Ah NON la PLUIE ENCORE

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Avec le café je feuillette un truc sur Roland Garros ( ils vont s’amuser avec la météo ) regarde Serena W et son petit chien, les vêtements que fait porter Christian Lacroix à Nadal, Federer etc… ( ridicule et les photos horribles ), le reportage sur Wawrinka. J’aime beaucoup le type. Les shorts que portaient Noah quand il a gagné! et l’affiche de cette année, pondue par Desgrandchamps. Horrible à mon goût. Je n’ai jamais été fan de sa peinture d’ailleurs. Elle m’ennuie. Mais j’aime bien la photo du type.

Je suis-je devrais me remuer et penser déjà à ce qui m’attend mais j’ai comme un poids qui me retient. Sauf pour la peinture . Demain fin des beaux-arts et attente de feu vert pour me présenter en tant que chef d’atelier. Si le feu est rouge je crois que je me présente quand même pour le sport. Les jeux sont-ils faits? Je ne sais pas. Les intrigues ne sont pas mon rayon. Je ris en recevant le mail de DS: Attendons de voir de quel côté le vent souffle.  C’est mal me connaître!  Je ne me suis jamais occupée de ce genre de chose. Le vent? Son sens !!! Allons !!! Attendre ? Mais pour quoi faire. Bon je m’en fiche. Je n’ai d’ailleurs toujours rien préparé. Ni écrit. Hier j’ai regardé Les hommes du président sur Watergate. Puis comme pas mal de gens, Cannes. Le mérite c’est que ça ne traine pas. Ce soir aux Molières ce ne sera sans doute pas comme ça ( malheureusement ). Evidemment Jean Pierre Léaud, evidemment. J’ai repensé au moment où je l’ai rencontré à Belgrade je crois. Sur un tournage.

Il m’a dit, alors que je trainaillais ici et là sur le plateau, que je regardais tous et toutes et tout en évitant d’être sur le chemin de quelqu’un que je dérangerais ( et sur un plateau on est toujours sur la trajectoire de quelqu’un ):

Vous ne voulez pas qu’on parte? On part.

Et moi j’étais affolée:

Mais qu’on parte où?

Et je me trouvais nulle, nunuche.

Et puis je ne me souviens plus.

J’ai couru sans doute vers R. comme une cruche pour lui chuchoter à l’oreille, devine ce qu’il m’a dit.

Après les autres m’ont suggéré de l’emmener un jour où il ne tournait pas,  dans je ne sais quel magasin du centre ou on vendait des pulls en cashmere, je me souviens. Mais j’ai demandé grâce, on non!!!. J’avais trop la trouille, il m’impressionnait trop.

Je regrette aujourd’hui.

Ranger cette pièce avec les livres partout, sortis et empilés. Les tasses. Bref.

Chouette!!!Eryk Rocha ( fils de Glauber ) a le prix du documentaire  : Cinema Novo est un film manifeste sur la pertinence aujourd’hui d’un mouvement cinématographique presqu’oublié des années soixante, le Cinema Novo brésilien. C’est un essai impressionniste ambitieux d’un nouveau genre qui nous rappelle que le cinéma aujourd’hui pourrait être à la fois politique et sensuel, poétique et engagé, formel et narratif, fictionnel et documentaire – une interprétation d’un « mundo novo » – d’un monde nouveau.

Remue toi LN. ( J’ai l’impression que l’Aspegic me fait du bien et calme un peu cette sensation d’être coupée en deux au niveau des lombaires. On verra )

Ca me barbe d’aller aux Molières. D’ailleurs ce que je n’aime pas c’est avoir des trucs à faire en dehors de mon travail. Sortir le soir etc.

Today

 

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Fischli au CCS

D’abord les rêves. Suite au film que j’ai adoré: Mange tes morts. Je pense qu’il est sorti il y a quelques temps, mais zut, ça déménage. Ca change de ces gnangnanteries françaises dans lesquelles il y a TOUJOURS les mêmes acteurs. Bref. Ca c’est formidable, drôle, vivant. Bon quoi?

—Quoi? Quoi … imbécile, tu as vu Fischli en live, ah nan avant le rêve… Donc suite à Mange tes morts, j’ai continué seule, me suis retrouvée rue Leonidas, ma première adresse à Paris. DP est venu me rendre visite. Il a garé son vélo devant. Je ne sais plus du tout pourquoi, les gitans nous avaient retrouvés, ou tout au moins nous cherchaient ( ceux du film ) . Donc l’Alpina passe devant mon rez de Chaussée et je me dis:  » Ils m’ont vue ». Je crie à DP de rentrer son vélo qui s’est transformé en solex blanc. On a vraiment peur et on cherche la cave pour aller se planquer. On y reste un peu-parpaings gris- puis rien ne se passe on remonte. Oublié le reste. Mais ce qui est drôle c’est le passage direct du générique au rêve.

Bref à nouveau.

Fischli qui reste seul sans Weiss, mais accompagné de son chien noir. Il ressemble assez à son maitre, détaché qu’il est de cette rencontre publique. F. parle peu, en Anglais. Parfois en Français quand il a envie. Il est drôle, d’une grande finesse ce qui ne surprendra personne. ( rétrospective au Guggenheim en janvier ) Il offre à tout le monde une clé avec des films dessus. Ils ont tous un rapport avec  » le cours des choses ». Bon ça fait vraiment du bien. Il y a quelques étudiants, C. avec qui je repars et nous buvons un verre en route.

Puis je me plie à l’utilisation d’un Uber, vue l’efficacité qui fait que les taxis ordinaires semblent totalement has been, il faut le dire. La voiture noire arrive. Je m’installe. Une fille gratte à la fenêtre en souraint. Je me suis trompée. Je redescends et me dirige vers une grosse voiture noire. Ils sont deux à l’avant ce qui me semble étrange, mais bon !!! Le mec élégant baisse sa vitre. Je lui dis: C’est vous?

Les deux rient et disent oui, c’est nous les Corses. Et ils partent. Je ris en regardant l’immatriculation 2B!!!

Puis le vrai arrive.

La veille , cours et conférence  » Terreur et dogme  » à Normale sup. Plus plus tard.

Je reçois le très beau livre que J. m’a indiqué: Dialectique du monstre. Je ne sais pas trop comment l’attraper et de quoi il s’agit. C’est assez merveilleux d’ailleurs d’avoir entre les mains un livre en Français dont on  » ne connait pas »la langue.

REcafé.

On a continué l’inventaire hier . Deux jours de suite c’est au secours.

snarkmap

Other maps are such shapes, with their islands and capes!
But we’ve got our brave Captain to thank »
(So the crew would protest) « that he’s bought us the best-
A perfect and absolute blank! »–

Lewis Carroll, The Hunting of the Snark. 

« Que l’on ne connaît pas bien quelle divinité l’on doit invoquer pendant les tremblements de terre. »

Les Diaboliques 3

J’ai fini ma chapelle sixtine hier soir. Aucune idée de ce que ça vaut. Si c’est ringard ou quoi. 8m par 3 si c’est une horreur ça fait une grande horreur.

Je regarde avec plaisir les Diaboliques . Grrr. C’est terrible. Les gifs aussi sont terribles. Impossible de s’arrêter. Regarder et regarder encore une fois; je me souviens de cette image de film ( lequel). Un Keaton, avec un cheval qui galope sans fin dans une tasse. Magique. Oups ça tape dur sur un piano en dessous . Vu une habitation provisoire en carton et je n’avais pas le temps de m’arrêter pour photographier. Je regarde des images des Bouddhas explosés par les talibans il y a quelques années et lis un article sur notre attachement au passé. Nous occidentaux.

Je ne sais pas par ou attraper les choses. commencer à faire une sorte de liste pour la Maison Rouge. Choisir quelle partie je prends. Hum. Article intéressant sur On Kawara. Reprise d’un classeur. Aulio Gelios/ Nuits attiques

Cobra verde, rangé où?

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Nuit terrible. Comment peut-il en être autrement quand on est l’épouse d’Adolphe Hitler. Que d’images, montagnes, hommes inconnus, père et mère, maisons, draps, pentes, uniformes.

Une fois verticale, j’ai oublié. Mais c’était épuisant. Ah oui cet homme à qui je dis adieu et qui saute dans un trou en avalant une capsule de cyanure. Il ressemblait à qui? Ce danseur Autrichien rencontré chez J.?

Moralité ne pas regarder le magnifique « Invincible  » avant de dormir.( avec Tim roth )

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Je continue donc Plutarque  » Sur les oracles de la Pythie « . c’est très beau.

La disparition de R. me bouscule. Mais je m’endors ( je m’accorde une sieste le Dimanche pliée en quatre sur un fauteuil !!!) et ne me réveille que parce que je vais à une vitesse folle sur mon vélo. Je suis rue Saint-Fuscien et ne peut freiner. La peur me donne une douleur terrible dans la mâchoire.

Je vois un film en trois fois. Il s’agit d’une fenêtre sur rue au rez de chaussée dans une grande ville. On voit au travers d’un rideau agité par un petit courant d’air, les gens qui viennent vers la caméra installée devant la fenêtre. C’est très beau. deux militaires viennent vers l’objectif, un vieux colonel avec un sabre et un plus jeune dont je ne distingue pas bien l’uniforme.

Hier on tombe sur ce film magnifique:

L’AMORE 1947 Rosellini

1- Une voix humaine (Una voce umana), 35′

Avec Anna Magnani, Spartaco Conversi, Lia Corelli, Massimo Girotti.
Huis clos, adapté de la pièce de Jean Cocteau, enregistrement en temps réel des trois coups de téléphone qu’une femme recluse dans sa chambre reçoit de son amant sur le point d’épouser une femme plus jeune.

2- Le Miracle (Il miracolo), 43′
Avec Anna Magnani, Federico Fellini, Sylvia Bataille, Jean Renoir.
Film « dédié à l’art dramatique d’Anna Magnani », l’histoire d’une gardienne de chèvres simple d’esprit qui se fait engrosser par un étranger de passage en qui elle a reconnu Saint Joseph.

 « Le Miracle recèle en germe le franciscanisme des Fioretti (autre chef-d’œuvre méconnu de Rossellini) et celui de La Strada, dont l’héroïne n’est pas si loin de la pauvre folle incarnée par Anna Magnani. » ( 1956)

Vite, vite

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Pas le temps d’écrire quoi que ce soit.Je prépare ce qui ne sera pas une conférence, sur le thème de l’Excès au cinéma et c’est un travail fou. J’avais d’abord refusé car je ne me sentais pas à ma place dans ce rôle cinéphile que je ne suis pas. puis me suis laissée convaincre.Quel bazar et je suis incapable de prévoir le temps, tout simplement parceque ça m’ennuie tellement de minuter je ne sais quoi…

On verra. On verra bien.

Une conférence pour moi,ça s’appelle raconter des histoires. Une histoire.

 

DE N.D des VICTOIRES AUX CRABES GEANTS

Je ne sais pas ce qui s’est passé le 4 Février et pourquoi ces visites sur le blog. 5 fois le nombre habituel.

Comme je suis toujours dans Indesign je ne sais plus ce que j’ai dit, écrit, pensé. Tout s’efface vite.

Je crois que les deux maquettes sont à peu près bonnes, je veux dire bouclées. Maintenant laisser dormir. J’adore cette activité en fait. Une exposition pour moi c’est cela. Alors une exposition c’est un livre et un livre c’est mieux qu’une exposition. Non?

eveque ND des victoires

Sortie de la Messe, l’Evêque et je ne sais qui à la tête carrée

Ce matin, messe ( moi à la messe??) J’ai même annulé le tennis pour la confirmation de M. la fille de E. et V.!!!

Ca m’a fait très plaisir d’être à ce rendez-vous, encore une fois car je l’ai déjà dit, la foi de E. m’émeut beaucoup. C’est d’une telle sincérité chez lui que j’en ai la chair de poule. ( Pelle d’occa!) et la respecte.

Tout finalement sauf: La vanité, l’ostentation, la démonstration.

Je suis allergique à certaines démonstration appuyées de la foi… Allergique quelque soit l’obédience aux groupes ( Les catholiques en horde et oriflammes  pour Pâques à Montmartre, le groupe d’hommes musulmans l’autre jour sur le quai Place Clichy… Bouuuuuu….)

Notre-Dame des Victoires précédée d’un pain aux raisins croustillant en face. Devant moi un homme à loden bleu sombre prend le pain et dit:

—  » Mettez sur le compte de la paroisse… »

Quand est venu mon tour, j’ai répété la phrase magique  à la vendeuse en riant mais ça n’a pas marché!

Evêque et enfants de choeurs. Deux heures à peine, agréables je dois dire. Encens et couleur rouge, chants, croix, nouvelles ampoules sur les lustres, fierté du prêtre.

L’Evêque , enlève sa mitre d’un mouvement sec et je me dis qu’il a dû s’entrainer bien des fois comme moi au service, pour que la petite calotte sur sa tête ne suive pas le mouvement.

 

Hier , travail toute la journée, Dementia 13 de Coppola et hop vélo jusqu’à la Bastille chez A. pas revue depuis l’été et son séjour à NY.

Délicieux petit diner à deux, sans histoires et agréable.

Retour nez au vent. J’écoute en travaillant Paolo Conte depuis hier. C’est joyeux et mélancolique à la fois.

Bon il faut que je regarde les travaux des étudiants d’Angers mais avant je crois que pendant que R. se repose de la semaine de tournée je vais regarder

 » L’attaque des crabes géants »

Ouille ouille!Mon petit Corman a encore frappé. Ce n’est pas très bon, mais c’est amusant. Le bruit des crabes vaut le détour et le simplisme des ce qui se dit, phénoménal. Ah les radiations , ah les radiations!!!

Cricraccric fait la pince.

« Beau singe à photographier »

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« Vous allez droit à la catastrophe. Nous vous plaignons. Je vous dit ça sincèrement pour votre décadence, votre indifférence, votre insolence » Raimondakis

Je ne pense pas beaucoup aimer ce film. J’en trouve le commentaire un peu sentencieux et les mouvements de caméras ( en avant en arrière, en arrière en avant … un peu artificiels…). Et puis les murs lépreux hum hum…/

Pourquoi n’avoir pas ECOUTE tout simplement…

1973

40’50

Ah AH Eh bien je ne suis pas si stupide!!!!!:

 Si Pollet n’a peut être pas trahi ses interlocuteurs avec ce film, il a cependant très certainement trahi son sujet. Les paroles de Raimondakis sont sans arrêt tronquées : elles sont secondaires, elles ne servent qu’à se mettre au service d’un long poème que déblatère un narrateur, sur les images de Spinalonga. Document central, l’interview de Raimondakis est ainsi tronçonnée en pièces détachées. Une séquence brute et continue de l’interview aurait été plus intéressante à regarder que ce long poème contemplatif et rêveur, qui pose sur les lépreux un regard curieux, poète, exalté, en un mot, bourgeois. Le narrateur tisse effectivement une poèsie sur 45 minutes, il lance des interrogations, des révoltes, sans jamais construire de réponse élaborée, sans jamais développer une analyse historique : le titre foucaldien promettait pourtant plus de finesse. On est simplement face à un détournement ; à la complainte du révolté échevelé et romantique, qui s’attarde quelques jours sur le sujet et s’en va, à califourchon sur de nouveaux chevaux de bataille.

Pollet a pris un phénomène social et historique et l’a transformé en expérience purement esthétique : il y a là, à mon sens, quelque chose d’immoral.

Héhéhéhé!!! OUé!!!!!

Traité par Erving Goffman ou par Frederick Wiseman, le sujet aurait été autrement mieux respecté : on regrette ici le cinéma du réel, le documentaire silencieux, celui qui ne nous prend pas par la main.

PAR CONTRE/ MAIS / CEPENDANT/

Raimondakis

les passages (( sous-titrés ) où parle Raimondakis  sont terribles de calme, de dignité, de tenue….

Et aussi cette dame qui dit :

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Extrait du propos de Raimondakis  :

« Il y a 36 ans que je suis emprisonné sans avoir commis de crime. Pendant ces années, beaucoup de gens sont venus nous voir. Certains pour faire des photos, d’autres avec un point de vue littéraire, pour voir une espèce de gens différents, plusieurs ont tourné des films.

Hélas, ils nous ont trahis jusqu’à aujourd’hui. Aucun n’a transmis ce que nous voulions et ce qu’ils avaient promis de montrer au monde.
Finalement une duperie, une photo, et une légende dessous qui modifiait les promesses et nous trahissait – et ceci nous blessait, parce que les uns voulaient montrer de la compassion et les autres de la répulsion – mais nous ne voulons ni qu’on nous déteste ni qu’on nous plaigne. Nous avons seulement besoin d’un sentiment, l’amour. Amour, en tant que personne qui a une infortune, et non comme s’il était une sorte différente d’homme, un phénomène…
Je me demande si, bien qu’étrangers et partant très loin, je me demande si vous rendrez la vérité, ou si vous garnirez de mensonges ce que vous avez tourné pour l’utiliser qui sait dans quels buts, qui sait pour quelles idées. »

Cutter’s way

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D’après Cutter and Bone de Newton Thornburg

Cutter, played by John Heard, is a disabled Vietnam vet with but one leg, arm and eye, and a mouth that drips of the poetry and squalor of Rimbaud. Bone (Jeff Bridges) works for a sailboat dealer and services bored bourgeois wives, and lacks a compass, moral or emotional. Mo is Cutter’s wife and is dying, it appears, of either alcoholism or something worse…

Hier , la grotte comme dit E: Tu es partie à la grotte?

Parfois je n’arrive pas à en sortir, et ne peux décoller. Bref. J’arrive à 20h au centre Pompidou, pour voir au hasard une séance de la programmation Albert Serra. Je m’installe dans la grande salle sans savoir ce que je verrais dans 10 mn.

Cutter’s way de Ivan Passer. ( La blessure en français ) . Je ne sais rien de Passer, rien du film, rien des acteurs. J’aime bien ça. Me laisser porter après m’être installée en bout de rang pour partir si je n’ai pas de chance.

C’est un pur chef-d’oeuvre , un film magnifique plein de souffle, de vie, de héros et anti-héros. Tout est à fleur de peau, excessif, tendu. Bon il y a des dizaines de textes là-dessus.Les acteurs sont dingues.

J’ai commandé le DVD d’occase sur Price.

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Je sors de là, enthousiaste. Comme cela arrive très rarement.

Bon hop, direction le tennis où je dois régler ce matin l’affaire de ma raquette volée

« Voici le sabre de mon pè-è-re, tu peux le mettre à ton côté »

Dandy cinéphage, élevé à la fin des années 1970 dans un village près de Barcelone, Albert Serra s’est fait connaître internationalement avec son second long métrage, Honor de Cavalleria, dès 2006…

Hier ouverture .

On s’était dit avec J. on y va et si ça nous barbe on se tire.

Moi je n’en avais jamais entendu parler mais il faut dire que je ne suis pas une flèche niveau cinéma.

On est restés pour le court métrage après l’introduction de Serra qui fait bien rire tout le monde. Ah oui c’est trop cool de rire. Grrrr….

Il a un blazer comme un vieux beau du 16eme , modèle épuisé … Il a les cheveux longs sur la nuque. Il parle Français avec un délicieux accent Catalan.

J’aime bien. Le mec me plait, il est assez dandy effectivement , et il me plait-oui car il y croit encore. J’aime comme il approche les choses mais, les jeux sont faits et il ne pourra, lui, rien faire contre ç…

On mange le court-métrage, puis la tragique performance de purification de l’écran.

Alors que c’était plutôt marrant et même pas marrant du tout mais intéressant de parler de ça, de l’écran, de le rendre encore plus vierge, blanc de blanc;De ne pas vouloir « passer après les autres  » en deux mots…

Oui c’était plutôt bon comme idée: —J’arrive et tout doit être baptisé par moi…

Bon, la merde c’est quand l’eau se transforme en miroirs qui ont des formes ondulantes de vagues , enfin de motifs verticaux de vagues. Oups , me dis-je en regardant Momo et un autre machino installer , c’est d’la métaphore.

Moi, depuis que je l’ai lu ( trop tard mais ….), j’imagine toujours un Bukowski assis au milieu de la salle et qui dérange tout le monde pour sortir en éructant ou en vomissant pour de vrai. Mais yen a pas. Yen a pas!! Personne… On est tous, moi comme les autres, bien passifs à attendre l’action.On est tous pour les mieux placés, dans des rayons plus ou moins VIP qui vieillissent bien ensemble, main dans la main comme ça on voit rien de l’avancée du temps. « Serre ma main, tiens moi , j’ai peur de vieillir, non je passe derrière toi, toi vas-y en premier. ».

Bref on aura  un peu de cul peut-être. Ah non, la violonniste a mon avis n’a jamais vu le loup dans sa robe de concert. Mais opposition fine, vla deux filles seins nus. —Oué!!! dit personne parce qu’on s’en fiche, on l’a vu mille fois le coup de la pépé torse poil. Bon tout cela est en live sur grand écran. Mais c’est mieux de regarder le vrai. Déjà qu’une performance, à mon avis n’a plus grand sens, la voir filmée est un contre-sens d’un truc qu’en a pas…E la voir filmée avec autour d’autres gens qui filment entourés de gens qui photographient… Laisse tomber.

J. me dit plus tard, il a raison DP de pas se soucier d’enregistrer ses cours. Il faut de la perte. Ya plus de perte.

 …J’en suis où? Ah oui. Voyons ce qui se passe du côté de Vagina Dentata Organ et Jordi Valls.

La torse-nu centrale est tatouée et voilée avec paillettes comme pour la danse du ventre. Elle attrape une sorte de barbelé ( ben tiens ) argenté et se ligote elle-même pendant que l’autre « arrange » des rouleaux de papier toilettes. Je souffle à J. :

— Tu ne me dis pas que ça va dessiner une croix?

Ben si ( Quand je raconte ça ce matin à C. elle me dit. Je croyais que tu allais lui dire «  Tu ne me dis pas qu’elle va ch… « .Pardon pour la vulgarité mais bon… Parfois, finalement appelons un chat un chat. On a bien ri et j’avoue que je n’y avais même pas pensé.)

La croix se termine et Miss voile saigne un peu. Juste de quoi nous faire frémir un peu, histoire qu’on soit pas venu pour des prunes.

« Ah ces espagnols quand même on les reconnait bien là dit » , je ne dirai pas qui. Et D. de dire: « C’est pas des espagnols c’est des Catalans ». Exact.

C’est lamentable cette soirée. Bon, et puis… Heu… Ah oui du fond de la salle des tambours. Puis la projection d’un diaporama montrant :

Ou des anarchistes condamnés à mort?

Ou des condamnés à mort?

Des morts c’est certain.

Et qui vraiment ne se sont jamais doutés qu’ils finiraient leur carrière au son de tambours guidés par un homme tambour -à-bonnet-méchant.

Oh comme il est en colère! Oh. Vite un Emoji-colère pour résumer ce que je vois. Ya pas d’émoji -Colère. Ya qu’un pirate, un pistolet, une bombe pour indiquer ça-le méchant. Merde..

 Il arrive  » sur scène  » et avec un marteau casse les miroirs, plaf, plaf. c’est vraiment ce qu’on appelle un coup d’épée dans l’eau. Oh, c’est un rebelle et paf et schlac… Mais qu’est ce qui vole? On est bombardés de rouleaux de PQ. On tremble!!!. Bon ; la lumière se rallume, on a déjà tout oublié, les conversations reprennent , les Emojis se recoiffent  et on nous indique comme à un tour operator la suite de la soirée.

Avec J. et sa grosse valise rose , on descend puis on attend pas l’orchestre. Je vois Serra se réajuster, remettre bien son blazer . Il m’est sympathique.

Nous on se tire. Je dis à Alix de saluer D. et D et nous voilà , bien contents devant une bière et des cacahuètes. On ne parle même pas de ce qu’on a vu.

Et moi, pourquoi j’en parle? Paeceque c’était une soirée sans grand intêrêt et que je suis intriguée par le type. Les sujets de ses films m’interessent

« There was a popular fete in the village. This is where I saw most of my personal mythology synthesised. I immediately realised that this was my personal Hairspray or Cry Baby. I only had to add a few details to complement the reality I saw in Madremanya.
Is it fiction or a documentary? At first it was fiction. That explains the artificiality of the interpretation and musical sketches. I hate documentaries. They are the perfect excuse for people with no imagination. But as the film is a portrayal of a world that has almost vanished, it could be considered a ‘document’. This annoys me a bit, because I consider myself an artist. I believe the film has at least three or four unforgettable moments of beauty, which justify the rest.« ( crespia )

Albert Serra tourne la rencontre entre Casanova et Dracula au château de Bourgon

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On boit deux bières, J. me raconte ses interviews, il fait très doux. Ya un type à côté, sorte de Saint-Laurent grosso modo qui est speedé. Onpense que son RV amoureux n’arrive pas. Il est super agité, traverse la rue comme à la rencontre de quelqu’un qu’il ne connait pas. Il a des clés de bagnole Mercedes… Puis on se dit que c’est plutôt un RV de dope.

J. et sa valise rose disparait .

Je retrouve R. au café du coin. On mange un truc et en rentrant j’envoie ceci à D.

« j’ai bien aimé le mec. mais il est déjà grillé par la médiocrité de son public ( nous tous dociles)  face à la médiocrité de sa performance . 
Autant d’indigence me rend triste. 
C’est très complaisant tout ça. Toute cette violence nécessaire et probablement sincère qui ne donne qu’une mascarade filmée et photographiée sous toutes les coutures. Les filles qui courent autour avec leur appareil photo, service presse et grosses caméras..
La performance ( de toutes les façons est une vieille lune obsolète) mais celle ci , si naive, autant qu’un spectacle de Pippo del Bono. Putain. les barbelés, le sang? Ca va…  Et toutes les images-diaporama de ces types qui du fond de leur vieux trou n’imaginent pas « ça ».
Ou alors on est trop vieux et on se dit que ce n’est plus concevable.

J’irai voir  » honnor de cavalleria » qui m’intrigue.
On s’est barrés tranquillement avec Jonathan et on a préféré aller boire une bière au bistrot derrière papoter et regarder les gens.
bzzz »

Titre original : Whirlpool Titre français : Le Mystérieux Docteur Korvo/ 1949

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Puis le carrefour de la mort de Hathaway avec Widmark

Puis Le point de non-retour de John Boorman avec lee Marvin

Samedi soir j’ai regardé le Ballon blanc de Panahi. Le film m’a pas mal ennuyée et surtout l’interprétation de la petite fille … Film de 1995, camera d’or au Festival de Cannes. Hum. Humanisme  .  Odyssée d’une enfant pleurnicharde à la recherche du poisson de ses rêves. La scène des charmeurs de serpents , celle du tailleur de chemises sont vraiment bien. Mais pourquoi a t’on fait geindre le petite fille du début à la fin. J’ai eu envie de lui donner des claques tout le long!

STARS

Evidemment ce que je raconte n’à rien à voir avec ces passionnantes « impressions de Grèce « que m’envoie Constantin, rencontré à Cergy alors qu’il était en première année.

Il a une écriture vive et directe , hyper vivante et on a le sentiment, bien plus qu’au travers de mille reportages ( il y a des journalistes plus ou moins palpitants), de participer à quelque chose. D’y être.

Bon . Moi pendant que lui était à la guerre, j’étais au Grand Rex. C. m’a emportée sous son aile. J’ai de la chance!!

J’ignore tout des chanteurs des années 80 en Grèce, mais je connais ceux d’ici. Difficile d’y échapper. Je suis assez friande de ce genre de réjouissances. Les avant-première m’amusent plus que les vernissages. Donc hier je sèche pour mon plus grand bien, Maison Rouge et Macval, et pars remettre le prix Marcel Duchamp à Jean-Luc Lahaye ( par exemple). Avant sept heure il y a la queue.

( pour annoncer ma tenue je vais à la ligne…)

J’ai pour l’occasion mis mon flambant pantalon doré(  ( depuis que j’ai vu C.A et sa veste à paillettes sur scène avec Sofitel j’en rêve… ) donc pantalon doré avec des chaussures blanches ( il ne faut pas avoir peut d’un brin de vulgarité!!!) ( Je corrige comme Flaubert le faisait, damned…) Et en haut je mets quoi??? Heu ben un t-shirt avec une étoile?

Ben oui. Veste noire et hop, je glisse ( en cas de besoin) des lunettes de soleil blanches dans ma poche, un peu de fric et me lance dans la rue comme une comète en priant pour qu’il ne pleuve pas.

Tiens , me dis-je , on ne me regarde pas beaucoup. J’analyse cette indifférence rapidement. Elle n’est que pure jalousie évidemment. Un pantalon comme ça, c’est presque une tenue de Pharaon, et encore je suis modeste.. Disons le clairement, je n’ai en descendant la rue fait qu’un avec le roi soleil: Pures noces alchimiques  rue des Martyrs…

Bien installés et munis de nos sacs contenant le kit perruque dorée, bâton lumineux, bonbons Haribo et délicieux petits sandwiches.

Je regarde plus loin Diane Chasseresse se préparer, puis nous allons boire une bière et C. papote avec son équipe. Il y a des projos prêts pour des séances photo que je n’ose imaginer. Zut , on ne peut plus descendre. Ca commencera une bonne heure et demi après. Je suis bien disposée, tout m’amuse, Luc Plamandon arrive en groupe , un Marouani par ici, et la presse.

Etre là c’est moins marrant qu’avec les gens au-dessus. On s’en apercevra un peu plus tard pendant la projection. Nous on hurle et on se trémousse. J’ai l’impression que eux voient un Bergman et que nous voyons ce que nous voyons.

Et c’est du lourd.

J’ai une grande capacité à me laisser aller et oublier que je suis la Reine d’Angleterre en déplacement. On s’y fait de n’être personne, de n’être qu’un pauvre spectateur ordinaire qui rit à des répliques un peu épaisses.

Hoho, mon rendu est terminé

. Je retourne sur FCP pour la version Française, en Français serait plus modeste… de « Un monument près de la mer ».

Bref, projection, concert, je danse et Gilbert Montagné qui en chante 3 , c’est beaucoup, fait que nous sortons. Au privilège? Heu … Oui, non, oui. Finalement je décide de rentrer.

Mon pantalon fait beaucoup plus d’effet la nuit. Il brille à fond. Et dans le Rex, je n’avais pas à envier celui de JLL ni la robe de Jane Mas.

I am the queen….

J’enlève vite fait ma parure, et pose quelque part ma perruque dorée de réveillon. Zut, j’ai oublié les lunettes de soleil Années 80!!!Et j’ai faim….

JOURNÉE NOIRE plutôt GRISE

Hier soir après la projection de Amour à la cinémathèque.

« Amour  » j’y suis allée pour voir JLT et E.R.

Je n’ai pas envie de parler du film, qui m’a laissée de marbre.

Tous les acteurs , je veux dire les autres -infirmières et concierge-, pianiste sont très bien.

A la fin je descends pour saluer JL de la part de R. qui n’est pas venu. Je croise le regard de E.R, c’est d’ailleurs plus qu’un croisement indépendant de notre volonté et je balbutie un compliment à la noix, terminant par: « Je ne sais pas quoi dire ». Elle n’est pas particulièrement sympathique lorsqu’elle me suggère avec sagesse, de ne rien dire. Elle est belle dans son manteau du soir évasé.Mais bazar ils ont du se marrer sur ce tournage. Quelle angoisse…

Puis je chasse M. Escortée de C. et J on monte boire quelque chose.Ce qui ne fait pas de mal après cette épreuve. On retrouve E. et F puis M qui a une sorte de papillon noir discret sur le coté des cheveux. Elle est formidable. Et on rit.On reparle des SMS de cet été et de jardinage.  Tout le monde s’est rué sur le champagne pour décrisper  les moindres tendons!

Voici J.L qui s’assied.Il a l’air content. Et en forme. Une place à côté de lui est occupée par une jeune fille qui lui parle. M. m’envoie au front, à côté de JL pour faire tampon!!. Du coup, je passe une soirée Louravie, à côté de lui et lui demande de me raconter l’histoire du chien. Il raconte une histoire de chien moche et c’est désopilant, mais là, ce n’est pas la même. Il transforme le chien en deux chats…

Bref. F. est assise de l’autre côté, on est comme des chenets autour d’un feu.

A ce propos deux royalistes ce matin,ce n’était un secret pour personne, sortant visiblement de la basilique de Saint-denis échangeaient des informations sur des chenets à tête de Marie-Antoinette…Le garçon brun disait que,oui Monsieur Serre en avait, ou en avait eu.

—Flute! je n’ai pas pensé à vous.

Dans le genre Flûte une autre expression qu’emploie A. est : Bon sang de bois. C’est pas mal.

Donc des gens filment JL sans se gêner peut on dire, font des photos. Moi je me plie pour ne pas encombrer leur butin. Je repère un type insupportable, avec sa petite queue de cheval. Je le connais. R. le connait et on l’évite comme on peut. Il me fiche la paix et fait comme s’il ne me connaissait pas. Ca m’évite de faire le sale boulot. Il attend , je préviens JL qu’un rapace va fondre sur lui. Il s’en fiche JL. Le mec lui tend une photo, deux, dix. JL signe gentiment, très gentiment. D’autres font la queue et je suis donc spectatrice d’un tas de machins, de photos sans chronologie: Là jeune ,là encore plus, là Hamlet, là Lelouche, là …sais pas, là BB . On parle de Ma nuit chez Maud, du tournage de « Amour » . Des gens posent des questions. On dirait qu’ils veulent en savoir le plus possible en si peu de temps.

Je dis que sa signature diminue et que ça va finir par une virgule. Champagne. Oui. Zut, il est tard? Allez .

Je lui dis aussi qu’il est incroyablement disponible et fait bien son boulot.

On rentre par le métro avec C. qui part bientôt faire son voyage. R. m’attend et je raconte tout et tout et qu’il y avait Michel Bouquet et que j’ai croisé M. Comme j’ai passé la soirée assise je n’avais rien mangé…

Inutile de raconter le désastre au tennis ce matin. Zéro jambes.

J’ai travaillé cet après -midi et fait tomber un Disque dur. Bouffées de chaleur et panique.On verra demain. Je préfère ne pas y penser.

Et quand je vois l’heure je file voir la présentation de E. Comme on s’est vus au film, on reparle de ça. Avec F. on est d’accord.

E. voit différemment. Il y a du champagne et je ne bois qu’un jus de pamplemousse suivi d’un Perrier. Il y a des chocolats de la mort et des fromages délicieux. Mais je picore juste 3 chocolats.

V. me propose de l’accompagner aux Beaux-arts demain pour la soirée après Fiac. Je n’irai ni à l’un , ni à l’autre. Là j’en peux plus. Je pense à mon frigidaire à sapins, et au café de Saint-Bonnet…et aux bois.

Finalement la nécessité d’écrire un texte sur « Le monument près de la mer » me donne l’idée de réunir 4 histoires qui ont en commun l’Italie. Une avec la Comtesse Marcello, une avec le tableau de Bramantino où on voit une grenouille,une peut être sur la villa. Sais pas. Un peu inspiré des récits de voyages en Italie, Rome Naples et Florence , Paysages Italien de Wharton ou Errances en Allemagne et en Italie de Mary Shelley. Enfin bon… Je vais trouver. Il me faudrait 4 ou 5 de ces histoires. Elles dureraient 15 mn …

Et après je rangerai tout ça dans un tiroir!!!

Bon, j’ai faim et je suis fatiguée.Aucune idée de ce qu’est ceci. Tweed day???

LE NEZ

S’il y a un truc qui m’agace , ce sont les gens qui nous demandent l’adresse de J.L.T. C’est incroyable ça! C’est sans arrêt.

Enfin, c’est très souvent:

Et puis je ne l’ai pas.Blabla, blabla, et à un moment: « Au fait vous pourriez demander à JLT s’il peut lire je ne sais quoi… »

J’ai un jour tenté un truc pour quelqu’un. Terminado.

C’est pas grave mais c’est chiant.

Bon ben ce soir quand je verrai JL à la projection, je lui demanderai si je peux le filmer !!! HAHAHA ….

J’attends que R. parte pour son émission afin de faire ma voix en Italien.

J’adore ce personnage.

Envie de sapins, de respirer.

« LE CONFORT INTELLECTUEL »

Reçu Le Bréviaire de la Bêtise, le confort Intellectuel, Cynismes, et j’sais pas quoi.

L’image de Staline , statue de bronze déboulonnée en Géorgie me fait penser à Adel Abdessemed. Dès que j’ai vu ce machin sans échelle ( c’est lourd  et grand mais ce n’est pas monumental ) j’ai pensé au parc près de Budapest, le Memento parc.

Pas vu l’exposition.

Puis  fiche du film Despues de Lucia, que j’ai aimé même si je l’ai trouvé très lent. C’est ce qui fait sa force sans doute.

Pratiquement fini le grand transparent 4.

Je lis des critiques des grandes expositions  et je ris. Je ris à la remarque de Dagen qui dit qu’il ne manque que l’arrosage automatique dans l’expo d’Orsay , dernière salle.

Ce matin lever 7h pour tennis à Saint-Denis. Lamentable. Pauvre F. J’ai honte!!!

Je lis je ne sais où , et cela m’intéresse, la difficulté des Français à représenter les fantômes.  « Les scènes de la statue du commandeur ( joué par un acteur de haute taille ) ne sont sont guère plus réussies mais rares sont les metteur en scène Français qui savent comment affronter les problèmes de revenants. »René Solis

Oui représenter les fantômes en évitant l’imagerie traditionnelle du suaire blanc, du voile , du flou, ou du caricatural n’est pas une mince affaire. Le piano qui joue seul, l’ampoule électrique qui claque, la porte aussi, les escaliers sans fin…

Moi je pense que c’est Don Juan et Sganarelle qui voient cette figure, mais pas le public. C’est toujours un peu ridicule cet uomo di sasso. 

West/ Inkeepers

Il Convitato di Pietra e detti

La Statua
Don Giovanni, a cenar teco
M’invitasti e son venuto!
Don Giovanni
Non l’avrei giammai creduto;
Ma farò quel che potrò.
Leporello, un altra cena
Fa che subito si porti!
Leporello (facendo capolino di sotto alla tavola)
Ah padron! Siam tutti morti.
Don Giovanni (tirandolo fuori)
Vanne dico!
La Statua (a Leporello che è in atto di parlare)
Ferma un po’!
Non si pasce di cibo mortale
chi si pasce di cibo celeste;
Altra cure più gravi di queste,
Altra brama quaggiù mi guidò!Etc///

K.O

Blow upDPweb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sortant de Chez M. tout s’est bien passé. Atmosphère chaleureuse, et déjeuner non prévu. J’y suis passée après avoir acheté 100 paires de chaussettes à la clé des marques.

I me montre des images de cet endroit insensé qu’est la Villa Celle près de Florence.

J’attends mon appareil photo conseillé par R.

Il me faudrait aussi une camera petite, et aussi refaire le site et aussi je ne sais quoi.

Je n’arrive pas à travailler, et ne pense qu’à jouer au tennis. J’ai l’impression que je ne peux rien commencer avant de partir.

Fini la Sonate à Kreutzer que je n’ai pas aimé, trop prêche-moralisateur , alors que Le diable et un Mariage  sont vraiment drôles et savoureux. En regardant mes livres je suis effarée par le nombre de points d’interrogation qui s’en échappent. Impossible de parler de la moitié d’entre eux. Sais plus, me souviens pas. Et pourtant c’est passé dans le sang, non. Même si je ne sais plus rien d’Eugène Onéguine, nous avons passé des heures ensemble. Même si les journées desman sont un peu floues il m’en reste un parfum agréable.

Ai reçu : Et le vent reprend ses tours de Boukovsky et Brigitta de Stifter aisé que Cristal de Roche.

Chasseur cheveu web

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Hier , projection de films de Barbara Hammer. 

Maria deren’s sink 2011 et

projection du film de Maya deren  meshes of the afternoon 1943. Cela me fait souvent penser à Cocteau( la fleur, la figure voilée, la route en pente etc…)

Two bad daughters 1988, Sanctus 1990

Et bien lorsque je pense « cinema expérimental » , j’ai en tête par exemple Len lye que j’adore pour n’en citer qu’un seul , et ce genre de filmique  que je n’aime pas: avec des tas de traficotages d’images qui datent à mort, ( incrustation, couleurs flash, onirisme, matiérisme, picturialisme, métaphores un peu heavy heavy) . Lorsque dans le documentaire sur Maya Deren des intervenants apparaissent dans des cadres comme des tableaux, ce n’est pas possible. On ne respire jamais, c’est lourd. Bref. 

Mais je n’ai pas vu grand chose. Sanctus et la dans des squelettes me plait davantage.

La projection ets pénible car il fait un réel froid de canard dans la salle et  tout le monde s’est pris l’averse d’avant. Mooi j’ai le pied mouillé et je mets ma veste sur mes genoux car j’ai mon short de tennis ( pas eu le temps de me changer et attrapé au vol ma veste à carreaux à la doublure déchirée et la poche trouée.

Elle, Barbara es passionnée et très sympathique. Elle parle avec enthousiasme et c’est très bien. La salle est pleine de filles. Verre après et je me sauve car je déteste ces atmosphères lesbieno-ghetto. C’est insupportable à mes yeux. Ridicule même.

Lundi soir, Misia à Orsay. Apparition de premier ministre dont je ne sais jamais le nom et de la belle Filipetti. C’est vrai , elle est classe cette jeune femme. 

LapinDPweb

 

PAÏNI/Louvre : « L’extase indécente du Sommeil »

Blanchot/Michaux/Cocteau/Schultz

Baudelaire/Lautréamont/Proust/TH. Gauthier

Surréalistes

Valery/La dormeuse

Boeklin Rachmnaninov: L’île des Morts

Paini3Dec

Voir Füssli: Le cauchemar
Fussli-1
Extraits:

Rohmer-Kleist: La Marquise d’O

Akerman-Proust: La captive

Misoguchi: Miss Oyu

Vigo L’Atalante

Flfl Illustration 380
Les rêves Vampyriques: La recherche du repos définitif

Dreyer:Vampyr
Vampyr1Vampyr2Vampyr3

Paini3Dec:2

Dreyer

« Le sommeil comme un masque »

Paini3Dec:3

Paini5

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