DU FOND DE L’ENNUI

Tommaso Sebastiani/ Arezzo

Voilà voilà. C’est l’été, ( mais que se passe t’il ???) et de l’intérieur de mon atelier je vois des gens sur les terrasses. Moi dedans. Dedans à tourner, virer, soupirer. Rien. Rien. Paralysie totale malgré des efforts pour faire semblant d’y croire. Faire en sorte que ça semble m’intéresser. Fait trop beau.

La touche b de l’ordi déraille mais ce défaut est répertorié, il suffit de le porte en réparation … Sinon on dira que c’est un exercice Oulipien.

J’en ai marre de ne pas réussir à travailler et aussi d’avoir accepté des trucs qui m’écartent des choses auxquelles je dois penser. Bobigny et l’histoire du décor. Je ne suis pas faite pour les lycées je pense. Je n’ai pas envie de ” diriger” , de gronder. J’admire la prof, son calme, son intérêt, sa patience. Et puis tous ces dossiers, 140 à regarder pour la Villa Medicis. Puis les Beaux-arts le Mardi. Je n’ai envie de penser à rien d’autre qu’à je ne sais quoi. Qu’à rien sans doute.

Faire un résumé de mes cours depuis 4 ans, j’ai envie. Peindre j’ai envie mais suis découragée. Je me dis que ça ne sert à rien et j’ai envie de pleurer. Que je fais des trucs ennuyeux et que ça n’avance pas. Penser à l’expo en Suisse Oui.La succession qui n’en finit pas me mine régulièrement. Mais qu’est ce qui m’intéresse?. J’étais très heureuse la semaine dernière à Bologne-quelle ville splendide, et Florence et Arezzo. Je déconseille le train ( la flèche rouge , je crois ), qui va de Florence à Bologne. C’est le billet le plus cher, le trajet le plus court mais on est dans l’eurostar=Tunnel non stop

Voir TOUT ÇA et voir enfin la Cène d’Andrea Del Castagno au Cenacolo San Appolonia .Voir ( revoir ?? ) Les Piero della Francesca à San Francesco et assister à la fête de la Vierge ce même jour. J’adore l’Italie dans ce qu’elle a gardé de provincial.

Dommage que notre Hotel n’ait été vendu. Que va t’il se passer. ? La fin d’un monde où les télés ne viennent pas polluer l’atmosphère des petits-déjeuners, où c’est le propriétaire qui vous tend la clé et où les chambres , comme des cellules, chambre single single c’est à dire avec un petit lit-j’adore, sont toutes simples sans horreurs au mur.Et l’ascenseur à grille et les miroirs et le petit jardin. Une chambre la semaine dernière coutait 35 euros avec le petit déjeuner !!!!

Tiens finalement on n’utilise pas tellement le B??? M’en étais jamais aperçue.

J’aime bien cette peinture académique qui montre le jeune Michel-Ange présentant sa sculpture.( on ne le voit pas là ) Tête qui d’ailleurs est aux Offices et que je photographie à chaque visite ( Ils ont, soit dit en passant refait des salles -celle de la Méduse entartres et c’est très bien ). Le Musée Stibbert était fermé et on s’est retrouvées devant comme des cruches le Jeudi. Raté les armures.

Dernière entrée le 3 Février. Zut, c’est loin qu’est ce que j’ai fait. Hier Robert Redford à la Cinémathèque après la projection Des hommes du président, avant hier Vendredi, Benjamin Lazar aux Bouffes du Nord. Ca m’a fait plaisir de le revoir après tout ce temps.Je l’ai présenté à J.

Jeudi ? Sais plus. Mercredi Olivier m’a fait je ne sais quelle manip au genou et ça semble bien mieux. Après j’ai filé à la galerie alors que j’avais prévu Argenteuil. Voilà. C’est ça. De retour d’Italie c’était un peu la panique parce que pour l’exposition Picasso et l’exil, j’ai trainé. Comme pour tout, ces temps ci j’attends la dernière minute. Donc foncer au labo, et surtout m’apercevoir que ce que dit Nicole à propos de la guerre d’Espagne dans le film monté, est insuffisant. DONC: retrouver les interviews et monter à nouveau. Sauf que je n’ai plus FCP 7 qui est dead avec les mises à jour, que je n’aime pas FCP 10. Alors essayer Première et râler tant et plus. Je tâtonne. Pour finir j’y arrive mais il faut que je m’y mette sérieusement. Ca me plait pas mal, plus que FCP qui ressemble à un Imovie élaboré. Eu la flemme d’aller au Musée Picasso pour l’expo Calder-Picasso qui doit être bien.Réécrire le texte : Oh Picasso!! . Puis Mardi soir, oui, il y avait l’invitation faite à Macha Makeieff aux eaux-Arts dans l’amphi d’honneur ma chère. Ca c’est très bien passé. Du monde. Mais c’est toujours une tension car on ne sait jamais qui va venir.

Hier , au café de la cinémathèque il y avait un drôle de type, tête baissée, seul, mains à plat sur la tale. Un verre de vin posé. Je l’ai même filmé. Quoi d’autre. Quoi d’autre. Pourtant j’en vois des choses qui m’amusent ou m’étonnent mais si je ne note pas…

La petite enseigne lumineuse du Centre culturel du Bourget, le café Istanbul, les Ecossais la veille du match, l’engueulade à la Boulangerie, le Monsieur dans la galerie avec ses incroyables talons très hauts ( en haut il fait l’air d’un comptable pourtant ! ) La fille du métro toute ratée la pauvre avec en plus un problème de mâchoire, le mail de G.L qui pleure sa femme et a du mal à vivre, quoi, quoi?? Le type d’Argenteuil qui habite dans sa tente depuis des années. Aujourd’hui sur le devant est collé un papier qui dit qu’il est hospitalisé, donne son téléphone ainsi que le numéro de la chambre. L’aveugle du train de Bologne, que j’ai aidé ensuite à trouver le quai et qui n’était pas très aimable/ Il a téléphoné beaucoup pour dire qu’il “serait à l’enterrement demain”.

La fille Colombienne et le trans du Costarica dans le petit restaurant près de l’hôtel. Plutôt inattendu.

Bon, c’e’st pas interessant, j’ai mal au coeur et la peinture ne se fait pas.

Une autre créature du lac noir

Hans Erni 1938/ Surréalisme suisse
Die schweiz, das ferienland der völker

Voyage en Suisse. Paris Bâle Aarau où j’étais allée il y a bien longtemps pour la première exposition collective Rite, Rock, Rêve à laquelle je participais. Je me souvenais d’une toute petite ville,de neige carte postale, d’une église, de la nuit et du froid.

Exposition du surréalisme Suisse. Je découvre surtout Hans Herni et cette immense fresque de 1938 ou 9. heroïsme, travailleurs, nationalisme . Hum, mais c’est surprenant. Ce qu’il fait par la suite est irregardable. Ca, c’est moche mais ça me plait. Surtout l’espèce de créature du lac noir.

En fait, ceux que l’on connait ( Giacometti, Arp, Meret, Klee, peut-être Isabelle Walberg dont l’espèce d’échiquier rappelle étrangement le Palais à quatre heure du matin) , bref ceux que l’on connait et qui on traversé le temps, sont les meilleurs et de loin.Pas d’injustice donc.

Donc journée très agréable au Kunstmuseum.

ET.. retour.

L’autre jour j’ai regardé des tas d’images d’alphabets extraordinaires

Bon préparer un projet pour Unlimited, et celui pour Aarau.

Ce soir TGP

INCIPIT

Mes premières pensées de la journée et dans la baignoire, disons l’incipit de ma journée était de penser qu’autrefois lorsqu’on allait à l’hôpital, au cimetière, je ne sais où, à la chambre funéraire, ne pouvait pas être commise cette faute de goût terrible qui consiste à photographier le malade, le mort, etc. ( il ne s’agit pas tant de faute de goût, mais plutôt à mes yeux d’un acte insensé, déplacé,morbide,  épouvantable et irrespectueux. Ca n’engage que moi comme on dit. Pas d’appareils photo, pas de téléphone. On gardait en mémoire l’image de nos proches, amis ou famille et on vivait avec ça.( je ne parle pas du cas particulier de la photo post-mortem, cette tradition Victorienne étrange qui consistait à faire en sorte que le mort soit encore un peu vivant, appuyé sur des appareils-armature effrayants. Ca m’a toujours glacée d’imaginer ces préparatifs. Et glacée de voir que la zone parfaitement nette était celle où apparaissait le mort, immobile évidemment.

Est ce pour cela que lorsque je traverse chez Darty la zone télé je suis effrayée par la netteté des images, haute définition, qui rend plus vrais que vrais la peau, les paysages et tout ce qui est montré. C’est affreux à mon sens. Donc, autrefois on laissait les nouveaux-nés arriver au monde bien tranquillement et les morts partaient à leur tour. On photographiait avec nos yeux, on ne pouvait montrer à personne, c’était privé, secret,  puis l’image s’estompait disparaissait, se révélait à nouveau, se transformait,  sorte de voile flottant.On s’arrêtait un peu plus longtemps sur un détail de la chambre, ou un nuage à l’extérieur, sur le visage d’une infirmière.

Je n’ai jamais photographié un mort, et de R. je ne garde qu’un photo de sa main extrêmement pâle, exsangue dans la mienne,. Point à la ligne.

Magnifiques expos: Sculptures Polychromes à Orsay

La peinture en Estonie

Au fil du temps aux Gobelins

SOMMEIL DE LA RAISON

Cette nuit après une petite euthanasie pratiquée sur moi par des amis (  on me pique au poignet et j’ai peur de me réveiller. Dans la nuit j’appelle car ça ne marche pas et je me vide de l’intérieur de mon corps.) On remet tout cela en place et c’est à la troisième piqure que cela marche. Sans marcher d’ailleurs ( en fait il s’agit de s’endormir ce qui dans la plus cucu des psychanalyses est l’explication de la mort/ Je dis mal mais je suis pressée ) Bref autour des 3 piqures c’est un peu plus sombre car l’acide à a marqué la peau. Cela me rappelle ce qui m’avait toujours impressionnée chez R.: ses trois cicatrices au poignet pour son faux suicide afin de ne pouvoir partir en Algérie. Trois petites lignes blanches qui ne s’étaient jamais effacées. Bref. Réveil libérateur à 7h, j’allume la radio et me remets au lit quelques minutes; Je me rendors et assiste à un spectacle alors que je rentre à Paris. Il y a une jeune personne sur scène, un bâton sculpté , deux plaques de verre, un mannequin en bois et une voiture rouge pour enfant. La B est avec moi et s’ennuie. L’espace est blanc un peu brouillard. Visuellement c’est assez beau. Il y a un truc qui manque mais je ne sais pas quoi. La personne danse. La petite voiture tourne sur un socle. Le plateau est vide et on ne voit que la moitié du corps de l’acteur figé entre la scène et les coulisses.

Vu l’exposition de Camille Henrot. Je connaissais Renard pâle ( le livre je l’ai lu à 18 ans, c’est très passionnant dans mon souvenir ) et le film un peu pornographique que Paini avait montré il y a pas mal de temps. Que dire? C’est nickel dès le début. Fronton majestueux comme pour une exposition universelle. Le film tout d’abord. Je m’y sens mal à l’aise et ce n’est pas dû à la 3D que je trouve assez drôle. Non. c’est que ça me rappelle quelque chose, mais quoi? Alors que je regarde les images léchées, l’absence de sous-titrage en Français,les Pentecôtistes, baptêmes et chants/ les crabes , les insectes, la planètes, l’écologie et vlan et vlan le coca cola et le sucre. Ca y est j’ai trouvé. Cela ne me rappelle pas des images ( encore que ) mais la sensation devant le film Tree of life ( E. va me casser la gueule mais ….) Sensation très désagréable d’irritation face à cette » beauté »léchée elle aussi, ce ton, cette foi que je partagerais volontiers mais pas avec Terence Malik c’est certain. J’ai l’impression d’images sulpiciennes de notre temps ( aie il m’a cassé une dent ), d’images agrandies/ de celles que vendent à la sortie des métros deux personnes en général gelées et gaies comme des pinsons sans ailes  : Réveillez-vous!

Fini le Grans méchant loup hier.

Hop un courrier aux étudiants, la poste et zou.

Ah ben j’ai pas fini de parler de l’expo. Plus tard…. Puis revue minotaure, puis …

En écoutant Lennon

Affiche dans la rue/ Classe AH

Hier après un petit moment à la galerie j’ai rejoint M aux Artistes et on est allés manger aux Petits Gros. Tous les deux. C’est sympa. On est retournés sur les lieux du crime et il y avait un groupe de jeunes japonais et une sorte de karaoké et de clips de danse. Bon ben j’ai dansé.

Ce matin, RV pour la messe, dans la chapelle de la maison de retraite de la rue des Martyrs. Parc magnifique. On y est allés à plusieurs, les habitués du bar où vient aussi s’abreuver le Père. Je l’aime beaucoup. On peut discuter sans qu’il baisse les paupières comme un prêtre. Il est joyeux, mince, et il a 84 ans. Impec. Donc on avait décidé de lui faire la surprise, et d’aller le voir discretos dans son vrai élément ( messes tous les jours à 11h ). Petit orgue récupéré m’a t’il dit dans un château, chants ( répétés la veille par la chorale de ces personnes âgées, plutôt des femmes.) C’est incroyable comme on résiste!!!! Deux autres prêtres. C’était vraiment bien car je le trouve sincère et vivant. Royaume des cannes et des déambulateurs, bosses et gilets tricotés. Costumes et signes de croix. Cravates et airs penchés. Foi. Toux. Cheveux blancs. Même si c’est une résidence pour personnes aisées, c’est quand même pas marrant.

Maison Rouge, et RV avec UG. Première rencontre et c’était agréable. B. mon amie d’enfance est là aussi. On parle un bon moment.

Voilà, c’est fini. Velib. Marche et Marks Spencer. Bus 67 et me voilà.

«  I was feeling insecure

you might not love me any more ….”

Mon nouveau peintre horrible

Willumsen

Le mot voilà devrait être si  ce n’est censuré !!! contrôlé. Certaines personnes interviewées sur FC sont vraiment lamentables. Le Golem/ Blanc… Deleuze / Blanc . Bien evidemment on peut être peintre sans être chercheur mais quand même.Les pauvres journalistes comme ils ont du mérite parfois. !!! Oh putain.Les artistes ne sont pas toujours très passionnants… Ou manque de simplicité et emberlificotages, ou ignorance. Ca me rappelle la première fois où je fus invitée sur FC, très tôt le matin, dans l’émission de Jean Lebrun. Boris Kochno était mort là, à l’instant et moi, je n’en avais jamais entendu parler. Aïe Aïe, ça commençait mal… On n’en meurt pas mais ce n’est pas glorieux; En plus ce n’était pas faute de ne pas m’interesser aux Ballets Russes!!!!

Bon. Moi c’est reparti.Bronchite out. J’ai en une seule journée, terminé des peintures qui dormaient.retrouvé l’horloge moche. Argenteuil, rouler, labo Janvier, prendre des revues qui trainent. Ca fait sens est la plus moche expression qui existe. Ca fait sens . Berk.

J’aime bien passer à la librairie le Dimanche matin; je commande un Stoichita ( dont je trouve l’Amphitryon très agréable à lire ) et les Songes et discours de Quevedo.

Ai descendu la Rue des Martyrs que je déteste le Dimanche matin. On y vend des jonquilles aujourd’hui et ça sent le printemps. Suis remontée avec dans les oreillles les cris d’un sale gosse et de sa trottinette que je lui aurais volontiers brisée sur la tête : Aramis ( nom d’une pipe)… Aramis est contrarié et sa mère se laisse agripper, cerner, cercler par ce démon blond. Je n’arrive pas à être -comment dire, indulgente. Allez un petit stage chez Dickens et dans les quartiers boueux de Londres, dans le brouillard des siècles passés!! Pain et eau. Pain moisi pour Aramis, affublé de son nom de mousquetaire. Je pouffe de rire toute seule. C’est joli Aramis j’en conviens moi, amie des deux autres. Les vrais!

Bon hier c’était un peu funèbre la cérémonie à Orsay pour le départ de Guy ( qui a réussi à me dire une saloperie dont je ris encore, entre ses dents et alors qu’il saluait je ne sais qui). Shubert au début, je m’en serais passée. Surtout que j’avais une faim de loup. Et sur le programme il était annoncé Debussy. Nom d’un chien me suis-je dis, fuyons devant l’ennemi!!!. Je n’ai rien contre la musique mais là c’était vraiment chiant. Mais de Debussy point n’entendîmes car quand la meute s’est déchainée sur le buffet, c’était foutu. Le pianiste au chomdu!!!

On boit du champagne avec Astrid. Et j’offre un petit four à notre ex-professeur d’Histoire de l’Art, qui est un peu vieux et à l’ouest. Il a du mal à attraper ça dans ses doigts. Je lui fais le coup de l’ancienne élève respectueuse et il est content.

Tous dans ‘la salle des fêtes d’Orsay », peu de perdreaux de l’année. Et beaucoup de gens assis. Discours. Jean Clair en attendant s’est assis près du piano et c’est drôle car tout à l’heure il était en mode repos  sur le fauteuil d’un gardien. Je lui ai dit que s’il essayait de brouiller les cartes, c’était réussi: Pianiste et gardien. Quel avenir tout tracé !!! me dit-il. Sa femme est très sympa. Et lui dans sa bougonnerie aussi. Blistène me raconte une histoire à l’oreille avant d’aller parler. Paini, suit et un jeune conservateur qui dit que Guy c’est comme le pot au feu. Ca déborde mais qu’est ce que c’est bon. Tout le monde a noté son génie ( c’est vrai )  son caractère atroce ( c’est vrai ) son caractère intempestif ( c’est vrai )  sa drôlerie ( c’est vrai ). Mais ces cérémonies nous font nous approcher de l’allée centrale si je puis dire. Ca commence à flairer l’encens et je n’aime pas ça.

Filé chez MM où MT et les enfants discutaient. Retour casa. lecture . Et excellente nuit.

Donc: Le plus important est que je me suis entichée de Willumsen, découvert hier !!! peintre danois HORRIBLE et monstrueux dont je découvre cette drôle de chose indigeste à mourir. J’adore, j’adore .: Mêler la peinture à des machins en cuivre peint, ça me parle !!! On pense à Gauguin bien sûr

Hier était noté que Guy avait donné leur place aux Nabis ( c’est vrai ) et je me souviens à Rome, alors que je lui disais mon horreur des Puvis de Chavanne du Musée d’Amiens ( que je voyais enfant ), comment il m’expliqua tout ça. Son influence, son importance. Moralité , l’ignorance n’est pas une force ( comme on croirait parfois en entendant l’arrogance de certains et certaines. Non? )

Regardez en bas du tableau on dirait des pixels!. Il faisait aussi des photos.

Willumsen

Il fait beau !!! Yesse. J’irais bien au cinéma ce soir. Je dois passer voir Anne et j’ai sans doute RV avec la galerie de Berlin. Il faut que je regarde ça. Bon .

J’ai commencé une deuxième grande peinture noire ornementale et voici que revient ( ou arrive ) mon intérêt pour les Caprices de Goya. Je vois d’ailleurs que mon nouvel ami Willumsen s’en est inspiré

Mecki par ci, Mecki par là

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Partir de Drummond de Melfort pour arriver là:  AK – Kindermotiv, Glasperlenaugen, puppe, Kleinkind, c’est à dire dans le royaume de Mecki , c’est quand même amusant. Suis passée par des grottes, des duels, des scènes équestres et des cartes postales de Noel horribles.

 

Hier après midi je m’endors en re-regardant l’homme qui aimait les femmes. Le début est splendide avec toutes les voitures qui se garent côte à côte.

Dessin hier après midi ici, et FC : Simon Leys/ Intéressant.

Rapide visite au BHV ( c’est déjà l’horreur de Noel ), expo de SR au centre Japonais.

Bonne soirée à la galerie. Edith arrive. je l’appelle Mémère Scob pour la taquiner

Merci petite Hélène de m’avoir invitée ; je n’ai parlé qu’avec des gens sympathiques, ce qui n’est pas si fréquent ! t’embrasse tendrement Alice

Tiens cette nuit j’ai cassé un grand miroir.( c’est sans doute les photos de Bascoulard qui tient son miroir brisé pendant la pause ) Et je n’arrivais pas à sortir d’une espèce de passage en barbelés.Puis , ah oui, on voyait une immense et magnifique perspective comme un sous bois et qui montait qui montait. Je cherche une perceuse et passe dans des rue . Il y a des pieds de bébé qui sortent d’un chou-fleur blanchâtre. Il est debout puis oscille , je passe dégoutée et ça fait splash comme une matière molle. Je fais un détour pour ne pas repasser là. Je soupire en écrivant. Mais c’était vraiment dégueu ce truc.

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What a difference a day makes…

Twenty four little hours

What the sun…

My yesterday was???

Messe à Saint Roch. C’es la Sacem qui m’avait prévenue. J’y suis allée mais je ne connaissais personne de la Sacem. J’embrasse Dominique Delouche. Bon. C’était plein. ( le nombre de disparus cette année c’est dingue , entre Papa Wemba, Michel Tournier etc… )

En sortant il pleut mais je marche dans le jardin . C’est beau et je fais une photo-poncif= les chaises dans le jardin vide mais ça me fait sourire ce genre de carte postale!!! Il y a une séance photo avec un jeune garçon noir très beau. Le photographe veut me prendre aussi. Dac. Ne regardez pas vers moi et marchez. 

Je photographie à mon tour le garçon, puis des scouts qui s’accrochent le pied avec une ficelle, puis un type en kilt. Mais ses chaussettes font des plis.

Au boulot.

NAPOLI MY LOVE je veux revenir

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Capodimonte/ Anonyme

De Lundi à ce matin des jours merveilleux à Naples. J’en avais un souvenir intense et je n’ai pas été déçue de m’y retrouver cette fois  dans le quartier Spagnoli. Ce qui me manque bien évidemment ce sont les coups de fil quotidiens et raconter ce que je fais là ou là. Et au retour de ne trouver personne, bras ouverts- te revoilà toi ??? Je m’ennuyais, ça devenait long !!!. Bon.

On arrive et il fait déjà presque nuit. On vient nous chercher. C’est pratique. Je retrouve avec plaisir cette langue que je ne comprends pas. Je tends l’oreille. Mais.

On découvre la baraque, Top. Superbe.

Le premier soir nous nous retrouvons dans un petit truc où la pizza dont je rêvais n’est pas terrible. Mais nos seuls deux voisins de Vérone sont sympathiques. Lui travaillait chez Mondadori à l’imprimerie et il a envie de parler Français. Et qu’imprimait-on et que  transportait ce Monsieur dans une valise de 40 kg? On imprimait Mickey! Et il transportait Topolino… Il décrit les machines, les couleurs, le papier. On imprimait aussi Life là-bas. (Another important foreign acquisition for Mondadori’s list was the Walt Disney Company’s cartoon character Mickey Mouse, who, endearing himself to Italians under the name Topolino, appeared in a weekly series in 1935. This success was repeated shortly after by Donald Duck (Paperino) in the first Disney story conceived and produced in Italy by agreement with the U.S. company.).

L’appartement est très grand, trop grand pourrait-on dire. Mais on s’y habitue très vite. C’est un palais et les plafonds et fenêtres sont super hauts. Le temps est presque chaud. Il est même vraiment chaud par moments. Je retrouve une ville qui depuis le temps a dû changer. Mais je ne m’en rends pas tellement compte. Sans doute comme partout des magasins de fringues etc… Mais la même énergie, le bordel , les vespas réparées au scotch, sans lumière. Pas de casque (pour quoi faire) et à trois là-dessus en tapant un SMS d’une main. On a 12 ans seulement parfois et à fond la caisse. Ca fonctionne. Il faut , dans les rues faire gaffe à ses oreilles, se plaquer contre un mur, frôler des oranges ou des poissons, ou une vieille dame qui lentement grimpe la rue. Oui, des poissons sur des petits étals, comme ça, là. Des coquillages, des bêtes qu’on ne connait pas. Du thon rouge. Des trucs représentés sur des mosaïques antiques, des mosaïques en pixels tant les carrés de pierre sont minuscules… Des piments qui ressemblent à des petites tomates et qui poussent au Vésuve. Vésuve qui dans mon souvenir devient l’Etna. Je me trompe, comme je me trompe plus tard en cherchant Piero della Francesca à Capodimonte. Je revois la Madonna al l’uovo et surtout en fait la dame qui gardait la salle de la Brera avec un radiateur devant elle.

Je n’aime pas Milan; Sauf les musées. Et en parlant de ça demain: CA ( Hum, hum Brrrrr )

{Tiens c’est marrant, je n’imaginais pas la voix de Jean Luc Lagarce comme ça. Très douce. }

Les rez-de-chaussée de la via Mattia, dans lesquels on rentre avec les yeux autant que l’on peut, jusqu’où la décence le permet. La cuisine, le lit ou les lits , le grand écran télé. Puis la mer. Le monde, un bout de sable. Et marcher encore et marcher et passer là… Misère 300 marches qui mènent à la Chartreuse de San Martino. Splendide et déserte. Et des marqueteries sublimes qui racontent l’apocalypse et la crèche immense dans la tradition locale. Crèche-grotte plus ou moins immenses.  Et les crânes de pierre dans le cloître et des mini babas au rhum Napolitain délicieux en sortant. C’est bon… Et le soleil couchant sur la terrasse de la Chartreuse  à regarder Capri au loin. On reste assez longtemps. Pas de monde sauf une arrivée-genre vite le coucher de soleil la photo le selfie et ouste … Dans le car…

Mardi 1 est férié, les gens mangent des glaces pendant que les cimetières ressemblent à des marchés aux fleurs et que celui qui est sur la route de l’aéroport est bondé et qu’il y a des embouteillages. Quelqu’un me dit qu’autrefois, il fallait sortir le mort de l’hôpital en disant qu’il était vivant. POur pouvoir faire une veillée digne de ce nom. On me dit aussi que le fazzoletto bianco marche toujours et que dans les quartiers du centre c’est plus efficace qu’une ambulance. C’est vrai qu’on se demande comment ça roule dans certains coins. On a loué une voiture pour aller à Pompei. On passe devant des zones à prostituées: Une de dos, incroyable en dentelle noire, d’autres postées à des carrefours minables.

Pompei: Et heureusement qu’on est parties tôt et arrivées à l’ouverture… Vite à la Villa des Mystères et seules OUF. On enjambe même les cordons de sécurité pour faire des photos de plus près. Mais après la misère, les groupes, l’horreur avec un prime des sculptures de Mitoraj et là c’est le comble. Je déteste Mitoraj. Je me demande si je ne l’ai pas croisé à Pietra Santa….Il y a … On file. On laisse les guides à leur clients. Les marchands de saloperies et de mauvaises pizzas… De glaces en tube. Vers  Sorrente. Ciel couvert et olives et pain avec du jambon sous les falaises. C’est un peu impressionnant. Les hôtels désuets. l’atmosphère vieillotte. On prend la route de la côte d’Amalfi. Alors là, c’est sublime comme dans mon souvenir. Positano doit être un enfer en saison. On voit une tornade au loin. On roule vers Amalfi, ça tourne, ça tourne et les routes sont inondées. Jamais vu ça. Des motos rebroussent chemin. Moi j’y vais mollo. Il fait nuit maintenant.Une place est complètement inondée. Ca tourne encore. Rentrons, mais par où. La route tourne et tourne dans la montagne. Puis les lumières en contre bas et enfin le bon chemin, trouver comment rendre la voiture. C’est fait.

V. m’appelle pour boire un verre à Pyrénées et M pour un concert. Non. Je n’irai pas. Mais c’est sympa.

{“Il fait partie des morts vivants pas des morts morts” }

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Repos/ Pas de gardiens/ on se sent libre

Deux soirs de suite dans un restaurant indiqué par un chauffeur de taxi. Da Nenella. Ce que l’on peut dire c’est qu’on n’est pas au Flore ou chez Gambrinus! Hou la la. Le Lundi 31 il y a plus d’une heure de queue. On abandonne  Le lendemain c’est bon.Et en terrasse. On commande des anchois grillés, des pâtes, du thon et du vin blanc. C’est très popu, très bruyant, très familial. On n’est pas à la sortie du prix Goncourt, chez Drouant. C’est sûr. Mais moi j’aime ça. Les grands restaurants m’ennuient avec leur raideur qui annonce le délice des plats. Le patron met une musique hyper forte et commence à danser. Il m’invite-bon d’accord. Puis V. On paye trois fois rien. On nous offre du Limoncello. Le lendemain nous voilà encore et j’essaye le plat du coin, les pâtes aux pommes de terre et au fromage avec en plus du parmesan. C’est vraiment ce qu’on appelle un plat de pauvre et c’est très bon. On se promène et le soir on boit un truc sur la terrasse « chez nous ».Je repense aussi aux têtes de terre cuite avec leurs yeux cernés de blanc car si j’ai bien compris il y a un problème de température de cuisson différente pour la terre et le verre. Je ne retrouve plus une des cartes de l’appareil photo. Zut.

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Musée archéologique, mes déplacements

J’adore cette appli qui suit tous mes mouvements. Bon. Capodimonte: des splendeurs et de la fatigue et le parc et encore des olives. Des églises, des crèches, des endroits fermés, des chorales et Vivaldi, des cris et des cappuccini. Un mec avec un grand pansement sur la tête et des gens si mal habillés. La mode du pantalon déchiré dépasse l’entendement. Chez nous il y a plus de tissus que de trous. Là-bas c’est le contraire. Je m’explique mal cette mode du haillon qui rendait dingue R., et aussi  la vulgarité des survêtements à impressions immondes… Les chaussures sont laides, tous les vêtements que j’ai vus sont laides. J’adore la proximité du boucher, du soudeur, de l’antiquaire et du boulanger.  Je voudrais passer du temps là-bas, mais dans ce quartier. J’ai l’impression que la Via dei Tribunali de Spacca Napoli est plus “mode ».Mais on ne l’a pas parcourue en entier. Je m’y revois avec mon frère, dépassant un de ces rez de chaussée si particuliers. On voit tout et en l’occurrence c’est un mort dans son lit-oups- et une veillée funèbre. J’ai sans doute ce récit écrit à la main, dans un carnet venu d’Amiens. On a pas vu tant de choses!… San Gregorio Armeno fermé.. et .. et… Et Fontanelle le cimetière.

Quand même ça sent la misère et la démerde. Je donne à un jeune garçon le site de Bruno de Lorgues. Appelle le et démerde toi, lui dis-je. Oh hier soir le resto tout en céramique et la dame genre Stromboli et en blouse à manches courtes. La patronne. Trop bon le poulpe qui atterrit dans mon assiette. A notre table un vieux monsieur et une femme plus jeune avec un charme de cinéma. On guette leurs gestes. Est-ce la nièce? Est-ce l’amante?. On parle et eux sont de Milan. Eux Mari et femme sans doute. Elle mange aussi un poulpe au vin blanc.

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Le même anonyme qu’au dessus/ Saint-Michel archange

Je disais à V. que lorsqu’on est à Naples on comprend tout ce que l’on a perdu: L’énergie, la force, le désir de vivre. La liberté.

Florence

Jeudi 9 juillet. —

Il y a chez moi un oubli extraordinaire des pays étrangers que j’ai traversés, et j’entendais, ce matin, avec stupéfaction, un jeune homme qui racontait à un de ses amis un voyage, remontant à plusieurs années, et cela avec le nom des localités et la description des paysages, comme s’il les avait sous les yeux. Chez moi, cette mémoire n’a rien du ressouvenir des choses réellement vues, c’est plutôt comme la réminiscence de choses rêvées. Journal des Goncourt 1885

Le type qui ressemble à un personnage de Dickens Masaccio Crumley Plaute en Italien. Casa del fantasma Le mail de Nuccio Ordine Le chinois au chewing-gum Le soleil Les blasons La trattoria près de l’hôtel La terrasse de ma petite chambre Le cimetière Anglais qui aurait inspiré Böcklin pour l’île des Morts Mes bagues en toc L’arrivée à Bologne à cause du vent Le pape et le pope La chute des princes Le petit livre sur les jardins de Pitti Le dernier risotto La polenta de carciofi L’accent florentin ( C= H aspiré ) Les selfies La tribune Les cires de La Specola La beauté de tout ça Les boutiques de luxe Les tout petits bars de quartier L’hotel familial avec le Monsieur et son registre à l’ancienne, son costume trois pièce et sa gentillesse L’ascenceur avec une grille. Botticelli inaccessible Pas de téléphone Marcher, marcher et encore marcher Quelques messes Savonarole etc, etc, etc…

Ca a commencé par un avion qui ne peut se poser à Florence mais à Bologne à cause du vent. Va pour Bologne. Puis un car. Ce n’est pas désagréable. Jamais je n’ai vu Bologne et je me dis que je vais m’y arrêter et prendre un train plus tard. Finalement non. J’arrive à l’hôtel, Le buste du Grand Duc un peu peinturluré est là dans l’entrée sur un colonne et devant l’ascenseur avec grille à l’ancienne. Un homme tout sec en costume trois pièces m’accueille et remplit consciencieusement ma fiche. On se croirait au 19eme siècle. J’ entre dans ma petite chambre avec terrasse. La 24 au second. Je vais attendre M. qui n’arrive qu’après moi et par Bologne aussi. Promenade nocturne. On est un peu loin du centre-15mn, ce qui est parfait et permet d’échapper à tout ce qu’on déteste. les selfies devant le baptistère et partout. Les perches; la bêtise. Mais le mercredi c’est bien. Le pire est le WE mais on ne sera plus là. On est à deux pas du  Cimitero degli Inglesi ,  qui n’ouvre que l’après midi, ressemble à une île et où sont les tombes des enfants de Shaekespeare. “La ressemblance est stupéfiante avec le tableau de L’Ile des Morts (1879) d’Arnold Böcklin (1827-1901). Le peintre s’en serait inspiré pour les cinq versions de cette oeuvre célèbre, exécutée après le décès de sa fille Maria Anna (1877) morte et enterrée à l’âge de 7 mois. “.

Je me suis laissée guider, ce qui est très agréable. Dans la chambre , Crumley ( je regarde a quoi il ressemble et me dis que c’est exactement le personnage du bouquin. Le titre , heu… Dernier baiser et moins bon que le précédent qui était : Le chien ivre ou un truc du genre.) Puis j’ai attaqué ” La chute des princes ” de Goolrick, acheté au pif à l’aéroport. Excellent. Ce que j’aime dans ces livres ( séries noires, polars etc…) c’est que je ne sais RIEN des auteurs . L’écriture est charnelle. Ca saigne et ça respire fort. Ca baise, ça transpire et les personnages sont des héros à l’envers, des types qui font comme ils peuvent.Qui sont souvent fripés, fatigués, dépassés par ce qu’ils n’attendent plus de la vie. Ca sent la vodka et ça picole tellement que c’en est presque ecoeurant. Goolrick écrit le récit du trader de Wall street . Terribles années 1980 où l’argent coule à flot et le Sida suit la courbe des bénéfices. La cocaïne saupoudre tous et toutes. L’argent. L’argent. L’argent.Vegas, le poker, gagner et perdre. Amis qui se suicident ( l’un prend soin d’ôter ses chaussures sur mesure et de les placer sous le bureau avant de sauter)  et disparaissent sans que cela ne change grand-chose. Trahison et vulgarité. Argent et encore argent. Puis enfin, Proust , une librairie, une bague.

J’adore être dépaysée comme ça, dans des milieux qui me sont inconnus.

Dans une belle petite librairie, j’achète Plaute en Italien ( bilingue latin-Italien ){La mostellaria, La farce du fantôme, La comédie du fantôme, le revenant, La casa del fantasma}

De la même façon, dans La Comédie du fantôme, l’utilisation du lexique de la vue fonctionne étroitement avec celle du vocabulaire de l’ouïe, et le thème du regard entretient des rapports privilégiés avec celui de la ruse et toutes ses implications conventionnelles dans le code comique : l’amour, qui est au fondement des intrigues figées de la palliata plautinienne et qui constitue la fin dramaturgique de la duperie ; les thématiques de l’ivresse, du sommeil et du rêve, dont je m’efforcerai de prouver qu’elles sont indissociables du regard en ce qui concerne la théorie de la connaissance, notamment de la vérité par rapport au mensonge, et de la réalité par rapport à l’illusion ; le lien entre le regard, la ruse et le pouvoir conformément à la tradition comique du renversement carnavalesque entre les maîtres et les esclaves ; la ruse comme métaphore de l’illusion théâtrale dans la tradition d’auto-réflexivité des comédies de Plaute ; le rapport, parodique ou non, de la comédie avec la mythologie et la tragédie autour du thème de la vue.

et un petit livre vert sur les jardins Boboli où nous ne sommes pas allés. ( j’ai déjà parlé quelque part des sculptures représentant des garçons aux yeux bandés et qui jouent à deux sortes de jeu- giocco della Pentolaccia et gioco del Saccomazzone )

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Orazio Mochi / Saccomazzone

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giocco della Pentolaccia

Par contre un peu plus loin il y a “La Specola ” Et les hallucinantes cires anatomiques de Clemente Susini. Avant de les rencontrer on traverse une trentaine de salles pleines d’oiseaux, de pierres, d’étoiles de mer et d’insectes. En tout et pour tout deux ou trois poissons blancs qui tournent dans un petit aquarium. Les vitrines -ouf- n’ont pas subi les criminelles rénovations propres au Muséums d’histoire naturelle ( voir l’horreur de Bruxelles, et Venise, Paris aussi ). On marche on marche, pluie ou pas, Offices où non, chacun de son côté ou ensemble. Je prends beaucoup de photos, beaucoup de détails et aussi presque tous les plafonds peints de grotesques de la première galerie. Les gens avancent comme des animaux, je me fâche en contemplant “La tribune“,(“…/… Elle représente la transition entre le cabinet de curiosités personnel (studiolo de François Ier du palazzo Vecchio par exemple et le musée moderne. )merveille de pièce octogonale à coupole incrustée de coquillages de nacre. Sublime endroit sans ce Chinois qui mâche son chewing-gum dans mon oreille et passe sa main et son appareil photo devant moi. En plus il n’a pas débrayé le son et à chaque réglage bip bip et déclancheur… Bref… Je le regarde méchamment en faisait le bruit de sa mastication.

Le pire ce sont les gens qui utilisent comme simple fond toute splendeur, eu se selfisent en souriant et en faisant le V index-majeur. Du pâté dans la tête, et du mauvais. Fait avec des mauvaises viandes grasses et sans parfum léger de thym ou de genièvre.

Tout était beau, tout était bon. Le restaurant du soir, adresse secrète de MT, une merveille. Des choses jamais mangées comme cette sorte de Polenta d’artichaut avec au centre des feuilles tendres farcies au fromage, des “Gugni” je crois, je ne sais pas bien ce que c’est mais c’est délicieux, des soupes de légumes…

Ufizzi, Accademia, San Marco, Palazzi, Bargello, Chiese…

ASSEMBLAGES

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Hier soir comme CR m’avait invitée je suis allée à la Fondation Vuitton pour la rencontre avec Lucinda Childs. les danses sont interprétées à nouveau par sa nièce Ruth. Je dois dire que l’arrivée by night à la fondation est vraiment quelque chose d’impressionnant. La nuit, les arbres et l’impression que l’on quitte la ville, puis au loin cette espèce de vaisseau transparent comme une méduse. Puis le bruit de l’eau et celle-ci qui roule sur une pente. Plus bas la salle de spectacle éclairée et l’on peut voir ce qui s’y passe. C’est extrêmement “classe” dirait-on.

Les solos étaient drôles et rigoureux. 50 ans après ça n’a pas bougé.

Retour. Truc à la télé nul, avec montagne ensanglantée et espèces mutantes dégueulasses. Je regarde un bon moment.

Sur les Docs: YESSSE

Avant la fondation, j’avais rendez-vous avec I. O à France-culture. J’ai parlé de ce que j’avais concernant Nicole Stéphane et je suis sortie avec une émission de 58 mn à fabriquer. Yep. Suis contente. Pierre Bergé m’avait précédé en râlant car il ne voulait pas passer le portique de sécurité.

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Vendredi matin la révélation. JE VEUX FAIRE PAREIL!!!!!

C.R m’emmène pour la visite presse au Musée Rodin. Je ne l’ai pas visité depuis lurette ( passage dans les jardins lors d’un colloque où j’étais invitée ), et adolescente y dessiner. J’arrive devant les assemblages que je ne connaissais pas ou avais oubliés???? Non on n’oublie pas ça.Hou…. Comme c’est génial, dans tout cet ensemble, collections d’antiques, bras, pieds, têtes… Corps plâtre , cire, pâte à modeler. Quelles merveilles. Epoustouflant.

J’observe du coin de l’oeil Madame Cantor mécène, dans son tailleur pied de poule-coq. je ris en pensant que c’est Rodin lui même qui aurait pu assembler son visage et qu’avec ce nom, on était pas loin de la ( classe) morte. Pourvu que jamais elle ne tombe là-dessus!

Hier soir belle exposition à Galliera. “Première exposition consacrée à la Comtesse Greffulhe qui a inspiré Marcel Proust et les plus grands couturiers de son époque.”

comtesse Greffulhe

Et puisqu’on en est aux expositions, celle du Louvre : Une brève histoire de l’avenir ( Attali ) si elle contient de très belles choses ( Mark Lombardi, casques, cartes, peintures etc….et le diary clouds de Rondinone que j’aime beaucoup), le propos m’ennuie par son simplisme. Et le truc le plus tragique au Louvre, c’est l’installation de Claude Lévêque. Ca fait de la peine -je l’aime plutot bien- tellement c’est indigent, sans reflexion; Déjà que le neon rouge dans la pyramide c’était pas une trouvaille mais là.Le néon ( à chacun son métier ) qui court le long des douves et les petits rideaux blancs qui s’agitent doucement, les chaises en plastoc blanc, comme renversées après un spectacles. Popopo!!!! Une bien merdique encore au Louvre pour terminer . Là on tape dans la pédagogie hideuse: De Hercule à Dark Vador ( moi je ne dis pas d’Hercule à Dark Vador ) .Total les gosses sont où? Devant les notices? Ben non. Devant Star wars.

J’ai invité hier soir Alice au Palais de T. Ce n’est pas très bon ( enfin , bon ) mais le personnel est agréable et A; avec ses emmerdements incessants était contente.

We transfer mouline . J’envoie à CR le film de Nicole sur Sarajevo.

Wunder

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Walker Evans

Collection Pierre Marc Richard; les photos que je vois sur le catalogue de la vente qui aura lieu cet aprem sont magnifiques.

Beaux-arts toute la journée. Parler et parler. Je ne m’explique pas la dynamique du matin, tout à fait différente. Le matin est top.

Discussions ça et là sur “l’émerveillement “. Je me demande et me demandais réellement ce qui était merveilleux pour moi aujourd’hui. Mais il serait plus intéressant de dire pour nous: Qu’est ce qui émerveille les individus en 2015? J’espère que personne ne lira jamais dans un vieux document, que “c’était l’argent qu’ils vénéraient”.

Hier soir, environ nne heure d’attente sus la pluie pour Velasquez. Des tableaux inouïs. ( Merveilleux pour certains )

Je n’aime pas du tout le Grand Palais et l’obligation de quitter une partie de l’expo; descendre l’escalier marron et replonger. Je trouve qu’ils y ont été un peu fort sur les couleurs des fonds d’ailleurs. Surtout le vert qui ne me semble pas d’une grande subtilité. A Orsay, toutes les teintes ont beaucoup de justesse et de finesse, on ne les voit pas, elles ne gênent en rien la lecture des oeuvres. Je pouffe de rire en écoutant un type dire à sa femme ( alors qu’il est dans le sublime portrait équestre de l’infant ) :

—”Là le poney… Hum ” et ses dires s’accompagnent d’un petit mouvement d’oscillation de la main droite et d’une moue significative du  pas fameux.

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Tout de suite je vole dans les plumes d’un type qui se croit dans son appart et téléphone de long en large. Sinon, atmosphère {pas du genre adolescent }, mais silencieuse et agréable.

Puis un carpaccio au Rond Point. Tiens qu’est ce qui se passe. Le grand espace indique: Espace privatisé et il y a un cocquetelle en vue. On papote, c’est calme et agréable. A deux sur la banquette nous regardons les gens, le grand type là-bas qui a l’air perdu, la dame d’à côté qui vient de dire: Mais ici, les riches on leur tape dessus…  Julien Clerc classe et discret à une table d’amis. Nous on est face à une espèce d’ouverture sous l’escalier ( comme une grotte ) qui nous permet d’apercevoir ” l’espace privatisé”. Fin du spectacle salle Jean Tardieu. Et le cocktail commence. A notre avis, vu les vêtements, ce doit être des sponsors ou une soirée banque. Pas grand monde. Des costards gris, des jupes du dimanche. Je dis:

—Regarde, là par l’ouverture de la grotte, regarde il y a tout ce qu’on a pas voulu être.

—Tu as raison.

On mesure notre chance mais aussi les moyens que l’on s’est donnés “pour éviter ça”. Le cocktail est un flop. Pas grand monde. De la bouffe, du gâchis. Les garçons commencent à remporter des trucs. Une fille vient me saluer, une amie de N.A. Sympa. Elle s’infiltre avec une dame dans la grotte privée et à moitié désertée.Puis je me dis , la fille avec elle je la connais. R. me dit , ben oui c’est Noelle Chatelet. Moi, rien lu. Bref on se retrouve dans le hall, R la salue et on commence à beaucoup rire car elles racontent s’être infiltrées ” dans la banque ” et on a eu en fait les mêmes sensations. Moi je lui dis que j’ai cru un moment qu’elle était la fausse Noelle Chatelet. Vraiment c’était drôle.

Tout le monde saute dans des taxis et roule.

Le chauffeur nous annonce le crash de l’avion.

Pourvu que….

faux marbres et chien assis

Casse-noisettes

Passé le plaisir de l’idée du récit, le suspense, et la satisfaction de lire un truc ” facile à lire ” qui tout compte fait n’est pas du tout une satisfaction, eh bien on se dit que “Soumission” n’est pas terrible quand même. On enfin, je. Je trouve l’écriture un peu ordinaire, nan? Livre idéal pour oublier les transports. Mais ce n’est pas vraiment suffisant. Nan, c’est pas terrible je trouve, même si Huysmans etc…

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Bon. Je découvre un intérêt tardif pour les minéraux, les roches, agates et autres Porphyres. Sans doute grâce à la collection de Caillois vue à Venise et aussi un rapprochement que je fais avec les zones magnifiquement ” abstraites”, les figurae, chez Piero de la Francesca. Connues comme le loup blanc ces surfaces dévoilées ou pointées par Didi Hub, ( après moi bien sûr car je ne suis pas myope!!! ni modeste et ces aplats m’ont toujours semblé d’une grande beauté mystérieuse dans La Madone des Ombres) heu….mais passionnant néanmoins.( Pas lu le livre ).Ces zones mystérieuses sont la peinture même et, sans nom, ( abstrait ou pas, ou stellaire, ou … ) C’est une présence divine qui se révélerait là. J’aurais voulu peindre ça et disparaitre.

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Je repense aussi au minuscule chien de AB:

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Hier en allant chercher mon vélo aux Beaux-Arts, j’ai pris soin de ne pas passer devant la Hune pour ne pas être tentée mais le diable qui avait ce jour-là une tenue attirante ( Il était déguisé en mannequin minuscule, réplique de celui qui présentait en 71-72 la publicité Fendi pour l’hiver ).

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Donc j’ai traversé et suis ressortie avec le bouquin d’Edison, le royaume de l’au-delà, Etienne Klein: En cherchant Majorama et Freud: Un trouble de mémoire sur l’Acropole ( dont j’ai entendu le jour même, sur France-Cul un extrait par je ne sais quel vieillard cacochyme à la voix perchée. Abominable.)Des étudiants chargés comme des ânes amenaient leurs dossiers pour les concours d’entrée. Ca m’a rappelé mon paquetage à moi, super lourd et il faisait terriblement chaud cette année là. Atroce. J’ai souri en voyant des filles qui ne savaient plus comment avancer avec des cartons à dessins immenses et chargés de je ne sais quoi. En principe, on se retrouve avec la lanière dans les mains, comme un imbécile, avant de retrouver la force pour avancer. Bref. j’ai fini mon soumission  dans le train . Benoit m’appelle car il cherche pour son décor de film un truc. RV devant la fondation Cartier pour l’expo Nauman.

Je n’aime que les pièces anciennes en bas.

 

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Après j’ai filé rapido au théâtre pour la première avec edith Scob, Judith MAgre, Geneviève Fontanel et claire Nadaud. J’ai bien ri. Edith est très inattendue dans les trucs amusants et son costume rose lui donne une silhouette dingue.

 

Velours noir à Galliera

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C’était très agréable de déjeuner avec E. dans sa cellule pourrait on dire. Il me parle d’auteurs dont je n’ai jamais entendu parler pendant que je bois son délicieux thé japonais.Tout est paisible, et je suis bien installée avec une bonne couverture sur les genoux ( R. s’est trompé d’un jour dans sa météo et me voilà en short un peu juste pour la saison ).  « Le véritable psychologue du siècle, se disait Durtal, ce n’est pas leur Stendhal, mais bien cet étonnant Hello dont l’inexpugnable insuccès tient du prodige. » ( Là-bas, Huysmans )

Il a vraiment une drôle de tête Ernest Hello.

Repassée rapidement à la maison et direction Galliera où je retrouve Alice pour l’expo Lanvin. En attendant j’observe une grande fille genre mannequin, qui s’observe elle-même d’ailleurs et se fait photographier avec ses lunettes miroirs près de la limousine noir. “Pfffff”, me dis-je en l’oubliant immédiatement. L’exposition est sublime. Ca donne envie de faire des costumes, de broder, d’assembler.Mais on est dans le noir et les miroirs. Je crois que je n’ai jamais vu des costumes sans que des reproches puissent être faits. L’expo Grès au Musée Zadkine ( c’était là? )

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 Ce qui est très bizarre c’est que les robes semblent faites pour des géantes. Oui, des géantes, car malgré leur présentation un peu en hauteur, sin on imagine cela à hauteur normale et bien, ce sont des super grandes femmes qu’on voit dans ces merveilles brodées.

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Un verre au Palais de Tokyo. Une fille me fait signe. Je pointe mon doigt sur mon sternum avec une expression point d’interrogation pour demander si c’est à moi qu’elle s’adresse. Oui. Elle articule de loin: ” On est aux beaux-arts.” Alice me racontes des histoires tristes et gaies. Des histoires de certaines de ses amies méchantes autant que sottes.  Je lui propose de m’accompagner chez Anne et P.dont le pavé de 800 pages sur Bacchus vient de sortir. Je discute avec A.L. etc… Mais pour moi le plus important de la soirée c’est ce que me dit A2G bien sûr.

Je fais bien honneur à Bacchus qui nous réunit, m’amuse avec B. et B en leur disant des âneries. repars en sifflotant. Ce qui est honteux c’est que ce matin, malgré la quantité non négligeable de vin blanc que j’ai absorbé, je gagne ou tennis et cours comme un lapin. Paf, paf.

Temps magnifique. En partant je croise sur les bancs et sur le trottoir des gens qui n’ont pas fini leur nuit. Scène misérable de séchage d’oripeaux, ou de rafistolage de chaussure… Un type en manteau me demande de l’argent et je lui passe deux euros. Il me dit qu’il en voudrait plutôt 3 parce qu’il a envie d’un croissant. Je lui réponds qu’il exagère, mais je ris et finalement j’ajoute les 1 euro. Il me dit où il traine et son nom/ je suis connu tu demandes/ sans doute au cas où je veuille créer un petit rituel de don , et quand je lui demande où il habite, il me répond d’entre ses quelques dents encore plantées, qu’il a un très grand appartement est qu’il est milliardaire. Je lui dis que je comprends vu ce que je viens de lui donner. Nous rions et il disparait de ma vie, comme la pépé de Galliera avec ses lunettes en miroir.

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Je retrouve cette photo de 2007 à la Bastide du Roy/ Antibes. Chambre de J.Lanvin où j’ai dormi

Et maintenant Bad lieutenant.

Non. Nosferatu de Herzog mais zut Allemand non sous-titré. Ca a son charme.

“JE SUIS CHARLIE “

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En écoutant Cyrulnik parler de l’horreur de ces derniers jours…

Je citais à un étudiant Victor Klemperer. Nous y sommes aussi.

Toute cette semaine la tension était terrible. Tous effondrés. La seule chose positive est cette solidarité, cette réaction planétaire. Pourvu que ça dure.

Accrochée à la télé, à la radio…aux journaux.

Dans un autre ordre d’idée, Mardi dernier était la journée noire pour moi: Agréable mais creuvante car j’avais à faire passer les UC à …. 30 etudiants . Ce sera la même chose MArdi prochain.

J’étais heureusement surprise. Il y a des étudiants excellents et singuliers. Je n’ai rien vu qui ne soit intéressant. Même si le fait de mettre des notes suscite toujours des réactions négatives. Pour moi, une note n’évite pas la discussion mais a le mérite de donner une idée claire. La hantise de la note, je la trouve dépassée. Comme si une note était une honte, un principe réactionnaire. Curieusement les étudiants -qui ne sont peut-être pas pour autant les meilleurs- mais à qui j’ai donné les meilleures notes n’ont pas l’air de se plaindre! Ce qui me stupéfie souvent c’est la décision d’entrer dans une école ( une école veut dire que l’on va apprendre et être jugé sur un certains nombres de valeurs et de critères, qui forment “le système scolaire”. Puis lorsqu’on est dans une école on s’offusque de ce mécanisme, ( j’avoue qu’en ce qui concerne les Beaux-Arts qui ne devraient plus s’appeler les Beaux-Arts d’ailleurs, je me demande s’il n’est pas plus raisonnable d’aller à la fac philo ou lettres et de fabriquer ses propres trucs hors système en toute indépendance)

Bref.

Pot au feu délicieux chez Dayan

Acheté des pulls dont un qui fait que je ressemble assez à un flic à cause de la rayure blanche.

Vu la magnifique exposition Viollet Le Duc qui m’a bien surprise car je n’en connaissais pas le quart.

Ai commandé Barbarella de Vadim ( dont j’avais vu quelques images à la télé d’un tel kitch que je n’ai pas pu résister.)

La peinture à l’air de se re-débloquer un peu. pas mal de temps passé dur le dossier pour l’avocat.

Remontage de Versailles et de La morte.

Toujours la sensation de manque d’ampleur. Ou peut être la nécessité de travailler avec quelqu’un pour réaliser ce que j’ai en tête mais qui ne sort pas.

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Je râlais hier en apprenant que J. entrait à la galerie. Je le présente à C. blabla et personne ne me prévient? C’est désagréable et j’ai gueulé. Autre gueulante, celle-ci théâtrale et pour amuser mon frère. Je reçoic depuis l’an dernier, les voeux d’une boite de Pompes funèbres. C’est très désagréable. J’ai donc des 9h, alors que nous prenios un café, pris le téléphone.

—Bonjour MAdame. Pourriez vous me passer un responsable?

—C’est moi…

Je n’explique pas le torrent plein d’alluvions que j’ai déversé. Je croyais qu’elle allait pleuré en s’excusant et en promettant bien de m’enlever de la liste.

—Et si ce n’est pas fait, même si vous me proposez des poignées gratuites, je porte plainte…

On a bien rigolé après et j’étais d’attaque pour la journée. Ca me fait penser que j’avais un étudiant à Cergy qui bossait dans ce domaine dans la boite de son père.

Bon je file au tennis avec ma raquette fraichement cordée ( c’était une bonne idée de passer la prendre hier chez Decat. Un monde de dingue avec les soldes. Oups…

L’anguille et les pierreries

J’adore Vincent Price.

Hier en rentrant de l’anniversaire d’E, Chute de la Maison Husher ( très bonne soirée chaleureuse et amicale ) avec en prime le feu de bois qui va tous nous faire mourir, nous polluer comme une vieille bagnole qui pétarade dans la nuit!!! Un bon feu serait néfaste? Allons….!

LN chez em2

La  photo d’Elise

Bref. Anguille façon japon et bière. Tout cela délicieux.Paisible. L’endroit est merveilleux la nuit quand il faut longer les jardins pour arriver à Notre-Dame-des Champs, entrer dans le métro et poursuivre en chemin la lecture de Peter Handke. Pourquoi lui maintenant et que je pense n’avoir jamais lu?

Eh bien parce que dans la cuisine j’ai feuilleté le livre de Depardieu , qu’il y a un magnifique passage sur le silence, sur le silence de l’acteur sur le plateau quand il joue. Et parce qu’il parle si bien de Handke. Je suis allée vite à la librairie de Paris, Place Clichy. J’ai demandé:

—Il existe en livre de poche P.H?

—Ah non… Non…

— Mon instinct m’a fait monter à l’étage au rayon livres de poche, et j’y ai trouvé P.H!! ( soupirs) J’en ai pris plusieurs. Il n’y avait pas le théâtre.

Le premier que je lis est donc, l’Angoisse du gardien de but au moment du Penalty. Etrange, indisposant et abstrait. Je me dis avoir eu un peu, un peu le même genre de sensation en lisant le Château de Kafka. Les mots, le langage , les mots qui se décalent et ne correspondent plus, la réalité qui se dérobe… les phrases courtes et le nom du personnage sans arrêt. Les objets. Les objets et leur vie. Puis sur une page les signes qui remplacent les mots armoire, fenêtre, valise. Une femme étranglée et un enfant mort. Un enfant muet -Ophélie minuscule. Un mot griffonné sur un journal et qui veut dire muette. La posteUne route courbe qui mène directement au village. La cabine téléphonique dans la nuit.Une chauve-souris. Un mort que l’on veille. La gérante. Les serviettes de bain de l’hôtel. Il vomit. Le stade.

Je ne dis pas que cela me passionne mais je reste en haleine et le termine ce matin avec un café.

M et E sont partis à l’Opéra pour y voir les démonstrations de l’école de danse. Ils en reviennent émerveillés.

Vendredi soir j’avais préparé pour leur venue un pot au feu qui était délicieux et ensuite des crumbles achetés en bas. Vin délicieux. On s’était baladés, passant par la librairie Vendredi ( M. voulait Das Kapital de Malaparte mais il est épuisé et on l’a trouvé là où l’on trouve !!!) Je sors avec “Les conférences” de Borges Puis vers l’Opéra Comique, librairie théâtrale.On marche encore. On traverse le Luxembourg. Passerelle vers Orsay. On marche. Saint Germain. Le Flore. Journaux et retour.

Samedi C. arrive avec des croissants et des tas de trucs. Je ne mange rien. Puis nous partons voir l’expo Delaunay. Elle est bien, un peu plan plan. Les cartels sont nunuches et C. me dit que ce qu’elle entend dans l’audio guide est une misère!Les documents filmés en couleurs avec les mannequins devant des fonds simultanés sont vivifiants

J’abandonne tout le monde pour voir l’expo David Altmejd dont je ne sais rien. Et là, c’est la claque. Je trouve cela magnifique et puissant. Je ne réfléchis pas à ce que cela m’évoque/ les métamorphoses d’Ovidé, la Natura Naturans {encore}/les monstruosités et les merveilles, les séries B du cinéma.Les anamorphoses.

L’oiseau ( décidément vive Franju !! )

expo david altmejd4

expo david altmejd

COPYRIGHT HELENE DELPRAT !!

oiseau bobour

oiseau atelier

Rien écrit depuis longtemps. Préoccupée par d’autres affaires dont la dernière est la découverte de mon masque d’oiseau sur l’affiche du Centre Pompidou.

Je l’avais prêté en 2007  ( le 5 juin= merci mn blog !) à Benoit pour un film dont je ne savais rien.— ” T’aurais toujours tes masques d’oiseaux ?”. A Benoit qui m’a beaucoup aidée quand il le fallait et très généreusement je ne peux dire que OUI.

C’était un accessoire destiné à être perdu “dans la masse “. Et voilà qu’il devient la figure emblématique de ” De la guerre” de Bonello. J’en suis certes flattée mais c’est extrêmement désagréable alors que sortant de l’expo raisonnable de Duchamp , je descends l’escalator escorté de M.M , de me trouver nez à bec avec mon oiseau. Je n’en revenais pas. L’affiche est belle en plus ( Ptête que j’en aurai une !!!! )

Affiche-De-la-guerre

Rien écrit non plus sur le blog Bozar;
Je ne sais pas pourquoi je suis si fatiguée. Abattue presque.  C’est comme si je courrais sans cesse. Un speed total.

Cette semaine je m’oblige à ne rien faire,( de toutes façons je ne PEUX rien faire et me demande comment j’ai pu assurer les Beaux-Arts Mardi.Mystères du théâtre me dis-je, en scène on ne sent plus rien. C’est un peu vrai.

Me poser, m’allonger, lire. Le livre de Paul Veyne “ET DANS L’ÉTERNITÉ JE NE M’ENNUIERAI PAS“, et l’Institut Benjamenta. Ai acheté “Les barrages de sable” de Jouannais, et “la poétique de l’espace” de Bachelard.

Je fouine. Je cherche.

Beaucoup de mal à sortir et à m’intéresser à quoi que ce soit. La lecture m’obsède.

Je me dis aussi que même si on ne veut pas en recevoir les ondes, la semaine FIAC et ses agitations n’est pas inoffensive. Je ne suis allée à rien.

J’ai bien aimé, même si je n’aime pas les “déjeuners par principe” qui me font croire qu’on est Dimanche-j’ai aimé  être avec M.T qui est décidément un homme délicieux.

Ce qui était amusant c’est qu’avec DH, nous avons apporté le même cadeau: Le même livre Duras-Godard:

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R est épatant comme toujours, me décrochant d’ici pour que j’aille le retrouver au Wepler. C’est un drôle d’endroit démodé dirais-je et presque un peu triste que ce café ou Henry Miller avait ses habitudes. Un homme à perruque ( mais ça ne se voit pas , hum hum!) y a ses habitudes me dit R. Une dame derrière nous commande deux bocks. Elle préfère deux bocks à un demi. Soit…  Puis quand arrive la bière elle trouve qu’il y a trop de mousse-pas de problèmes madame je vous enlève la mousse-. Je ris. On glisse de l’atmosphère thé un peu glauque, aux lumières plus joyeuses de l’apéritif, de ” avant le film” ou du simple Rendez-vous. Il fait encore bon et il y a du monde en terrasse.J’aime bien les garçons de ce café.

Soudain faim alors que Mardi j’ai avalé une demi-Madeleine. Je filse commander une pizza Miam miam.

C. m’a fait des notes quant au film sur Nicole. Très judicieuses et on devait y travailler mais… Je pense que ça va aller mieux et je vais attaquer ça.

Putain , Patti Smith m’a donné son téléphone et on a parlé un bon moment. Evidemment répondeur. Je ne vais pas la harceler. Mais une chanson qui traverse le film serait plus sexy que Shumann.

Diné avec Guy Mercredi dernier. Il m’a fait porter le catalogue Sade.

 

 

 

les choses réjouissantes et la femme-canon

En ce moment à peu près tout est chose réjouissante: R. termine sa tournée de 120 dates demain soir à Toulon ( je voulais lui faire la surprise et y aller mais c’est mort )

Christopher Lee ( merci E. ) sort un album Silver Knight  à 92 ans . Je crois que ce qui vaut l’os ce sont les images associées à My way, Moi Don

Quichotte et Toreador en Français. La musique est pas terrible mais c’est le fait d’exister 100 pour 100.

Comme Gisèle Casadessus que j’adore et qui fêtera ses 100 ans le 14 Juin prochain si Wiki dit vrai ( !)

SMS de GC qui m’a passé son stylo pour que j’écrive un mot dans le bouquin. Qu’ai je fait du stylo…

Travail de fou à Nogent avec Benoit Pfauwadel qui est notre chef !!!

Je m’éxécute. Fais ci. Va là. J’adore.

Il y a encore énormément à faire… Mais une fois que l’échafaudage sera enlevé je serai plus tranquille. ( j’ai la trouille des accidents -la disqueuse, les cutter, l’échafaudage, souder …)

B. fait venir des tas de gens: Samuel des arts Déco, Nathalie dont j’ignore le nom de famille: Précise, efficace, sure. Olivier , pas vu. Un autre pas vu qui a installé la table . Henri, serrurier et pianiste qui soude comme on respire. De mon côté Julie, Valerie, Pascal. Monsieur Dominguez et Cyrille. Giulia et Caroline. Quand ce sera fini on se demandera pourquoi tant de temps… Mais…

J’admire l’invention et le calme de Benoit, la façon dont il explique à chacun. et tout cela ( lui et les autres ) en totale générosité. personne n’est payé. Le budget est cuit.

Aujourd’hui G.A est venu pour “nous garder” et nous a fait un délicieux déjeuner.

Il nous a parlé de la femme canon. Il faut absolument que j’aille la voir . ( Elle est à la maison de retraite )

Le parc est très beau ( vu de l’intérieur ) . Retour et embouteillages.

C passe tout à l’heure pour le montage. Demain passer chez Varia pour récupérer le tissu. L’onde ne va pas. Il faudrait peindre, mélanger. Là ce n’est pas terrible. Et pas le temps d’essayer.

Son. Je suis à la bourre.

J’attends C. pour le montage…

La récré

 

C’est bon d’aller voir des expos! . Le matin au BAL, lui vraiment bien à deux pas de la maison et que je ne connaissais pas du tout.

Puis on file au Musée Victor Hugo.

Un club sandwich offert par Y en terrasse et il fait froid. Puis filer à la galerie.

Passage de G.L, accompagnée d’une fille sympa qui reste 10 minutes ne dit pas un mot et me demande le quartier des tissus. On en rit 5 mn!!!

Pas mal de monde. Montrer, rouler, accrocher.

Puis A.F arrive, on discute et on rit. Taxi . Maison . Dodo pendant que C. et N. doivent se taper le diner au Meurice

Notes

Das grinsende Gesicht (1921Julius herska

The cat and the canari / Paul Leni

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Au Musée Victor Hugo, “l’Âme a-t-elle un visage?” en l’occurence L’homme qui rit.

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Beaucoup de documents intéressants dont le Rochegrosse. La partie BD ,  Hum et le pire, le film de de Jean-Pierre Améris. 9a c’est vraiment moche. On avait les images splendides du film de Paul Leni et on se retrouve dans des images de télé.

Dossier à déposer demain et courses pour Nogent et c’est reparti. B.a bien travaillé et je suis très contente. J’ai hâte de voir ce que ça va donner.

 

La honte

Je ne connaissais pas Jacopo Ligozzi!! C’est magnifique.

La course.

Hier fin peintures

Ce matin fin ( enfin… ) dossier Beaux arts

Et là j’attaque le son.

NB ligozzi

 

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rapido pour ne pas oublier

En revenant de la maison de la radio hier où j’étais partie “filmer une voix”, je passe devant une vitrine à deux secondes d’ici et trouve ceci ( tas )

Bon plus tard pas le temps

INSOMNIE

Des cauchemars. Rue SAint-Fuscien mon portable tombe et file comme un missile. Un enfant en skate le rattrape mais il en manque une partie. On passe devant la maison. J’ai RV à l’atelier. Des gens arrivent. Je ne l’ai connais pas. L’un touche mon appareil photo et je l’engueule. DAns la pièce C. répète avec P. Une sorte de performance prétentieuse qui m’agace. Je sors mais passe d’Argenteuil à Amiens comme au cinéma.

En parlant de film, hier j’ai abandonné un Duvivier avec Jules Berry..

Ensuite impossible de faire des numéros de téléphone, de joindre qui que ce soit. Devant la gare, la place est mouillée. J’avance et perds pied. Mon sac se remplit d’eau. Je pleure .

Réveillée à 4h. Puis 6h.

Il faut que je file.

Hier et avant-hier toute la journée avec B. pour tout préparer. De mon côté tout est presque fait.

POur l’expo les peintures sont prêtes et je pars la semaine prochaine pour maroufler. Néanmoins je me demande s’il ne faut pas faire l’expo en Octobre ou tout au moins à la rentrée.

Anse de la Fausse-monnaie

Ne rien faire. Marcher. Vider le cache. Ne rien prévoir. Respirer. Regarder la mer.

C’est délicieux. Ca fait du bien.

Je vais même au cinéma à 18h30. Polanski. La venus à la fourrure. Je ne sais rien du film. Même pas la distribution.

Je m’ennuie . Amalric n’est pas un acteur qui m’intéresse. Je ne comprends pas trop pourquoi tout le monde l’adore. Je ne trouve pas que ce soit un acteur passionnant.

Marcher. remonter la Canebière. M’installer chez Noel . Je voulais éviter le port. Là c’est bien. Une vraie pizzeria avec des gens “normaux” du coin.

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Elle ne s’appelle pas Stellamare.

Depuis longtemps je connais cette maison. Je ne sais rien d’elle sauf que j’ai décidé qu’elle m’appartenait. Je n’ai jamais d’envies tenaces, je veux dire d’obcessions quant aux choses.

—”J’aimerais, ce serait bien, j’adorerais … “… Non…

J’oublie. Mais la revoir là, alors que je n’y pensais plus du tout… Il y en a une autre avec un grand jardin devant ….

Ah je m’y vois comme Malaparte, face à la mer, des heures, des heures.

J’ai marché , marché. Vent de voleurs et vagues. Magnifique. Cette boucle doit faire 12 km.

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Visité le Mucem.

Impressionnant Fort Saint-Jean. Passerelles. Et vue incroyable sur la mer.

Les expos? Le bazar du genre. Bordelique et confuse. Moche, peu lisible.

Galerie de la Méditerranée: Idem/ voilages, rideaux, on est dans le noir et on sait que la mer est là.

1500 m2 avec des retraités , des vidéos, une guillotine, des fixés sous verre, une maquette de bateau, une oeuvre de Pistoletto, une Marianne…

Tout cela m’ennuyait. Ne suis pas restée longtemps. (La Galerie met en perspective le monde méditerranéen avec d’autres ensembles comparables à l’échelle planétaire comme l’Asie du Sud-est ou la Mésoamérique à partir de quatre singularités intitulées : « Invention des agricultures, naissance des dieux », « Jérusalem, une ville trois fois sainte », « Citoyenneté et droits de l’Homme » et « Au-delà du monde connu ».)

Ouem….

Déçue , non par le batiment et le site mais les expos. Le temps des loisirs  ( horrible le titre ). Fermé? Pas trouvé?

Je termine Mystic River de Lehane et en achète un autre pour le retour.

Hop,retour,  direction rue Richer. Je rejoins C., T., P. pour l’anniversaire de Pia. 16 ans.

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Ca vient du site Blitz Kids mais je n’en sais pas davantage

Semaine prochaine deux enterrements/ Le directeur du théâtre Hébertot-Pierre Franck/ demain

Laurent Doré/ Mercredi….

J’adore la musique de Bernard Hermann/ Ecoute Psycho.

J’ai vu l’expo de Pierre Huyghe et j’ai bien aimé tout ça. J’étais avec Y. Ils exagèrent à Pompisou avec leurs billets groupés à 13 euros et l’impossibilité de ne prendre par exemple qu’un ticket pour Huyghe.

Je trouve une photo de Klaus Nomi qui me plait et la mets sur fb.

Envie de travailler davantage. De lire plus etc…

 

 

Une chambre à soi

Hier P. a dit:

—Tu sais cette fille intelligente et stupide? Tu vois qui?

J’adore.

Bon je pars demain matin.

A moi les sapins. A moi le fantôme de Petrus.

A moi le VTT, à moi les Tintin lus mille fois. Après cette journée… grise. Onyx sur l’ordi, timing de dérushage pour E.

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Puis réussir à sortir de l’appartement. Poste. Et Saint-Michel pour DVD.

J’ai fait découvrir au petit B., vierge de télévision et de films, Buster K. Je n’en revenais pas de ses éclats de rire Et maintenant ce sera C. Chaplin.

Il choisira son camp!!!!

J’emporte pour lui d’autres films et repose “La belle et la Bête ” que je lui montrerai à la cinémathèque un jour, en grand en vrai.

Il fait beau. Je flâne ce qui ne m’arrive que très peu souvent. J’ai bien fait de retarder le départ.

E. m’apporte sa valise rouge et hideuse. Nous rions de la voir si moche et je la pose sur un coussin du même ton, pour lui donner de l’allure.

Fou rire. C’est délicieux de rire ainsi. Pour un objet absurde.

Mail du notaire. Je réponds en deux secondes. Je signe.

Rues. Chaussures terribles dans une vitrine de second-hand. Elles sont à vendre mais dans un tel état. Etat poubelle cent pour cent.

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Alors voici ce qui peut nous inciter à un peu moins d’arrogance.

Putain mais qui va acheter les blanches. Cradingues, éculées mais qui semblent avoir un passé en forme de quelque chose.

Quand dans la cour de la mairie l’autre jour, je regardais les chaussures de R. Dati et Trierweiler, je chuchotais à l’oreille de X:

—Putain on fait pas le poids niveau pompes.

Et hier dans les allées je disais à C. que le fric discret était au poignet des hommes et aux pieds des femmes.

Là, les pompes de chez Guerrisol elles viennent direct d’un campement Rom , ma parole. Vous savez quand les bulls viennent de passer, il reste ce genre de choses.

En sortant ce soir dîner au bistrot du coin, comme une vieille dame choquée j’épouvante deux types qui s’apprêtent à pisser entre les voitures et un qui est en train de le faire. Hahahaha, ils filent…

Personne ne moufte.

Je grogne. Je grogne contre tout.

Et contre  tous dont certains, bien élevés pourtant,  à la Fiac qui vous rentrent dedans sans même un mot d’excuse ou de je ne sais quoi ,et qui rentrent aussi dans des dames qui ont l’air de vraies filles en disant

—” Vous n’avez pas la priorité!!.

Je l’ai vu et entendu. Le comble. Ca c’était à l’entrée VIP où un gros con à l’inverse du métro poussait pour sortir, une dame d’un certain âge.

Ca me désole.

 

Dimanche

white owl: victorien

William J. Webbe

On a décidé dès l’ouverture des rideaux de filer à Versailles. Et on a bien fait. C’était splendide. La musique dans les jardins, ce n’est pas ce qu’il y a plus indispensable mais…

Je marche sans penser à rien , R. court devant . Pour venir nous nous sommes trouvés dans le grotesque cortège des Ferrari . C’est un genre de Rotary club du super riche me disais-je en râlant ( ceci étant dit, même lentement le bruit dans les tunnels est impressionnant.) Bref comme une anomalie nous roulions escortés de 92, 75, Luxembourg, Monaco, Corse.

R. me dit: Ce doit être le rallye des pauvres…. Je m’en fiche qu’on ait une ou plusieurs Ferrari ( J’ai une préférence pour tout mais pas la rouge/ La grise est plus discrète donc plus classe)

Bref. Je m’en fiche – bien qu’en horde…. Mais quand , alors que soudainement j’ai décidé ( on se demande pourquoi) d’être bien prudente et de respecter la limitation à 50 , qu’un type me colle agacé, je dis NON!!!!

J’aime bien regarder les avirons. J’ai toujours eu envie d’essayer.

REtour.

RV avec DH devant la fondation Cartier/ Heureusement ” qu’on est sur la liste “( hum hum: Tu es sur la liste!!!! Ca me fait mourir de rire car ce n’est pas à Viviers que j’entends ça et ouf !), parcequ’il y a un monde fou.

Bertolucci, Varda, et les autres… On bavarde. Il fait humide. Du Hip-hop là-bas;;; Des contes en bas. On squatte une table et on n’en bouge pas à vrai dire.

RV au Flore avec R. On rit. On regarde les deux russes modèle blaireaux à foulard rose Vuitton- champagne et Vodka- la femme à impressions léopard, Moscovici -ah c’est lui?, une dame qui commence un pavé, un gros bouquin spécial Flore, un garçon de la famille physique Saint-Laurent qui regarde R. Celui -ci le salue. Ils se serrent la main et personne ne comprend rien dans un grand rire. Marcher, manger un truc. Rentrer en taxi et le chauffeur est Haitien. On parle.

Felicie aussi

felicie de Faveau2

Si vous avez des affinités avec les légitimistes , êtes catholiques et vendéens, ceci vous intéressera.

Moi qui ne suis ni l’un , ni l’autre, ni l’autre, j’ai couru voir cette exposition curieuse. Felicie n’a pas vraiment  de genie ; Mais son oeuvre  magnifiquement présentée dans l’exposition d’Orsay est “une curiosité”. Entre dragons, bagues , dagues et étendards, moyen âge et Italie on a tous les ingrédients d’un opéra du 19eme, représenté au 19eme.

Si on ressitue l’oeuvre dans l’époque, elle est parfaitement réactionnaire.

Mais tout cela me fait sourire. La grandiloquence, le Merveilleux, l’art du récit épique, l’héroïsme.Et il y a des objets réellement surprenants.

Mais j’aurais eu peur d’elle si je l’avais croisée avec son burin!!!

“Jpris un homard sauce tomate, il avait du poil au pattes, Felicie aussi 

Puis une sorte de plat…”

Je vous épargne le reste que je connais par coeur. Foi d’animal.

Ce matin RV au studio 129 de Radio-France par la porte F. Il est immense ce studio, avec un grand piano à queue. V . vient photographier  et filmer avec les moyens du bord.

Nous sommes avec ES à la table. c’est surtout elle qui va lire

La femme à barbe, mes rêves, la liste, heu… Je ne sais plus. Puis o enregistre à deux et debout. C’est super marrant à faire. J’adore.

Dejeuner aux ondes avec V. P. L Sulitzer sort du restaurant. Bou. Triste allure.

On papote et je remonte ( poussivement ) sur mon vélo.

Creuvée.

Et je n’ai pas vu De l’Allemagne zut et flute, il le faut.

ho comme ce site est horrible!!!

http://www.artsper.com/home

“Voici le sabre de mon pè-è-re, tu peux le mettre à ton côté”

Dandy cinéphage, élevé à la fin des années 1970 dans un village près de Barcelone, Albert Serra s’est fait connaître internationalement avec son second long métrage, Honor de Cavalleria, dès 2006…

Hier ouverture .

On s’était dit avec J. on y va et si ça nous barbe on se tire.

Moi je n’en avais jamais entendu parler mais il faut dire que je ne suis pas une flèche niveau cinéma.

On est restés pour le court métrage après l’introduction de Serra qui fait bien rire tout le monde. Ah oui c’est trop cool de rire. Grrrr….

Il a un blazer comme un vieux beau du 16eme , modèle épuisé … Il a les cheveux longs sur la nuque. Il parle Français avec un délicieux accent Catalan.

J’aime bien. Le mec me plait, il est assez dandy effectivement , et il me plait-oui car il y croit encore. J’aime comme il approche les choses mais, les jeux sont faits et il ne pourra, lui, rien faire contre ç…

On mange le court-métrage, puis la tragique performance de purification de l’écran.

Alors que c’était plutôt marrant et même pas marrant du tout mais intéressant de parler de ça, de l’écran, de le rendre encore plus vierge, blanc de blanc;De ne pas vouloir “passer après les autres ” en deux mots…

Oui c’était plutôt bon comme idée: —J’arrive et tout doit être baptisé par moi…

Bon, la merde c’est quand l’eau se transforme en miroirs qui ont des formes ondulantes de vagues , enfin de motifs verticaux de vagues. Oups , me dis-je en regardant Momo et un autre machino installer , c’est d’la métaphore.

Moi, depuis que je l’ai lu ( trop tard mais ….), j’imagine toujours un Bukowski assis au milieu de la salle et qui dérange tout le monde pour sortir en éructant ou en vomissant pour de vrai. Mais yen a pas. Yen a pas!! Personne… On est tous, moi comme les autres, bien passifs à attendre l’action.On est tous pour les mieux placés, dans des rayons plus ou moins VIP qui vieillissent bien ensemble, main dans la main comme ça on voit rien de l’avancée du temps. “Serre ma main, tiens moi , j’ai peur de vieillir, non je passe derrière toi, toi vas-y en premier.”.

Bref on aura  un peu de cul peut-être. Ah non, la violonniste a mon avis n’a jamais vu le loup dans sa robe de concert. Mais opposition fine, vla deux filles seins nus. —Oué!!! dit personne parce qu’on s’en fiche, on l’a vu mille fois le coup de la pépé torse poil. Bon tout cela est en live sur grand écran. Mais c’est mieux de regarder le vrai. Déjà qu’une performance, à mon avis n’a plus grand sens, la voir filmée est un contre-sens d’un truc qu’en a pas…E la voir filmée avec autour d’autres gens qui filment entourés de gens qui photographient… Laisse tomber.

J. me dit plus tard, il a raison DP de pas se soucier d’enregistrer ses cours. Il faut de la perte. Ya plus de perte.

 …J’en suis où? Ah oui. Voyons ce qui se passe du côté de Vagina Dentata Organ et Jordi Valls.

La torse-nu centrale est tatouée et voilée avec paillettes comme pour la danse du ventre. Elle attrape une sorte de barbelé ( ben tiens ) argenté et se ligote elle-même pendant que l’autre “arrange” des rouleaux de papier toilettes. Je souffle à J. :

— Tu ne me dis pas que ça va dessiner une croix?

Ben si ( Quand je raconte ça ce matin à C. elle me dit. Je croyais que tu allais lui dire “ Tu ne me dis pas qu’elle va ch… “.Pardon pour la vulgarité mais bon… Parfois, finalement appelons un chat un chat. On a bien ri et j’avoue que je n’y avais même pas pensé.)

La croix se termine et Miss voile saigne un peu. Juste de quoi nous faire frémir un peu, histoire qu’on soit pas venu pour des prunes.

“Ah ces espagnols quand même on les reconnait bien là dit” , je ne dirai pas qui. Et D. de dire: “C’est pas des espagnols c’est des Catalans”. Exact.

C’est lamentable cette soirée. Bon, et puis… Heu… Ah oui du fond de la salle des tambours. Puis la projection d’un diaporama montrant :

Ou des anarchistes condamnés à mort?

Ou des condamnés à mort?

Des morts c’est certain.

Et qui vraiment ne se sont jamais doutés qu’ils finiraient leur carrière au son de tambours guidés par un homme tambour -à-bonnet-méchant.

Oh comme il est en colère! Oh. Vite un Emoji-colère pour résumer ce que je vois. Ya pas d’émoji -Colère. Ya qu’un pirate, un pistolet, une bombe pour indiquer ça-le méchant. Merde..

 Il arrive ” sur scène ” et avec un marteau casse les miroirs, plaf, plaf. c’est vraiment ce qu’on appelle un coup d’épée dans l’eau. Oh, c’est un rebelle et paf et schlac… Mais qu’est ce qui vole? On est bombardés de rouleaux de PQ. On tremble!!!. Bon ; la lumière se rallume, on a déjà tout oublié, les conversations reprennent , les Emojis se recoiffent  et on nous indique comme à un tour operator la suite de la soirée.

Avec J. et sa grosse valise rose , on descend puis on attend pas l’orchestre. Je vois Serra se réajuster, remettre bien son blazer . Il m’est sympathique.

Nous on se tire. Je dis à Alix de saluer D. et D et nous voilà , bien contents devant une bière et des cacahuètes. On ne parle même pas de ce qu’on a vu.

Et moi, pourquoi j’en parle? Paeceque c’était une soirée sans grand intêrêt et que je suis intriguée par le type. Les sujets de ses films m’interessent

“There was a popular fete in the village. This is where I saw most of my personal mythology synthesised. I immediately realised that this was my personal Hairspray or Cry Baby. I only had to add a few details to complement the reality I saw in Madremanya.
Is it fiction or a documentary? At first it was fiction. That explains the artificiality of the interpretation and musical sketches. I hate documentaries. They are the perfect excuse for people with no imagination. But as the film is a portrayal of a world that has almost vanished, it could be considered a ‘document’. This annoys me a bit, because I consider myself an artist. I believe the film has at least three or four unforgettable moments of beauty, which justify the rest.“( crespia )

Albert Serra tourne la rencontre entre Casanova et Dracula au château de Bourgon

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On boit deux bières, J. me raconte ses interviews, il fait très doux. Ya un type à côté, sorte de Saint-Laurent grosso modo qui est speedé. Onpense que son RV amoureux n’arrive pas. Il est super agité, traverse la rue comme à la rencontre de quelqu’un qu’il ne connait pas. Il a des clés de bagnole Mercedes… Puis on se dit que c’est plutôt un RV de dope.

J. et sa valise rose disparait .

Je retrouve R. au café du coin. On mange un truc et en rentrant j’envoie ceci à D.

j’ai bien aimé le mec. mais il est déjà grillé par la médiocrité de son public ( nous tous dociles)  face à la médiocrité de sa performance . 
Autant d’indigence me rend triste. 
C’est très complaisant tout ça. Toute cette violence nécessaire et probablement sincère qui ne donne qu’une mascarade filmée et photographiée sous toutes les coutures. Les filles qui courent autour avec leur appareil photo, service presse et grosses caméras..
La performance ( de toutes les façons est une vieille lune obsolète) mais celle ci , si naive, autant qu’un spectacle de Pippo del Bono. Putain. les barbelés, le sang? Ca va…  Et toutes les images-diaporama de ces types qui du fond de leur vieux trou n’imaginent pas “ça”.
Ou alors on est trop vieux et on se dit que ce n’est plus concevable.

J’irai voir ” honnor de cavalleria” qui m’intrigue.
On s’est barrés tranquillement avec Jonathan et on a préféré aller boire une bière au bistrot derrière papoter et regarder les gens.
bzzz”

Wilde est un bifteck

C’était agréable ce moment passé à N.

Il y fait très chaud. Nous parlons en buvant un café ( moi deux ) et G.A m’emmène visiter la Bibliothèque en me racontant plein d’histoires des soeurs qui vécurent là, dans une sorte de Grey-Gardens à elles:

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J’attrape un livre jaune. Oscar Wilde. On le feuillète en souriant car il contient des “truffes” amusantes. Je ne savais pas ce qu’était une truffe: Ce nom désigne tout ce qui s’ajoute au livre: Billet de spectacle entre deux pages, notes, fleur séchée, dédicace etc…). Celle ci est bien et c’est presque le titre de l’exposition de Juin prochain.

“J’ai vu Wilde. Sa face était rouge comme un bifteck”

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J’adore ce genre de petite bibliothèque personnelle à étages et en boiseries. Rien n’y est vraiment rangé et un livre Pierre Benoit est rangé à côté de Baudelaire, ou d’un truc écrit en allemand. Beaucoup de livres d’art, d’architecture, etc.

Puis je me promène dans les salles, fais des photos des espaces, regarde le parc par la fenêtre. Immense.

G. me ramène à République en poursuivant le récit de ce qu’il découvre à la BN. Il me raconte aussi l’effroi au 104 alors que c’était encore “Les pompes funèbres générales” avec les cercueils rangés par catégorie, les chevaux etc. c’est immense en plus le 104.

Je m’achète un jus de coco et une petite bouteille d’eau. Des madeleines pas bonnes du tout.

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Comme je suis en avance , je me pose près d’une borne vélib. C’est super désagréable les bip bip. Je note deux trucs que disent des passants, commence un livre, regarde la vieille femme avec son chien et son chat et son drôle d’instrument à une corde.Elle a une longue jupe noire plissée qui doit en couvrir une autre. Le chien a une sorte de petit habit rouge déplumé, le chat idem avec un noeud blanc. Ca me fait penser à Vitalis…Je les ai déjà vus. D’habitude il y a un vieux aussi.

L’instrument ressemble à une gadoulka ( Roumanie je crois ) qui n’aurait qu’une corde et la façon dont elle en joue si on peut dire est si répétitive que je me demande comment elle peut le supporter .

Puis j’y vais…

La Masse où je jour où j’ai voulu tirer dans le tas

Commençons par cette nuit 3h. C. rentre en larmes. Elle s’est fait suivre et attaquer. Un type lui a servi le menu Lacrymogène et 4 autres se sont occupés de la suite. Tout ça pour seulement un portable qu’elle avait au fond de sa poche.

Quand je l’ai prise dans mes bras ça piquait partout cette saleté. Je l’ai consolée comme j’ai pu, un petit calmant et au lit.

J’étais rentrée de A.P après une journée pendant laquelle je n’ai cessé d’avoir froid. Le matin, j’avais eu envie d’aller au Louvre.Le musée est disons-le, complètement impraticable.

Ces hordes de gens dont l’expression est plus proche de celle qu’on a dans un aéroport quand on regarde les boutiques pour “tuer le temps” , que de celle d’un lecteur de bibliothèque…

Disons que nous avons moitié veaux marins, plus un pourcentage incertain – par ordre décroissant – d’abrutis, amateurs, gens concentrés. Tous marchent à toute blinde sans jamais penser à la course de Godard:

Après Jimmy Johnson l’américain qui était le premier à parcourir le Louvre de part en part en 9 minutes 45, les trois héros du film culte de Jean-Luc Godard  « Bande à part », 9 min 43 et les trois jeunes soixante huitard du film de Bernardo Bertolucci « The dreamers » en 9 min 27, c’est au tour d’un artiste suisse Beat Lippert de s’essayer à la course au musée et de battre ainsi le record avec un temps de 9 minutes et 14 secondes.

../… Beat Lippert étudie le plan de l’aile du Louvre pour choisir l’emplacement des quatre caméras qui suivront l’artiste dans l’aile Denon, traversant les salles de Peinture française, la Grande Galerie italienne, les Antiquités romaines, pour finir dans l’Escalier Daru au sommet duquel se trouve la Victoire de Samothrace. Le but est de rester le plus fidèle possible au découpage des séquences du film de Godard, qui a lui-même été repris à la lettre par Bertolucci.Le nom de la performance filmée, la Sprezzatura, fait référence à cette qualité recherchée par les peintres de la Renaissance : donner une apparence de facilité et de naturel aux réalisations les plus difficiles.

Bref le Louvre que j’ai vu hier est donc horrible. Les gens photographient en marchant, en parlant. Ils se bousculent , vous bousculent. Parlent fort.

Finies les déambulations le nez en l’air , la rêverie, la flânerie et les longues stations devant les oeuvres.F.I.N.I…

Je me suis réfugiée à la librairie; calme en comparaison.Je me disais que plutôt que de déplacer des oeuvres dans les aéroports, on ferait mieux de déplacer les aéroports dans le Louvre. Ce serait pareil.

Je n’ai vu personne manger en marchant mais ne désespérons pas, ça viendra.

Sans rire, c’est affreux mais on a envie de tirer dans le tas, de plastiquer tout ça…

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