En coup de vent

 

 

Je ne suis pas débordée de travail parce que j’en ai décidé ainsi, histoire de penser à autre chose, de ” vider le cache”. J’ai quand même commencé la maquette Unlimited, repris contact avec P, et pars pour un RV à Bobigny.

Mais j’ai l’impression de pouvoir rester des heures à ne rien faire, à m’endormir sur un bouquin.

Finalement les Beaux-arts ( préparation et lecture des textes des étudiants ) me prennent tout le Lundi.

Même si pendant le cours je présente des choses assez rapidement 15 / 20 mn, c’est comme lundi dernier, et mine de rien beaucoup de recherches.
Partant des macules et des taches chez Cozens que je ne connaissais pas, et qu’une étudiante m’a fait découvrir, j’en suis arrivée aux clouds diary de Rondinone, en passant par -l’étape la plus difficile car expliquer les Figurae chez Fra Angelico , merci – Puis Hugo,  puis les tables tournantes, puis le livre des tables qui est assez désopilant  et impossible à lire d’une seule traite évidemment-  puis Picabia et la Sainte Vierge  (  Picabia qui me fait beaucoup rire), Fritz Lang et Mabuse, les dessins de Desmoulins, un peu la photo spirite. Arrive Pollock, Michaux, Boltanski ( eh oui ) et enfin les mancies et l’art de lire dans le marc de café grace au Manuel du petit sorcier. Les schémas sont amusants et c’est complètement irrationnel.

Visite des amis des Beaux-arts. C’était drôle.

Hier soir après le cours, je monte voir le travail de C ( qui a tout préparé!!) puis tente la projection Light Cone. J’avais une idée de Light Cone et des videos ” expérimentales ” ou films du même nom. Et bien j’ai vu ce que je savais que j’allais voir. Des trucs emmerdants et formels, qui me semblent dater à mort. Si je suis méchante je dis que ces machins sont  insoutenables sauf pur les auteurs eux-mêmes. Mon dieu comme c’est chiant. Les images répétées, les ralentis, le grain, le gros plan.

Même si l’autoroute déserte et filmée par des caméras de surveillance a son intêrêt ( c’est ce que j’ai vu de mieux ) on se lasse assez vite. Ce sont des films à processus, à protocole. Donc bye-bye, sans moi. Suis partie direction le Balto qui est vraiment un bar sympa… et j’étais de mauvaise hu ////OUUUUUU je vais être en retard je file. A suivre.

Blue sky

puppies&puppies

Hier MT m’a invitée à la philharmonie. On est allées au 5 e étage . Les couloirs sont déserts. Il y a ça et là quelques rares bancs pour s’asseoir. Et à l’intérieur sans personne on a l’impression d’être dans un bâtiment administratif. La salle est magnifique et aux places F21 et 23 c’est sublime de tout dominer, de tout voir de face. Les éléments acoustiques ressemblent à de grandes langues souples, comme dans un rêve de Arp…

Visitors/ orchestre de Paris/ Phil Glass

Trente ans après Koyaanisqatsi, le réalisateur Godfrey Reggio ( AU SECOURS AU SECOURS AU SECOURS ) et Philip Glass continuent à poser leur regard sur le monde
d’aujourd’hui, dans Visitors, dialogue inédit entre cinéma sans paroles et musique.

Bon. Le temps se couvre pour moi dès les premières images. Plusieurs portraits de personnes de notre planète et aussi un gorille fixent la caméra. Ralenti. presque immobilité. N et B image léchée. Je me dis qu’à côté Bill Viola n’est pas Sulpicien mais destroy et hyper Punk. La colère monte. Je ne SUPPORTE pas ces images si bavardes.

Inventaire/

hommes/ femmes/ enfants/ architecture en contre plongée sur fond vert sans doute avec à l’arrière des nuages qui passent à toute blinde/ Sorte de vue de sol de planète avec cratères ( blanc ) donc espace/ Station Abandonnée/ Manèges léchés de Coney Island ( vision éculé d’un monde abandonné et du grand 8 rouillé je suppose/ mélancolie à 2 euros / mais gros moyen/  Toujours l’effet ralenti insupportable/ Je me demande combien de temps va durer ce pensum pompeux et académique, prétentieux et moralisateur, bien pensant sans un seul mot mais assourdissant de commentaires et d’intentions sous entendues.Métaphores lourdingues/ monde sauvage – âge d’or. Je DETESTE. Je ferme les yeux.On ne peut entendre la musique de P Glass dans de telles circonstances. l’image, aussi horrible soit elle, bouffe tout. Oiseau blanc qui s’envole, territoires désertiques, arbres décharnés, et…. Décharge publique, déchets de la terre laissés par le vilain être humain qui regarde le gentil gorille qui lui n’est pas coupable de ce que nous avons fait à notre planète. Regard des enfants non coupables/ Ca n’en finit pas. MT n’est pas d’accord avec moi !!! ( comme d’habitude, c’est ce qui est bien ).

Mais c’était super de voitr cette salle et l’acoustique moi qui n’y connais rien est incroyable. Mais zut alors ces américains bien pensants, faut les envoyer sur la lune.

RV avec EB pour l’entretien . Assez rapide. C’est cool et elle m’invite à l’expo Guernica l’an prochain. Deux dessins et penser à une video.

moi qui rêve de ne rien faire et plutôt en bord de mer c’est mal parti.

je commence à écouter Anish Kapoor au collège de France et ce qu’il dit semble intéressant.

On est allées avec Camille à la SACD écouter Jerome Deschamps et Macha Makeieff. C’était super intéressant et profond, et ce malgré le très ennuyeux Olivier B. qui menait la conversation. Qu’il est chiant . Il s’écoute parler. Un jour on a diné ensemble chez X, j’ai cru que j’allais m’endormir dans ma soupe. Il connait tout mais ne sais pas raconter.  Je dis à C: Il est du genre à avoir une veste matelassée. Paf  il l’a. Je ne sais pas pourquoi les vestes matelassées sont portées plutôt par des catholiques ( hahahahah E!! as tu une veste matelassée!!! Ne me tape pas !!!). C’est la première fois que je retourne à la SACD et sans R. C’est bizarre. Je demande à JD s’il viendrait parler aux BA. Comme d’hab j’envoie mon idée et personne ne me répond ( comme pour Edith Scob, vazi remercie moi de l’avoir appelée pour les «  entretiens ou je ne sais quoi extraordinaires” aux Beaux-Arts. Le problème c’est qu’elle est d’accord si c’est moi qui fais l’entretien. Ouarf ouarf. Sinon Niette, zéro, au panier !!!! Je ris )

pas envie de bosser. PAS ENVIE

J’appelle Anne. Bizarre ça décroche et je n’entends qu’une respiration et des petits bruits. Comme si on tapait sur le tel. J’appelle son fils. Pas de réponse. Que se passe t’il. Pas eu le temps d’y aller cette semaine. Hum

“Serions-nous plus heureux sans les informations ?”

… demande le Courrier international.

Nepal…

En allant au 104 je suis sidérée de voir toutes ces tentes sous le métro Jaures. Un vrai village. Dingue. La fois dernière ( quand ?-j’y passe assez souvent- il y avait des grands cartons.) Aujourd’hui combien sont-ils. Je m’arrête, 3 types souriants sont un selfie et des gosses se lèvent d’un campement de matelas sans toit. La densité est forte. Que faire.

Le dernier film de Godard est un pensum. J’en visionne 15 mn et je craque; j’ai envie de n’importe quoi, d’un bon pollar. Les images penchées ( j’avais écrit pensées, mais c’est pareil) me cassent les pieds. Bien sur Godard. mais bon. souhaitons qu’aucun étudiant ne voit celui-ci car il comprendrait mal pourquoi: ” Non, pas ça comme cà “.

Téchiné ( du coffret Cesar) image dégueu. On dirait une télé.

Je m’attaque à l’inventaire Maeght et ça m’ennuie mortellement de revoir les ektas. Un supplice.J’achète des classeurs.

Creuvée toujours. Analyses ce matin. On verra.

je cherche, je cherche . En plus une idée de film pour R. ou avec lui. Un personnage décadent et sophistiqué. Précieux. Où? Comment?

Penser à la maison, aux maisons, aux maquettes. Voir Petronella Oortman.

Vite, vite

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Pas le temps d’écrire quoi que ce soit.Je prépare ce qui ne sera pas une conférence, sur le thème de l’Excès au cinéma et c’est un travail fou. J’avais d’abord refusé car je ne me sentais pas à ma place dans ce rôle cinéphile que je ne suis pas. puis me suis laissée convaincre.Quel bazar et je suis incapable de prévoir le temps, tout simplement parceque ça m’ennuie tellement de minuter je ne sais quoi…

On verra. On verra bien.

Une conférence pour moi,ça s’appelle raconter des histoires. Une histoire.

 

Pelloux

pelloux

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/video/2015/01/08/charlie-hebdo-l-emotion-de-patrick-pelloux-urgentiste-et-chroniqueur_4551679_3236.html

Je viens de regarder ce document en buvant mon café. C’est terrible. Brr

Maintenant il faut continuer cette “union”. Ce n’est pas fini.

Je n’en reviens pas qu’il n’y ait eu aucun débordement, aucun incident. En regardant Netanyahu et ses gardes du corps, c’était crispant. Les mouvements des yeux des ces personnes en attitude d’extrême vigilance… Pendant la marche les gardes qui ont la main sur l’épaule de N. prêts à l’aplatir pour le protéger en cas de merde.

C’est bizarre c’esr ce matin que je ressens tout cela physiquement comme quand on a réalisé que l’on a perdu quelqu’un.

Aller travailler c’est le mieux.

Je découpe dans le monde la demi-page consacrée à Jouannais et son encyclopédie des guerres.

Préparer pour les beaux-arts la suite.

De quoi ai-je envie?

Hier ai regardé Salo. c’est merveilleux, terrible.

Et j’ai survolé Barbarella. Merde je croyais que c’était en Français. les images sont dingues. Marcel Marceau et Claude Dauphin, Jane Fonda. Quel truc. J’adore

La récré

 

C’est bon d’aller voir des expos! . Le matin au BAL, lui vraiment bien à deux pas de la maison et que je ne connaissais pas du tout.

Puis on file au Musée Victor Hugo.

Un club sandwich offert par Y en terrasse et il fait froid. Puis filer à la galerie.

Passage de G.L, accompagnée d’une fille sympa qui reste 10 minutes ne dit pas un mot et me demande le quartier des tissus. On en rit 5 mn!!!

Pas mal de monde. Montrer, rouler, accrocher.

Puis A.F arrive, on discute et on rit. Taxi . Maison . Dodo pendant que C. et N. doivent se taper le diner au Meurice

Notes

Das grinsende Gesicht (1921Julius herska

The cat and the canari / Paul Leni

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Au Musée Victor Hugo, “l’Âme a-t-elle un visage?” en l’occurence L’homme qui rit.

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Beaucoup de documents intéressants dont le Rochegrosse. La partie BD ,  Hum et le pire, le film de de Jean-Pierre Améris. 9a c’est vraiment moche. On avait les images splendides du film de Paul Leni et on se retrouve dans des images de télé.

Dossier à déposer demain et courses pour Nogent et c’est reparti. B.a bien travaillé et je suis très contente. J’ai hâte de voir ce que ça va donner.

 

18h30, le soldat inconnu et nous.

Revenant un soir d’été délicieux d’un après-midi chez Nicole, le nez au vent sur mon vélo, je m’étais demandé qui étaient ces militaires sous képi, raides à en pencher presque en arrière, ces femmes à chapeau et gerbes portées à deux. J’avais pris l’avenue des Ternes  et étais rentrée.

Hier en sortant du cinéma sur les Champs-Elysées ( pure horreur le Samedi, et sans racisme social, c’est terrible la vulgarité de ce que l’on voit. J’ai l’impression d’être à la gare d’Argenteuil- merde c’est dégueulasse de parler comme ça – mais c’est vrai. Des gars avec du gel dans les cheveux ou des coupes de cheveux comme ils les font derrière la gare,  atroces -pour moi- des survets blancs- la nouvelle forme en vogue genre sarouel est horrible- jeans bleus délavés et moulants , ou baskets ultra montantes et non lacées. Téléphones portables, deux à chaque doigt et coca. Les filles sont grosses, ne mâchons pas nos mots. Elles sont grosses et boudinées dans des fringues terribles. )

Au cinéma, c’est le royaume des pops corn, des souris en gélatine acidulée, et de la bouffe comme partout d’ailleurs.Quand on quitte la salle, c’est dégoutant tous ces trucs par terre…  Queue au MAc Do, queue chez Paul… Bon pour conclure et arrêter mes jérémiades de bobo du 9eme , je n’ai pas envie de voir les Champs-elysées habillés comme Cédric Villani mais quand même!!!!!

Avec B. 10 ans, on a vu le film ( Jack et la mécanique du coeur ). Pas nul mais ( je n’aime pas beaucoup l’animation car deux fois sur trois je me dis” Quel boulot pour rien” et je m’ennuie à vrai dire… ) Et puis j’en suis restée à Lotte Reiniger/ nan j’exagère / mais nan j’exagère pas.

Pas nul mais pas intéressant. Seule la voix de mon petit Jean Rochefort me réveille. Il est Mélies et moi je l’imagine en train d’enregistrer. Oui, en fait pour moi ce  truc est un documentaire sur JR en studio et aussi j’imagine les âneries qu’il a dites, les rires, les tentatives- on recommence-. Ils on dû bien s’amuser. Les textes des chansons sont épouvantables. Nuls,  et la musique, je ne sais même pas. Miss Acacia dit : fanteume au lieu de fantôme/ Et quand on abime un fantôme on me trouve en travers du chemin armée jusqu’aux dents et quand on enlève l’accent je rougis. Je deviens d’abord “reuse” puis RED.

Bon. En sortant on s’est assis sur un banc et on a regardé l’homme-oiseau. A savoir un type un peu minable qui avec un truc dans la bouche genre appeau, siffle et re-siffle. J’adore ça. On le regarde déformer la bouche, souffler, changer de nid.

— Vous voulez essayer?

—Nan merci, on a peur de s’envoler…. Il reprend ses trilles sans rire une seconde et nous on pouffe. C’est hyper tentant cette pochette jaune citron. Certain que lorsque l’ on a le truc dans le bec on n’y arrive pas. Lui doit avoir des ruses de merle répétées au nid. On l’imagine dans un grand nid horrible en résine maronnasse.

On y va?

J’ai une idée.

C’est quoi?

Tu es déjà allé sous l’arc de triomphe, là où est le soldat inconnu? ( Je passe les explications qu’un marraine se doit de fournir à son ( faux ) filleul.)

Nous y voilà. Les anciens combattants et leurs drapeaux sont sur le côté. Gants blancs. B. regarde, demande, s’étonne. Ils me proposent de prendre B. en photo avec eux. OK .

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Puis un grand militaire noir immense nous demande si nous voulons suivre ce petit cortège et participer à la cérémonie.

—On y va?

—On y va. Je dois enlever mon bonnet. L’espace d’un instant il me sourient comme un des leurs. Puis se ressaisissent.

Nous voilà prêts. Je dois dire que c’est assez impressionnant. On avance lentement. Trompette ( clairon heu???) et tambour. Sur place derrière   la flamme et face aux Champs, des Kilos de quincaillerie sur des torses. A présent nous sommes en faces d’une dizaine d’hommes en béret et treillis-Baillonettes. ( tiens je regarde qui étaient des militaires hier… )

Sonnerie des morts, gerbes.. Marseillaise, épée ( ravivage).

Il y a plus de monde que sur ce schéma

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Et à la fin on nous serre la main comme ceci

Voilà.

En rentrant on croise avant le métro un ancien combattant qui range son étendard dans une housse.

—On y retournera hein ? Quand y’aura la garde républicaine??? On lui a dit qu’il fallait voir le ravivage du 19mars-Guerre d’Algérie.

Damned il marche au pas sur tout le chemin du retour!!!! Je pense que B. sera général et j’ai peur que ce ne soit de ma faute !!!

Pour ne pas être dépaysée, je mange une pizza devant Full Metal Jacket.

—SIR, YES SIR, I DO

Les guêtres du Comte sont usées

J’ai longé la Villa Médicis et demandé à voir Efisio. Sa fille m’a dit non, il ne voit personne.

C’est un homme sophistiqué qui est entré dans la “petite salle “, pièce la plus utilisée de la maison d’Amiens . Je lui ai proposé du thé. C’était un Italien bouclé, un peu fin de race et il venait d’acheter la maison-Villa Médicis. Car les deux étaient bel et bien superposées. Ma soeur est dans la pièce et ne cesse de parler. Dans le grand salon, le salon vert on m’annonce qu’il y aura un concert. Je traverse les jardins et sur mon vélo descend un rue Française pour retrouver HD devant une petite boutique de tissus. J’appuie le velo sur la vitrine, entre et attrape un coupon vert avec des motifs plus clairs. En le déroulant je m’aperçois que c’est une petite peau de bête et que de l’autre côté de l’impression ce sont des poils.

—Vous n’avez pas plus grand?

Question stupide s’il s’agit d’une peau de bête mais quelle bête serait verte à motifs? Je ne sais pas pour quelle raison ce tissu animal m’intéresse. Je sais que je ne m’en servirai jamais.

La dame sort d’un papier de soie de la fourrure cette fois ci et me dit:

Ce sont des guêtres. C’est un Comte qui me les a vendues. Je les examine; curieuse, les inspecte et il y a un petit trou sur le côté. De chaque côté je vois aussi des sortes d’ornements en or.

—Un comte?

—Oui, il vient d’acheter une maison et a besoin d’argent.

Tout s’éclaire. Le 332 Villa Médicis lui a couté un paquet de fric et il a également dû vendre chevaux, service en argent etc…

Pfft, plus rien.

En rentrant j’ai lu le courrier de la cinémathèque , mangé des pâtes et  j’ai cherché quelque chose à la TV. Suis tombée sur Alceste à Bicyclette. Oups, c’est pas bon. Et puis ce décor de la maison de Lucchini, berk. Tout est forcé ( et c’est ennuyeux ) et Lambert Wilson a un maquillage qui transforme son visage en cire.

Dietrich Fischer-Dieskau

Avec Winterreise… Avec Mankiewicz

C’est le jardin qui m’a apaisée. J’y suis rentrée comme ça ( en toute modestie) :

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Même si dans mon cas il n’y a aucune trace d’exotisme ou de plantes carnivores…

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J’ai eu l’impression d’une matière vivante, d’un espace vivant extrêmement doux et enveloppant. Bien plus beau dans son état d’abandon, que ce que je gardais comme souvenir.

Hier le brouillard s’est levé alors que nous brulions mes affaires petit à petit. Les dessins des beaux-arts, des pages et des pages, des feuilles et des feuilles d’efforts et de répétition. Parfois je souris car la sensation de cet acharnement et de cet échec me reviennent. Je revois la salle de dessin des beaux-arts et Mademoiselle Bouchez, âgée, petite, sa visière, ses clés. Qui fut-elle? Mystère. Autoritaire et encourageante. Comme j’ai rougi lors des premières présentations, quand la jambe dessinée était plus grande que tout et voulait sortir de la feuille. Bouffées de chaleur et de honte. Je souris à nouveau. Et mon exaspération à 15 ans d’avoir des modèles femmes nus et les hommes en sous -vêtements qui coupaient le corps en deux.

A vrai dire , je n’ai pas trop souffert de ces moments à l’intérieur de la maison. Son odeur désagréable certes, le peigne de mon père dans un étui de cuir que je porte à mes narines et qui sent cette lavande particulière.. Je le range dans le tiroir. Quoi d’autre? Des vêtements que j’avais déjà jetés. Tant mieux. Et ces immenses écailles de peinture sur les murs. C’est beau, c’est ce que je me dis. Je les touche . Elle sont vraiment des écailles animales . Rèches et cassantes, verdâtres.

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J’ai cherché sur les marches de l’escalier l’espèce de forme que je regardais et qui était pour moi un animal planqué là, répondant à un des motifs du tapis.

François m’a prêté son Canon 7D que j’expérimente là. C’est drôlement mieux que le caméra je crois , avec des objectifs que l’on peut changer. Je filme pas mal-je veux dire en quantité , et n’importe comment , à l’instinct. Dans un premier temps je me dis que je ne ferai rien et petit à petit je prends de la distancet ces espaces se transforment en scènes que je vois pour la première fois. Je dois à présent y retourner plusieurs jours pour affiner ces sensations. Puis il y aura l’évacuation des meubles. Puis le débarras . Enfin, les pièces vides.

Puis… La démolition est ce qui nous attend. J’en suis certaine.

Mais… Un sale moment à passer sans doute et à filmer. Et le jardin , ses générations de chats entérrés au fond, ses vestiges de pommiers, vignes, banc sous l’arbre… tout cela sera retourné comme une salade, mélangé brutalement…. Il y aura de la boue , des branches cassées, des pierres;

Ce sera hideux comme un chantier .

Spasfon+ un doliprane 1000 . Ouf… C’est passé.

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Oui, ce que je remarquais aussi lors des ces moments, c’est l’impression que la maison vous aspire… Et au croisement de votre image, ici et là, dans le couloir, dans la “grande salle ” et surtout dans la chambre des parents , la réelle constatation que c’est mon père qui apparait. C’est je dois dire assez désagréable. J’ai alors-c’est sans doute ridicule-l’impression d’avoir le visage plus rond, d’être plus âgée. Sais pas. Mais ensuite, de retour chez M. je me suis inspectée. Sensation qui ne m’a quittée depuis, de lourdeur physique. Et réalité au tennis de déplacement rapide, sauts, hop hop rien n’a changé.

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Hum… Faudra que je réfléchisse. Mot de J. qui est la première personne à analyser l’émission avec ES.

Demain Marseille!!!!!!!

Hendrick Van der Zee

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Petite réflexion absurde et non cinéphile

Hier je souriais en regardant le magnifique Pandora: Tout au début les marins ont ramené sur la plage deux corps dont on ne voit que les deux mains enlacées. Deux mains prisonnières du filet de capture. Et juste à côté sur le sable un livre ouvert à peine humide. Un livre intact malgré le séjour dans l’eau. Et juste échappé de leurs mains!!!.

Plus loin je me disais que ce bateau était vraiment minuscule vu de la côte. Mais quand Pandora y pénètre il est 100 fois plus grand!!! J’avais oublié le portrait, encore un, à la Chirico. Et le Torero c’est quelque chose….

Noter ce que l’on a dit plus ou moins avec E. hier.

Elle veut poursuivre l’histoire de la radio.

Elle a enfin lu le Walter de la Mare que je lui avais passé, me rapporte “Démarche d’un poète ” de Cocteau et emporte le journal du film La Belle et la Bête.

Je lui ai montré pas mal de choses, de la Tarasque aux gueules cassées.

Aux dernières nouvelles elle ne sait pas dire les Alexandrins!!!! On dit que l’on va présenter une théière et que sera cela la conclusion de l’affaire. Je lui montre celle que j’aime tant:

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Levée très tôt après avoir ouvert la fenêtre pour hurler de partir aux gens qui hurlaient eux aussi. Ils sortaient du Scandale, bar étrange où l’on ne voit personne entrer mais d’où parfois le matin sortent des habitués. Donc impossible de me rendormir. Grrr.

Orange pressée et café et les inrocks qui trainaient là avec des choses sur Chéreau

Cutter’s way

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D’après Cutter and Bone de Newton Thornburg

Cutter, played by John Heard, is a disabled Vietnam vet with but one leg, arm and eye, and a mouth that drips of the poetry and squalor of Rimbaud. Bone (Jeff Bridges) works for a sailboat dealer and services bored bourgeois wives, and lacks a compass, moral or emotional. Mo is Cutter’s wife and is dying, it appears, of either alcoholism or something worse…

Hier , la grotte comme dit E: Tu es partie à la grotte?

Parfois je n’arrive pas à en sortir, et ne peux décoller. Bref. J’arrive à 20h au centre Pompidou, pour voir au hasard une séance de la programmation Albert Serra. Je m’installe dans la grande salle sans savoir ce que je verrais dans 10 mn.

Cutter’s way de Ivan Passer. ( La blessure en français ) . Je ne sais rien de Passer, rien du film, rien des acteurs. J’aime bien ça. Me laisser porter après m’être installée en bout de rang pour partir si je n’ai pas de chance.

C’est un pur chef-d’oeuvre , un film magnifique plein de souffle, de vie, de héros et anti-héros. Tout est à fleur de peau, excessif, tendu. Bon il y a des dizaines de textes là-dessus.Les acteurs sont dingues.

J’ai commandé le DVD d’occase sur Price.

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Je sors de là, enthousiaste. Comme cela arrive très rarement.

Bon hop, direction le tennis où je dois régler ce matin l’affaire de ma raquette volée

“Voici le sabre de mon pè-è-re, tu peux le mettre à ton côté”

Dandy cinéphage, élevé à la fin des années 1970 dans un village près de Barcelone, Albert Serra s’est fait connaître internationalement avec son second long métrage, Honor de Cavalleria, dès 2006…

Hier ouverture .

On s’était dit avec J. on y va et si ça nous barbe on se tire.

Moi je n’en avais jamais entendu parler mais il faut dire que je ne suis pas une flèche niveau cinéma.

On est restés pour le court métrage après l’introduction de Serra qui fait bien rire tout le monde. Ah oui c’est trop cool de rire. Grrrr….

Il a un blazer comme un vieux beau du 16eme , modèle épuisé … Il a les cheveux longs sur la nuque. Il parle Français avec un délicieux accent Catalan.

J’aime bien. Le mec me plait, il est assez dandy effectivement , et il me plait-oui car il y croit encore. J’aime comme il approche les choses mais, les jeux sont faits et il ne pourra, lui, rien faire contre ç…

On mange le court-métrage, puis la tragique performance de purification de l’écran.

Alors que c’était plutôt marrant et même pas marrant du tout mais intéressant de parler de ça, de l’écran, de le rendre encore plus vierge, blanc de blanc;De ne pas vouloir “passer après les autres ” en deux mots…

Oui c’était plutôt bon comme idée: —J’arrive et tout doit être baptisé par moi…

Bon, la merde c’est quand l’eau se transforme en miroirs qui ont des formes ondulantes de vagues , enfin de motifs verticaux de vagues. Oups , me dis-je en regardant Momo et un autre machino installer , c’est d’la métaphore.

Moi, depuis que je l’ai lu ( trop tard mais ….), j’imagine toujours un Bukowski assis au milieu de la salle et qui dérange tout le monde pour sortir en éructant ou en vomissant pour de vrai. Mais yen a pas. Yen a pas!! Personne… On est tous, moi comme les autres, bien passifs à attendre l’action.On est tous pour les mieux placés, dans des rayons plus ou moins VIP qui vieillissent bien ensemble, main dans la main comme ça on voit rien de l’avancée du temps. “Serre ma main, tiens moi , j’ai peur de vieillir, non je passe derrière toi, toi vas-y en premier.”.

Bref on aura  un peu de cul peut-être. Ah non, la violonniste a mon avis n’a jamais vu le loup dans sa robe de concert. Mais opposition fine, vla deux filles seins nus. —Oué!!! dit personne parce qu’on s’en fiche, on l’a vu mille fois le coup de la pépé torse poil. Bon tout cela est en live sur grand écran. Mais c’est mieux de regarder le vrai. Déjà qu’une performance, à mon avis n’a plus grand sens, la voir filmée est un contre-sens d’un truc qu’en a pas…E la voir filmée avec autour d’autres gens qui filment entourés de gens qui photographient… Laisse tomber.

J. me dit plus tard, il a raison DP de pas se soucier d’enregistrer ses cours. Il faut de la perte. Ya plus de perte.

 …J’en suis où? Ah oui. Voyons ce qui se passe du côté de Vagina Dentata Organ et Jordi Valls.

La torse-nu centrale est tatouée et voilée avec paillettes comme pour la danse du ventre. Elle attrape une sorte de barbelé ( ben tiens ) argenté et se ligote elle-même pendant que l’autre “arrange” des rouleaux de papier toilettes. Je souffle à J. :

— Tu ne me dis pas que ça va dessiner une croix?

Ben si ( Quand je raconte ça ce matin à C. elle me dit. Je croyais que tu allais lui dire “ Tu ne me dis pas qu’elle va ch… “.Pardon pour la vulgarité mais bon… Parfois, finalement appelons un chat un chat. On a bien ri et j’avoue que je n’y avais même pas pensé.)

La croix se termine et Miss voile saigne un peu. Juste de quoi nous faire frémir un peu, histoire qu’on soit pas venu pour des prunes.

“Ah ces espagnols quand même on les reconnait bien là dit” , je ne dirai pas qui. Et D. de dire: “C’est pas des espagnols c’est des Catalans”. Exact.

C’est lamentable cette soirée. Bon, et puis… Heu… Ah oui du fond de la salle des tambours. Puis la projection d’un diaporama montrant :

Ou des anarchistes condamnés à mort?

Ou des condamnés à mort?

Des morts c’est certain.

Et qui vraiment ne se sont jamais doutés qu’ils finiraient leur carrière au son de tambours guidés par un homme tambour -à-bonnet-méchant.

Oh comme il est en colère! Oh. Vite un Emoji-colère pour résumer ce que je vois. Ya pas d’émoji -Colère. Ya qu’un pirate, un pistolet, une bombe pour indiquer ça-le méchant. Merde..

 Il arrive ” sur scène ” et avec un marteau casse les miroirs, plaf, plaf. c’est vraiment ce qu’on appelle un coup d’épée dans l’eau. Oh, c’est un rebelle et paf et schlac… Mais qu’est ce qui vole? On est bombardés de rouleaux de PQ. On tremble!!!. Bon ; la lumière se rallume, on a déjà tout oublié, les conversations reprennent , les Emojis se recoiffent  et on nous indique comme à un tour operator la suite de la soirée.

Avec J. et sa grosse valise rose , on descend puis on attend pas l’orchestre. Je vois Serra se réajuster, remettre bien son blazer . Il m’est sympathique.

Nous on se tire. Je dis à Alix de saluer D. et D et nous voilà , bien contents devant une bière et des cacahuètes. On ne parle même pas de ce qu’on a vu.

Et moi, pourquoi j’en parle? Paeceque c’était une soirée sans grand intêrêt et que je suis intriguée par le type. Les sujets de ses films m’interessent

“There was a popular fete in the village. This is where I saw most of my personal mythology synthesised. I immediately realised that this was my personal Hairspray or Cry Baby. I only had to add a few details to complement the reality I saw in Madremanya.
Is it fiction or a documentary? At first it was fiction. That explains the artificiality of the interpretation and musical sketches. I hate documentaries. They are the perfect excuse for people with no imagination. But as the film is a portrayal of a world that has almost vanished, it could be considered a ‘document’. This annoys me a bit, because I consider myself an artist. I believe the film has at least three or four unforgettable moments of beauty, which justify the rest.“( crespia )

Albert Serra tourne la rencontre entre Casanova et Dracula au château de Bourgon

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On boit deux bières, J. me raconte ses interviews, il fait très doux. Ya un type à côté, sorte de Saint-Laurent grosso modo qui est speedé. Onpense que son RV amoureux n’arrive pas. Il est super agité, traverse la rue comme à la rencontre de quelqu’un qu’il ne connait pas. Il a des clés de bagnole Mercedes… Puis on se dit que c’est plutôt un RV de dope.

J. et sa valise rose disparait .

Je retrouve R. au café du coin. On mange un truc et en rentrant j’envoie ceci à D.

j’ai bien aimé le mec. mais il est déjà grillé par la médiocrité de son public ( nous tous dociles)  face à la médiocrité de sa performance . 
Autant d’indigence me rend triste. 
C’est très complaisant tout ça. Toute cette violence nécessaire et probablement sincère qui ne donne qu’une mascarade filmée et photographiée sous toutes les coutures. Les filles qui courent autour avec leur appareil photo, service presse et grosses caméras..
La performance ( de toutes les façons est une vieille lune obsolète) mais celle ci , si naive, autant qu’un spectacle de Pippo del Bono. Putain. les barbelés, le sang? Ca va…  Et toutes les images-diaporama de ces types qui du fond de leur vieux trou n’imaginent pas “ça”.
Ou alors on est trop vieux et on se dit que ce n’est plus concevable.

J’irai voir ” honnor de cavalleria” qui m’intrigue.
On s’est barrés tranquillement avec Jonathan et on a préféré aller boire une bière au bistrot derrière papoter et regarder les gens.
bzzz”

Titre original : Whirlpool Titre français : Le Mystérieux Docteur Korvo/ 1949

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Puis le carrefour de la mort de Hathaway avec Widmark

Puis Le point de non-retour de John Boorman avec lee Marvin

Samedi soir j’ai regardé le Ballon blanc de Panahi. Le film m’a pas mal ennuyée et surtout l’interprétation de la petite fille … Film de 1995, camera d’or au Festival de Cannes. Hum. Humanisme  .  Odyssée d’une enfant pleurnicharde à la recherche du poisson de ses rêves. La scène des charmeurs de serpents , celle du tailleur de chemises sont vraiment bien. Mais pourquoi a t’on fait geindre le petite fille du début à la fin. J’ai eu envie de lui donner des claques tout le long!

Rêve sans Musidora

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Le fantôme d’HL de Jacques Richard 2004

Il était très agréable.

Pourquoi étais-je arrivée là dans cette sorte de café? Il y avait aussi ES. Mais il y avait Langlois avec une chemise blanche. Il m’a dit venez, on y va. On est entrés dans une sorte de théâtre et sur la droite un automate a déclanché la montée des fauteuils et je me suis dit que c’était Egyptien. ( avoir croisé V. hier ?)

Je ne me souviens pas bien du rêve ni du Perrier qu’il a commandé puis abandonné et c’est moi qui l’ai bu. Il avait un chien quand on est passé derrière la maison de mes parents pour rejoindre l’allée sombre de la cinémathèque?. Puis ce grand parc et en voiture je raconte à R. comment j’ai rencontré Langlois. Le parking est dans un magnifique cimetière ombragé et nous allons dans ce bar. Un fille est assise à la table à côté et veut engager la conversation. Elle me dit qu’elle a eu 1 au bac. C’est drôle moi aussi lui dis-je(?????) Puis elle veut m’offrir deux mandarines mais je vois bien qu’elles sont à moitié pourries. Elle me dit qu’elles sont délicieuses et je vois bien qu’elles sont toutes molles avec des petits points noirs dessus. Langlois s’est évaporé, Mary Meerson  n’avait pas de rôle dans ce rêve vraiment trop effacé.

Zut pour une fois que je rencontre quelqu’un de cette importance!!!!!

Les temps changent: Quand on tape Langlois images on tombe sur Romeo Langlois qui est ou fut otage des FARC

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Je termine moi-même “la tête contre les murs”

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Ce qui m’amuse à ce moment-là, c’est dans l’hôpital Psychiatrique , cette courbe improbable et tellement peu scientifico-médicale… !!!!

Je ne peux m’empêcher de rajouter “mon couplet”…

Aujourd’hui froid glacial. Travaille au carton du 7.

Puis MT passe me prendre pour aller voir Sous Influences ( Suis allée au vernissage mais rien vu )

AP est là et nous fait la visite. Une heure de queue mais on me fait passer. Hop. Vive les privilèges!!

Hier MacVal. Revu GK avec plaisir. M’ ennuie un peu…

Ecoute JJLebel sur FC.

Neige

Ressors la boite Cergy et les écrits des étudiants. Je souris.

Rumine et rumine quant à la peinture.

Cette nuit je suis à l’opéra comique et m’assieds sur un morceau de décor qui à peine suis-je posée démarre en trombe comme une luge folle. Je hurle , je m’accroche… ?? D , sais plus son nom mais avec qui j’étais en sixième je crois est là. Je parle une drôle de langue.

J’ai croisé plus d’un Duriez. Rémi aux beaux arts, celui de la 6eme, et celui ( un critique d’art dont je ne sais rien) qui ressemble à l’idée que j’en ai. C’est clair… ?( Et qui ne s’appelle pas Duriez ) Hum.

Au lit. Demain ça va être duraille au tennis. Ca va cailler sec…

Eh au fait ils nous saoulent avec AMOUR??? NON??? Contente pour Jean-Louis qui est génial ( comme toujours) mais j’aime si peu ce film que j’accuse de complaisance….

Bref.

ES n’a pas eu le Cesar du meilleur second rôle. Zut

BATAILLE LE SEMINARISTE

ICH SCHAU DIR IN DIE AUGEN, “Je te regarde dans les yeux , contexte d’aveuglement social”

Le spectacle que j’ai vu hier au T2G me laisse perplexe. Je crois que finalement seul ce texte eût suffi. René Pollesch dont j’ignore tout a beaucoup de chance d’avoir un acteur comme Fabian Hinrichs pour défendre sa mise en scène. Moi au début je croyais que ce garçon ( très sympathique et souriant ), vif aussi avait tout conçu et que c’était d’avantage une performance et donc qu’il pouvait y avoir des circonstances atténuantes.

 

Mabuse …? Mabuse …? N’était-il pas un acteur de la crise financière mondiale? Et que font les acteurs dans la crise financière mondiale? La crise des marchés financiers a provoqué ici des turbulences irrationnelles et mon corps n’est pas encore conscient de la catastrophe! J’ai imaginé les évènements tumultueux du monde financier actuel … Même si en fait il n’y a pas d’évènement tumultueux là-maintenant. Il n’y a rien d’autre que passivité ou ascétisme. La crise financière est une comédie turbulente du faux-semblant. C’est l’heureuse surprise de découvrir de l’irrationalité au cœur de la rationalité. Mais quelle erreur a été faite alors ? Il n’y a rien ici ! Absolument rien à trouver! Ça sent le fondamentalisme de marché! Et cela nous ramène à l’école de Chicago. Le moteur de l’économie capitaliste est basé sur une communication auto-référente. Les prix ne font pas référence aux biens, mais à d’autres prix, ce qui finalement ne conduit pas à une re-présentation, mais à une dé-présentation du monde. Dans cette comédie du faux-semblant, solvabilité et insolvabilité sont identiques; activité et ascétisme, la différence entre les valeurs réelles et fictives devient obsolète,  en effet, dès lors que le crédit est créé à partir de rien. Chez l’acteur, la tragédie se développe entre deux pôles: la croyance et la réalité, les deux conduisant simultanément à la catastrophe. (René Pollesch)

 

Ca commence avec tous les ingrédients et attitudes de ce que je déteste ( arrivée par la salle, type qui se deshabille en commençant sa logghorée , qui lance ses chaussures dans la salle puis ses vêtements à la Rockstar. Puis piano, puis batterie, puis musique assourdissante  qui lui obéit et cesse à son signal). Un perchman le suit partout. Ca parle, ça parle et c’est surtitré. “Texte” c’est ce qu’il dit quand il cale, mais je soupçonne une coquetterie de mise en scène. Puis un blouson avec les deux masques  de la comédie antique, puis une table de ping-pong.Il bouge sans cesse; roule au sol, se relève, s’allonge, repart escorté du micro volant. Puis de la bombe de peinture verte puis de la rouge. Avec la verte il se vaporise le sexe. Mais ouf on échappe au “à poil”.Livres jaunes comme le rideau jetés dans le public. Je pense avoir saisi que nous venons des livres…Que Maman ce sont les livres… Et Papa , c’est une image là au bord de la scène.

Theâtre “interpassif” dit-il. Moi je trouve tout cela assez chic.

Puis il faut applaudir, répéter le mot talent. Les “écoeurants spectacles interactifs ” sont évoqués mais n’évitent pas l’écueil de ce système: Public docile et bien élevé, public de théâtre qui se fait un peu critiquer mais a déjà oublié en vidant son verre près du buffet

. Mais allons, tout cela est quand même soft. Ok la banque, ok tout le monde veut être artiste , OK pour des textes plutôt -sans-doute intéressants à lire. Mais quoi? Et Adorno là-dedans, et “Hitler aussi a écrit un livre”…

Belle boule spectaculaire et théâtrale qui descend des cintres, planète lumineuse à la quelle il se suspendra un instant.. Bon disons que je ne trouve pas tout cela particulièrement rebelle ou atypique. C’est confortable pour une certaine bourgeoisie et qui pense confortablement, de se trouver face à une bombette de ce genre qui fait un peu de bruit mais n’est pas salissante.

Oui trop chic tout cela. 

Puis lisant la présentation, je vois que le metteur en scène n’est pas ce jeune acteur mais un pépé de 50 ans. Ah je comprends mieux mon sentiment de déjà vu-entendu. 

Et si je suis passée à côté, tanpis pour moi. Et si je n’ai pas applaudi c’est que ça me semblait déplacé de le faire. Tiens on devrait faire des séminaires d’applaudissements non?

Renoir intelligence















Jean Renoir

Bon , par contre, le film projeté cet aprem à la cinémathèque qui est un montage de plein de bouts non utilisés d’Un après midi à la campagne” est merveilleux. Les prises succéssives, les erreurs des acteurs, le son qui fout le camp. Splendide .

C’est drôle et ça passe en un clin d’oeil

Sylvia Bataille et( Bataille lui même qui passe en séminariste). 

Héhé.


SMS de J

J/”Ca donne quoi le T2G”

Moi/Jcompren rien jtai ecri la dsus? Je dois avoir 2 num. Pi jtai laissé un messaj.

Bon bref. C mauvais et vieux stil genre av garde qui plé o rombières parfumées contentes de pas setre fait violer en banlieue”

J/”Hahaha . Si je me fé chier je pensrai a ton mess et poufrai ds mon coin.”

Moi/”Ben tu peux deja enfiler ton dentier ultra brite pour la foto”

J/Jme ponceri les dents. Un peu de gémina e c Bon

Moi/ Oh putain l’acteur est trobien mais coco metteur en sc idate ( efigues hahaha)


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