparus, tentures, nuit qui mène on ne sait où, amis qui soudain ont une voix si étrange que l’on doute de leur … de leur quoi? De leur chair, de leur corps … Heu… Heu.

Un tout petit livre de Valery est arrivé aussi, je ne sais plus quoi sur l’intelligence-c’est une conférence. En feuilletant on y lit les mêmes plaintes qui sont parfois les notres: La latin et le grec, l’enseignement, le monde qui change si vite ( l’électricité, les rayons X , la radio !! )

Bon sinon quoi. Vu Jules Benchetritt à la télé, d’un oeil hier soir. Je l’avais dans mes bras il y a bien longtemps. Marie était à l’ombre, et S. aussi. Ils étaient très beaux dans cette chaleur avec ce nouveau bébé. J.L était arrivé avec un vélo électrique. C’était dans le Sud je ne sais où.

Sinon quoi… Michel Onfray est devenu le salaud de service si j’en crois libé survolé. Faut pas exagérer quand même. Tiens je n’ai pas commencé ( en parlant de ça ) les livres de Pierre Hadot que ne n’aurais pas connu si je n’avais écouté France-Culture. Et puis il est quand même plus intéressant que / je ne trouve pas son nom / La fille là, qui sort un roman par an et qui adoooooore le champagne.

Sinon quoi…

“Et Moi! que je déchire, et que je nourris de sa propre substance, toujours re-mâ-chée, seul aliment pour qu’il s’accroisse ! “

Extrait du log-book de PV

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Tous les cahiers sont sur Gallica. C’est super beau.

Gallica c’est l’horreur car on ne peut plus s’en sortir ce qui est mon cas. Une heure pile à naviguer dans des images qui vont des bijoux à des revues concernant l’hypnose et des images étranges…. S’agit -il bien d’une scie. S’agit il bien d’une tête. On dirait un numéro de magie mais j’ai bien peur qu’il ne s’agisse d’un sorte de trépanation. Hum. Ne trouve plus l’image ( évidemment ) :

gallica diamants

les bijoux

catalepsie

Premier groupe de fascinés en catalepsie et de ” file en aiguille” : Jules Bernard Luys

hypnologie

les machins pour hypnotiser

appareil contension cranienne

et l’image étrange en bas.

Grand échiquier

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broderie

Hier je suis rentrée tard d’ARG, ayant enfin ( je crois ) terminé cette peinture de 8M X 3, 50M

On verra quand j’y retourne. bref. SMS avec Jean, M et V.

Clafoutis très bon. J’ai mal sur le côté: déchirure intercostale que je me suis faite en jouant horriblement mal il y a quelque jours ( le jour où il faisait si froid). Claquage en m’étirant pour me chauffer. Paf comme dans le mollet mais c’est plus douloureux quand on tousse par exemple. Après ces considérations médicales de femme vieillissant et grimaçant dès qu’elle fait un mouvement… En parlant de ça, hier en rentrant je trouve dans la rue et selon la tradition un type qui pisse entre deux voitures. je gueule bien sur en passant sur mon vélo mais le type ne veut pas en rester là. Donc, menton appuyé sur ma main, modèle penseur de Rodin à vélo, je l’attends.

—Va chercher ton keum qu’on s’explique

—Pardon? Vous savez, je pense que je peux traiter l’affaire moi-même. Je ne vais pas déranger tout le monde pour un enfant qui fait pipi. Vous avez?……… 12 ans?

Le garçon, qui est mignon d’ailleurs, métisse Viet et très en colère me dit furieux:

—j’ai 15 ans, j’ai pas 12 ans et j’ai un scoot. Toi tu a 30 ans tu es vieille et tu as un vélo!!!

Je trouve cela délicieux. Il est vraiment très sympathique.

A son copain je dis

—Il ne tient pas l’alcool ce joli bébé.

L’autre est fou de rage.

Dans l’ascenseur je souris encore.

Donc grand échiquier que j’avais oublié. C’était la messe à la maison Jacques Chancel. Mon père détestait ça et montait se coucher en râlant parce que nous, avec ma mère, on voulait TOUT voir. Je consomme peu la télé mais hier, je me suis dit que c’était possible le mélange des genres que Chancel avait introduit et qu’on pouvait aussi faire une télé sans Chevaliers du fiel et autres marrades déprimantes, vulgaires, glauques dans leur franchouillardise limite. Je l’ai déjà dit, mais se marrer partout et tout le temps c’est pénible. Les comiques me saoulent. Le niveau c’est blague et blague, de celles qu’on ne supporte pas.

Escapel / phil glass

J’ai fait le programme du deuxième semestre. Je suis contente.C’est réglé.

Je rattraperai Mardi après midi, Mercredi en morpho chez Valérie et dans les collections.

Je lis Didi Huberman, Atlas… J’avais commencé. Puis mis de côté. l’histoire des foies divinatoires m’interesse énormément tout ( rien à voir ) comme celle des silènes dont parle N. ordine

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foie e Piacenza

Et j’ai acheté Bergougnoux que je n’ai jamais lu. ce sont des entretiens: Exister par deux fois.

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détail 

Je recule le moment de préparation de Visions excessives. Ah oui dans la série que sont ils devenus, je me demandais en faisant une pause: Et James Brown… James Brown le peintre beau et élégant des années 80 .Je suis donc tombée sur une interview d’il y a deux ans. Oh lala. Terrible de prétention. Oups… Atroce. Il avait dejà à mon sens trop collaboré avec l’élégance et les mondanités…

on voit le résultat. Ne pas râter le début.

Je pense qu’il en a été de même pour J.C Blais. Adulé, exposé partout  et disparu des radars. Un étudiant ne sait pas qui est J.B pas plus que JCB.

Pour un étudiant, 1980 c’est la préhistoire. Ils ont raison.

Donc n’oublions pas cette phrase de Celine:

La postérité? C’est la polka des asticots…

LA BORGNOTTE note vente bibli zoummeroff

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http://www.pba-auctions.com/html/fiche.jsp?id=3906308&np=1&lng=fr&npp=1000&ordre=&aff=&r=

 

2 Pièces autographes signées “Fieschi”, Prison du Luxembourg 17 et 18 février 1836. 2 pages in-fol. (déchirées et recollées, qqs manques). Portraits annotés et commentés de Fieschi pour sa maîtresse, la veille de son exécution. 17 février 1836, portrait lithographié (par Maurin, lith. de Villain) de Nina Lassave, dite “la Borgnotte”, maîtresse de Fieschi, entouré d’inscriptions autographes signées: “Oui c’est ton portrait pour moi le plus doux souvenir que dans mon coeur doit toujour m’apartenir (…) je t’engage en mon absence, de faire professions de la vertu (…) rappel toi toujour de ton ami. Je tatend, dans les champ d’Elisé”, etc. 18 février 1836, portrait lithographié (par Van Giel, lith. de kaeppelin) de Fieschi, dédicacé en haut et en bas à Nina Lassave: “cet eccritture et le mien, moi je t’aime, et je t’aimerais toute ma vie, cet amittié est sans réserve, elle combat avecque la raison mais la raison l’emporteras”… On joint un fragment autographe, donné par son défenseur Me Chaix-d’Est-Ange.

Wilde est un bifteck

C’était agréable ce moment passé à N.

Il y fait très chaud. Nous parlons en buvant un café ( moi deux ) et G.A m’emmène visiter la Bibliothèque en me racontant plein d’histoires des soeurs qui vécurent là, dans une sorte de Grey-Gardens à elles:

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J’attrape un livre jaune. Oscar Wilde. On le feuillète en souriant car il contient des “truffes” amusantes. Je ne savais pas ce qu’était une truffe: Ce nom désigne tout ce qui s’ajoute au livre: Billet de spectacle entre deux pages, notes, fleur séchée, dédicace etc…). Celle ci est bien et c’est presque le titre de l’exposition de Juin prochain.

“J’ai vu Wilde. Sa face était rouge comme un bifteck”

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J’adore ce genre de petite bibliothèque personnelle à étages et en boiseries. Rien n’y est vraiment rangé et un livre Pierre Benoit est rangé à côté de Baudelaire, ou d’un truc écrit en allemand. Beaucoup de livres d’art, d’architecture, etc.

Puis je me promène dans les salles, fais des photos des espaces, regarde le parc par la fenêtre. Immense.

G. me ramène à République en poursuivant le récit de ce qu’il découvre à la BN. Il me raconte aussi l’effroi au 104 alors que c’était encore “Les pompes funèbres générales” avec les cercueils rangés par catégorie, les chevaux etc. c’est immense en plus le 104.

Je m’achète un jus de coco et une petite bouteille d’eau. Des madeleines pas bonnes du tout.

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Comme je suis en avance , je me pose près d’une borne vélib. C’est super désagréable les bip bip. Je note deux trucs que disent des passants, commence un livre, regarde la vieille femme avec son chien et son chat et son drôle d’instrument à une corde.Elle a une longue jupe noire plissée qui doit en couvrir une autre. Le chien a une sorte de petit habit rouge déplumé, le chat idem avec un noeud blanc. Ca me fait penser à Vitalis…Je les ai déjà vus. D’habitude il y a un vieux aussi.

L’instrument ressemble à une gadoulka ( Roumanie je crois ) qui n’aurait qu’une corde et la façon dont elle en joue si on peut dire est si répétitive que je me demande comment elle peut le supporter .

Puis j’y vais…

HOLLAND HOUSE,

Kensington, London.  An interior view of the bombed library at Holland House with readers apparently choosing books regardless of the damage.  

Photographed in 1940. The House was heavily bombed during World War II and remained derelict until 1952 when parts of the remains were preserved. 

Elle est impressionnante cette photo que moi, je ne connaissais pas.

On dirait une mise en scène. Ce sont les lecteurs qui sont étranges. Le premier à gauche qui tend le bras fait penser à quelque chose de Beckett. Arrêté dans son mouvement . Comme s’il avait été découpé et collé sur l’image.

En fait on dirait qu’il y a une progression vers le fond.

1 observation des livres ( à droite , à cour plutôt) ,

2 choix du livre ( à gauche, à jardin ) ,

3 lecture ( au fond)

Ca me fait penser à un tableau de qui? Magritte peut être.

Machin, Heu…  Anselm Kieffer le studieux… pourra faire toutes les peintures qu’il voudra, il n’obtiendra jamais ce… hum….

Je déteste Kieffer. Il est aussi léger que Haneke ( ha haha)

Niobides et Andrea del Castagno. ( sais plus où en cherchant des trucs sur Warburg )Et moi.

AMUSING PHILOSOPHY et encore SHELLEY

Ce matin 9h chez Olivier pour me décoincer le cou.

En écoutant Fidelio/ Oh  comme c’est beau… ( Klemperer …)

De fil en aiguille comme on dit et cherchant l’origine de cette gravure ” Amusing philisophy” que j’avais dans ma documentationje cherche dans ma chère NYPL et tape: Amusing philosophy  ce qui ne donne rien.  A philosophy , une vignette m’attire:

gravure de Mutlow 1806 Depicting acoustics

mur Frigo 2012,découpage 

Dans Location, est écrit ceci: Stephen A. Schwarzman Building / Carl H. Pforzheimer Collection of Shelley and His Circle

SHELLEY AND HIS CIRCLE!!!

Miam miam , me dis-je. Et en effet miam -good. C’est une exposition en ligne de  cette collection:

The Collection was the creation of the financier Carl H. Pforzheimer, Sr. (1879-1957), who took a special interest in the lives and works of the poet Percy Bysshe Shelley and his contemporaries, including his second wife, Mary Wollstonecraft Shelley, her parents, William Godwin and Mary Wollstonecraft, and such friends and fellow writers as Lord Byron, Claire Clairmont, Teresa Guiccioli, Thomas Jefferson Hogg, Leigh Hunt, Thomas Love Peacock, Horace Smith, and Edward John Trelawny.

The Bodleian Library and The New York Public Library — include close to 90 percent of all known surviving Shelley manuscripts, embodying the history of literary Romanticism in Great Britain and the United States. SHELLEY’S GHOST offers a lens through which to see that history.

Notes

J. Noël Paton/

Lady Hester Stanhope/( “reine de Tadmor, sorcière, prophétesse, patriarche, chef arabe, morte en 1839 sous le toit délabré de son palais ruineux, à Djîhoun, dans le Liban”)/ Alphonse de Lamartine, “Visite à lady Esther Stanhope”, in Voyage en Orient, 1835.

James Akin (1773–1846).

MAIS AVANT DE PARTIR…

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En Juillet avant de partir il me fallait absolument aller au Musée des Arts décoratifs et photographier la bibliothèque, plus particulièrement le fonds Maciet.

C’est un endroit que j’ai découvert il y a 100 ans et où souvent je suis venue dessiner.

Il est vrai qu’ensuite, vue la profusion d’images sur le net, j’ai un peu espacé mes visites.

Mais j’adore cette atmosphère, ces grands albums où l’on trouve rangées et collées des images découpées à la main. Un monde incroyable, une encyclopédie “casareccia”..

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©helenedelprat

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©fonds maciet

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Berk c’est immonde ce temps et Argenteuil promet d’être encore plus joyeux.

Hier Bibliothèque de Beaubourg. Un livre sur les cyniques, de Diogène à Menippe etc. Je souris. Prends des notes, me trouve bien là dans cet endroit que j’ai toujours aimé d’ailleurs.

Je cherche et quand je cherche ça me gratte partout. On dirait un singe dans une cage.

Annule le déjeuner avec E. car je suis d’humeur moyenne et que je veux passer ce cap.

Hier R. Nous a fait un spectacle-cascade en perdant l’équilibre, en se relevant et en intégrant dans le texte sa chute. Il est fou furieux!!! Moi j’ai eu peur.

Machine de la ville qui brosse et lave la rue.BRRFRRR

Change mon forfait SFR et prends illimité

Hier passe chez T. pour voir ses ” sculptures” blanches. J’aime beaucoup

Je suis mortel, j’adore une déésse

Apollon parôit en l’air sur un nuage

Le Theatre represente le Rivage de la Mer de Sicile, dans l’endroit le plus agreable de l’Isle.

La Terre y paroit ornée de toutes sortes de fleurs. On y void aussi quelques bois d’une verdure charmante.


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ACIS ET GALATHEE SURPRIS PAR POLYPHEME/Lucas Auger



 

 

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