froid/

Un rat au dents pointues me saute dessus et m’arrache la lèvre inférieure. je hurle, je me tiens la bouche, j’appelle/ Ca saigne. Le rat est sorti d’une fente sous le four, accompagné d’une araignée aux pattes hautes et qui a un oeil sur le dos. Il y a une vache monstrueuse car elle est toute petite. petite comme l’oiseau qui l’accompagne.

Hier C. nous a montré les  » trucs  » des garçons de café en ce qui concerne le retour de la monnaie. J’ai récupéré le Journal de Pontormo que j’avais commandé et J me dit que le Italo Calvino est épuisé. Je le trouve d’occasion mais c’est très bizarre , pas un en France mais au canada, Barcelone, Allemagne avec des frais de port trop élevés. Hop j’en ai trouvé un. Un café? Oui. 9h.

RV avec A.N qui est la commissaire de l’exposition Picasso Fellini. Moment agréable avec arrivée de BB, de Julien etc….

RAS 8 degrés dans l’atelier avant réparation du chauffage, ce soir Luca giordano et on ira au rond point manger un truc.

Reçu journal de Pontormo. Parcouru Procope/ histoire secrète.

Atelier et notes

Atelier 27 mars

… Et j’ai agrafé au mur une grande toile de 7mètres 50 par 3 m. Puis j’ai dessiné deux grands cadres qui me rappellent une peinture que nous avions à la maison.  Une petite peinture dont je ne me souviens pas l’image. Que représentait elle?( à l’instant je revois une sorte de violoncelliste ) . Je me souviens seulement d’un cadre épais lourd et prétentieux d’une couleur grisâtre. En italien on dit « Corinne NI ZHI ». Corinne NI ZHI n’est pas une amie, c’est ce qu’a interprété le téléphone pour « cornice ».Une fois ces deux cadres dessinés je me suis assise et j’ai regardé . Soudain j’ai eu l’impression que c’était Michel Polnareff qui me fixait.

Note: théâtre poenarum

Note:la punition par l’image

Note: Le dilemme du hérisson

Lors ce que quelqu’un qui est déclaré coupable de haute trahison s’est dérobé au châtiment corporel en prenant la fuite où est mort avant l’exécution de la sentence la peine corporelle doit être exécutée sur son effigie sans préjudice de celle qui affecte l’honneur et les biens

Rêve à voix haute

C’était une toute petite maison je suis allée me coucher/ la chambre était minuscule et j’ai ouvert une petite fenêtre carrée au bout du lit et sur ma gauche il y avait une autre petite fenêtre carrée entourée d’une moustiquaire noire. Je pensais qu’en ouvrant cette petite fenêtre j’aurais une vue directe sur la cour. Mais je me suis aperçue que cette petite fenêtre donnait sur un autre tout petit espace/ à peine avais-je regardé que j’ai compris qu’il y avait là allongée, une personne morte/ une femme allongée et j’ai tout de suite cessé de regarder. Je suis sortie de la pièce pour essayer de comprendre où était cette cachette. Il devait s’agir d’une sorte de coffrage avec à l’intérieur la personne disparue et que l’on avait même cessé de chercher.

L’EXPLOSION QUI N’A PAS LIEU: NI DANS LE CIEL NI HELAS AUX BEAUX- ARTS

« J’étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac BLABLA, dans le dos les ruines de l’Europe. » HM

Le 30 Décembre je ne sais pas ce qui s’est passé mais 500 visites sur ce blog c’est énorme et ça n’arrive jamais. 

Réveil désagréable après un rêve catastrophe. En première partie, il s’agissait d’une exposition, de trucs en terre que j’avais laissés sur une table et que des gens travaillaient à ma place. Une fille avait sur un personnage rajouté une coiffure imposante. Et j’avais réagi en disant qu’il fallait me demander pour intervenir sur mon travail. Il y avait un étage, mon frère, mon vélo toujours là où il ne faut pas. En Italie, dans un autre quartier éloigné..

On a des manteaux.

Un Monsieur ressemble à ceux de Saint-Bonnet. Je remplis d’eau un verre, le sien qui contient du pastis (???) et je m’en excuse.

Deuxième partie. On est à plusieurs sur la terrasse d’Argenteuil qui n’est pas à la place qu’elle a dans la réalité. Bref on est côte à côte et on regarde le ciel bleu. Il y a les traces nuageuses des avions dans le ciel. Ciel que j’avais l’habitude de regarder à une certaine heure, car le Concorde y passait.( Ça c’est vrai ) On regarde donc, comme des personnages de Hopper. On est des morceaux de peinture de Hopper. Silencieux, au balcon, on scrute le ciel. On ne cherche rien néanmoins. Donc on ne scrute pas, on se laisse envahir par cette idée du ciel et des lignes blanches. C’est un peu ça la scène. Cinq personnes épaule contre épaule, silencieux, et regardant le ciel. Soudain je remarque que deux avions sur la même diagonale et dont les queues se touchent, volent donc dans des sens contraires. Cul à cul. Bizarre.  L’un descend, l’autre monte. Bon. Soudain il y a une forme de véhicule spatial. ( Là c’est Orion que j’ai trouvé et j’ai gommé les panneaux en ailes de moulin autour.) C’est ce qui ressemble le plus. C’est beau, dans mon rêve c’est gris. On regarde en se demandant s’il y a quelqu’un là-dedans. On pense avec effroi à une chute possible. Mais non. Qu’est-ce que ce truc? . On se le demande quand il change de trajectoire, grossit à vue d’oeil et passe par dessus nos têtes en faisant un bruit d’explosion effroyable. On rentre la tête dans les épaules, nous attendant au pire: le contre-coup, l’effondrement du monde, les morts sans doute. Tous les morts. Mais rien… Plus un bruit. Devant nous et derrière un banc de fumée, il y a des flammes claires.

Le rêve prend fin avant la déflagration qui devrait suivre en toute logique. Mais…

 

Déposer un coussin rempli de terre sous la tête des défunts ( terre d’Israël , dépôt symbolique ).

Hier les UC aux Beaux-Arts avec heureusement Jonathan. 20 personnes environ. Et en général des présentations assez médiocres il faut bien le dire. Sauf heureusement des choses très bien, travaillées, vivantes et pleines de question. Un manque de travail éviident. Manque de je ne sais quoi, de conscience de ce que l’on montre, de ce qui serait possible. Quelques cas rares heureusement de prétention.

Qu’aviez vous écrit sur le double?

-Je ne sais plus…

Je crois qu’il y aurait un film très drôle de certains moments où l’on est anéantis. Je le disais à X alors que côte à côte nous devisions sur son objet ( sculpture, ready made, truc qui pourrait générer au moins des risques. )L’objet étant posé entre deux tabourets, soudain devenait quelque chose quand , après avoir éteint je l’ai éclairé avec mon téléphone . Nous étions deux acteurs d’un mauvais film sur l’art dit contemporain. Parler sur rien. Baver, dirais-je. Ridicule. Sans rire, c’est le peu d’audace et de risque qui est affligeant alors que je donne toute liberté. Depuis 4 ans, c’est sans doute l’année la moins interessante. Alors que les étudiants sont en général intéressants. La liberté  n’est pas utilisée. C’est scolaire. Elémentaire. On se contente de ( mal ) présenter des trucs, on se contente de trop peu. Il faut insister pour qu’on nous dise enfin des choses intéressantes ou tout au moins personnelles. Le mot est négligent.

Pourquoi. Pourquoi. Et pourquoi, je sais à l’avance si ça sera  » bien ». Je le sais. Le comportement indique quand-même ( on peut se tromper )

Bon. Travailler. Retravailler après avoir arrêté presque un moi. Cette faute et oubli du s change le sens de la phrase et l’améliore peut-être. C’est assez juste cet arrêt de soi/ Oui c’est juste. Car quand j’arrête de travailler, je n’existe plus, ou j’existe mal. Aujourd’hui en est la preuve.

Je tourne dans l’appartement et heureusement qu’il y a la place.  Hum. Pas facile. Paralysée et paresseuse.

Modern art et grotesque
Le moi peut en effet déchoir, chuter, s’éclipser tout en continuant à être lui-même. Claude Romano
Penser, dessiner, construire Wittgenstein & l’architecture Sous la direction de Céline Poisson
Erreurs choisies, L’Arche, 1988.

 

Pendant le montage/

C’est délicieux d’être sur le balcon, de prendre mon temps au soleil et de finir ce livre acheté au hasard: Ken Bruen / Delirium tremens

C’est un drôle de livre et pas un polar à proprement parler. J’aime les polars tradis et aussi ceux de ce genre ou finalement l’affaire, le meurtre ou autre deviennent une toile de fond. C’est la vie privée du flic qui est là sous nos yeux. Ici l’alcool, l’Irlande, les livres… Une série de citations, et aussi de références à des thrillers que bien sur je ne connais pas.

La MR, ça a commencé. J’y vais demain après ce petit répit.

Cuisson de pommes de terre histoire de manger autre chose que des saletés. Je m’endors et retrouve F dans la cuisine qui se bat contre « le brûlé «  !!!

Montage Trintignant.

J’ai l’impression que l’idée de 332 avance toute seule.

Un mois

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Le kayak à l’Escalet c’est comme une potion magique. On est seul sur l’eau , on rame et on ne pense pas. C’est magnifique à 9h le matin. Une douche à l’instant / je retrouve cette sortie de bains de R.

Un short et au boulot.

Emilio vient sur la terrasse et nous raconte des histoires.

Il ne se passe rien ici comme d’habitude. Il fait chaud comme d’habitude.

Concours de pétanque ( national!!!) à Gonfaron. Jamais tant vu de monde. Que c’est emmerdant la pétanque. Ca m’intéresse autant que le golf, la harpe et le hand-ball.

J’ai fini le livre que m’a gentiement offert M. Le sujet est intéressant mais le style ne l’est pas.  Robert Hasz . Je dirai que c’est appliqué, académique et vaguement ennuyeux. Cela veut être un roman initiatique. Bon. Oui ça l’est mais de façon caricaturale. Ca me donne néanmoins envie d’en savoir davantage sur les Jésuites au 18eme.

En 1768, les savants du monde entier s’organisent pour observer depuis différents points du globe le prochain passage de Vénus devant le Soleil. Maximilianus Hell, éminent astronome à la cour impériale de Vienne, choisit János Sajnovics, un jeune jésuite, pour l’accompagner dans son voyage jusqu’à Vardø, en Laponie, afin d’étudier le phénomène.

Un NUAGE

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Le Corrège, Io

Bon, hier je n’ai pas mal travaillé. Mis en route plusieurs nouvelles peintures. Une chambre avec vue.

Verre chez D. puis maison et F . dine avec nous et dort là. On rit et ce matin à 8h encore. Métamorphoses de Ovide et RV aux collections pour préparer deux séances. Dont celle des Métamorphoses. Monsieur S. est très drôle. un autre temps. On va dans les réserves avec une lampe de poche pour voir le cote de livres. C’est drôle. J’y passe plus de temps que je ne pensais mais j’aime cette atmosphère de souris laborieuses. la jeune fille de la Sorbonne qui travaille sur les marges d’un livre d’heures, l’américaine et l’architecture, le garçon qui cherche le nus qu’on recouvrira de drapés. Je feuillette en attendant un mince livre sur les premières élèves femmes aux Beaux-arts.

Puis je file, ne croise personne et décide d’aller prendre RV pour radio du dos ( j’ai super mal ) et d’acheter en face un nouveau téléphone. Je me prends toute la pluie et le SFR est fermé. Tout cela est passionnant. Pluie et encore pluie.

 

« La société, aujourd’hui, doit reprendre en main son futur contre ceux qui, pour essayer de sauver leur pouvoir, sont prêts à ébranler la République dans ses fondamentaux et à choisir une République autoritaire, inégalitaire, et identitaire contre l’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité. Eh bien ceux-là nous devons les laisser à leur médiocrité, à leur tristesse, et réhabiliter le bonheur, la bonté, la beauté, c’est-à-dire un idéal de générosité qui rassemble au lieu de diviser. »

 

IL NEIGE en diagonale / Samedi 8h40

Cette nuit conférence interminable autant qu’incompréhensible dixit R. Ce matin de images hallucinantes, des mélanges de formes, de personnages en mouvement, des scintillements. Hou lala

Un mal de dos. jpeux pas me baisser, monter une marche… Grr. Dur pour peindre.

« Les escargots sympathiques » NOTES

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carnets de VH

Allix:

« Mais son « invention » la plus célèbre date de 1850 et se nomme la boussole pasilalinique sympathique ou plus communément les escargots sympathiques. Il s’agit d’une méthode de télégraphie basée sur la capacité supposée des escargots à maintenir un contact sympathique après l’acte sexuel. Autrement dit, un escargot est capable de transmettre à toutes distances, par le biais d’un fluide identifié à une forme de magnétisme animal propagé par le sol, son état d’excitation au congénère avec qui il a sympathisé, c’est la « commotion escargotique ». Jules Allix n’était pas vraiment l’inventeur de ce moyen de communication, mais abusé par une expérimentation manifestement truquée19, il se fit le promoteur naïf de la prétendue découverte de Jacques Toussaint Benoît et Biat-Chrétien (personne fictive censée se trouver aux Amériques et être en contact escargotique quotidien avec Benoît). »


« L’appareil de Benoît ressemble à un grand compas de marine et s’apparente à une pile voltaïque non pas constituée de disques empilés, mais de 24 coupelles composées de zinc et de cuivre enserrant une couche de tissu imbibé de sulfate de cuivre, disposées en cercle sur une roue. Chaque coupelle est repérée par une lettre, contient un escargot collé et est montée sur un fin ressort censé révéler la réaction sympathique de son occupant20. Grâce à deux de ces appareils contenant des escargots sympathiques correctement appariés, il est alors possible de transmettre des messages instantanément et sans support matériel en touchant un escargot et observant la réaction de son correspondant dans l’autre machine. En réalité, l’excitation des animaux dans leur coupelle était surtout due aux suintements de sulfate de cuivre.

La démonstration eut lieu le 2 octobre 1850 dans l’appartement de Benoît ne contenant qu’une seule pièce. Triat exigea que les appareils et leurs opérateurs soient séparés par un rideau. Jules Allix et Hippolyte Triat s’échangèrent chacun un message, mais Benoît, sous divers prétextes, allait et venait entre les deux appareils influençant les actions et lectures de chacun. Le résultat obtenu par ce biais fut significatif.

Enthousiasmé, Jules Allix annonça cette invention dans le journal La Presse de leur ami Émile de Girardin21. Plus sceptique, Hippolyte Triat convia Benoît à renouveler l’expérience suivant un protocole plus rigoureux et en présence d’Émile de Girardin, Benoît accepta mais disparut la veille. Finalement, il mourut misérablement en 1852. »


« Allix se donna alors tout entier à une invention dont il avait, paraît-il, trouvé le secret, et qui s’appelle le télégraphe escargotique. Ce mode de correspondance qu’Allix voulait substituer au télégraphe ordinaire, est assez grotesque pour mériter d’être raconté. Il fallait choisir des escargots sympathiques (?), et en mettant l’un d’eux sur la lettre d’un alphabet spécial, le second escargot se plaçait immédiatement sur la même lettre de l’alphabet correspondant. Cette invention, qui paraît avoir considérablement influé sur l’esprit de son auteur, et qui l’a conduit à Charenton, où il est resté quelque temps, cette invention trouva crédit auprès de M. Emile de Girardin, qui, pendant longtemps, tint en grande estime M. Allix. »

Notes/ les éclaireurs historiques du présent

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Le contemporain est l’inactuel” déclarait Barthes alors aux prises avec sa propre contemporanéité et sa place de “contemporain”. On y entend l’écho direct des “Considérations inactuelles” de Nietzsche. Agamben voit dans les postures de ces deux philosophes, si on peut les mettre sur le même plan, une opération de “déphasage” : “Celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel”.

Barthes, donc, tout comme Nietzsche, est en plein dans le contemporain, du fait que “précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps“. Pour le dire autrement, l’évocation du passé, le goût de l’anachronique ou du décalé est un signe de lucidité nécessaire à l’interprétation du présent (bien que le terme “présent” puisse encore être interprété autrement que contemporain, Agamben d’ailleurs ne le prononce pas). Mais, réjouissons-nous! Agamben ne voit pas dans ce passéisme léger une marque de la nostalgie, qui est comme la petite vérole du présent et le gâche irrémédiablement. Non, c’est le lot de chacun d’être à son temps, mais c’est le lot des véritables contemporains de se décoller légèrement de leur temps pour mieux le voir.

Emmanuel nous avait aussi rappelé que le contemporain était celui qui regardait l’obscurité de son temps, et non ce qui était en pleine lumière, et que c’était justement une des caractéristiques de ceux qui “éprouvent la contemporanéité” que de la voir sombre. Dans cet environnement ténébreux, le contemporain, à l’image des rétines et pupilles qui adaptent la vision au manque de luminosité, ajuste son regard et se met en mode “vision nocturne” (on active les “off-cells” expliquent les neurophysiologistes)

Emmanuel Guy

Lecture : « Qu’est-ce que le contemporain? » de Giorgio Agamben

Les écureuils et les mouchoirs blancs

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J’ai terminé ce matin la relecture du Neveu de Wittgenstein et c’est vraiment un livre magnifique. Le personnage de Paul est si finement tracé qu’il est assis dans la pièce où je lis et me regarde d’un air un peu hagard, dans son habit fait sur mesure. Il n’a pas encore fait irruption dans la bijouterie de son frère pour y exiger « la perle ». Comme de tous les livres que je lis, il ne m’était resté que peu de choses. Surtout j’avais été frappée par la description du jardin de l’hôpital. Les  écureuils et les mouchoirs blancs.

Lire et lire

Pas eu une seconde pour écrire quoi que ce soit, pour noter ce rêve très désagréable. Je téléphone à ma tante morte depuis lurette et voilà que c’est un chien qui me répond. Wou Wou Wou fait il comme un chien, mais horreur c’est elle qui parle. Elle me demande si elle peut s’installer chez moi. Lâchement je lui dis, ce qui est la pure vérité: Je suis allergique aux poils de chien. Alors elle transforme les aboiements-jappements en miaulement . J’ai la chair de poule parceque selon toute évidence elle est marteau. —Je suis aussi allergique aux poils de chats, lui dis-je…. Après j’ai oublié mais j’ai à la main un grand couteau à pain.

En parlant de chien, celui de Cantarella dans Anna et Martha,-la très méchante pièce inspirée des bonnes de Genet -est très drôle. Tout est si atroce , si horrible que l’on rit diaboliquement. Formidables Catherie Hiegel et Catherine Ferran et le mec-chien. Flemme d’aller sur le site du très bon théâtre 71 de Malakof. Comme des imbéciles on avait RV à 19H45 pour boire un verre avant. Et c’était 19h30. J’ai eu le début. Mais pas F. et A qui sont arrivés tranquillou( texte Dea Loher avec Catherine Hiegel, Catherine Ferran, Nicolas Maury et Valérie Vivier ). Après petit moment à manger et boire un verre. Je remonte à Champs Elysées où mon vélo m’attend. 

Pas mal de peinture à Argenteuil. 5m c’est grand.

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Jeudi dernier je suis partie avec beaucoup de plaisir à Saint-Etienne ( les tarifs SNCF sont exorbitants, c’est n’importe quoi ). R. y avait joué la veille. J’avais emporté un livre acheté dans la rue. C’est un drôle de bonhomme qui tient boutique. Prions pour qu’il survive et ne se transforme pas en magasin de bouffe chic qui ont tout envahi. ( Gauffres, gâteaux chichi, confitures, …) Que de la bouffe. Bref j’ai acheté un livre de Jonathan Rabb ( que je ne connais pas ) série grands détectives chez 10-18. Sur la quatrième j’ai vu qu’il s’agissait de l’UFA ( moi je dis la UFA, Berlin, fin des années 20 ) J’ai eu immédiatement la sensation que « ça accrochait », que ça ne coulait pas et donc que la traduction était mauvaise. Peut-être que l’auteur n’est pas fameux non plus me suis-je dit. Mais je jette ma pantoufle ( je n’ai pas ce genre d’accessoires démoralisant ), bref je jette ma pantoufle de vair sur la tête du traducteur Bernard Cucchi . J’ai néanmoins plongé dans cette histoire très passionnante où l’atmosphère de Berlin vous enveloppe et aussi la présence de Fritz Lang, Thea Von Harbou, Peter Lorre…

J’ai fini le livre dans la chambre d’hôtel . C’est génial d’être à l’hotel et de ne pas en sortir. Lire et lire.

On est partis par le col du Grand bois à Annonay et R. a reçu la médaille de la ville !!!!. Retour après la représentation et le lendemain François le chauffeur de R, nous a conduits dans la grosse bagnole noire ( on pouffait de rire quand il se précipitait pour nous ouvrir la porte. Je faisais semblant de faire tomber avec mépris mes affaires, tête haute sans le regarder.)Direction SAint-Bonnet, pluie battante. Passage au célébrissime BA, et visite du local repéré par Eve. Magnifique. 300 m2 avec un jardin. Hop je le loue et on repart. Passage rapide à l’école , puis bonjour à J. et visite éclair à Montarcher. C’est magnifique. Le soleil à présent sur la neige. On roule ainsi jusqu’à Vichy. Hotel et soirée libre . Je lis. Le lendemain, promenade rapide dans la ville. C’est mort. J’achète Adieu à Berlin de Isherwood et En finir avec Eddie Bellegueule, best seller dont j’ai lu une critique. Hop retour au terrier, club-sandwich dans la chambre et lecture. R. sort . Pas moi. Le soir il joue à l’opéra, époustouflante salle de spectacle de 1300 places. On ne peut s’empêcher d’imaginer des bottes bien cirées dans les premiers rangs, des nazis et des collaborateurs. Impossible de se défaire de ces projections.

Je lis dans la loge, vais en coulisses de temps en temps, repars. Les loges, les coulisses et les chambre d’hôtel ( confortables…) sont ce qu’il y a de meilleur au monde. On est bien à l’abri.

Ca me plait Isherwood et visiter des villes par les livres , j’aime. J’ai commandé et reçu: Rencontre au bord du fleuve et Mr Norris change de train.

PLus plus tard. Découvert des artistes que je ne connaissais pas, écouté un truc sur la période vache de Magritte. J’adore ces peintures tant elles sont immondes. Elle est bien d’ailleurs cette émission de De Loisy , les Regardeurs.

Je voulais aller peindre mais courses , courrier à la cinémathèque , à S.T de Turin, à .. et envoi de documents pour Caroline.

RV avec B pour le devis ( au secours on dépasse énorme) puis plan de machines etc.

Ca y est Rabb Jonathan me faisait penser à Max RAab et son Palast Orchestra…

Reçu le texte de J. Nous en parlons.

Pas relu

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L’origine de l’âne

Je ne commence jamais par où je voulais. Ainsi , je n’avais aucune envie de parler de l’image qui suit. J’aurais plutôt attaqué avec les fumées blanches, le souvenir que j’en ai quant à Rome; chez A. nous guettions. ( c’était en 1978 pour Jean Paul I  et j’étais allée en reconnaissance avant de séjourner quelques années plus tard).

Ces cérémonies m’épatent littéralement. J’aime le théâtre et les rituels, j’aime qu’il y en ait. ( Récemment les cloches de Notre-Dame…)

Mais je me dis que tout ça quand même… En plus j’ai l’impression que la vérité c’est le film de Moretti et que ce que j’ai vu hier soir en rentrant n’en est qu’un reflet!!! Les images de Piccoli et de François I se superposent . Je ne dis rien du portrait de Francois Ier  par Clouet!!!

Et puis tous ces gens place Saint-Pierre. Tout n’est pas perdu si on croit en quelque chose … Le Vatican doit être néanmoins un joli panier de crabes , avec les enjeux politiques, le pouvoir etc…

Si j’aime l’apparat, les Suisses sont quand même grotesques. Bon bref.

Tiens la rudologie c’est quoi…

( Oh Sinatra, c’est bon, ça… such a lovely day... Nananan… fly with me -et pas to the moon-Orchestre de Quincy Jones).

Tiens… on va filer des armes aux rebelle Syriens…

« Diable soit de l’âne et de qui me le bâta »

Mais en la rangeant, cette image  dans Documentation 2013 je trouve ceci que j’avais mis de côté sans vraiment regarder;

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.

Voyez dit la bonne commère quand le bonhomme fut de retour , l’âne est témoin de ma fidélité

Der Packsattel ce qui veut dire bât

Tiens tiens, Subleyras. Je ne connais rien de ces images. Jamais vu ça??? Quelqu’un sait quelque chose?

âne-nu

Celui ci est au Musée de l’Ermitage

Ce qui est génial avec le net, c’est justement cela: trouver, chercher, fouiner.

Sur Google books:

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taxte âne-nu

… Donc le mari-peintre avant de partir en voyage peint sur le bas-ventre de sa femme un âne.

A peine a t’il le dos tourné que l’apprenti et l’épouse -à-l’âne … On aura deviné. Hum hum !

Ah mais voilà que l’âne est effacé à moitié et qu’il n’en reste que la tête et la queue. Ils y sont allés un peu fort semble t’il!

L’apprenti répare .

« Ce jeune homme lui dit qu’elle ne se mit point en peine et qu’il en savait assez pour en repeindre un autre:

Il prit aussitôt les couleurs et le pinceau et se servant de ce qui restait de l’âne, acheva le reste.

Mais comme il n’avait pas vu auparavant comme il était fait, il le peignit tout bâté, au lieu que le Maitre l’avait fait tout nu.

Au bout de deux ou trois jours le Maitre revint… Damned!!

C’est drôle non??? En tout cas moi je suis contente de cette découverte.

Bon, si le mec qui contrôle le chauffe -eau rappliquait je pourrais aller continuer cette horrible peinture.

Hier , Plateau. Assez belle expo je trouve puis un verre avec V. à Pyrénées. On rit encore après s’être quittées en s’envoyant des emoji évocateurs.

Temps doux

Hier il faisait si beau. Me sentais bien et avais envie de lire. Ce que j’ai fait tranquillement.

Je repense à l’instant au Neveu de Wittgenstein et à l’image du jardin de l’hôpital. D’un côté l’hôpital psychiatrique, de l’autre celui où l’on soigne les poumons. Le jardin aux écureuils qui sautent sur l’herbe afin d’attraper les mouchoirs blancs des malades. Cela m’a fait penser au texte de J. Et d’ailleurs c’est lui qui m’a rappelé ce thomas B. que finalement je n’avais jamais lu.

Donc hier c’était Nabokov. Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai jamais vraiment  lu. Commencé Feux pales ( au pluriel ou au singulier) et puis…

Et puis AB qui me parle de cette merveille qu’est Pnine.

Je viens -en me préparant un café et en feuilletant une revue de découvrir une chose immonde sur le site carrieres-lumieres.com ( je ne mets pas le lien c »est trop hideux ). Il s’agit de projections ( L’art en XXL):  » Spectacle Gauguin ; Van Gogh, les peintres de la couleur », dans les carrières des Baux de Provence. C’est abominable

On est loin des ces intenses images de Maria Casares et François Perier!!!!

title Jean Cocteau Testament of Orpheus DVD Review

AM m’envoie une photo d’elle avec un dauphin!!!

Hop!

Tennis…

Des livres des livres oui mais « des yeux, des yeux »

 

C’est dans l’homme au sable ça? Sais plus?? Des yeux, des yeux… Pour lire mes livres, mes livres.

Reçu Hans Christian Andersen de Charles Vidor. 1952( avec Danny Kaye )

Et aussi « Histoires prodigieuses et biographies exemplaires de quelques personnages modestes et anonymes », de Chave-Nogales. J’aime beaucoup ce titre.

Ce livre s’ajoute à ceux posés au sol et qui attendent leur tour.

Tout à l’heure je file à la Bibliothèque  ( Sade ).

Demain retournerai dessiner. J’espère que le chauffage va se mettre en route…

J’ouvre à l’instant le gros gros livre « Gustave Moreau, correspondance d’Italie ».C’est MC qui me l’a donné au musée et je l’ai posé « là » en rentrant sans le regarder.

Il est magnifique. Simple, belle typo.

 

princesse cantharide

 

Enki nous envoie son dernier album  » Les fantômes du Louvre »

PENIBLE

Ca y est les deux blogs ne font plus qu’un. Ne me reste qu’à arranger tags et catégories, ce que j’ai toujours mal fait.

Hier j’avoue honteusement m’être réjouie de la pluie!! Petits échanges de SMS à ce sujet .

Il pleut tant que j’ai envie de faire du vélo, de respirer , d’être dans les bois. Je me couvre bien,-mais est-ce assez???- un imper + la chauve-souris + un bonnet et je file à la Bastille. J’ai un torchon dans mon sac pour m’éponger à l’arrivée et c’est délicieux de rouler. Un peu dangereux sans doute.

Au retour j’ai promis de passer au Châtelet, mais je n’ai pas la foi et rentre pour être bien fraiche au tennis de ce matin. Et j’ai vu la différence.

E. nous apporte des macarons et les photos qu’il avait fait de moi d’ailleurs avec l’imper d’hier soir. Il repasse pour réglages de son enregistreur. R. pendant ce temps joue.

J’ai commencé les essais de voix en Italien. C’est pas mal. Heureusement que GG a fait la traduction.

Nous nous envoyons des petits mails de ce genre: »Tu as traduit ça par ça, penses tu que… »

Tu as traduit:
Le lucioles, les miennes n’étaient la métaphore de rien du tout
par
Le lucciole, le mie non erano solo la metafora del nulla. 
Penses tu que c’est le même sensEt comment peut on insister sur un rien du tout ( dans le sens où la métaphore m’ennuie?)

 » On adorait  « Qu’est ce qu’il y a de plus fort que Piaceva a noi???

Dis moi quand tu as un moment pour dejeuner ou café ou bonbons
bzzzzz
Tu réponds:
« Chère Hélène, On n’adore pas en Italie. Je t’ai mis une autre solution ci-dessous… Pardonne-moi de te le dire, mais tu as fait une faute de français en disant « n’taient la métaphore de rien du tout  » – tu aurais dû dire : étaient la métaphore. Au  delà de « nula » il n’y a … rien !!!! Aurais-tu un moment mercredi ? J’attends un signe de la belle Hélène et je l’embrasse (baci + baci auraient dit les futuristes) GG Tu le sais l’italien est une langue très différente du français, et surtout dans les formulations idiomatiques…
G m’a fait suivre un truc détestable;. Il s’agit d’un cagnotte par le net. On met du fric, ( on précise qu’il faut tant) et on achètera un beau cadeau d’anniversaire.
 
Cette nuit j’ai fait un rêve épouvantable. J’étais à l’avant-première du film avec JLT et on a changé de salle. Jean-Louis était derrière moi avec M. Mais il était beaucoup plus jeune. La salle était vide et soudain , comme un tsunami les gens  ont été propulsés à l’intérieur, poussés par un type avec des abeilles sur le crâne rasé et un peu roux.Il avait une mitrailleuse. J’avais peur. Mais ne bougeais pas. C’était un attentat. Ca claquait et il y avait des morts… J’ai entendu ce matin à la radio Jean-Paul Mari ( rencontré il y a bien longtemps) et qui parlait de son métier: Grand reporter au Nouvel Obs…
Un autre expliquait que pendant des années il n’avait pu marcher sur de l’herbe de peur de sauter… ( faut pas qu’il aille à Orsay me dis-je gnark gnark…)

Lecture ou le 53 Rue de Varenne

 

En fait ce qui m’épouvante le plus c’est l’oubli de ce que j’ai lu.

Après quelques mois, pufff, plus rien. Quel remède?

Je pense que tout est passé directement dans le sang, les os, les muscles. Mais quand même. Un exemple: le magnifique Brigitta de Sifter conseillé par A et peut-être même offert.

Le l’oublie et l’achète à nouveau. Je le commence et une délicieuse sensation familière m’envahit. Être déjà venue dans ces steppes, ces étendues. Le château d’Unwar , oui… En vérifiant à nouveau je me rends compte de mon incapacité à raconter les éfigies de pierre , et Dieu sait comme ces images me sont chères.

Incapable de raconter parceque tout est déjà enfoui et même à la seconde lecture.

C’est invraisemblable. Me faudrait il un seul livre pour toute une vie. 

Je dois mal lire. C’est certain. Probablement dans la lecture d’un livre qui me passionne ou m’intéresse, c’est le temps de la lecture le plus important…

Le moment où l’on est- le moment où je suis- à cheval, dans un hôtel de la Havane, derrière une vitre couverte de pluie, au bord d’un fleuve, dans une petite ville anglaise, un château effrayant, une baraque de foire, une lande sous l’orage à côté d’un pendu couvert de goudron, dans le hall d’une pension, sur un chemin très tôt le matin, dans un musée, à-côté de trois sorcières, au milieu de la mer, dans une institution pour sourds et muets, sur la cinquième avenue avec deux frères, dans un escalier puis un couloir aux murs couverts d’armoiries, devant un miroir, dans le lit d’une morte, sur un toit à Venise, derrière un mur de verre en pleine montagne, un bateau sur le Danube…

Bref j’ai passé par hasard, une partie de l’été en compagnie d’Edith Wharton dans la société Victorienne.

Kerfol, puis les Entremetteurs ( j’aime particulièrement La guérison histoire de Keniston, peintre de province mais aussi « Giboulées de Mars » . )Ces aspirations artistiques déçues ou ratées sont magnifiques.

L’art d’écrire un récit de guerre est formidable aussi

Puis Les Boucanières, puis La splendeur des Lansing, Les Dieux arrivent, jusqu’à une sorte d’indigestion, une impossibilité à vivre 5 mn de plus dans les milieux décrits: l’argent, la futilité, l’ennui…

Et néanmoins cette immersion délicieuse. Même si tout cela est très bavard ( les nouvelles sont je crois meilleures que les romans)et qu’E.W a énormément écrit.

Le petit livre « Le vice de la lecture »  

Ethan Frome attend son tour…

Mais avant je lis un Ann Radcliffe, The Romance of the Forest et en même temps le livre de Tom MacCarthy dont j’ai entendu une interview sur FC: « C »

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Tiens en parlant de plaques commémoratives, j’ai découvert celle concernant Mario de Sà-Càrneiro, en passant devant le Sans -Souci… au 29 rue Victor-Massé.

Alors. Exercice, Mario de Sà-Càrnero… Qu’en dites vous?

Pas grand-chose. Son nom que j’ai toujours aimé, c’est très beau Sà-Càrneiro, non?( Il y a le héros, la chair, la mort, le charnier,le sang sombre, le SA de Sa majesté, )m’évoque Gérad-Georges Lemaire. Est-ce lui qui me l’avait conseillé, ou est-ce une sorte d’association: GG lui-même, dandy mélancolique en son genre- et la littérature décadente fin de siècle? Je cherche un titre . Il y a Lucio dedans… Heu Yes! Confession de Lucio. Mais zut, aucun souvenir. J’ai lu ça il y a lurette. 

Sa carneiro

 

 

 

 

 

 

 Mais j’étais intéressée, la preuve, voilà 3 livres trouvés en 3 secondes. Livres muets, désespérément muets. J’en ai ,comment dire, j’en ai  une sorte de parfum. A peine…Ce que j’aimerais , c’est pouvoir dire à la simple évocation de Sà-Carneiro:

Guillotines, boulets et châteaux

Glissent en lointaine procession

Me font tournoyer de jaunes crépuscules,

Mordus, malades de pourpre.

A mes oreilles battent des ailes d’auréole

Des sons me griffent, couleurs et parfums,

des lames en tourbillons blessent mes yeux,

Trainent mon âme , saignent mes sens….


Je trouve soulignées ces phrases:

…/…De sorte que faire passer le temps est aujourd’hui le seul but de mon existence déserte p 47

puis p 49

…/…En fait pour me faire mieux comprendre, cette sensation est semblable bien qu’agissant en sens opposé, à une autre dont vous avez probablement entendu parler( et quevous connaissez peut-être), celle du déjà-vu. Vous est-il jamais arrivé, en visitant pour la première fois un lieu, devant un décor inconnu, d’avoir l’impression, dans une sorte de réminiscence lointaine, et vaguement troublante, de connaitre cet endroit, d’y être déjà passé  sans savoir quand et où???

p65

…/…son décor littéraire…

Parfois on ne souligne pas, simplement par manque de stylo…


chateau etoilé

Le numéro 8 de Minotaure où parut d’abord Le Château étoilé est le plus rare de la revue d’Albert Skira.

Le texte est une réflexion politique et amoureuse, inspirée à Breton par son épouse Jacqueline et par des voyages à Ténériffe en 1935, notamment au pic de Teide, et à Prague peu auparavant.

La réminiscence du château de Sterntiergarten qui donnera le titre de l’ouvrage :

« À flanc d’abîme, construit en pierre philosophale, s’ouvre Le château étoilé

est repris en légende du dernier des huit frottages de Max Ernst, dont l’original enrichit le présent exemplaire. Ce sont donc, au total, 3 originaux des 8 frottages illustrant l’ouvrage qui se trouvent réunis ici

JUILLET 2011

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Dans le midi je passe la moitié de la journée à écrire. L’autre à lire ou relire ( Frankenstein, Walter de la Mare .. ) et à commander des livres en vue de la préparation du travail à l’usine en Aout.

Le click sur l’iphone est mortel.En rase campagne on a tout en quelques jours.

J’achète les souvenirs entomologiquesSartor resartus ( une vraie découverte)et me replonge dans Pline l’Ancien et l’énorme et génial Thomas Browne Pseudodoxia epidemica

Maeterlinck

Le traité des passions de Lebrun ( relecture)

Mary Shelley


sommaire Mary.png

Judex

Les cahiers de Malte

A première vue de Walter de la Mare

Je retrouve ceci qui devrait être  plutôt:

Mercredi 20 dejà

Montagnes et inde?

Manteaux superposes

Claude Levi strauss dans la piece à côté;

Je le retrouve au coin d’une rue et nous marchons un moment;

Puis assis dans une piece- qui est la troisieme personne ??, il nous explique le fonctionnenment des masques?

On dirait de petits confessionnaux avec des fentes et des trous; certains au passage du vent font un son comme des « rhombes ».

Il prend des petits batons pontus et qui traverse sa peau de chaquec oté de la bouche.

Je grimpe des pentes raides, il y a des branches au sol puis suis dans un lit et une dame qui dit être amie de Nicole Stephene entre..

Elle dit avoir une cape noire courte. En velours. Un garçon m’accompagne en Inde.

 

U. reparti hier a Toulon. Embouteillages

Le matin ciel noir et pluie. Nous allons quand même à Gonfaron boire un café sur la place et les chaises sont humides.

« Guitare » empile les fauteuils du Regain et T. S’est bloqué le dos en éternuant. La place, toujours la place avec les gens que nous prenons plaisir a décrire et dont nous nous moquons un peu.

Il manque chaque année quelqu’un. Pas vu le garagiste , pas vu « la belle  » et dans robe courreges.

Ce matin vent fort.

 

Hier encore vent terrible

Marché

Puis écrire le reste de la journée

Rêve qu’il neige

Les petits beignets aux pommes de la boulangère sont délicieux

Il ne se passe rien. Sur la place j’écoute une sotte qui ne cesse de parler de sujets spectaculaires: Enlévements, viols….

Puis ce soir encore sur la place, la fête nationale des Belges avec hymne qui sort de la sono.

Les flamands puis les wallons se lèvent.

Ils ont préparé un plat typique et il y a une chanteuse ( haie quand elle se lance bravement dans l’air de La wally ( La wally La wallon!!!) T. essuie ses verres au fond du café, on nous offre un morceau de pizza, sue le bancs « des vieux  » un peu plus loin, il ne reste pas grand monde.

Le « garagiste » est mort il y a un mois. Il n’aura pas profité une dernière fois des soirées-chaises.

Les enfants de M, ont pris possession de la terrasse et se fabriquent une maison sous la table.

On a tous requisitionné des serviettes de bain pour faire des murs er des rideaux; Puis écosser les coco blancs.

Ils ne me lachent pas. Mais j’aime bien.

U m’annonce la mort deLucian Freud alors que je grignote un bout de Pizza d’hier. Texte interessant de Tlon et sur Gide ( époux arnolfini…)

 

11

Berk c’est immonde ce temps et Argenteuil promet d’être encore plus joyeux.

Hier Bibliothèque de Beaubourg. Un livre sur les cyniques, de Diogène à Menippe etc. Je souris. Prends des notes, me trouve bien là dans cet endroit que j’ai toujours aimé d’ailleurs.

Je cherche et quand je cherche ça me gratte partout. On dirait un singe dans une cage.

Annule le déjeuner avec E. car je suis d’humeur moyenne et que je veux passer ce cap.

Hier R. Nous a fait un spectacle-cascade en perdant l’équilibre, en se relevant et en intégrant dans le texte sa chute. Il est fou furieux!!! Moi j’ai eu peur.

Machine de la ville qui brosse et lave la rue.BRRFRRR

Change mon forfait SFR et prends illimité

Hier passe chez T. pour voir ses  » sculptures » blanches. J’aime beaucoup

Je suis mortel, j’adore une déésse

Apollon parôit en l’air sur un nuage

Le Theatre represente le Rivage de la Mer de Sicile, dans l’endroit le plus agreable de l’Isle.

La Terre y paroit ornée de toutes sortes de fleurs. On y void aussi quelques bois d’une verdure charmante.


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ACIS ET GALATHEE SURPRIS PAR POLYPHEME/Lucas Auger



 

 

"Mes felliniennes années"


Ce livre est magnifique.Il faut le lire .
Eté 1954, Dominique Delouche assiste à Venise à la projection de La Strada. A l’issue de la représentation, le jeune cinéphile français s’arme de courage et d’audace pour dire au réalisateur italien son « éblouissement ». Six mois plus tard, il reçoit un télégramme de Federico Fellini l’invitant à venir l’assister à Rome sur le tournage d’Il Bidone.
Dans ce témoignage émouvant, Dominique Delouche revient sur ses six « felliniennes années » durant lesquelles il eut l’opportunité de fréquenter le maestro Federico Fellini. Très vite, à la faveur de longues balades en voitures et d’un travail acharné, naît entre le cinéaste et le jeune homme une complicité unique et un rapport de maître à élève. Devenu son assistant-réalisateur et son confident, Dominique Delouche participe à trois tournages mythiques dont il nous fait, à travers son point de vue émerveillé, les témoins privilégiés. De Il Bidone à La Dolce Vita, en passant par Les Nuits de Cabiria, son récit, en plus de mettre en lumière la personnalité et le génie du cinéaste, croise quelques autres grands noms du septième art comme Anouk Aimée, Marcello Mastroianni ou bien sûr Giuletta Massina.
L’assistant de Fellini raconte.. Le cinéaste Dominique Delouche fut l’assistant de Federico Fellini sur « les Nuits de Cabiria », « Il Bidone » et « la Dolce Vita ». Dans « Mes felliniennes années », il retrace l’histoire de sa longue amitié avec le maestro : le livre est magnifique, captivant, émouvant, d’une intelligence rare, toujours à bonne distance, riche d’anecdotes savoureuses. Ainsi, au lendemain de la présentation de « la Dolce Vita », le cinéaste est arrêté par une dame sur la Croisette. Fellini raconte : « Elle avait le bout du nez en or plaqué . Cela miroitait au soleil comme elle s’agitait pour me parler. “ Vous êtes bien monsieur Fellini ? Eh bien, pouvez-vous m’expliquer pourquoi dans votre film, il n’y a pas un seul personnage nor mal ?” »
Le Nouvel Observateur – 2218 – 10/05/2007

Arrivée de:
Joe Bousquet / Lettres à une jeune fille.
J’en lis quelques pages et le laisse à la Comtesse Marcello à Venise.

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