Comptez 11 coups !!!!


J’aime bien cette photo, ça sent la pègre et le mac Carthisme, les incorruptibles. Les matches de boxe truqués. Humphrey B. et les ombres au cinéma.

Enfin terminé la grande peinture de 7m50. Hum. Aucune idée, aucun avis, aucun contentement. Est ce qu’elle est dégueulasse? Sais pas. Continué la maquette pour Araau. Idem. Bonne nouvelle pour expo. Mais quoi? Quoi? Je geins, je me plains alors que j’ai l’a chance d’être quand même comme on dit vulgairement ” du bon côté du manche “. Pas vu d’expos. Ni Orsay, ni le Centre Pompidou. Seule la lecture… Rien et la lecture. Suis allée acheter deux pollars comme un mec en manque. Dashiell Hammett et… sais plus. Café sur l’avenue. Les arbres. Un peu frais. Juin déjà. Zut . Partir. Quand? Jeudi soir seule au Louxor pour voir la Palme. Vendredi une pizza à Pyrénées avec V. On a beaucoup ri à la perspective de la venue de J.F Debord aux beaux-arts. j’ai eu deux détestations dans ma vie d’élève puis d’étudiante: Madame Koffman professeur de solfège à Amiens à qui j’ai écrit des années après qu’elle m’avait fait détester la musique et Jean-François Debord, professeur aux beaux-arts/ morphologie.

Je vais donc après lui avoir tiré la langue ostensiblement il y a une dizaine d’année, réglant ainsi de façon un peu minable, mes comptes, je vais aller vérifier si son taux de contentement est égal à la longueur des fémurs et muscles et tendons dont il nous enseignait les secrets, de sa voix grave et snob. ( moi je baillais ). Une telle vanité quand elle existe ( mon grand ami Cassandre, mon grand ami Balthus ), il faut la contempler. Je me réjouis d’avance. V. m’a joué leur conversation téléphonique. J’étais pliée en deux. Bilan j’ai aussi détesté la morphologie. Quel con. Donc mardi vérification. Je pense non pas que ceux qui vont mourir te saluent mais que “ceux qui ne se détestent pas” ( je croyais que l’expression était de Jean-louis mais Marianne dit qu’elle est de R. ) Bref ceux qui ne se détestent pas s’assemblent et il n’est pas étrange que Sfar soit de la partie. Debord, on l’appelle maestro 11 coups, rapport à la sonnerie du téléphone: Comptez onze coups. J’en ris encore. Et les petits beignets à la mozzarella soit dit en passant étaient bons ainsi que la pizza. Je ne crois pas être d’une mauvaise foi totale quant à ce personnage. Plus jeune j’aurais dit un gommeux, genre foulard roulé. Là il est âgé. Bon on verra et si je me suis trompée , mea culpa !!!

J’ai regardé un vieux film de Molinaro ( on l’appelait Doudou, je l’aimais bien ) 1959 avec Robert Hossein qui était quand même assez beau. Et Jacques Dacqmine, j’aime bien, je l’avais oublié…( comme disant R. il ne faut pas s’en faire, dans 20 ans on ne sait plus qui on est et même pour les plus célèbres ce sera 70 ans mais il disparaitront également.) Bref ça a vieilli tout ça.

Prendre un peu l’air si on peut dire sur le boulevard et sa brocante. Ce qui est amusant c’est de regarder les gens. Un vieux qui croque ses dents et qui porte une croix et d’autres amulettes, des bobos, des blocks qui ” rasent ” des Adidas ou font je ne sais quoi pour leur redonner vie. D’où viennent ces godasses qui semblent neuves? Arrêt devant des images pédagogiques: la ferme, l’accident de voiture, le chien écrasé. Ça a beaucoup de charme ces trucs d’écoles primaires , un peu criards, un peu moches. Des chaises genre années 50, des fringues déglue. Un vide grenier dans les règles. Puis un café aux oiseaux et son décor années 50. Bar Portugais à Anvers avec des Portugais et …. un flipper. Je joue mal mais avec mon seul euro mais je gagne plein de parties. Stop au square d’Anvers au retour. Des gens sur des bancs donnent du pain aux moineaux, il y a une boite avec des livres. “Bonne journée, vous aussi “. Passage éclair à la Maison du Saumon pour acheter du tarama délicieux et …. puis au coin de ma rue je dis à R: Ceux là sont une équipe de Bonneteau ça se voit de loin. On les dépasse. Gagné!!! Un des hommes un peu planqué compte une épaisse liasse de billets de 50 euros. Quand je dis épaisse, c’est genre 5 cm. Comment peuvent il pigeonner ainsi les gens??Ca parfait fou de se faire arnaquer comme ça. Roland Garros. Début de match incroyable… Les bêtes absolues. Tiens un peu de soleil.

Toujours la culpabilité si je ne fais rien. AI parlé avec C. et plaisir de se dire qu’on se verra au Rep.

After

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Emma, Noa, Edouard m’embrassent

Tout ce que je sais c’est que je n’ai pas envie de trop parler. J’ai l’impression d’être ici depuis longtemps et le passage par notre école a été étrange bien sur.

Aujourd’hui, tout à l’heure je vais ouvrir l’atelier et tenter de me remettre au travail. Je ne sais rien dire de mon état. Comme si je n’étais pas moi. Ou comme si une seule partie fonctionnait. Ou aucune.  Je ne suis ni vraiment triste, ni gaie.Je ne suis rien.  J’ai pu pleurer. Je me revois en sorte de zombie juste après. Comme si je n’étais nulle part et ne m’adressais à personne. Mécanique. Presque. Oui je réalise. Je l’espère. Bon. Merde.

Et ce hameau qui ne bouge pas, cet endroit incroyable et hors du temps. Il manque les chantonnements, la grosse voix, les exclamations. Pour le moment c’est comme si j’étais partie quelque part, seule pendant 17 jours.

Je poursuis le livre commencé à l’hôpital. Pas un livre excellent dans la collection Rivages/ noir. Mais un livre qui prend mon attention. L’homme aux lèvres de saphir de Hervé Le Corre. Acheté d’occase en face de Saint-Antoine. C’est une sorte de variation Lautréamont / Ducasse, primé au festival de Cognac en 2005. L’idée est bonne. Le style un peu conventionnel peut-être. Mais il m’a accompagnée dans la petite chambre.

Le prochain sera La famille Aubrey de Rebecca West: { “J’écris pour savoir ce que je pense » } que A. m’a offert.

Bis repetita

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Je me disais bien que j’avais déjà été étonnée par ceci. Et l’avais rapproché d’un Hantaï à l’époque.

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In his Recollections of the last days of Shelley and Byron (1858), E. J. Trelawny explains that during the disinterment of Shelley’s body near Viareggio, the “iron [of the mattock] had struck a skull ….” He claims that Lord Byron desired Shelley’s skull for himself, but Trelawny, recalling that Byron had once used a skull as a drinking-cup, “was determined Shelley’s should not be so profaned.” During the cremation, Trelawny reports that Shelley’s corpse fell over, and the “frontal bone of the skull, where it had been struck with the mattock, fell off …”

Bon.Hier Argenteuil où je rame un peu. Aujourd’hui lever 7h pour garer la voiture et je me rendors sur “le bain de Diane ” de Klossowski que j’avais lu en 1983.

Au super marché un homme, lunettes de soleil sur le front parle très mal à la femme qui l’accompagne. Il est élégant pas mal, et elle se hâte, panier en main.Elle est maigrichonne, il lui dit pauvre folle et des choses du genre. Je comprends qu’il est aveugle ce sale type. Imbécile, trouve des Danettes dit-il . Elle s’exécute docilement. Elle a un petit visage ( alcoolique?). Je traine un peu pour suivre le dossier puis pars en soupirant.Pas le courage d’aller peindre. Recherches ici.

Diner chez E.et V. Délicieusement bon. Et agréable. Nous marchons le long du Luxembourg avec GG. Puis je bifurque vers Notre Dame des Champs. Il est plus de minuit. Il fait bon.

 

 


“Les escargots sympathiques” NOTES

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carnets de VH

Allix:

“Mais son « invention » la plus célèbre date de 1850 et se nomme la boussole pasilalinique sympathique ou plus communément les escargots sympathiques. Il s’agit d’une méthode de télégraphie basée sur la capacité supposée des escargots à maintenir un contact sympathique après l’acte sexuel. Autrement dit, un escargot est capable de transmettre à toutes distances, par le biais d’un fluide identifié à une forme de magnétisme animal propagé par le sol, son état d’excitation au congénère avec qui il a sympathisé, c’est la « commotion escargotique ». Jules Allix n’était pas vraiment l’inventeur de ce moyen de communication, mais abusé par une expérimentation manifestement truquée19, il se fit le promoteur naïf de la prétendue découverte de Jacques Toussaint Benoît et Biat-Chrétien (personne fictive censée se trouver aux Amériques et être en contact escargotique quotidien avec Benoît).”


“L’appareil de Benoît ressemble à un grand compas de marine et s’apparente à une pile voltaïque non pas constituée de disques empilés, mais de 24 coupelles composées de zinc et de cuivre enserrant une couche de tissu imbibé de sulfate de cuivre, disposées en cercle sur une roue. Chaque coupelle est repérée par une lettre, contient un escargot collé et est montée sur un fin ressort censé révéler la réaction sympathique de son occupant20. Grâce à deux de ces appareils contenant des escargots sympathiques correctement appariés, il est alors possible de transmettre des messages instantanément et sans support matériel en touchant un escargot et observant la réaction de son correspondant dans l’autre machine. En réalité, l’excitation des animaux dans leur coupelle était surtout due aux suintements de sulfate de cuivre.

La démonstration eut lieu le 2 octobre 1850 dans l’appartement de Benoît ne contenant qu’une seule pièce. Triat exigea que les appareils et leurs opérateurs soient séparés par un rideau. Jules Allix et Hippolyte Triat s’échangèrent chacun un message, mais Benoît, sous divers prétextes, allait et venait entre les deux appareils influençant les actions et lectures de chacun. Le résultat obtenu par ce biais fut significatif.

Enthousiasmé, Jules Allix annonça cette invention dans le journal La Presse de leur ami Émile de Girardin21. Plus sceptique, Hippolyte Triat convia Benoît à renouveler l’expérience suivant un protocole plus rigoureux et en présence d’Émile de Girardin, Benoît accepta mais disparut la veille. Finalement, il mourut misérablement en 1852.”


“Allix se donna alors tout entier à une invention dont il avait, paraît-il, trouvé le secret, et qui s’appelle le télégraphe escargotique. Ce mode de correspondance qu’Allix voulait substituer au télégraphe ordinaire, est assez grotesque pour mériter d’être raconté. Il fallait choisir des escargots sympathiques (?), et en mettant l’un d’eux sur la lettre d’un alphabet spécial, le second escargot se plaçait immédiatement sur la même lettre de l’alphabet correspondant. Cette invention, qui paraît avoir considérablement influé sur l’esprit de son auteur, et qui l’a conduit à Charenton, où il est resté quelque temps, cette invention trouva crédit auprès de M. Emile de Girardin, qui, pendant longtemps, tint en grande estime M. Allix.”

faux marbres et chien assis

Casse-noisettes

Passé le plaisir de l’idée du récit, le suspense, et la satisfaction de lire un truc ” facile à lire ” qui tout compte fait n’est pas du tout une satisfaction, eh bien on se dit que “Soumission” n’est pas terrible quand même. On enfin, je. Je trouve l’écriture un peu ordinaire, nan? Livre idéal pour oublier les transports. Mais ce n’est pas vraiment suffisant. Nan, c’est pas terrible je trouve, même si Huysmans etc…

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Bon. Je découvre un intérêt tardif pour les minéraux, les roches, agates et autres Porphyres. Sans doute grâce à la collection de Caillois vue à Venise et aussi un rapprochement que je fais avec les zones magnifiquement ” abstraites”, les figurae, chez Piero de la Francesca. Connues comme le loup blanc ces surfaces dévoilées ou pointées par Didi Hub, ( après moi bien sûr car je ne suis pas myope!!! ni modeste et ces aplats m’ont toujours semblé d’une grande beauté mystérieuse dans La Madone des Ombres) heu….mais passionnant néanmoins.( Pas lu le livre ).Ces zones mystérieuses sont la peinture même et, sans nom, ( abstrait ou pas, ou stellaire, ou … ) C’est une présence divine qui se révélerait là. J’aurais voulu peindre ça et disparaitre.

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Je repense aussi au minuscule chien de AB:

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Hier en allant chercher mon vélo aux Beaux-Arts, j’ai pris soin de ne pas passer devant la Hune pour ne pas être tentée mais le diable qui avait ce jour-là une tenue attirante ( Il était déguisé en mannequin minuscule, réplique de celui qui présentait en 71-72 la publicité Fendi pour l’hiver ).

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Donc j’ai traversé et suis ressortie avec le bouquin d’Edison, le royaume de l’au-delà, Etienne Klein: En cherchant Majorama et Freud: Un trouble de mémoire sur l’Acropole ( dont j’ai entendu le jour même, sur France-Cul un extrait par je ne sais quel vieillard cacochyme à la voix perchée. Abominable.)Des étudiants chargés comme des ânes amenaient leurs dossiers pour les concours d’entrée. Ca m’a rappelé mon paquetage à moi, super lourd et il faisait terriblement chaud cette année là. Atroce. J’ai souri en voyant des filles qui ne savaient plus comment avancer avec des cartons à dessins immenses et chargés de je ne sais quoi. En principe, on se retrouve avec la lanière dans les mains, comme un imbécile, avant de retrouver la force pour avancer. Bref. j’ai fini mon soumission  dans le train . Benoit m’appelle car il cherche pour son décor de film un truc. RV devant la fondation Cartier pour l’expo Nauman.

Je n’aime que les pièces anciennes en bas.

 

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Après j’ai filé rapido au théâtre pour la première avec edith Scob, Judith MAgre, Geneviève Fontanel et claire Nadaud. J’ai bien ri. Edith est très inattendue dans les trucs amusants et son costume rose lui donne une silhouette dingue.

 

Notes Borges

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Pendant que nous dormons ici, nous sommes éveillés ailleurs et ainsi chaque homme est deux hommes p32 Tlon Uqbar Tertius

Eleatique (é-lé-a-ti-k’)
École éléatique, école de philosophie fondée par Xénophane de Colophon, et dont les principaux représentants furent Parménide et Zénon, tous deux d’Élée, et Mélissus de Samos. Elle admettait qu’il y a deux sortes de connaissances : les unes qui nous viennent par les sens et qui ne sont qu’illusion ; les autres que nous devons à la raison seule et qui sont les seules véritables.

Tous les hommes qui répètent une ligne de Shakespeare, sont William Shakespeare

Toujours est-il que les textes que Borges choisit d’écrire au sortir de sa convalescence s’orientent pratiquement tous autour d’un même thème : l’évocation de livres ou d’auteurs inexistants, imaginés dans son propre esprit.

Lire et lire

Pas eu une seconde pour écrire quoi que ce soit, pour noter ce rêve très désagréable. Je téléphone à ma tante morte depuis lurette et voilà que c’est un chien qui me répond. Wou Wou Wou fait il comme un chien, mais horreur c’est elle qui parle. Elle me demande si elle peut s’installer chez moi. Lâchement je lui dis, ce qui est la pure vérité: Je suis allergique aux poils de chien. Alors elle transforme les aboiements-jappements en miaulement . J’ai la chair de poule parceque selon toute évidence elle est marteau. —Je suis aussi allergique aux poils de chats, lui dis-je…. Après j’ai oublié mais j’ai à la main un grand couteau à pain.

En parlant de chien, celui de Cantarella dans Anna et Martha,-la très méchante pièce inspirée des bonnes de Genet -est très drôle. Tout est si atroce , si horrible que l’on rit diaboliquement. Formidables Catherie Hiegel et Catherine Ferran et le mec-chien. Flemme d’aller sur le site du très bon théâtre 71 de Malakof. Comme des imbéciles on avait RV à 19H45 pour boire un verre avant. Et c’était 19h30. J’ai eu le début. Mais pas F. et A qui sont arrivés tranquillou( texte Dea Loher avec Catherine Hiegel, Catherine Ferran, Nicolas Maury et Valérie Vivier ). Après petit moment à manger et boire un verre. Je remonte à Champs Elysées où mon vélo m’attend. 

Pas mal de peinture à Argenteuil. 5m c’est grand.

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Jeudi dernier je suis partie avec beaucoup de plaisir à Saint-Etienne ( les tarifs SNCF sont exorbitants, c’est n’importe quoi ). R. y avait joué la veille. J’avais emporté un livre acheté dans la rue. C’est un drôle de bonhomme qui tient boutique. Prions pour qu’il survive et ne se transforme pas en magasin de bouffe chic qui ont tout envahi. ( Gauffres, gâteaux chichi, confitures, …) Que de la bouffe. Bref j’ai acheté un livre de Jonathan Rabb ( que je ne connais pas ) série grands détectives chez 10-18. Sur la quatrième j’ai vu qu’il s’agissait de l’UFA ( moi je dis la UFA, Berlin, fin des années 20 ) J’ai eu immédiatement la sensation que “ça accrochait”, que ça ne coulait pas et donc que la traduction était mauvaise. Peut-être que l’auteur n’est pas fameux non plus me suis-je dit. Mais je jette ma pantoufle ( je n’ai pas ce genre d’accessoires démoralisant ), bref je jette ma pantoufle de vair sur la tête du traducteur Bernard Cucchi . J’ai néanmoins plongé dans cette histoire très passionnante où l’atmosphère de Berlin vous enveloppe et aussi la présence de Fritz Lang, Thea Von Harbou, Peter Lorre…

J’ai fini le livre dans la chambre d’hôtel . C’est génial d’être à l’hotel et de ne pas en sortir. Lire et lire.

On est partis par le col du Grand bois à Annonay et R. a reçu la médaille de la ville !!!!. Retour après la représentation et le lendemain François le chauffeur de R, nous a conduits dans la grosse bagnole noire ( on pouffait de rire quand il se précipitait pour nous ouvrir la porte. Je faisais semblant de faire tomber avec mépris mes affaires, tête haute sans le regarder.)Direction SAint-Bonnet, pluie battante. Passage au célébrissime BA, et visite du local repéré par Eve. Magnifique. 300 m2 avec un jardin. Hop je le loue et on repart. Passage rapide à l’école , puis bonjour à J. et visite éclair à Montarcher. C’est magnifique. Le soleil à présent sur la neige. On roule ainsi jusqu’à Vichy. Hotel et soirée libre . Je lis. Le lendemain, promenade rapide dans la ville. C’est mort. J’achète Adieu à Berlin de Isherwood et En finir avec Eddie Bellegueule, best seller dont j’ai lu une critique. Hop retour au terrier, club-sandwich dans la chambre et lecture. R. sort . Pas moi. Le soir il joue à l’opéra, époustouflante salle de spectacle de 1300 places. On ne peut s’empêcher d’imaginer des bottes bien cirées dans les premiers rangs, des nazis et des collaborateurs. Impossible de se défaire de ces projections.

Je lis dans la loge, vais en coulisses de temps en temps, repars. Les loges, les coulisses et les chambre d’hôtel ( confortables…) sont ce qu’il y a de meilleur au monde. On est bien à l’abri.

Ca me plait Isherwood et visiter des villes par les livres , j’aime. J’ai commandé et reçu: Rencontre au bord du fleuve et Mr Norris change de train.

PLus plus tard. Découvert des artistes que je ne connaissais pas, écouté un truc sur la période vache de Magritte. J’adore ces peintures tant elles sont immondes. Elle est bien d’ailleurs cette émission de De Loisy , les Regardeurs.

Je voulais aller peindre mais courses , courrier à la cinémathèque , à S.T de Turin, à .. et envoi de documents pour Caroline.

RV avec B pour le devis ( au secours on dépasse énorme) puis plan de machines etc.

Ca y est Rabb Jonathan me faisait penser à Max RAab et son Palast Orchestra…

Reçu le texte de J. Nous en parlons.

Pas relu

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ROUSSEL-ETOILE NOTES

http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=485

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Lot | Sotheby’s

Petit gâteau sec en forme d’étoile à cinq branches, placé dans une boîte d’argent spécialement fabriquée selon sa forme, avec un couvercle de cristal, l’habitacle ainsi constitué fermant par un minuscule cadenas. À l’anneau de suspension situé à l’extrémité d’une branche est attachée une pièce de peau de vélin sur laquelle est inscrit à la plume et encre noire : « Étoile provenant d’un déjeuner que j’ai fait le Dimanche 29 Juillet 1923 à l’Observatoire de Juvisy chez Camille Flammarion qui présidait. Raymond Roussel. »
Le gâteau est brisé…/…

Michel Leiris évoque également cet objet, à plusieurs reprises, dans ses écrits sur Roussel.
De même, Annie Le Brun qui fait un rapprochement entre la fameuse madeleine de Proust et ce « gâteau étoilé » [Annie Le Brun, Vingt mille lieux sous les mots, Raymond Roussel, J.-J. Pauvert / Fayard, 1995, p. 341 et 342].

 

C’est quand même magnifique cette étoile.

J’ai finalement appelé la photo: Le traité des miracles

Cours de tennis à 10h puis à 13h30 RV avec E.

Dans le restaurant Japonais ( très bon, spécialisé en anguilles, 272 rue Saint Honoré), il y a deux hommes face à face. Je vois le dos de l’un d’eux qui cache le premier.Je ne remarque rien tout d’abord, ( j’entends parler de cardiologue… de dos… )puis  du dos que j’ai devant les yeux s’échappent des bras, une tête. L’homme en face ne peut retenir ni contrôler ses gestes. C’est terrible. Même sourire ne se contrôle pas. Personne ne regarde. On entend des coups saccadés parfois, comme une accélération du mouvement , un énervement. Je n’arrive plus à  écouter E. Je lui raconte ce que je vois. C’est terrible. Je me demande comment il se levera. Curieusement , c’est plus supportable. Sauf que ces mouvements sont d’avantage ceux d’un danseur. Mis à part évidemment cette angoise à voir cette maladie que j’ignore, c’est très beau. Poétique dirais-je ( et je suis économe de ce mot )

Hou lala… Vivons…

Uniqlo

travail maison ( Roussel, Duchamp, rituel de toulon, tonsure)

ES au telephone

“La fleur en papier doré”

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porseleinmodelleur: Johann Gottlieb Kirchner
(ca. 1706 – na 1737)

 

Bon. Bon. de retour de Bruxelles ( départ Vendredi 7h22 , ouille) après la soirée acec E. à la maison ( on a écouté l’émission puis discuté= au lit à 2h).

Exposition très belle de Thomas à Bruxelles.

+ + tard..

Hier soir arrivée Gare du Nord puis expo Kudo à la galerie,  puis chez C. Puis retour Velib car zéro taxi because nuit blanche…

Puis tennis ce matin à 10h puis déjeuner à 14h , puis Elias Canetti dans mon bain ( j’ai toujours froid quand je rentre du tennis) , puis lit , puis réveil à 17H… Horreur. Puis ballade avec mailllasbande, puis Wepler, puis café des artistes, puis maison-je prépare repas, puis SMS divers, puis maintenant.

Plouf.

 

 

les ombres

En rentrant de l’atelier hier j’ai tourné la tête pendant le feu rouge et découvert ceci/

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J’aime bien cette image car je ne sais absolument pas ce qu’est ce local-entreprise à coup sur mais…- et que font ces personnes penchées. Des femmes découpées et des portes manteaux. Cela m’a fait penser à Blanc et Demilly .

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Je ne sais pourquoi.

Rangé en partie l’atelier et les immenses dessins et accroché les papiers pour commencer à peindre.

p92 de l’histoire d’une jeunesse de Elias Canetti.

On ne peut plus le quitter. Je trouve si juste ce qu’il dit de la peur:

Rien de plus vivace que la peur, sans elle, nous serions bien peu de chose. C’est une tendance caractéristique de l’homme que de s’abandonner à la peur. Point de peur qui se perde, mais les cachettes de la peur sont insoupçonnables. Parmi tout ce qui existe en l’homme, ce sont peut-être bien les peurs qui se transforment le moins. Quand je songe à mes jeunes années, ce sont mes peurs, infiniment nombreuses, que je reconnais avant tout. Il en est, parmi elles, que je ne découvre qu’aujourd’hui, il en est d’autres que je ne découvrirai jamais; en elles réside, me semble-t-il, le mystère qui me donne envie de vivre éternellement.

Il y a le deuxième tome qui m’attend puis aussi Melmoth que j’ai reçu d’occasion / Pauvert et qui m’intrigue autant qu’il est gros. Puis le petit livre sur Walpole. Et le matin laborieusement pendant une heure et comme une fourmi, j’ai repris la lecture du Sultan de Zanzibar en Anglais . Je passe plus de temps dans le dico que dans le livre mais bon. En attendant le professeur de mes rêves que je n’ai pas pris le temps de chercher, c’est mieux que rien.

Maintenant choisir des images pour Paris photo.

Je regrette mon frigidaire à sapin transformé en grand atelier, sans téléphone, sans ordi…

RV avec ES demain à 18h. Où???

Ce soir au conservatoire présentation publique des travaux des étudiants de Mario Gonzalez

Anna seghers-Netty Reiling

Oui ce que je voulais dire c’est mon émerveillement en lisant l’excursion des jeunes filles qui ne sont plus de Anne Seghers. ( Ou moins beau: L’excursion des jeunes filles mortes)

Cette incroyable façon de traverser le temps et la mémoire me sidère. Un si petit livre…

J’étais dans mon lit à Berlin et j’ai voulu pour me réveiller y jeter un oeil…

J’ai été littéralement emportée. Emue. De si petites choses qui en révèlent d’atroces à peine dites.

Brrr…

C’est très émouvant.

La preuve encore que la suggestion….

Mieux vaut se lancer sans savoir de quoi il s’agit ( je dis cela car en cherchant une image du livre je tombe sur un résumé… Ha non !!!! )

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Je veux repartir mais pas vraiment, mais si.

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Blanc et Demilly

Je tombe par hasard sur cette phrase de R.de septembre 2012.

“R a prit son scoot, est rentré, dans sa grotte se cacher, entre l’envie de commettre un attentat et celui de s’exiler chez les Papous, se faire une soupe chinoise et lire Balzac !!!”

Un an après, ou il fait la tête ou c’est sa saison des grottes/

Je ne sais pas par où commencer. Déjà tout est déchargé. Ce n’est pas mal. La voiture était archi-pleine. Dans la rue, un nouveau salon de massage ( de quel type??? hum ), et un nouveau restaurant ” Privé de dessert” qui remplace un indien qui a dû faire 10 clients  en 15 ans. Sinon… Heu … Heu. La Maison des Artistes est la même et je dois bel et bien de l’argent. Zut. La fille était sympa.

Internet déraille un peu , j’ai l’impression.

Je réfléchis à l’exposition en regardant l’espèce de cagoule que V. m’a offerte.

Elle est vraiment bizarre. Puis je repense à ça: Et alors là, je souffre!!!

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Ca c’était , heu heu au col du Barracuchet où j’étais allée par les bois et les flaques, râlant ( moi râler qui a dit cela? ) quand je constatais qu’on avait “arrangé” les chemins: Où est l’énoooorme flaque que j’adorais? Et pourquoi ont-ils mis des cailloux là? Pour les forestiers c’est certain. Mais MOI…??? MOI et mon VTT aussi leste qu’un tracteur. C’est vrai, bazar, que ça monte par là! Mais l’honneur est sauf puisque avec P. on a grimpé depuis Montbrison jusqu’en haut en vélo de route cette fois ci.. J’appréhendais gravement. J’aimerais avoir un super canon de VTT et de route. Ceci étant dit , j’ai vu des images des championnats du monde de VTT… Ca fait peur dans les descentes…

Dans le midi, comme tout avait mal commencé, au début je n’ai pas lu. Impossible de me concentrer sur un demi Tintin. Si, pour me changer les idées et m’accrocher à quelque chose j’ai commencé à traduire un bouquin en Anglais , la bio de mon chéri Horace de Vere Cole. Mais j’ai usé le dictionnaire en deux jours. La flemme et le découragement sont arrivés: décidément non, je ne parle pas assez bien Anglais et je suis certaine que mes amis qui lisent des machins pas possible que je ne comprendrais même pas en Français , trichent!!!!

Je me suis rabattue lâchement sur le seul auteur qui ne demande aucun effort et vous emmène direct dans la brume, sous la pluie qui mouille, dans la gadoue, près d’un canal, ou dans une salle d’attente qui sent le tabac froid. Vous avez reconnu Siménon. Je les lis et les oublie sur le champ mais c’est une sensation délicieuse que cette lecture, le sentiment d’être bien à l’abri et de regarder se débattre des gens qui feignent, qui mentent… Les regarder remonter leur col de pardessus, pousser du bout d’une canne un papier, déboucher une bouteille près d’un feu dans la maison du Docteur de X… minuscule village Français, ou toussoter

Comme tout est allé mieux, j’ai fichu la paix à Ouimaisnon, comme l’appelait le petit Noah.

Il a plu cet été en juillet, tu peux le croire. Je ne m’étais pas aperçue, c’est U. qui me l’a dit,que je disais 1àà fois par jour” tu peux le croire”. Sans doute faut il ajouter un ton courroucé!

Alors j’ai mailé au secours à  A. à qui j’obéis les yeux fermé quand à ma demande elle m’envoie des listes de livres. Cette fois-ci: Sept contes Gothiques de Karen Blixen, Mémoires de ma vie morte ( j’adore ce titre) de George Moore, Martin Chuzzlewit de Dickens… quoi encore… L’Excursion des jeunes filles qui ne sont plus… ( Hop je le commande ) . J’ai un plaisir délicieux à commander depuis mon seul outil net, l’iPhone-le vieux , et sur Price des livres d’occasion , puis entendre la petite camionnette du facteur. Découvrir des paquets plus ou moins soignés, souvent plus d’ailleurs avec des timbres et une belle écriture, partis de petites villes…

Je n’ai pas lu tout cela. J’avais acheté sur PM un livre étrange que j’ai beaucoup aimé: Confessions du pêcheur Justifié de James Hogg avec une préface de Gide ( Pourquoi … Où ai-je trouvé ça??? Qui en parlait? Mystère, sais plus… )

Ah oui j’ai lu un bouquin pas fameux, sur les mariages Victoriens et ainsi regardé comment vivaient Dickens, Carlyle, Ruskin, George Eliot et Stuart Mill. avec leur dames ou hommes.

Ce qui n’est pas mal c’est la construction du bouquin avec “les” Carlyle ( Ça m’énerve quand on dit ” viens diner il y aura “les” Machins”) donc Jane et Thomas , qui commencent chaque chapitre.

Oups, elle est moche, elle me fait peur.

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” trois heures et demi a-m obtenir un peu visières “

Capture d’écran 2013-04-19 à 09.14.44

Bukowski hollywood tour/

Non ce n’est pas un échantillon de ma poésie ( haha ) mais ce que vous pouvez obtenir en activant les sous-titres automatiques en Français sur You tube.

On voit Buko à l’arrière d’une décapotable qui roule dans Hollywood et on l’entend parler, parler, parler, rire et se taire. Pas beaucoup se taire à vrai dire. Et quand il fait un truc du genre” WAOOOO ” c’est traduit par “Paul” . Un truc d’apôtre sans doute et de vision!!! Saul se releva et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. (…) Pendant trois jours, il fut privé de la vue (…). Donc, on roule: “ Là il y a ça, là c’était ça, là…”

 Ca donne ceci:

Alors quand il se força/ au sein de leurs êtres/ près d’un alcoolique/ faisant parti semble encore/ utilisé pour être: La Gare de Dalian/ et l’ensemble des personnes / gens de la rue ne parlent pas entre eux/ où les gens /Juanita ils ont changé leur nom : Devlin / que dans la fenêtre / afficher album /Brulé là-bas pendant un certain temps, mais ce n’est pas tout/lieu à cet égard /il existe divers / bank of America / Mais je ne peus pas regarder / retombées pour l’art /choses au sujet du Diable / Vous obtiendrez infraction /graisse/ C’est le week-end /Ils n eme laisseront pas te voir: OU NE PAS OBTENIR TOUS / entièrement venus ce soir / poisson si l’un du monde sans escale / beaucoup de plaisir de/ a partir de chacun des trois/ se sent bien/ partenaire Phillip / l’action sale /Kikuji où l’humanité si vus ne voulez jamais oublier que / jamais marcher /Ils sont là où ils viennent et comment ils ont / Avant que vous voyez à cause de votre vie / ces gens d’ici /Matthiew souvent après quatre heure trente quatre cinq/ Silicate peut pas même dans les années 80/ Endroit est appelé un dramaturge où l’enfer d’un dramaturge / département n’est pas un jeu comme ça sort de / mais le processus / mais pas neuf / mais les électeurs se rendront là-bas vous savez/ assassiné / trois heures et demi a-m obtenir un peu visières / assez fortement dans/ Paul/ appeler hier / dire qu’ils ont le droit de vivre est devenu / Piano à queue / finit par vivre / célébrer / est certainement / fast-tracks suggérant un autre doit attendre quatre cents / commencer à rire / confection de me faire je croyais être un paillasson / ajouter à propos du terrorisme / estime que vous n’avez pas à venir à Hollywood ne vais pas aller sur/Bukowski hollywood tour

ADN au soleil

Je commence “les Mémoires d’un vieux dégueulasse”. Je ne sais pas quel est le titre en Anglais.( Notes of a dirty old man-1969 )

Pas de majuscules après les points et de la bière et du Porto partout.

Ce que j’aime c’est cette vivacité d’écriture sans “allumer les néons ” comme c’est traduit. Allumer les néons c’est faire de la littérature, c’est écrire comme on ferait si on voulait être écrivain et qu’on voulait mettre tout de son côté.C’est écrire en se disant je suis écrivain. L’exact contraire de ce qu’il faut faire. Pas facile, mais faut-il suivre son petit style?  Y a t’il des types d’auteurs genre Picabia? Des types qui tapent partout, se contredisent, savent être horribles, cultivés, insolents, peindre comme des pieds. Pas mal d’auteurs ont des warnings quand même.

Bukowski , j’en reviens pas de ses idées . Des trucs inattendus en permanence, des visions. Des choses extrêmes immondes, puantes mais on sourit souvent. Ce sont des récits désespérés et pas déprimants. Des bagarres toutes les deux pages. Du football Américain et du cricket, des filles aux jambes écartées, des types qui se branlent en picolant méchamment. Ca fait mal au coeur cette quantité d’alcool, de mauvais vin à capsules, de whisky, de tout ce qui passe. Ce doit être super dur à traduire.

Ces temps-ci , j’ai trop vu d’intellos. j’en ai par-dessus la tête de ces précieuses intelligences qui s’obligent à vous aligner des pensées plaquées en or. et par-dessus la tête aussi de devoir batailler pour m’assurer un espace de  liberté créatrice.c’est la raison pour laquelle je me suis si longtemps tenu à l’écart des masses, et maintenant que je recommunique avec mon prochain, je me dis que je ferais mieux de m’en retourner dans ma tanière. il n’y a pas que l’intelligence: il y a les insectes et les palmiers et les moulins à poivre.et dans mon souterrain, marrez vus , j’apporterai un moulin à poivre… 

Mémoires d’un vieux dégueulasse

Il y a des tas de trucs auxquels je pense en marchant et que j’oublie. Je me dis , tiens ça c’est plutôt drôle, je vais l’écrire et puis, pfft plus rien, comme le rêve de cette nuit qui était pas mal mais dont j’ai tout oublié.

Hier soir prenant à nouveau le RER , je me trompe et atterris à Bourg-la Reine. Sinistre cette ligne. Je descends et repars dans l’autre sens. Je croyais que V. se moquait de moi  en me demandant si j’était dans EXIL. Mais c’était vrai, j’étais dans EXIL et vu qu’elle m’avait dit de monter en tête et qu’en fait elle s’était trompée, j’ai du quitter la proue d’EXIL où je me tenais avec ma mauvaise humeur et remonter tous les compartiments pour être en queue. Mauvaise humeur parceque le train ne s’était pas arrêté à Gentilly et parce qu’un mec mangeait un fish.J’en voyais tout l’intérieur comme une doublure panée. La couleur était celle de l’or quand il est mal imprimé dans les bouquins. Avec une pointe d’orange en plus. Bref, au moment où je parle tout le monde même sur la banquise sait ce qu’est un fish-burger. Le sien avait l’air quand même mieux que ceux qui sont enrubannés d’une substance crémeuse avec des points verdâtres censés représenter des herbes…  Mauvaise humeur parce que dans le métro un type plein de percing ( le correcteur suggère pressing ) et qui sent la frite me corne dans les oreilles sa conversation. C’est trop. Je me rebiffe, suis franchement désagréable et le gars tout doux me dit:

“Mais vous pourriez le dire autrement!”

Il était sincérement peiné derrière ses crochets X. Il a cessé sa conversation “jte rappelle dans 5 mn “et il m’a donc  dit ça:“Mais vous pourriez le dire autrement!” 

Je me suis sentie un peu coupable ” de ne pas l’avoir dit autrement!”  mais je n’ai pas baissé la garde. Je suis restée odieuse et j’ai replongé le nez dans les cahiers rouges de Grasset. Mais finalement le plus grave c’était les frites. Cette odeur est plus écoeurante que la pire saloperie scatologique de Bukowski.( quoi que….)

On a beau dire, la banlieue c’est pénible même si…

Bref Le Bukowski rend les voyages en “transport” possible. On a ‘impression d’être dans sa gueule de bois et quand il cogne on a pas les gnons mais l’énergie du combat. On s’en sort propre et sans mal de crâne. On a des chaussettes impeccables, des vêtements possibles…

ADN

structure de l’ADN

Enfin…

un article là-dessus

C’est J. qui me le signale!!! Depuis le temps qu’on rigole avec ça.

Bravo à David Caviglioli

“Lorsque l’écrivain, qui a par définition un esprit tranchant, regarde l’objectif, il ne le regarde pas comme vous et moi. Il le transperce avec son regard d’acier. “

Et yen a d’autres… ET des meilleures…

Acteon sous la neige

Je me disais qu’il était un peu temps de savoir qui était Zanzotto et viens de regarder un programme le concernant.

Tiens il parle de la neige de Mai!. Et si je tourne la tête vers la droite, je vois cette espèce de tempête ( j’étais encore au lit quand T. m’a envoyé un SMS avec la photo de ce qui m’attendait derrière les rideaux )et les flocons qui tournent dans tous les sens.

J’aime beaucoup son accent. Et le récit de cette fresque peinte par ( son père peut être ) où se mêlent oiseaux, coqs et motifs pour finir ou bien commencer par lui-même en costume de prince, assis avec chapeau et col de dentelle. Il dit que ces images l’on “déterminé”.

Mais j’ai beaucoup de mal avec la poésie, la nature. Ah oui il dit une chose drôle ” Je suis meteo -dépendant” ou un truc dans le genre. Moi aussi un peu. Et je crois que ( Je crois que quoi??? pas fini ma phrase…! )

GM m’envoie ce cerf. Je crois qu’il est écrit NOT MAN en bas….Est ce que c’est une tapisserie. Ce doit être du 15eme à mon avis mais quoi? Réponse du même GM

“C est une tapisserie des Flandres vers 1450 qui doit être vendue à Londres ce mois ci…”

cerf

Cette nuit j’étais drôlement ennuyée d’arriver un Samedi à la Villa Medicis. Oui , bureaux fermés, quel est mon atelier, pas de clés. Les gens sont à l’arrière de la villa qui est maintenant un restaurant avec des parasols. Je ne connais personne. On me salue. Tiens P. et A. J’espère qu’ils vont me proposer de dormir chez eux. Je n’ai pas non plus de vêtements.

Pas mal de mouvement dont je me souvenais encore une heure après le réveil mais là… Pfffft

Temps doux

Hier il faisait si beau. Me sentais bien et avais envie de lire. Ce que j’ai fait tranquillement.

Je repense à l’instant au Neveu de Wittgenstein et à l’image du jardin de l’hôpital. D’un côté l’hôpital psychiatrique, de l’autre celui où l’on soigne les poumons. Le jardin aux écureuils qui sautent sur l’herbe afin d’attraper les mouchoirs blancs des malades. Cela m’a fait penser au texte de J. Et d’ailleurs c’est lui qui m’a rappelé ce thomas B. que finalement je n’avais jamais lu.

Donc hier c’était Nabokov. Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai jamais vraiment  lu. Commencé Feux pales ( au pluriel ou au singulier) et puis…

Et puis AB qui me parle de cette merveille qu’est Pnine.

Je viens -en me préparant un café et en feuilletant une revue de découvrir une chose immonde sur le site carrieres-lumieres.com ( je ne mets pas le lien c”est trop hideux ). Il s’agit de projections ( L’art en XXL): ” Spectacle Gauguin ; Van Gogh, les peintres de la couleur”, dans les carrières des Baux de Provence. C’est abominable

On est loin des ces intenses images de Maria Casares et François Perier!!!!

title Jean Cocteau Testament of Orpheus DVD Review

AM m’envoie une photo d’elle avec un dauphin!!!

Hop!

Tennis…

Le manteau de Proust

manteau4

Je viens de terminer ce livre magnifique, Le “Manteau de Proust”.

C’est E.D qui m’avait parlé de Lorenza Foschini entendue sur France-Culture.

Moi qui n’ai jamais réussi à lire Proust, il me semble qu’à présent je pourrais le faire.

Grâce au manteau, grâce à ce qui est dit de Jacques Guérin. Et puis tout commence par la rencontre avec Tosi et Visconti pour le projet fou de Nicole” La recherche au cinéma”. Echec qui fut sa grande tristesse.

Tiens je vais l’acheter en Italien.

Collar-4-bw-courtesy-Eric-Karpeles

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