COPYRIGHT HELENE DELPRAT !!

oiseau bobour

oiseau atelier

Rien écrit depuis longtemps. Préoccupée par d’autres affaires dont la dernière est la découverte de mon masque d’oiseau sur l’affiche du Centre Pompidou.

Je l’avais prêté en 2007  ( le 5 juin= merci mn blog !) à Benoit pour un film dont je ne savais rien.—  » T’aurais toujours tes masques d’oiseaux ? ». A Benoit qui m’a beaucoup aidée quand il le fallait et très généreusement je ne peux dire que OUI.

C’était un accessoire destiné à être perdu « dans la masse « . Et voilà qu’il devient la figure emblématique de  » De la guerre » de Bonello. J’en suis certes flattée mais c’est extrêmement désagréable alors que sortant de l’expo raisonnable de Duchamp , je descends l’escalator escorté de M.M , de me trouver nez à bec avec mon oiseau. Je n’en revenais pas. L’affiche est belle en plus ( Ptête que j’en aurai une !!!! )

Affiche-De-la-guerre

Rien écrit non plus sur le blog Bozar;
Je ne sais pas pourquoi je suis si fatiguée. Abattue presque.  C’est comme si je courrais sans cesse. Un speed total.

Cette semaine je m’oblige à ne rien faire,( de toutes façons je ne PEUX rien faire et me demande comment j’ai pu assurer les Beaux-Arts Mardi.Mystères du théâtre me dis-je, en scène on ne sent plus rien. C’est un peu vrai.

Me poser, m’allonger, lire. Le livre de Paul Veyne « ET DANS L’ÉTERNITÉ JE NE M’ENNUIERAI PAS« , et l’Institut Benjamenta. Ai acheté « Les barrages de sable » de Jouannais, et « la poétique de l’espace » de Bachelard.

Je fouine. Je cherche.

Beaucoup de mal à sortir et à m’intéresser à quoi que ce soit. La lecture m’obsède.

Je me dis aussi que même si on ne veut pas en recevoir les ondes, la semaine FIAC et ses agitations n’est pas inoffensive. Je ne suis allée à rien.

J’ai bien aimé, même si je n’aime pas les « déjeuners par principe » qui me font croire qu’on est Dimanche-j’ai aimé  être avec M.T qui est décidément un homme délicieux.

Ce qui était amusant c’est qu’avec DH, nous avons apporté le même cadeau: Le même livre Duras-Godard:

Capture d’écran 2014-10-31 à 12.44.27

R est épatant comme toujours, me décrochant d’ici pour que j’aille le retrouver au Wepler. C’est un drôle d’endroit démodé dirais-je et presque un peu triste que ce café ou Henry Miller avait ses habitudes. Un homme à perruque ( mais ça ne se voit pas , hum hum!) y a ses habitudes me dit R. Une dame derrière nous commande deux bocks. Elle préfère deux bocks à un demi. Soit…  Puis quand arrive la bière elle trouve qu’il y a trop de mousse-pas de problèmes madame je vous enlève la mousse-. Je ris. On glisse de l’atmosphère thé un peu glauque, aux lumières plus joyeuses de l’apéritif, de  » avant le film » ou du simple Rendez-vous. Il fait encore bon et il y a du monde en terrasse.J’aime bien les garçons de ce café.

Soudain faim alors que Mardi j’ai avalé une demi-Madeleine. Je filse commander une pizza Miam miam.

C. m’a fait des notes quant au film sur Nicole. Très judicieuses et on devait y travailler mais… Je pense que ça va aller mieux et je vais attaquer ça.

Putain , Patti Smith m’a donné son téléphone et on a parlé un bon moment. Evidemment répondeur. Je ne vais pas la harceler. Mais une chanson qui traverse le film serait plus sexy que Shumann.

Diné avec Guy Mercredi dernier. Il m’a fait porter le catalogue Sade.

 

 

 

le mail de PVC

« Qu’est-ce autre chose que la vie des sens qu’un mouvement alternatif qui va de l’appétit au dégoût et du dégoût à l’appétit ? »

Anachorètes, Succubes Lascifs, Adulateurs et Contempteurs, Saintes profanes, Simples et Evidents Amis,

La toupie, la boule, le balancier.
Je reviens.
Le concours de bites permanent (kicé kila la + grosse fréro !) et ce moment où tu te vois, toi le gardien du temple, devenir bêtement comptable de tes heures ouvrées m’avaient fait lâcher prise, éteindre un désir, rogner une vocation, taire un savoir-faire, cracher sur le travail, maudire une enfance, douter d’une technique à parfaire…
Alors j’ai voyagé. J’ai vécu. Je suis allé ailleurs, souvent aux deux bouts du même spectre (ATTACK – DELAY – SUSTAIN – RELEASE). En tête : la certitude que tout est question d’échelle (SCALE) et de malentendus (RANDOM). Je rencontre des gens. Je gagne de l’argent. Je « mets à profit des expériences » et « développe un réseau ». J’oscille, wildly.
Tout ceci pour dire que « refaire l’acteur » me chatouille pas mal aujourd’hui (merci AW, merci YG, pour ça). C’est un nouveau désir égoïste où cette fois l’ego (narcisse) est mort. Je suis 1 outil.
Je suis 1 outil prêt à être employé pas n’importe où et n’importe comment, ni même à n’importe quels prix. Simplement, je suis 1 outil disponible, remis sur le marché.
De marteau sans maître, je me mue en marteau sans tête. Passez le mot si jamais.
Je suis là.
Je vous embrasse.
pv

 

 

la dame qui {NE} parle à personne

pour se sauver de ça: SORTIR. J’ai la tête en bouillie. Je soigne avec des chansons Italiennes ou Tana la Negra que m’a indiqué JW.

image derush avril 2014

chapeau pointu pigalle

Elle est souvent assise, du matin au soir au coin, dans le renfoncement de carrefour. J’ai réussi à lui sourire sans qu’elle fronce l’oeil.

Chaque fois que  je la vois je pense à Duras… ! J’adore cet accoutrement qu’elle a adopté il y a six mois environ.

C’est étrange ces vies. Ces gens dont on ne sait strictement rien. Pourquoi se sent-elle bien avec ce chapeau des rizières? De quoi se souvient-elle? En quoi se transforme t-elle qui est si peu ordinaire…. Ici elle est à 10 mètres de son repère habituel. Il faudrait que je la suive pour voir où est sa tanière.

Suis allée acheter un nouveau téléphone. L’autre était mort. Je suis toujours étonnée du monde dans ces boutiques SFR et de l’inconfort. Deux machins pour s’asseoir. En parlant des lieux ordinaires, je constate la disparition progressive des « Zinc » dans les bistrots. Enfin dans mon quartier ( Martyrs Trudaine, devenu particulièrement bourgeois et cher ). Au coin on dirait une succursale de l’Apple store. C’est horrible. Les gens installés à des tables communes. Oui la table commune c’est tendance depuis un bout de temps. Mais je préfère les comptoirs où l’on entend des tas de choses drôles. Là où les gens n’ont pas d’écouteurs, là où ils tendent l’oreille, regardent en sirotant je ne sais quoi, café ou bière. Ils échangent des banalités avec les serveurs et patrons. Vive la Meteo et les faits d’hiver et « les brèves « . Histoire de laisser un peu de côté le SMS et tout le bazar.

 

 

Umberto… et mes icônes/ URGENT STOP

http://www.deezer.com/artist/9491

WARNING:

Re-halte aux geignards et plutôt geignardes de tout bord .. STOP.. PLEASE STOP…. Avec vos petits soucis ego-ego…. PLEASE URGENT STOP

Umberto Tozzi-Remember …!!!!!!!

Mais aussi…

J. qui m’appelle. Je roule.

Tu sais ils ont dit entre un an et cinq…

Moi: Blub

—Ca va toi? Ca va ton frère?…

—Oué J… Mais TOI??? Tu te coiffes pas comme moi?Pas de boule à zero ou ça vient???

—Trois cheveux sont tombés.. Haha… Entre un an et cinq… Je prends cinq….

Mais aussi I:

J’y vais , j’adore. Tu peux me porter ça? Tu peux fermer les portes? Voici PAM. J’y vais… Rire…

Mais aussi, J. qui visiblement ne verra pas l’été et peut-être pas la semaine prochaine… et G. à qui je pense et pense et/ mais  ça ne servira à rien.

Merde/ Merde…. et Merde. U. me donne des news… Des mauvaises..

ET..

Revoici Julian d’une ville à 300 km de Bucarest. Le revoilà. 6 mois plus tard… Son jeune ami a pris des joues-non le garnd air mais le rosé dégueulasse en quantité importante. Du matin au soir. Ces mecs sont jeunes et vieux…

Je lui ai promis des Marlboro pour ce soir et en rentrant à pieds de Belleville pour aérer mes micros angoisses, je ne le trouve pas. Je décide d’aller boire une bière aux Artistes.— « Ca va?  Ca va ».

Un mec à l’élocution sinueuse veut m’offrir ma bière. Il a des verres au compteur, des saloperies de Kir-Berk. Je refuse et il dit que je suis une tête de cochon.

Voilà Julian.

— »Tiens tes clopes », je te l’avais dit. Merci. Sa main est enflée.

En faisant les courses je lui prends deux bières.

Le matin j’avais photographié cette voiture:

julian

La « leur »….

Il en sort quatre de là -dedans.Un petit comme dans les polars Français des années 60….

En échange des bières ils me donnent des images pieuses orthodoxes… Ils sortent à tour de rôle. Si j’étais TF1 …

Je leur dis de bouger la voiture pour ne pas la faire enlever. L’un a un gros téléphone … L’autre une dent cassée. Voilà Camille qui pensais que j’étais « en embrouille ». Non.

—On n’a pas d’argent pour acheter l’essence et rentrer.

—Julian, moi non plus. Je te le dis clair Julian

Putain… Hum…

Et que pensez vous du nouvel accrochage du MACVAL???? HAHAHAHAHAH

JE M’EN TAPE !!!!! Non?

On s’en tape de tous ces trucs, thèses, cinémathèques.Expos… Non?

On s’en tape.

Puis on respire à nouveau. Et on se dit…  Le MAC VAL, Los Angeles, les cinémathèques, et tout et tout…. C’est pas mal. Les expos…. C’est bien… Non?

 On devrait sauter de joie tout le temps vu(e) la chance que l’on a d’avoir tout ce temps pour nos malheurs de gâtés en assez bonne forme physique.

Allez. ouste …. Filez derrière vos kleenex, je ne veux plus vous entendre…

—Mais Moi, moi, MOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII????????????

« Beau singe à photographier »

Capture d’écran 2013-10-21 à 16.09.02

« Vous allez droit à la catastrophe. Nous vous plaignons. Je vous dit ça sincèrement pour votre décadence, votre indifférence, votre insolence » Raimondakis

Je ne pense pas beaucoup aimer ce film. J’en trouve le commentaire un peu sentencieux et les mouvements de caméras ( en avant en arrière, en arrière en avant … un peu artificiels…). Et puis les murs lépreux hum hum…/

Pourquoi n’avoir pas ECOUTE tout simplement…

1973

40’50

Ah AH Eh bien je ne suis pas si stupide!!!!!:

 Si Pollet n’a peut être pas trahi ses interlocuteurs avec ce film, il a cependant très certainement trahi son sujet. Les paroles de Raimondakis sont sans arrêt tronquées : elles sont secondaires, elles ne servent qu’à se mettre au service d’un long poème que déblatère un narrateur, sur les images de Spinalonga. Document central, l’interview de Raimondakis est ainsi tronçonnée en pièces détachées. Une séquence brute et continue de l’interview aurait été plus intéressante à regarder que ce long poème contemplatif et rêveur, qui pose sur les lépreux un regard curieux, poète, exalté, en un mot, bourgeois. Le narrateur tisse effectivement une poèsie sur 45 minutes, il lance des interrogations, des révoltes, sans jamais construire de réponse élaborée, sans jamais développer une analyse historique : le titre foucaldien promettait pourtant plus de finesse. On est simplement face à un détournement ; à la complainte du révolté échevelé et romantique, qui s’attarde quelques jours sur le sujet et s’en va, à califourchon sur de nouveaux chevaux de bataille.

Pollet a pris un phénomène social et historique et l’a transformé en expérience purement esthétique : il y a là, à mon sens, quelque chose d’immoral.

Héhéhéhé!!! OUé!!!!!

Traité par Erving Goffman ou par Frederick Wiseman, le sujet aurait été autrement mieux respecté : on regrette ici le cinéma du réel, le documentaire silencieux, celui qui ne nous prend pas par la main.

PAR CONTRE/ MAIS / CEPENDANT/

Raimondakis

les passages (( sous-titrés ) où parle Raimondakis  sont terribles de calme, de dignité, de tenue….

Et aussi cette dame qui dit :

Capture d’écran 2013-10-21 à 16.21.11

 

Extrait du propos de Raimondakis  :

« Il y a 36 ans que je suis emprisonné sans avoir commis de crime. Pendant ces années, beaucoup de gens sont venus nous voir. Certains pour faire des photos, d’autres avec un point de vue littéraire, pour voir une espèce de gens différents, plusieurs ont tourné des films.

Hélas, ils nous ont trahis jusqu’à aujourd’hui. Aucun n’a transmis ce que nous voulions et ce qu’ils avaient promis de montrer au monde.
Finalement une duperie, une photo, et une légende dessous qui modifiait les promesses et nous trahissait – et ceci nous blessait, parce que les uns voulaient montrer de la compassion et les autres de la répulsion – mais nous ne voulons ni qu’on nous déteste ni qu’on nous plaigne. Nous avons seulement besoin d’un sentiment, l’amour. Amour, en tant que personne qui a une infortune, et non comme s’il était une sorte différente d’homme, un phénomène…
Je me demande si, bien qu’étrangers et partant très loin, je me demande si vous rendrez la vérité, ou si vous garnirez de mensonges ce que vous avez tourné pour l’utiliser qui sait dans quels buts, qui sait pour quelles idées. »

Lever 8 h

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Avant de partir j’avais revu l’Homme invisible de Whale ( vu il y a longtemps sur les boulevards) , histoire de me donner du courage.

Je suis contente de m’en être tenue hier soir au Perrier et au coca. Je n’avais pas trop envie de parler. Plutôt être là et regarder. Mais surtout ne rencontrer personne, ne pas raconter ce que je fais… Quoiqu’en général je préfère écouter sans parler sérieusement de moi. Objectivement dans ce type de soirée j’ai l’impression que tous les gens sont vieux.

—Et toi ?

—Moi et bien c’est vrai que ça va devenir un désastre de croire que je viens de passer mon bac ou que je sors du cours de gym!!! R. a la même sensation en général. Et il  en a 25 de plus que moi !!! Je me souviens de notre fou rire il n’y a pas si longtemps à X. Coincés, impossible de partir une fois qu’on s’était rendus compte de l’assistance « chanceleuse », (du verbe chanceler).

Puis il y a les carrières ou la carrière, le bazar. Le sérieux… Eu plaisir à parler avec Frederic. Et restée sur le canapé à coté de D. Pas eu le courage de parler à des amis pas vus depuis longtemps… Il y a des jours comme ça.

J’ai esquivé une fois le  » Qu’est ce que tu prépares ? » de J.J. Mais « il y est revenu » et j’ai dû …. Incroyable tous les gens qu’il a croisés.( c’est très intéressant son « Hors Champs » du 19.02.2013. ( je ne trouve pas les autres ….)

Ah si là…Il connait la Comtesse Marcello!!! C’est dingue ça. Me parle de son mari Timothy qui était peintre, de sa maison à Hydra, du portrait du doge Marcello par le Titien. Il était aussi très étonné que je la connaisse. Il faut que j’y retourne absolument cette année.C’est prévu. E. s’occupe du dérushage. Je ne sais plus du tout ce qu’il s’y dit. J’ai retrouvé sur Final Cut, l’extrait où elle parle de la fausse séance Mescaline avec Matta et Michaux. C’est drôle.

Je racontais que j’avais l’après midi même trouvé des images sur you tube de Timothy Hennessy. Et une espèce de document où on le voit dans un lit à la fin se sa vie…

Nous en venons au magnifique film de Mekas? sur les derniers moments de la vie de Ginsberg. Brr… La cérémonie Boudhiste, le lit…. J’en ai déjà parlé quelque part.

J’ai filé à l’anglaise. En sachant que l’o dit en Angleterre  » to take French leave « Tiens je regarde d’où vient cette expression , ça m’intrigue depuis un moment: « L’expression proviendrait de l’ancien verbe « anglaiser », pour « voler ». Par la suite on aurait utilisé « filer à l’anglaise » pour désigner la façon discrète dont part un voleur qui vient de faire son coup. Par analogie, on a aussi vu apparaître l’expression « partir comme un voleur ».

Hum. C’est pas très marrant.

F. a qui je confiai mon désir de m’éclipser me racontait qu’u XVIII il était inconvenant de saluer en partant. Rt bien je suis la reine du 18. Comme punition j’ai pris le métro en sens inverse. GRRR.

Lebel-JJ-Pour-conjurer-l-esprit-de-catastrophe-62

1962/ J.J Lebel Galerie Cordier

Et avant de partir au tennis , un petit tour au Rijksmuseum

adriaen van utrecht

Le café à « la fleur en papier doré »

Capture tasse

Bien que je ne passe pas mon temps à boire du thé ou du café dans les tasses que m’ont offert les descendants de Oscar Wilde *, le temps fuit et je ne prends plus une seconde pour écrire.

J’écris pour moi, je l’ai déjà dit et mon nombre de lecteurs est infime.

Bon. Je ruminais aujourd’hui, mon Cocteau contre Proust sous le bras. Pourquoi? Parceque je me disais qu’il serait intéressant de démasquer les assassins des muséums d’histoire naturelle. Bien sur ils doivent être planqués en Amérique du Sud , visage refait, pupille repeintes. Je n’illustrerai cette phrase par aucune image.

En 6 mois j’ai visité deux Muséums: Celui de Venise. Une catastrophe qui a cependant des éclaircies ( belles vitrines, parfois mais rarement, présentation qui semble n’avoir pas bougé, momies et crocodile assemblés, compositions anatomiques en papier mâché dans de grandes vitrines d’époque) .

Quant à celui de Bruxelles , c’est le pur scandale. Horreur totale, bâtiment massacré, plafond rabaissés, vitrines ignobles, pédagogie désuète. Tout fait pleurer ou pouffer de rire. C’est immonde. Atroce, bête , laid….

Paris a eu sa dose aussi avec son troupeau de bêtes qui cherchent toujours l’arche, ses variations de lumière et son accompagnement sonore.La galerie des espèces disparues , ouf est là, et la galerie de l’évolution et ses fuites d’eau, ses rampes d’escalier qui se cassent le nez, n’a pas changé. Faute de moyens sans doute. On y perdra quelques spécimens mais quelle beauté!.

 Mais qui sont ces assassins, ces pauvres types à qui on a scandaleusement confié des rénovations. Moi, si j’avais commis un quart de cela ,je convoquerais la presse et  je sauterais par la fenêtre, une tête d’éléphant empaillé sous un bras, un perroquet de l’autre…

A Bruxelles ils ont épargné les Dioramas. On se demande pourquoi. Une chance….

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Je rajoute un mot sur le moche Musée Magritte. Tout est dans le noir, il faut prendre un monte charge jusqu’au troisième étage, et ON N’A PAS LE DROIT DE PRENDRE DES NOTES MANUSCRITES !!!!

Bref . Il y a des oeuvres qui m’intéressent beaucoup ( évidemment pas celles de la fin) . Film terrible ( hoho ) du réalisateur??? qui???? qui pose en Magritte. Ca vaut son pesant de parapluies volants!!! J’ai honte pour lui  de cette idée de poser comme Magritte avec son jean craqué et son tee-shirt…!!! Me demande si ce n’est pas Henri de Gerlache…. Hoou Hou!!! Emoji féroce, émoji féroce!!!!

PLOUF!!!

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Aujourd’hui Argenteuil. Pris connaissance du problème aux beaux arts, et de la page Ralph Lauren dans le monde.

Même si le mécénat permet bien des choses, ils sont gonflés de présenter cela de cette façon!!!!

Les étudiants sont virés de leurs ateliers et n’ont été prévenus qu’à la dernière minute… Hum Hum…

J’ai oublié à Bruxelles d’aller visiter » la fleur en papier doré ». Peut-être peur que les documents en noir et Blanc de la Bande de Magritte ne se transforment dans mon esprit en citrouille si le bistrot est « juste folklorique ».

PS: Bruxelles A room of One’s own/ Hotel Métropole

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J’adore cette chambre et son immense salle de bains.

Pouette pouette. Quelqu’un me dit : Mais les artistes peuvent se payer ça??

Gnark , Gnark/ No comment….

Et pourquoi on irait FORCEMENT chez Dédé la frite ou au formule un local???? Hein????

* mensonge

Dimanche

white owl: victorien

William J. Webbe

On a décidé dès l’ouverture des rideaux de filer à Versailles. Et on a bien fait. C’était splendide. La musique dans les jardins, ce n’est pas ce qu’il y a plus indispensable mais…

Je marche sans penser à rien , R. court devant . Pour venir nous nous sommes trouvés dans le grotesque cortège des Ferrari . C’est un genre de Rotary club du super riche me disais-je en râlant ( ceci étant dit, même lentement le bruit dans les tunnels est impressionnant.) Bref comme une anomalie nous roulions escortés de 92, 75, Luxembourg, Monaco, Corse.

R. me dit: Ce doit être le rallye des pauvres…. Je m’en fiche qu’on ait une ou plusieurs Ferrari ( J’ai une préférence pour tout mais pas la rouge/ La grise est plus discrète donc plus classe)

Bref. Je m’en fiche – bien qu’en horde…. Mais quand , alors que soudainement j’ai décidé ( on se demande pourquoi) d’être bien prudente et de respecter la limitation à 50 , qu’un type me colle agacé, je dis NON!!!!

J’aime bien regarder les avirons. J’ai toujours eu envie d’essayer.

REtour.

RV avec DH devant la fondation Cartier/ Heureusement  » qu’on est sur la liste « ( hum hum: Tu es sur la liste!!!! Ca me fait mourir de rire car ce n’est pas à Viviers que j’entends ça et ouf !), parcequ’il y a un monde fou.

Bertolucci, Varda, et les autres… On bavarde. Il fait humide. Du Hip-hop là-bas;;; Des contes en bas. On squatte une table et on n’en bouge pas à vrai dire.

RV au Flore avec R. On rit. On regarde les deux russes modèle blaireaux à foulard rose Vuitton- champagne et Vodka- la femme à impressions léopard, Moscovici -ah c’est lui?, une dame qui commence un pavé, un gros bouquin spécial Flore, un garçon de la famille physique Saint-Laurent qui regarde R. Celui -ci le salue. Ils se serrent la main et personne ne comprend rien dans un grand rire. Marcher, manger un truc. Rentrer en taxi et le chauffeur est Haitien. On parle.

ECOLE/ AOUT 2011/USINE SAUVIGNET

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La veste du vestiare
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Cet hiver j’avais repéré  » A VENDRE  » sur la grille d’une usine à Saint-Bonnet. Et un peu plus tard, alors que je « calais », et tournais un peu en rond, l’usine m’est revenue en mémoire. J’ai appelé D.G — » Tu crois qu’on me la louerait « … ?

Il me répond qu’il va appeler et qu’il connaît très bien le directeur. L’usine a fermé depuis quelques années.

—Ah tu le connais? Tu crois qu’il me la louerait cet été, heu… prêterait?

Peu de temps après , et c’est ce qui est génial avec D. le Rendez-vous était pris.

Daniel m’a déjà prêté so « frigidaire à sapins », enfin sa chambre froide deux années de suite. C’est formidable cet endroit et j’adore y travailler…

D.G est pépinièriste et il écrit aussi et il a crée un prix du roman historique et… Il y a oui F. son épouse qui bat le record de vitesse du déchargement des cartons que j’utilise!!!

Il fait froid . Un froid terrible.

D. a une casquette à oreilles. JS les mains dans les poches. Moi un bonnet.

—Jacques Sauvignet

—HD

—Voilà, dit il avec un trousseau de clés à la main… Et la visite commence. C’est immense…

C’est déjà « mon » usine… Aucune idée de ce que j’y ferai….

Il reste la forge ,la photo d’une fille à poil sur une porte, des vestiaires, des tubes et encore des tubes, des prototypes de chaise, car on y fabriquait des vélos puis du mobilier en tubes.

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C’est comme une petite ville. Une ville dont je n’utiliserai pas la moitié.

Et il y a une rue pavée qui mène en montant , au bâtiment principal. Etrange, on pense à un fronton de Pelote basque. Avant ça s’appelait Zavaterro je crois.

C’est le 7 Juillet au soir que j’ai déchargé le matériel que je pensais utile pour le mois d’Aout: Des lampes, des vêtements, du plastique, du papier blanc et les cartons déjà stockés chez Daniel.

Puis je suis repartie.

Le 7 août. j’ai repoussé la porte. Je ne savais pas trop quoi faire là -dedans. puis petit à petit. Puis voilà, les Fausses conférences sont nées.

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La partie ancienne de l’usine Sauvignet

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