Angoisse administrative

Voilà c’est fait. J’ai trouvé tous les numéros. Ceux d’aujourd’hui, ceux de l’avis ( où est -il) et écrit sur celui-ci que l’autre numéro est sur la déclaration de l’an dernier. Bouffée de chaleur puis victoire. Grande victoire.Je pense à ce film de Ken Loach, sais plus le titre où un type ne sais pas comment faire avec un ordi pour la paperasse. Je veux bien le croire. Il faut avoir de l’ordre pour les vrais papiers . Moi j’ai tout mais parfois où? Tout courrier et facture file dans une boite en carton à ma gauche. Parfois je n’ouvre pas. Tiens bizarre que je n’ai pas eu de PV cet été. J’ai fait très attention et me suis rendue à l’évidence que je ne pouvais pas rouler à 150. Bref.C’était drôle en parlant de route de voir le livre de Snowden sur les gondoles d’arrêt autoroute. A côté de Nothomb. Tiens en matière de zone sinistre, un arrêt d’autoroute c’est quelquechose. Domaine di tatouage et du pantacourt et son tee-shirt qui s’arrête ras l’épaule. Je suis méchante. Je râle contre Prada, je râle contre les fringues de marché. En fait je râle contre l’ordinaire et la passivité. Mais, facile à dire LN.

En écrivant mon petit texte pour aider les « médiateurs » d’Aarau:.

LE DON’T SHOW SHOW

J’ai commencé à construire le Don’t show show à partir d’une archive médicale trouvée sur le net. Elle montre des patients atteints de schizophrénie1.J’ai été très impressionnée par ces images. Il est fréquent dans les archives psychiatriques de voir les patients masqués. Est-ce pour respecter leur anonymat, je ne sais pas.
Je ne voulais pas utiliser le document brut, trop direct à mon gout, trop documentaire et c’est pour cela que « j’ai posé la neige sur l’image ». Ceci n’a pas pour vocation de « faire vieux film » car le document lui-même est ancien, mais de prendre distance et de créer un lien avec l’autre film: Celui-ci me représente aux prises avec un masque « ordinaire » et très laid que l’on peut se procurer sur un site allemand.
L’histoire s’est poursuivie sous forme de cauchemar pourrait-on dire ou de vision. Le rêve fait vivre des scènes sans logique apparente, mêlant espace et temps, morts et vivants. Le grotesque se mêle à des réalités brutales, les images sont tantôt précises, tantôt confuses, sans ordre apparent.J’aimais bien l’idée d’un show, d’un spectacle absurde qui voudrait ne rien montrer, ou montrer sans révéler. ( iI met en scène un personnage assassiné observé par deux miroirs). C’est l’absurde et inutile crime d’un mannequin sur sa table d’autopsie. Tout est faux et on ne sait pas si les images lumineuses sont les dernières visions d’un être sans yeux. Avant cette salle sombre il me fallait une introduction joyeuse avec ces bustes qui n’ont rien d’antique mais m’ont toujours fascinée lors de mes voyages en Italie ( empereurs, figures de pouvoir etc) Ici évidemment les têtes sont des sortes d’emoticon-fleurs, sans rapport aucun avec des représentants politiques ou des portait réalistes de patriciens!

1.
ABOUT THE FILM

In the early 20th century the psychiatrist Kurt Schneider listed the forms of psychotic symptoms that he thought distinguished schizophrenia from other psychotic disorders. These are called first-rank symptoms or Schneider’s first-rank symptoms. They include delusions of being controlled by an external force; the belief that thoughts are being inserted into or withdrawn from one’s conscious mind; the belief that one’s thoughts are being broadcast to other people; and hearing hallucinatory voices that comment on one’s thoughts or actions or that have a conversation with other hallucinated voices. Although they have significantly contributed to the current diagnostic criteria the specificity of first-rank symptoms has been questioned. A review of the diagnostic studies conducted between 1970 and 2005 found that they allow neither a reconfirmation nor a rejection of Schneider’s claims and suggested that first-rank symptoms should be de-emphasized in future revisions of diagnostic systems.

The history of schizophrenia is complex and does not lend itself easily to a linear narrative. Accounts of a schizophrenia-like syndrome are thought to be rare in historical records before the 19th century although reports of irrational unintelligible or uncontrolled behavior were common. A detailed case report in 1797 concerning James Tilly Matthews and accounts by Phillipe Pinel published in 1809 are often regarded as the earliest cases of the illness in the medical and psychiatric literature. The Latinized term dementia praecox was first used by German alienist Heinrich Schule in 1886 and then in 1891 by Arnold Pick in a case report of a psychotic disorder (hebephrenia). In 1893 Emil Kraepelin borrowed the term from Schule and Pick and in 1899 introduced a broad new distinction in the classification of mental disorders between (termed manic depression and including both unipolar and bipolar depression). Kraepelin believed that dementia praecox was probably caused by a long-terms mouldering systemic or « whole body » disease process that affected many organs and peripheral nerves in the body but which affected the brain after puberty in a final decisive cascade. His use of the term dementia distinguished it from other forms of dementia such as Alzheimer’s disease which typically occur later in life. It is sometimes argued that the use of the term démence précoce in 1852 by the French physician Bénédict Morel constitutes the medical discovery of schizophrenia. However this account ignores the fact that there is little to connect Morel’s descriptive use of the term and the independent development of the dementia praecox disease concept at the end of the nineteenth-century.The word schizophrenia—which translates roughly as « splitting of the mind » and comes from the Greek roots schizein (σχίζειν »to split ») and phrēn phren- (φρήν φρεν-  » m i n d  » ) —was coined by Eugen Bleuler in 1908 and was intended to describe the separation of function between personality thinking memory and perception. American and British interpretations of Beuler led to the claim that he described its main symptoms as 4 A’s: flattened Affect Autismimpaired Association of ideas and Ambivalence. Bleuler realized that the illness was not a dementia as some of his patients improved rather than deteriorated and thus proposed the term schizophrenia instead. Treatment was revolutionized in the mid-1950s with the development and introduction of chlorpromazine.In the early 1970 s the diagnostic criteria for schizophrenia were the subject of a number of controversies which eventually led to the operational criteria used today. It became clear after the 1971 US-UK Diagnostic Study that schizophrenia was diagnosed to a far greater extent in America than in Europe. This was partly due to looser diagnostic…/..

Donc j’ai eu le grand bonheur de découvrir l’homme qui tissait de l’air. C’est pas beau ça?. Je vous le présente. Il s’appelle James Tilly Matthews/  believing that his mind was under the control of the “Air Loom” – a terrifying machine whose mesmeric rays and mysterious gases were brainwashing politicians and plunging Europe into revolution, terror, and war.

Je lirai le tout un peu plus tard mais ça me plait.

Nécrologie

Et bien non ce n’était pas un rêve. Robert Marchand est mort. Que dire. Que l’on a été proche / Il était professeur d’  » éléments d’architecture » aux beaux arts )et que sa personnalité était très particulière. Tout cela ensuite m’a ensuite lassée ( la guerre contre tout et tous, la paperasse, les notes , les dossiers, les procès, le plaisir de la procédure et le tout le monde est un con ) Notamment ce qui m’a fâchée, et là j’ai décroché, c’est l’accueil lors de fête des vendanges dans le sud. L’horreur. Suis partie vite fait. Bref.

BLOG VOCAL

Cette image me fait penser au Papier peint jaune dont je parle plus tard.

Cette fois ci, je dicte et cela donne parfois des inventions idiotes, des erreurs, des déformations. Mais c’est assez drôle d’être  » sur le vif « 

REVE BLOG VOCAL

Barnett Newman

Beckett!!! Maguy Marin avec le Dictaphone

« Champs verts de se prononcer intitule il est comme qui dirait une nuit et moi comment voulez-vous que je suis Beckett n’est pas les mains qui m’entourent monde devant quelque chose qui dit tout à b venu comme qui dirait qu’elle est vous finissez pas rencontrer aux Editions de minuit juste avant de monter pour le temps de parler comment qu’est-ce que je l’ai quand même vu dans ma vie peut-être 20 minutes furtivement donc j’étais n’ai plus été très impressionnée, très très impressionnée mais je dirais une bienveillance dure quelque chose comme ça vire quelqu’un de pas du tout les encouragements

« Pas rat lis the qu’est-ce que Sexa « Pourquoi ça parle comme ça je dicte et ça n’écrit pas comme je le souhaite. 

J’ai rêvé du bâtiment de la morgue il y avait le pont et au milieu du pont à droite une rue SFX . Qui a écrit SFX!!!! ???

Ce qui est quand même étrange car cela voudrait dire que l’endroit où j’allais était le fleuve. J’allais bel et bien dans l’eau. Je suis donc entré dans une sorte de quartier et j’ai aperçu une boutique qui vendait des oiseaux.Il y en avait un ,légèrement plus grand que les autres , une sorte de perroquet très beau et absolument pas criard. Il y avait une petite fenêtre au fond de la boutique des oiseaux. Il n’y avait pas de cages et les oiseaux se tenaient tranquilles surveillé s par deux vendeurs. Bizarrement c’étaient des tout petits hommes à tête d’oiseau avec une sorte de blouse grise. Ils étaient deux. Et plus petits que l’espèce de perroquet pas criard. Par la fenêtre j’ai aperçu deux petites filles jumelles coiffées un peu comme dans les années 30 et qui m’ont fait immédiatement penser à Qu’est-il arrivé à baby Jane. Leur mère était très grande et on ne la voyait qu’en partie. Sur mon écran d’iPhone j’entendais la voix d’un homme qui voulait me parler et moi je ne voulais pas lui répondre. C’était un inconnu et il paraissait très vieux avec des vêtements recouverts de plâtre comme dans les grottes italiennes. Il était un peu pétrifié et cela me faisait peur. Quand je suis repassée devant la boutique des oiseaux  peu de temps après, elle était entièrement vide. Tout avait disparu. Je suis allée dans d’autres endroits mais je ne m’en souviens plus. Roger était injoignable au téléphone. Puis je l’ai appelé, mais je sais que je n’ai pas fait son numéro de téléphone mais un autre où il y avait 16 . Je n’arrive pas à faire le numéro.. Effacer effacer / je n’arrivais pas à me souvenir de son vrai numéro que je connais toujours par cœur 06 03 79 99 32. Finalement je l’ai eu au téléphone et il m’a dit qu’il était Au Bon Marché. Ca m’a semblé ordinaire. Je le croyais en Belgique. 

J’ai traversé le pont et je suis arrivé place Monge. C’est-à-dire je suis arrivé à l’opposé de l’endroit où j’avais prévu d’aller.

ATELIER

Chaque jour c’était un peu un supplice . ( L’utilisation du passé est bizarre/ c’est le Dictaphone qui se trompe ) Parce que je suis complètement paralysée sans aucune idée et avec un écœurement certain de la peinture. Ce n’est pas nouveau. C’est déjà arrivé mais cette fois-ci j’ai vraiment l’impression que quelque chose s’installe et que je ne peux pas m’en sortir. Peindre comment le faire et pourquoi le faire? Je n’ai de satisfaction finalement que face a des œuvres minimales comme celles de Kelly ou celles de Barnett Newman ou encore Robert rat imagine. Rat imagine c’est le mot de passe pour Ryman . Rails man, voilà comment ce Dictaphone parle du monochrome . Je suis allée voir l’exposition Mac à Mac ,merde ,le « Blue Right heures » à l’Orangerie et ça m’a ennuyée. Blaue Reiter/ Cavalier Bleu.

Ensuite Musée Marmottan les Orientalistes avec des très beaux dessins de 1,01 g gramme, mot de passe pour Ingres!!!  La peinture se transforme en grammes en poids!!!! INGRES imbécile. 

Résultat des experts pour le jury de la Villa Médicis. 

Me faire un café. 

Ne pas rester assise toute la journée. 

Tenter de trouver du plaisir à peindre. 

Et un peu de curiosité. Ai lu , j’ai lu je voulais dire dire, Le papier peint jaune d’un auteur américain une femme que je ne connaissais pas. C’est un tout petit livre très beau. Contrariété après le coup de téléphone de M. Contrariété parce que la succession n’en finit pas. Allez je fais ce café ! Enfin.

BLOG

C’est pas mal finalement d’écrire comme ça et je corrigerai ensuite. C’est drôle les hésitations de cette machine. Ça frôle l’absurdité. Je n’ai   pasécris le blog depuis quelques temps. Et je ne prends pas de notes. Peut-être cette solution est idéale. Je dois envoyer (Espace)des pages du livre Perturbation pour que l’acteur autiste puisse faire des essais. Mais il ne sait pas lire. Je n’ai pas terminé la lecture de ce livre extraordinaire en tout point. J’étais fâchée contre cette artiste polonaise qui déclare que les romans ne servent à rien. C’est absolument stupide et prétentieux et bête surtout d’affirmer avec autorité de telles sottises. Dire que l’on préfère les essais aux romans, je le comprends parfaitement. Mais… 

Hier je suis allée chez BB. L’immeuble qui a remplacé le Cirque Médrano est abominable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il y a une fresque en mosaïque hideuse qui évoque le cirque ,le sol est en marbre et il y a du placage bois marron qui rend tout cela aussi sinistre qu’ un lieu de pompes funèbres où on présenterait des modèles. L’appartement est petit, saturé et surchauffé. Il y a des tasses dorées, de la porcelaine de Limoges, des lourds objets en cristal, c’est affreux. C’est étouffant. Un tableau avec des vaches, des images pieuses dont une qui garantit la protection en voiture: une vierge est représentée avec une Fiat 500 légèrement floue car elle roule. 

Des roses des sables, une soucoupe avec des bagues en toc à l’intérieur. BB dit qu’il attend des meubles qui viendraient du château. Il y a une photo de ses parents en noir et blanc sur un meuble chinois qu’il veut mettre à la poubelle. Des lustres en cristal. Il y a une sorte de jardin qui pourrait être agréable mais on ne peut y aller. Un type traverse la baie vitrée en poussant une tondeuse. C’est insolite. Ça me fait penser au défilé de Tom B dont j’ai vu le clip assez drôle avec les nains de jardin et le mannequin qui pousse une tondeuse avec un petit chapeau gris. 

J’ai encore recouvert les peintures. Avec des taches. Parfois j’ai l’impression que ça se débloque et pas du tout ! Alors je m’endors je soupire. Je viens de regarder des images d’un peintre horrible et vaniteux. OM. Ca ne me fait pas vraiment rire et en même temps si. Tant de satisfaction et tant d’aptitude à la réalisation de croûtes, c’est quelque chose. Ridicule. Émission intéressante sur France Culture à propos de Lewis Carroll.

PLUS TARD 17h38

J’écoute une émission qui me distrait et qui est intéressante. Ce sont les hommes qui imitent le brame du cerf. C’est assez impressionnant de constater qu’un corps peut générer une aussi grande puissance sonore. Je ne sais pas si les cordes vocales sont vraiment très contentes. Il est 17 heures presque 40 je reste encore une heure ici. Une heure de résistance. Une heure assise sans doute. Une heure à fixer les peintures en attendant qu’elle se construisent elles-mêmes, mais un miracle est impossible. C’est vraiment extrêmement pénible ce blocage. Je couvre et je recouvre. Je projette… rien finalement parce que je n’ai aucune idée de représentation. Que je ne vais pas répéter ce que j’ai fait. Rien ne me satisfait c’est moche.

TRAIN RETOUR

« Je n’ai rien rien rien cela ne me fait pas mal cela me tourmente seulement. Tout, je pense, n’est qu’une géométrie des dissensions, des doutes, des souffrances, du tourment enfin dit le prince. Je me tiens à la fenêtre et je me vois dans la cour, sur le mur intérieur. Je m’observe je me comprends tandis que je m’observe je ne me comprends pas.

 Perturbations page 202. « Je suis âgé de quatre ans je suis âgé de 40 ans je joue avec moi-même je joue je sens monde je pense. On m’appelle. 

Cela se passe un soir d’été. Ma grand-mère m’appelle, mon grand-père, ma mère, mon père. Ils m’appellent. Posté à ma fenêtre je les vois les uns après les autres, mon grand-père, ma grand-mère, mon père, ma mère, ma femme. Les saisons se suivent, tandis que je me tiens à la fenêtre, indéfiniment. Tout ce ma pelle ( tous m’appellent ? )

Pendant une heure entière je me tiens à la fenêtre et j’observe cette scène qui se déroule très loin, très loin à l’arrière plan, et que je transforme selon mon goût et à sa guise. Si je lance un appel dans cette direction, la scène s’efface, dit le prince. Je ferme la fenêtre et me détourne de la scène en question, elle se poursuit. Je l’oublie et elle se poursuit. Sans que je mens mails constamment de la transformation, de l’irriter. À présent cette scène se poursuit en l’absence de toute irritation.

Nous contractons l’esprit des murs qui nous entourent. »

C’est une merveilleuse réflexion !

ENCORE THOMAS B

Ou bien, dit le prince je marche sur le mur extérieur là où nous marchons à présent et je ramasse une feuille de marronnier, les feuilles de marronniers me rappellent ma mère ,comme je vois la feuille je la vois elle le parfum de la feuille me rappelle Mesure pour Mesure . 

Mesure pour mesure me rappelle une vieille paire de chaussures que j’ai porté étant enfant etc.

p211

PHOTO GERDA TARO

MACBETH SITE ODÉON

                            Stanislavski annule toutes les représentations quand il découvre le souffleur mort dans son habitacle pendant la générale, les doigts crispés sur son texte. 

                           Peter Brook refuse de monter cette œuvre qu’il s’abstient de nommer, lui aussi, parce qu’il a vu trop de désastres frapper ses interprètes. 

                            Après une tournée « maudite » en Afrique du Sud, Judi Dench jure de ne plus jamais la jouer – sans toutefois tenir parole, heureusement. 

                           À Stratford, Peter Hall qui a défié la superstition est puni par un zona, contraint de différer l’ouverture et de renoncer au film prévu. Pourtant, malgré sa renommée néfaste, la pièce réussit plutôt à ses producteurs, avec souvent des taux record d’affluence. Saluée par la critique comme l’un des pires rôles de Peter O’Toole, elle faisait chaque soir salle comble.

La tradition persiste, parfois sous forme irrévérencieuse :  

                         Dans un épisode des Simpson, l’acteur Ian McKellen qui prononce le nom interdit est aussitôt frappé par la foudre. Tout incident violent associé de près ou de loin à la pièce s’inscrit à son palmarès de catastrophes, avec effet rétroactif. 

On ne compte plus les Lady Macbeth somnambules tombées dans la fosse d’orchestre, ni les accidents sur le plateau ou hors scène.        

Lors de sa création à l’Old Vic, Laurence Olivier manque être écrasé par la chute d’un sac de sable, tandis que la directrice du théâtre, Lilian Baylis, meurt d’une crise cardiaque la veille de la première, et qu’au cours de la saison, un spectateur est grièvement blessé par un fragment d’épée brisée pendant le duel final. 

                          Quand John Gielgud reprend le rôle, on compte trois morts parmi les acteurs, Duncan et deux sorcières, plus le suicide du costumier. 

                         Une mise en scène à Broadway avec Glenda Jackson et Christopher Plummer use trois metteurs en scène et cinq Macduff.

                          Parmi les épisodes anciens les plus tristement célèbres, on note en 1672 un meurtre à Amsterdam perpétré par l’interprète du rôle-titre, en 1703 un ouragan ravageur au large de Bristol, ou devant l’opéra Astor de New York, en 1849, une bataille rangée entre supporters de deux acteurs rivaux, l’Américain Edwin Forrest et l’Anglais William Charles Macready, qui fait une vingtaine de victimes dont d’innocents passants. 

                          Sans compter Lincoln, ou presque, qui lisait des passages de la pièce à ses amis lors d’une croisière sur le Potomac, quelques jours avant d’être assassiné dans un théâtre.

LA PEINTURE 

Il y a des formes découpées qui glissent sur le sol comme des vers. À un moment j’ai envie de coller des découpages sur une immense toile comme un rideau de théâtre puis je retourne m’asseoir . 

14h35

Je vais tout casser je vais tout casser je vais tout casser tout déchirer tout enlever tout mettre en l’air je n’arrive plus à peindre peindre

RETOUR PARIS. Je lis à voix haute dans le train.

Ce que j’ai consigné dans ce carnet de notes. Erreur C’est que j’ai consigné dans ce carnet de notes des choses remarquables des choses soulignées.  C’est une maladie chez moi de souligner ce qui est important et toutes les phrases soulignées commencent par la destruction de ces mêmes phrases je passe des journées à chercher ce carnet de notes dans mes poches et subitement je les retrouve en bas dans la cuisine comment diable ce carnet de notes est-il arrivé à la cuisine je me le demande. 

Je passe par les chambres du bas et je pense que durant la nuit prochaine je décrocherais tous les tableaux qui s’étalent là sur les murs, tous !aussi tous les tableaux des chambres du haut Dis-je et j’en accrocherais d’autres de plus terribles. TB

« Pas de capuche ni de chaussettes à l’intérieur du temple. »

Me voici , me voici.

A rebours:

Hier tennis moins nul et contente de commencer les cours particuliers demain matin.

Café aux artistes, épinards, puis partir au Palais des Congrès pour voir le spectacle de Chantal. Incroyable. Tous vus depuis la création en 1980 !!!! ???. Ça m’a fait bizarre, je dois dire que ça m’a émue de me retrouver dans ce Palais atroce, dans cette salle archi pleine , et de revoir des gens croisés avec R. la dernière fois. J’ai eu, il faut bien le confesser au début du spectacle, la larme à l’oeil au souvenir de ces moments passés en studio. Moments où l’on a tant ri. A propos de rire j’ai bien gloussé lorsque Chantal arrivant des coulisses avec un objet bizarre (entre la lourde ceinture d’un roi avec des pierres précieuses, et le harnais de cheval), s’écrie:

—Mais qu’est ce que c’est que ça??? On dirait la ceinture de Line Renaud.

Dans ce contexte rose avec des animaux, des chouettes, cigognes et autres souris, l’effet pavé dans la mare était désopilant. Elle est franchement incroyable et le spectacle a beaucoup de tenue: Toiles peintes et imagerie traditionnelle parfaite, costumes et masques soignés. On peut parler d’un goût proche du goût Anglais en devinant les sources. Ça c’est l’oeil de Jean-jacques dont on peut dire qu’il a  » bon goût « . A propos de « bon goût« , je suis toujours sous l’emprise de « Corrections » et de ce qui s’y dit: Le cône, la soeur, la mansarde, la forêt, les papiers, le suicide, Cambridge, les architectes, le point rouge, les frères, Altensam, le goût, les oiseaux, le torrent, le bruit du torrent…. J’adore ce livre. Je viens, en même temps d’en commencer un autre. On ne peut pas dire que cela soit d’un grand optimisme, est-ce déprimant à notre insu?? Je ne sais pas si cela ne nous  gangrène pas un peu, si cette lecture ne ressemble pas à une petite blessure qui s’infecte. Est ce que soudain la peau noircit ou verdit-à peine / non j’ai cru que , mais non, Est ce que le mal s’étend et faut-il croire que la vie n’est que cette pourriture qui nous envahit imperceptiblement  jusqu’à la mort. Il dit que nous ne sommes qu’attente de mort, ce qui est vrai.

Cette idée est franchement désagréable.

France-culture replay Wittgenstein/ Correspondance:

« Le journal de Kafka n’est nourri que dans les moments où il n’arrive pas à écrire » FC émission Wittgenstein
Celui qui écrit un journal est celui qui n’arrive pas à être à la hauteur de lui même.

Bon. Vendredi quoi? Le soit théâtre pour voir A. Encore une fois , je n’étais pas retournée dans cette salle. Bref. l’après-midi, Lycée au Bourget. Le truc est un atelier décor de théâtre en lien avec ce que je viens de faire à Bobigny.

J’accepte ça ( deux heures le Vendredi en me disant que peut-être ça ouvrirait les esprits.)Je passe par la salle es profs qui est en fait à 13h  la salle micro-onde à l’odeur désagréable des différentes substances réchauffées. Puis, je me demande ce que je fabrique en racontant et en parlant du théâtre. J’admire les profs!!! Quel boulot. Emmener des élèves au théâtre, faire le gendarme, expliquer, râler, être patient, donner envie. Bon. Le Bourget est plus près que je ne l’imaginais, 4 stations depuis Gare du NORD. Quand je sors de la gare, j’ai l’impression d’être un touriste. Café Istambul, en haut de la façade une sorte de mascaron que personne ne regarde ou ne voit qui avait choisi ça au siècle passé?, puis un bout de conversation  » alors là il lui a mis le calibre dans la bouche  » et je poursuis mon chemin en me disant que / pas de surprises / la banlieue est quand même un peu telle qu’on la raconte. Vieilles bagnoles, rap à fond, « gens de couleur », Liedl, café sans aucune femmes, auto-école et pompes funèbres, temple Sikh, immeuble bourgeois et prétentieux avec ferronnerie et surveillance, maison en construction qui semble abandonnée et bâtiments à tourelles. Tour rose… Puis le Lycée tout neuf avec sa première cour-sas sécurisée avant d’entrée. Je trouve que c’est immense et on me dit que c’est un petit lycée. Misère. Pas le droit d’avoir de capuche sur la tête à l’intérieur. En seconde, avec ceux que j’ai-18 personnes , il y a un garçon de 12 ans. Ou il est brillant ou le niveau est férocement nul en France !!!!

BON. Préparons nous. Direction Bobigny MC 93 pour rencontre avec votre ministre de la Culture.

Jeudi c’était la première du spectacle et on a passé un bon moment avec tout le monde et surtout Benoit et Isabelle.

Mercredi répétitions, je traficote la tour et donne RV à 14 h à quelques étudiants. Le soir, générale. Je ris beaucoup avec Catalyse.

Mardi , beaux arts et  » performance » pour le moins explosive. Puis bibliothèque pour présenter la suite.Verre avec V au Fumoir , puis G qui a gagné au loto nous invite . C’est sympa. Neige au retour.

Lundi Argenteuil puis Orsay/ Le talisman. Des Bonnard très bizarres et presque monstrueux.

 

Unlimited

HDELPRAT Projet/ Notes

Le projet a été pensé à partir d’une peinture monumentale récente.

Où est la bataille ?

Titre: Où est la bataille?
Elements:
—Une peinture pigment et acrylique sur toile/ paillettes ( 245 X 950 )

—Chaines en résine or
—Médaillons « bouche de vérité », bas reliefs, éléments d’ornementation en résine

—2 centaures sur socle ( résine ) —1 centaure cassé ( résine)

—1 personnage pendu polystyrène et vêtements
—Deux chaises
L’ensemble est installé sur un socle ( scène )
Drapeaux ( mats en bois, heaume résine or et impression des motifs ) sur textile On ne peut entrer dans cet espace

Où est la bataille ?

Je transforme la peinture en un décor de scène. C’est un panoramique-nature at a glance, sans acteurs, sans théâtre.
On connait les maquettes qui servaient à visualiser les combats et aussi ce qu’on appelle :

Le théâtre des opérations.

Le roi observant de loin les affrontements est souvent représenté dans les scènes .

La toile de fond est une sorte de Combat des Lapithes ( Piero di Cosimo ) ou Bataille de San Romano (Uccello) ridicule et déglinguée… Une scène de bataille, ou de guerre avec décorations, médailles et autres smileys réjouis.
Ce n’est pas une peinture d’histoire mais c’est un récit.

Des fantômes à la Disney défilent ou s’ affrontent dans une maquette géante:
Centaures brisés, chaines, étendards, ornements , (on retrouve dans d’autres peintures ce motif des drapeaux en lignes croisées oranges -Etendard de mon Territoire Autonome.
Têtes coupées, lances, armure (Les armures sont paradoxalement des outils de défense ou d’apparat d’une grande sophistication: pourquoi tant de beauté, pourquoi l’orfèvrerie pour combattre. Ces motifs complexes gravés qu’on peut trouver aussi sur des pièces d’argenterie, rendent le corps magnifique, rayonnant comme une apparition et le protègent: La guerre élégante.

Une chaise soutient la peinture qui s’est effondrée, une autre empêche la chute d’un drapeau.
On ne sait si c’est une vraie scénographie, ou une catastrophe. On ne sait si une répétition théâtrale a eu lieu, quel en était le texte, l’auteur. On ne sait si cela a eu lieu ou aura lieu sur une scène d’opera . Pourquoi ne reste t’il que des décombres.
On ne sait rien.
Je m’intéresse depuis toujours aux faits de guerre, scènes de bataille et armures.

VIVIERS 2019


Le meilleur finalement c’est de rouler vers. Rouler vers… Vers l’idée que l’on a de quelque part ailleurs . Ailleurs que l’on connaît déjà et que l’on va retrouver . Le meilleur est d’être entre le départ et l’arrivée. Nulle part .

OUI. En somme nulle part. S’arrêter sur une aire d’autoroute -surtout choisir celle où on ne vend pas d’essence- celle où il n’y a rien et qui au mieux s’appelle « Aire du héron cendré ». Comme si ce nom donnait au lieu, soudainement une sorte de pouvoir d’enchantement. Comme si l’on retrouvait un passé littéraire, une description du 19 eme siècle, une entrée dans une encyclopédie . Aire du héron cendré. Je l’ai ratée et me suis dit zut. Comme si …

La maison est chaude. Juste ce qu’il faut. Cheminée et ce matin bleu glacial. Les vaches sont dans le pré d’en face. Hier , comme d’habitude, drôle d’impression de rien avec ce silence, cette immobilité et une des vaches que j’entends dans le noir, me disant: Ah elles sont dehors c’est bizarre. Plus bas un tracteur ou un engin agricole rentre tous feux allumés et éblouissants. On dirait un vaisseau spatial d’un film de Mario Bava. 

Ce qu’on appelle les «  mémos vocaux «  font frémir quand la personne a disparu. Je me souviens avoir été paralysée à l’idée de réécouter . Effacer ou garder. Ecouter ou pas. Tu aurais aussi ressenti l’étrangeté du silence qui nous tombe dessus ici. Comme un masse. Ici, tu ne détestais qu’une chose: Le brouillard . Il descendait vers les grandes fenêtre c’est vrai et nous enfermait. Ca ne me gênait pas tant que ça. Toi si. La neige non plus tu ne l’aimais pas. Moi si. Il y a eu des moments blancs ici, magnifiques. Des marches dans les bois, des bouts de film avec F. 

Commencé un livre dont les phrases me semblent courtes. L’intérêt est la sensation d’une voix intérieure. Je ne parviens pas à trouver un livre qui m’absorbe totalement ( sauf les polars souvent, mais je ne peux pas passer ma vie à ça…)

*

On dirait que je me réveille du coma que je pense vivre chaque année en périodes de fêtes comme on dit. Même si je suis à la campagne, même si j’ai marché et fait du VTT, il y a cette sensation ,surtout pour le premier janvier, d’être hors du monde ou dans le monde mais hors du temps.

C’était bien agréable ces moments tout simples avec F et A. Les oiseaux dans mes épaules font des bruits de jouets en caoutchouc qui n’existent plus d’ailleurs. A l’instant je réponds à P. que le Royal China est bon: «  Il y a le Royal China « ké » bon et je correcteur corrige en Kérouac bon. Cette fois-ci ça m’amuse que Kérouac dont on cherchait justement hier la bibliographie, rapplique au moment de décider d’un endroit où déjeuner Vendredi. Je reparle de Pull my Daisy.

La cheminée avale bûche après bûche ,fume un peu quand-même et mes vêtements ont à présent cette odeur particulièrement cendrée. J’aime bien, moi, mais peut-être est-ce indisposant. Je viens de lire ce que Antoine Compagnon dit de l’écriture de Houellebecq à qui en vérité je n’ai jamais accordé beaucoup d’attention, mais sans doute ai-je tort.

L’image qui m’a le plus déplu ces derniers temps et l’apparition sur Instagram ( que je déteste en y participant et en me détestant évidemment ) l’apparition donc, de Kamel Mennour en haut d’une montagne bavaroise avec ses skis et sa femme ou compagne. 

J’écris immédiatement un SMS à Christophe :

En voyant sur Instagram KM en haut de sa montagne ça me donne la sensation désagréable de show-chic, suivi par un petit en re-soi nauséabond: photos de réveillons etc… Je trouve ça déprimant. Il me répond en deux bulles: Pareil. Très déprimant. Puis ça c’est mieux. Les photos ne se chargent que lentement ici et en attendant je lui envoie le linge qui sèche près de la cheminée. Les vaches dans le pré. Lui des ânes Lui la Corrèze, moi le Forez. Idem.

Je pense aussi à ce que j’ai entendu hier de ces milices bavaroises qui « maintiennent » l’odre. 

A ce propos revu hier Le Jardin des Finzi Contini qui est un beau film émouvant de De sica.

Je déteste ( en y participant lâchement et par exemple en montrant mon article paru dans Art Forum ) la promotion de soi : —Bientôt mon expo là et là affiché par CT. 

On ne s’en rend même plus compte. Cette auto promotion satisfaite, ces like cette sorte de clameur de Regardez-ce-que-je-fais-moi-et-comme-je-réussis-moi. C’est assez dégueu et même si je ne crois pas en abuser ça me dégoute quand même. 

Il fait un grand soleil. Il a aussi neigé hier. 

La route qui mène à Retournac est assez impressionnante, parfois austère et on ne voudrait pas rater un virage! En contrebas et dans le soleil il y a le village de Chalencon, à peine 8 habitants je crois , qu’on ne peut atteindre de ce côté qu’à pieds. Et par le pont du diable. Cela me rappelle à l’instant Brigadoon avec Gene Kelly !!!! De qui est Brigadoon??? Sais plus. MINELLI bien sûr !!!Technicolor années 50 c’est certain. Le village ne réapparait que tous les 100 ans si je me souviens bien. A Chalencon, je crois que le diable propose de venir en aide au villageois pour la construction difficile du pont. En échange il demande que la première âme qui passera lui appartienne. Le Seigneur du château se dévoue et commence à traverser le pont. Un chien surgit et le dépasse, devenant ainsi le butin du Diable. Dans Brigadoon je me souviens de pas mal de carton pâte. C’est vraiment très kitch avec Ecossais en pagaille, tartans et compagnie. 

Je n’ai pas vu passer ces dix jours, rien sorti de ce que j’avais prévu. Je vouais dessiner, et aussi faire la maquette pour Unlimited. Rien de tout cela. Rien. Lecture minable: en 10 jours un polar moyen et quelques nouvelles de Simenon. Le désastre!!!. J’aimerais rentrer ou rester je n’en sais rien au moment du départ (déjà ) après -demain.

Bref pour en revenir à Retournac, ville triste et sinistrée comme les autres ( on voit que les rez-de -chaussée étaient des boutiques autrefois ) , on n’a pas envie de rester dans son ombre. C’est assez sinistre je dois dire, même si la Loire n’est pas loin; On se disait en regardant trois jeunes filles rire,  que vivre là, Brr. Mais peut-être vivre ailleurs aussi, et tout simplement vivre à partir d’un certain moment !!!! 

On est repartis après un thé dans LE café restaurant où on a tendu l’oreille pour écouter les deux messieurs qui parlaient de bon coeur en buvant des rosé. En renvoyant les coups d’oeil à la table plus loin, vers les vieilles dames nous scannaient comme «  pas d’ici « !!!

La boucherie annonçait des tomates farcies et un gratin de légumes. On a repris la voiture et pas le même chemin pour rentrer. Usson désert. Les cafés fermés. Estivareilles. Seul le bar de la pompe à essence est ouvert et désert. Il faut avoir envie. La Chapelle tout fermé. C’est fou comme ces pays où l’on trouvait plusieurs cafés par village ou même hameau sont désertés. 

On dirait que les gens se contentent de traverser en voiture les endroits pour aller se coller devant leur télé dans une ferme rénovée, ou un genre de villa de lotissement comme il en fleurit. Avec des portails automatiques. C’est trop moche.

Je n’aime toujours pas Noël


HÔTEL LE REBOURS C’ÉTAIT BEAU CE NOM À LA HUYSMANS

Une route de montagne et des camions chargés de sable qui la descendent. Moi à vélo. Est ce que ça va grimper trop pour moi qui n’ai plus d’entrainement. Un village. Une voiture noire et une famille. Parents et deux enfants. Ils vont me rapprocher de Grasse puis j’irai à Magagnosc. On passe chez eux. Les femmes ont des robes longues. Il y a un petit chien blanc. Maison bling bling. Une exposition qui commence ce soir et je n’ai rien installé. Éteindre? Transporter les vitrines? Je n’arrive à prendre aucune décision et tout est extrêmement lent. Sais plus…

Hier zapping et rire devant un programme américain tellement irrévérencieux et de de mauvais gout. Le moniteur d’auto-école qui pilote un chinois porte des lunettes avec des fentes inclinées pour voir comme un Chinois, le prêtre dans une épicerie juive fait signer une pétition en demandant aux client de reconnaitre qu’ils ont tué le Christ et je passe les trucs plus hard avec des noirs. C’est atroce. Mais c’est drôle…

Un nouvel oiseau, un mandarin,  que j’ai nommé Klaxon vu son chant. On dirait un bruit de jouet pour bébé. Du coup Ovide me semble plus discret et je n’entends plus ses chants répétitifs pire que Steeve Reich ! C’est bizarre les oiseaux quand même. Ca m’émerveille. Est ce que je les amène? Hum.

                   R est parti pour une semaine. Me voilà seule. C’est bizarre au début. Alors à nouveau je range. Je jette, je range et je jette. J’adore jeter. C’est comme si je m’allégeais de choses que d’ailleurs bien souvent j’ai oubliées et de gens aussi que j’ai oubliés. C’est bizarre que ces courriers que l’on dirait amicaux, ne m’évoquent strictement rien. Une chose que j’avais trouvée drôle c’est qu’un jour aux Belles Lettres alors que le Monsieur me demandait mon nom pour la facture, me regarda et me dit: J’ai toujours votre tableau. Ce qui est drôle aussi c’est que de son nom je ne me souviens pas, mais son écriture oui. Sur une carte de visite. C’était  la première peinture que je vendais. Je revois le moment, rue Léonidas au 8bis exactement, rez de chaussée gauche- ou cette personne avait choisi. C’est Antoine Revay -est-il vivant – qui l’avait accompagné. Il était bizarre Antoine.Il était tragique Antoine. S’est-il suicidé / pourquoi dis-je ça. Je ne sais pas. C’était le genre de toutes façons. Grand lecteur pas heureux. Il s’était marié je crois. Dans l’atelier aux BA, il peignait en costard. Il avait une veste en sorte de Tweed verdâtre et une cravate. Il peignait un modèle nu tout aussi verdâtre sur un grand format quand je suis entrée. Ca m’avait impressionnée. Il parlait avec un accent hyper snob. Il était fou je crois, ou l’était devenu. On a ri souvent. Je lui avais raconté que le boy de Mistinguett toujours en vie à l’époque et que je voyais sur scène au Paradis Latin presque chaque soir,  avait comme surnom Chériette. Ça le faisait beaucoup rire. Il fallait prononcer en roulant les R. Je l’ai revu à la Villa Médicis. C’était pénible. Dormant chez moi-lui, je n’avais pu fermer l’œil -moi tant sa présence était lourde. Il y a des natures comme ça- ( le fils de R. aussi )- qui vous étouffent de par leur présence, même s’ils sont trois pièces plus loin et qu’on les entend à peine respirer.

                   Il y avait aussi Key le Japonais qui était bien zinzin aussi et qui peignait des grands nus noirâtres, ce de façon frénétique. Il avançait, il reculait.Et puis le clan des espagnols, pape, Antonio,( je suis le grand chien jaune qui va te mordre ) José ( mort du sida ), Javier qui s’était fait canarder dans sa douche. On était allé le visiter à l’hosto. Il était ETA ( Radio: les puits ferment/ La mine/ ), et aussi Remy, peut-être le plus doué et qui m’a appelée il y a une dizaine d’années. Hum; il vivait chez sa grand-mère. Je ne sais plus son nom de famille… et Simon qui peignait un coq. J’avais eu pour mission de choper le coq et d’aller le jeter chez les archis. Je m’étais exécutée et sauvée à toutes jambes. On a vien ri. Le coq était revenu. Mais une semaine plus tard c’était un poulet prêt à rôtir qui l’avait remplacé. Les archis s’étaient vengés. Il y avait Anamaria, toujours mon amie et qui arrive de Bogota en MArs, des des oubliés et oubliées. Une américaine au nom oublié, sais plus.

Je ne parle presque jamais des Beaux-Arts. Je n’y pense pas non plus sauf quelquefois le Mardi quand je suis à l’école, et que je passe devant l’atelier Cesar. La bibliothèque, je n’y allais pas. Les collections , j’en ignorais l’existence. César s’est eteint il y a longtemps. J’avais vu mon professeur dans je ne sais quel EPAD terrible il y a quelques années et il avait presque 100 ans. Il déraillait mais se souvenait de moi. Duffau le séducteur, déguisé en sculpteur, en Rodin dirais-je, toute sa vie,  avait la fanfare pour l’accompagner. Il y avait même Hugues Aufray ce jour là. Je ne suis pas allée au cimetière.. Bizarrement moi qui l’avait beaucoup aimé, sa mort m’a laissée sans émotions. C’est bizarre ces trucs là.

Biennale de Venise il y a longtemps, longtemps

PESSOA À PRESENT PASSE


Pessoa et les hétéronymes. Qui parle ? On dirait Claude Arnaud. Ah oui c’est lui.  Tiens en parlant de livres ( enfin oui de sortes de livres… ) j’ai écouté l’émission de MR sur une fille qui aux éditions de Minuit ( bizarre ) a publié un truc qui a eu le prix des étudiants. Peut être que c’est bien, mais la fille qui a la tête que j’avais imaginée pour elle, était bien proprement lisse. On a rigolé plusieurs fois… en se regardant comme si on ne le croyait pas. Un garçon tout aussi lisse disait des conneries. Et elle ponctuait de «  voilà » tout le temps,ses récits ou explications, enfin les machins qu’elle disait. Cependant voilà semble une maladie en voie de disparition… J’espère que porosité  suivra au cimetière des mots ( LTI !!!!! )

Je compte bien aller voir cette peinture lors de mon prochain voyage à Florence en Février: Andrea del castagno. Ai repris la lecture du Fra Angelico de Didi et c’est vraiment passionnant. J’adore les questions: Que voyaient les moines en passant dans ce couloir? Ces projections de peinture, ce dripping qui n’en est evidemment pas???. Que nous disent ces surfaces de faux marbres, de peinture aspergée comme pour le baptême ou l’extrême onction. Les figurae. Oh oH. Bon couchée tard hier. Tours de cartes au Artistes ( oh oui c’est celle là, comment avez vous fait ) et moments très drôle au Balto avec un client bijoutier. Grivoiserie et rires…

BON…

 

 ? collection Campana Louvre ( magnifique )
dessin LN
Pierre-Jacques Volaire

Le week end se termine bien, mais c’était pénible d’attendre des nouvelles de Miami, dès l’ouverture. C’était donc bienvenu la proposition d’aller marcher à Versailles hier matin. Sauf que le parc était fermé ( elt le chateau aussi ) Dans les bois, c’était mieux que rien et ça m’a fait du bien et a confirmé l’absolue necessité de bouger, de sortir.

De partir régulièrement. Le prochain départ c’est le 26 décembre pour Viviers ( yesse ) puis en février Florence ( j’ai hâte. On ira à Bologne une journée, et on louera une voiture pour une journée de visites en Toscane ). Peut être quelque chose en Janvier?

Je profite encore un peu de mon oisiveté programmée. ( qui commence à m’ennuyer ) . Il y a eu la peinture intensive jusqu’au 19 novembre. Miami. Puis le Workshop à Monaco . Rangements des archives de R dans des boites que je descendrai à Viviers ( vider le grenier avec P. C’est prévu. Il n’y a pas grand chose mais je veux tout cleaner pour y mettre les caisses. 10 pour cette fois-ci. J’espère que ça rentre dans la voiture )

Mais c’est terrible d’avoir besoin de faire en permanence… Ne pas savoir rester tranquille sans culpabiliser…

Hier soir diner très sympa à Alfortville. Ca me fait plaisir de voir tout le monde, quasi famille. H., N, G. G , E, A. et JM et les enfants.

Dessiner

Commencer le film sur BB

Projet Unlimited même si on se fait ramasser, c’est certain.

Puis peindre à nouveau. Ce printemps aller d’avantage à Saint bonnet pour fabriquer un truc comme je l’avais fait à l’usine. Quoi? Je n’en sais rien.

Payer Chantal en Janvier et Terminer la succession en Janvier aussi. Ouf.

Essayer d’autres choses. Quand je vois le travail de Cate Giordano je me sens bien prudente. j’adore cette démesure ( comme celle de McCArthy  ‘ailleurs ) La démesure. L’excès.

Je me dis ça. Que ce que je fais est petit. Un peu petit.

Mail d’un mec qui me propose d’écrire un texte si j’ai besoin, avec un tarif défiant toute concurrence et le droit de changer deux phrases. Il est dingue le mec. Je voulais lui répondre qu’il ne faut pas faire « ÇA ». Pas essayer de se vendre comme ça.

Ce matin CRS contre lycéens en haut de la rue. Ils sont face à face … Et rien ne se passe.

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse 

Vienne la nuit sonne l’heure…

J’observe le groupe bleu se déplacer comme on lui a appris: Une araignée qui glisserait transversalement. Les lycéens n’ont pas l’air bien méchants. Mais il y a du lacrymo dans l’air. Au bar, certains commentent…Moi je suis pour les gilets jaunes. Pas les casseurs qui ont tout foutu en l’air. Pas pour les pilleurs.  X qui me parlait ce matin me dit ça a cassé en 68 mais pas un livre n’a été volé chez Gibert. C’est vrai. Là je ne crois pas que les livres soient menacés malheureusement. Mais les marques, Lacoste et Nike etc etc… Puis les gens en ont marre, et sont démoralisés. On le comprend quand on voit les différences sociales. L’autre soir au restaurant si laid « décoré » par Stark,( les rideaux blancs, les espèces de fauteuils aussi ridicules que hideux dans lesquels les occupants sont prisonnier comme dans une cacahuète, et les amis face à moi au visage rayé horizontalement à cause des stores. Faut le faire quand-même: Ne pas prévoir que les clients vont devenir des indiens maquillés à l’ombre ). La soirée était plaisante, mais cela ne m’a jamais plu, même invitée, qu’on dépense de telles sommes pour manger.C’est peut-être stupide mais c’est comme ça. Bien sûr les gens font ce qu’ils veulent de leur argent et il n’est pas question de jouer les pauvres. Mais des pauvres il y en a. L’exemple de Marseille est terrible avec les gens qui se font croquer par des rats. C’est quand même dingue. Les puces, les moisissures, les allergies et maladies.

Si vous voulez me faire plaisir, surtout ne m’invitez pas dans un grand restau, avec un grand chef, ça m’ennuie. Le cérémonial en plus. Misère.. Une fois avec R. on s’est retrouvés dans cette situation avec JLT et PV et leurs épouses( dans la cuisine du chef-la totale-ils ont parlé de vin toute la soirée et on s’est emmerdés sec. C’était il y a longtemps ). Les grands hôtels ne me fascinent pas plus. Bon d’accord pas le Formule 1. mais des choses raisonnables.

Cette semaine c’était drôle d’aller poser pour LG, un étudiant que je trouve particulièrement doué. Je n’ai aucune idée ( bien sur j’ai vu ma tête, mes costumes et mes chaussures à talon !!!) de ce que ça donne. Je n’ai pas voulu voir.

Bon…

MIAMI ET RANGEMENT et… RANGEMENT

Des cartons. Ranger les livres et puis aussi tout ce qui est resté dans les placards. Jeter; Jeter des tonnes de papiers beaux-arts, courrier et choses inutiles et lourdes.C’es délicieux de descendre des sacs poubelles de 100 l bien dodus!!! Pas grand chose à raconter. Exposition Giao Ponti qui est succulente. Je sors du Musée des arts déco et marche vers la Concorde dans la nuit pour vérifier l’atmposthère Gilets Jaunes. Des pompiers sont affairés autour de la personne qui s’est fait écraser par une grille. Le type est KO sos une couverture dorée.  Les CRS comme des statues barrent la rue royale. Ce sont des sortes de  Schwarzen Mander à la  Hofkirche , les hommes noirs autour du tombeau de Maximilien à Innsbruck. On était montés à pied jusqu’au tremplin de ski avec E. et en haut il y avait de la neige. J’ai un bon souvenir de ce séjour, même si je crois avoir fait un petit scandale car à un diner diplomatique le conseiller culturel ou animal du genre. Il ne me parlait pas,c’était pourtant son métier, la diplomatie c’est la conversation, sinon il faut faire Diogène comme métier. Je lui ai dit de trouver des sujets, et suis partie en vrille. Il avait un peu de sauce sur sa cravate, et j’étais perdue; J’avais sans doute bu deux verres de vin et j’étais hilare et insolente mais pas méchante. Le mec ne riant pas du tout ce qui me rendait hystérique . Je ne pouvais cesser de rire…. Bref…  Vraiment Giao Ponti est réjouissant. cette faculté à sauter d’une discipline à l’autre est vraiment merveilleuse. Il est fort. Un tissu, une machine à café, un miroir, une chaise, un tapis, des assiettes, des costumes de théâtre. d’ailleurs pendant que le type gisait au milieu des pompiers, la grande roue avec au centre le grand nom en lumières: Jupiter, tournait, les gens se baladaient tranquillement dans ce marché de Noel plutot mieux là que sur les Champs . C’est nouveau? SAis pas. Puis j’aime pas Noel.

 Vu les affiches de Jean-Louis dans le métro. Croisé Yan Colette à la Scala où j’étais invitée pour un spectacle pénible. Le principe de la scéno est emprunté à une compagnis néerlandaise ( grand Hotel ou un truc comme ça ) dont j’avais vu une formidable «  reconstitution de la guerre de 14 ). Donc grand plateau occupé d’accessoires, travellings, personnage miniature, caméras, manipulateurs. c’était formidable, avec une voix off et des textes de soldats. Là c’est niais. Même principe mais niais. Et on voit sur l’écran des personnages qui sont des dois filmés. Si parfois ça marche, une main filmée avec comme jambes l’index et le majeur, c’est lassant. Enfilade de bandes sons. Bref. J’étais grognon et mécontente.

Grognon hier soir aussi ( j’écrirai en privé )

J’ai passé aussi un bon moment Mercredi , m’y rendant à vélo, au Louvre pour voir l’exposition de la Collection Campana.

Je suis dans le jury de la Villa Médicis. Hop. J’avais refusé mais ils ont changé pour moi le calendrier ce qui est plutôt gratifiant.

Il faudra que je me remette à travailler.10 jours pour le projet Unlimited. Finalement c’est ce qui me va le mieux-travailler même si je suis un peu lasse, u peu découragée à vrai dire-sinon je m’ennuie. Peindre peut-être pas. Le film sur BB, les trucs à préparer pour Février et septembre. Et déjà l’expo qui se profile chez Christophe. Je sais ce que je veux faire..

Zut il faut que j’appelle Alice.

Trenet!. Il y avait des siècles que je n’avais pas écouté ça. On aimait bien avec R. Lui c’était la folle complainte qu’il chantait suivant. Ai mis dans des cartons, ses lunettes, courrier, montres . Quantité de petites bôites dont celle avec des bonbons dont j’ai déjà parlé.

France-Dimanche

Sous les branches… de l’allée des maronniers…

MONSIEUR PICK

C’était drôle ça

J’ai passé la journée dans le camouflage pourrait-on dire.

Je lis les textes des étudiants.

Pas mal. Mais pas assez de temps accordé à cela je le sens.

Abrutie

Mercredi et Jeudi ça va speeder pour le tableau à finir. Après la quille.

Envie de campagne. A la télé hier j’ai vu que les arbres étaient roux. Ici on ne voit rien.

Ordi réparé. Et celui-ci qui rame

Essayer Première.

Penser à nouveau à un film.

Allez chez BB et commencer

Avec quoi je filme?

NOTES AVANT PERTE

 

J’ai écrit tout un truc avec  des notes et ça a disparu. Non. Non. Et plus d’images dans la bibliothèque. Est ce parceque j’ai changé mon mot de passe??? Il y était question d’oiseaux, de leur chant, de Berlin, de Baltazar Gracian, de peinture, de notes sur les masques de honte.

The largest of Lamb’s five pieces in Conyers’s album, this Gothic image shows a nude woman being stabbed in the heart by Cupid with the specter of a skeleton observing — or directing — the scene. According to Elizabeth Campbell Denlinger, curator of The New York Public Library’s Carl H. Pforzheimer Collection of Shelley and His Circle and co-curator of Shelley’s Ghost, Lamb’s painting is in keeping with the style of art at the time, particularly the work of Henry Fuseli, a Swiss painter who settled in England. His most famous painting, The Nightmare (1781), shows a sleeping young woman in a white gown reclining on a bed; her head and one arm hang over the side, and an incubus (a male demon) sits on her stomach looking out at the viewer. (In mythology, male demons sat on women in order to have intercourse with them.) A horse’s head appears from between dark curtains draped in the background. In Frankenstein, Mary Shelley portrays Victor Frankenstein’s wife’s death similarly: “She was there, lifeless and inanimate, thrown across the bed, her head hanging down and her pale and distorted features half covered by her hair.” In the 1931 film version of Frankenstein, Elizabeth doesn’t die when the Creature attacks her, but director James Whale lingers on the image of her limp body on the bed before Frankenstein rushes into the room to revive her. Denlinger also notes that Lamb may have been influenced by William Blake, who she knew, and by Gothic literature by authors such as Ann Radcliffe and Matthew Lewis. Lewis visited Percy Bysshe and Mary Shelley in Geneva in the summer of 1816, the period during which Mary Shelley began writing Frankenstein. NYPL, Pforzheimer Collection

Ben depuis le temps que j’en parle de ce De Laudibus sanctae crucis, dont j’ai depuis 1000 ans un fac simile ( l’original est à la bibliothèque d’Amiens )… C’est Dibbets qui présente Raban Maur à la BN

J’écoute avec intêret l’émission sur les leurres. Hier atelier à reculons après la projection de film de Rémi avec Lucchini. Je croise C.A et quelques personnes mais je ne suis et n’étais que la femme de R. Que R. m’ait invitée m’a fait plaisir.

Fernando Jacopozzi

dit « le magicien de l’électricité », celui qui illumina la Tour Eiffel et fit passer Paris de Ville des Lumières à Ville Lumière est en charge d’éclairer l’ensemble du projet. Chaque soir, Paris serait plongée dans le noir et une ville factice, vide, brillerait de mille feux… Ce projet entièrement conçu et dessiné par l’état-major a vu ses premiers plans se réaliser au nord-est de Paris, la fausse gare de l’est a ainsi été construite. Mais la fin de la guerre a mis un terme à ce projet secret, d’une envergure démesurée.

J’ai regardé les commémorations. C’est assez drôle de s’imaginer la complexité d’une telle organisation. Le bolero de Ravel sous la pluie a dû être d’un ennui démesuré pour tous. Même à l’abri , c’était dur. Les talons des dames sont quelque chose et la Femen est gonflée de se lancer sur les Champs près de la voiture de Trump.En deux secondes elle est ramenée à la case départ évidemment.  Si j’ai bien compris il y a deux voitures blindées: Une avec Donald et une sans Donald. Quel bazar protocolaire.

Journée de Vendredi en AR à Monaco pour présenter mon travail et discuter avec les 12 étudiants pour le workshop. Bonne journée je dois dire. Me dis aussi qu’avoir un cours à Paris  sanctionné à la fin par des UC, c’est désagréable. Le Pavillon Basio est un endroit agréable, une petite école. Je trouve que c’est bien pour travailler. Au retour, ouf je trouve un vol une heure trente avant celui qui est prévu/ J’arrive aux artistes vers 9h où l’accordéon est là. On boit quelques verres avec le joueur d’échecs, sa majesté et R. Michèle de chez Michou nous chante Michèle de chez Michou entr’autres et on rit/

Tout doit être dini Vendredi car ce sera le transport pour Miami. Après, rideau. J’arrête de peindre un moment . Enfin je verrai. Si ça se trouve et je pense que ça se trouvera, je m’ennuierai et continuerai à aller à A; Mais il faut que je trouve d’autres pises même si les dernières peintures sint plutôt différentes ce qui m’interesse. Il faut préparer d’autres choses et aller en Suisse Vendredi prochain. On va au théâtre Jeudi et Samedi c’est la dernière boum à la Maison Rouge. Sniff

Berk/ Temps sinistre cent pour 100.

BERLIN

Note via HM

« La régression et la détérioration ne doivent pas être acceptées, fût-ce avec une indignation ou une rage qui, dans ce cas précis, et contrairement aux apparences,sont des mouvements profondément rationnels. Il faut avoir la force de la critique totale, du refus, de la dénonciation désespérée et inutile. »Pasolini

Note: Georg PenczSuite de sept tapisseries de haute lice en laine rehaussée de soie, d’or et d’argent. Tissées d’après des gravures sur bois de Georg Pencz pour le comte palatin Ottheinrich (1502-1559). Comprennent : « Saturne », « Jupiter », « Mars », « Sol », « Vénus », « Mercure » et « Luna ». – Réalisation attribuée à Melchior Grienmann, tapissier à la cour de Heidelberg. – Conservées à la Fondation Martin Bodmer, Cologny (Suisse)

J’y suis arrivée seule. Et en entrant dans la galerie qui est magnifique je me suis dit que les peintures étaient une catastrophe. Ils étaient en train de tendre celle de 10 m. En fait je n’y comprenais plus rien. Je suis allée diner seule à côté ( Sale et Tabacchi) , bon restaurant Italien bourgeois et assez cher. Les verres de vin me semblent démesurément petits. J’avais mon polar – Pour les amateurs de polars, on est toujours sauvés par eux. Et je me suis finalement contentée-en dégustant mes vongole- d’observer les petites conventions sociales heureuses, maladroites, grossières ou ridicules. ( En parlant de grossièreté je ne me suis pas aperçue que j’avais continué à manger mon dessert pendant le discours de MB. Discours auquel j’ai répondu par une platitude digne d’être gravée dans du carton … Bref… )

Le monsieur d’à côté qui goute le vin en faisant tourner celui-ci dans le verre puis en  » connaisseur » gonflant le bec/ enfin on verra ce que je veux dire !!! Ridicule. A ma gauche, le Français qui draguait un couple en mode business à fait la même chose en laissant un instant son ordi à sa droite. Après du bout de l’index et en entrecoupant de bons mots il a montré des lignes de je ne sais quoi. Trop loin pour voir même en écarquillant les yeux. Ensuite il a posé sur ma table sans me demander-grande je dois dire la table, mais à MOI- il a posé ce qui le gênait de la sienne: Un chandelier ou truc du genre, une assiette. J’aurais eu du public, je lui aurais suggéré de poser sa godasse à ce con. Le garçon à qui j’ai parlé italien était suffisamment classe pour faire disparaitre ça comme Hanussen  l’aurait fait

Samedi j’ai tourné-viré dans la galerie, mais avec la lumière du jour, c’était bien différent. Ouf.

Le soir, après un vernissage, on a passé une délicieuse soirée avec C. dans un  restaurant français: Les Lumières,(  absolument délicieux: beurre au citron, rillettes, crème brûlée de roquefort et ratatouille avec des petites croquettes ) et après un verre au Victoria. On a même pu s’assoir et dans cet endroit ( à l’entrée une dame aux chevaux blancs, tailleur et calot fait le dragon, le garçon a lui aussi un calot et des boucles d’oreilles ). Un grosse fille est venue s’assoir aussi et j’avais l’impression de vivre la suite de la pièce de Carver que l’on avait vue aux Bouffes du Nord deux jours avant. Un personnage magnifiquement interprété-sais plus le nom- d’une grosse femme élégante qui rit méchamment. Là, j’avais la même. Cigarette en plus. Car à Berlin il y a des endroits où l’on peut ( encore ) fumer.

Dimanche. Pluie et froid, flic floc dans mes Nike et ma chauve-souris-ouf je l’ai prise. Juste une féroce envie de ne pas sortir de la chambre, de tout oublier de regarder You Tube, de dégringoler vers fB, de lire. J’ai opté pour le Kultur Forum où je sui allée à pieds en frissonnant. Un petit sandwich sur la route, Check Point je regarde les touristes qui se font photographier, puis cette avenue atroce. Puis cette place atroce-Postdater Platz. La philharmonie, le bâtiment en restauration de Mies van der Rohe. Musée des Arts décoratifs, collection sublime. Je suis contente.

Le soir, je décide de ne pas retrouver C. dans une sorte d’ateliers ouverts ? , et je ne sais plus ce que j’ai fait. Si, j’ai fait sécher mes chaussettes et ensuite j’ai bu deux bières Au bar de l’hotel.

R. l’instant me parle du bruit des touches de mon Mac. Me demande ce qu’on écrit dans un blog.

A présent je suis ici, allongée à écrire et je n’ai plus envie d’aller au Marché aux oiseaux comme j’ai prévu de le faire. Biche s’est sauvée, et a peu de chance cette fois-ci de revenir; mais Ovide piaille et piaille. Finalement on se décide à sortir après avoir mangé la délicieuse terrine du cousin de Saint-Bonnet. Miam.

Bus. Marcher, regarder. Zut. Plus de Sainte-Hélène. Je demande que prendre. Mais il n’y a que des oiseaux un peu chers pour être entretenus par moi qui suis un piètre ornithologue. Je choisis un Bec d’argent. Une fille. Elle est plus grosse que lui.

Je repars à Berlin. Donc arrivée de R. par le train Lundi. Hou…La gare est immense,haupfbannhof, je ne trouve pas les arrivées. Un Berlinois tente de m’aider. Mais ne trouve pas les arrivées non plus dans cette immense gare. Le temps d’arriver sur le quai, il n’y a plus qu’un contrôleur qui donne le départ d’un train. Gros et désagréable.avec une boucle d’oreille et les cheveux gras. L’anti-grâce. Dans ma tête je lui dis fuck mais tente d’avoir des infos en toute hypocrisie. Il ne me voit pas. Je réussis à joindre R. au téléphone. Ouf. Trouvé.

On est contents , on repart à la galerie. la peinture de 10 m est installée, ya plus qu’à mettre les chaines en résine. Le matin j’ai bu un café avec P. Elle m’a filé des adresses dont le fameux Max & Moritz qui ravira le premier touriste. Des bars, Henne aussi où on ira manger des délicieux poulets après le vernissage ( avec les doigts uniquement ); on dit que c’était un endroit où allait Hitler. ( Faut bien parler de lui vu que le sujet vient rapido en toutes circonstances-c’est ce qui me fait ne pas aimer cette ville, m’y sentir triste, avoir le bourdon ).

Bon heu. On est ravis chez M&M. On mange des saucisses, de la bière et tout ça dans la grande salle!!!. Cliché mais bon. Moi je connais mieux le Berlin de Doeblin. J’adore Alexanderplatz. Puis Fassbinder…

A. M’envoie un SMS de chez M&M au moment où j’écris.

DEMAIN JE VAIS TRAVAILLER

Plus plus tard. L’expo, la grande peinture qu’on a enlevée et tout. Là, raviolis vietnamiens…

 

Picsou

 

 

Ceux de ma génération se souviennent des Disques Stéréo VIEW MASTER. Il y en avait un que j’adorais parce qu’on avait l’impression d’être dans un vrai monde mais avec Picsou. On était au fond de l’eau je crois et il y avait un coffre avec des pièces d’or.

Hier exposition Picasso/ Très belle.Bien sûr. Des murs calmes et gris. Des gris très clairs.  Bien sûr/ Mais je ne sais comment dire ma relative indifférence aux périodes bleue et rose. Ce qui me plait, c’est ce qui vient en marge, les petits dessins, les pages de carnets, les photos. Les sujets -arlequins et un certaine douleur, tristesse bleue ne créent pas beaucoup d’émotion chez moi. Sais pas pourquoi. On en a vu et revu, lu et relu, parapluies et tasses, cartes postales et affiches. … reproduire et reproduire…

Il était bien jeune le mec!!!. Bref.

L’oiseau re-disparu, n’est pas revenu. Ou alors sous les traits d’un gros pigeon qui tournait dans mon bureau-la saleté-. Puis le retour , si retour il y a un jour, est difficile à cause du filet devant l’échaffaudage. Pas facile tout cela, beaucoup d’obstacles. Je crois que c’est Biche qui s’est sauvée. Et au Repenti je crois que c’était Ovide. Je suis un pru triste pour l’oiseau esseulé. Il fait que j’aille un Dimanche à mon retour de Berlin en chercher un.

Sport. Toujours rien. Comment vais-je m’y remettre avec ce peu de volonté que j’ai à redémarrer. C’est terrible.

CHAINES

Panne d’essence sur la route

Elle est trop belle ma mobylette. Le ralenti n’est pas terrible, mais quel régal d’être là-dessus.

Pas envie de rentrer. Envie de rentrer je n’en sais rien…

Commencé des petites peintures et des chaines en résine. Car quand on a peint à ce rythme, arrêter d’un coup sec, ce n’est pas evident. Ce qui est délicieux c’est de ne plus avoir la pression: j’aurai fini ou pas. Boire un café en terrasse, lire le journal, se laisser un peu vivre.Hier repas dehors, rentrée tôt et regardé un DVD technicolor genre Barberousse. Me suis endormie.

Je dis oui pour les vitraux. Je ne serai pas forcément choisie mais on verra. Cathédrale de Meaux.

 

 

Rayon scénographie/ Rayon mise en scène

Ah encore une bonne critique pour le spectacle Le grand théâtre d’Oklahoma à Avignon. Pour info ce sera à Bobigny en Décembre et je pense que ça sera plein. Ils ont parlé du décor ! Cool. Ca me semble bien loin le temps où j’y allais franchement à reculons pour je ne sais quelle raison, je ne sais plus quand a eu lieu le premier RV. Le matin même il y avait zero maquette!!!?

Envie et pas envie ( le théâtre m’a toujours fait cet effet ) Mais là je suis bien réconcilié car l’équipe était super. Des constructeurs de Bobigny aux acteurs avec les quels j’ai tant ri. Bonne humeur et grande énergie malgré les handicaps. Ca donne à réfléchir à nos petits états d’âme.

Commencé comme je l’avais prévu des trucs moches en résine pour entourer la grande peinture et qu’elle soit encore plus chargée. Je fais des chaines. Mais ce serai mieux en une sorte de métal ou de bronze pourquoi pas.

Réenvoyé le projet de mise en scène pour la Scala (Je n’avais pas donné suite au RV de mai ou Juin ). On va voir.

OUF OUF REGARDE KING !J’AI FINI

 

Que ce soit bon ou mauvais, c’est trop tard, c’est fait!. La peinture de 3M X 10 m est là sous mon nez avec ses paillettes fraichement étalées.. Arrêter de peindre! Oui mais on doit y aller par paliers, c’est ce que je me disais. Enfin ce que je ressentais. Tiens Amélie Nothomb ne dit pas trop de banalités, disons qu’elle ne m’ennuie qu’à 40%. Sa voix est insupportable, m’est insupportable dirais-je. Je m’en fiche. Ce qu’elle est ne m’intéresse pas à vrai dire. On dirait une bonne élève, une vieille petite fille. C’est bizarre les vieilles petites filles.

J’ai bu un café en terrasse et relu Le chef d’oeuvre inconnu, en souriant , en me délectant. J’avais oublié que Poussin était dans ce coup-là.C’est atroce si on réfléchit bien. Ce n’est pas le hasard de relire ça après deux mois entiers à peindre 8h par jours. Quel été!!! PAs marché, pas couru, pas fait de vélo, pas de MOB !!!!

Demain je pars sur les plateaux avec ma Fox Rouge. C’est dit. J’en ai trop envie.

Hier je me suis endormie des les premières images d’un film de René Clair. Projection dans le lit, car R. est reparti hier. Je l’ai prévenu, qu’en partant d’ici , la réinsertion est difficile.

En rentrant prévoir les travaux sérieusement. En premier la cuisine et la salle de bains. Puis la chambre, puis la suite.

Ranger, virer des trucs et aller à la cave ??? pour la ranger et jeter des trucs.

Plaisir: Ranger mes livres et mes papiers. Ranger dans des boites.

Bon. Lire à nouveau, aller au cinéma. Partir à Berlin puis repartir. Où? Bretagne, Ouessant, Naples. Seule? Pas seule? Londres?

Ce sera la rentrée aux beaux-arts le 9 Octobre.

Il a une drôle de voix Bernanos, en premier je pense à Artaud. Bon.

MOON

 

Ce matin j’étais en face de la maison sur le banc à 6h30. Bien après le chant du coq mais quand même. C’était délicieux de lire «  le seuil de l’ombre » de Nuccio Ordine dans la fraicheur et sous les vols des hirondelles. Hier soir on a tous diné sur la terrasse des voisines, C. est arrivée tard , puis on a papoté au frais devant. Quelqu’un a crié: —L’eclipse!!!! et on a regardé l’éclipse. C’est magnifique ça. Voilà. Je me suis couchée ensuite, R. m’a téléphoné de Roissy. Je ne rêve pas Ici. Je mets le ventilo de temps en temps. Me tourne, ecoute le silence.

25 JUILLET

Zut je ne peux pas faire l’émission avec Cogitore sur France Culture…

Hier c’était bon le soir de nager avec la palme et de faire du kayak. Et au retour la route dans les chênes-liège est magnifique. Sortir de ma grotte de temps en temps.. Là le carton d’invitation est fait. Un montage avec une peinture d’Alexandre Roslin. Maintenant le texte. Heu Que dire.

Le titre To sleep, to die, no more qui suit le fameux to be or not to be dans Hamlet. J’avais déjà utilisé comme bande son, le passage ou Lawrence Olivier dit cela.

Les sources, toujours un peu la guerre, le grand méchant loup de Disney, moins digeste, les carnets de Mengele. Cahiers d’écolier, avec dessins: Une sorte de bête féroce avec des dents, un Napoleon qui brandit un sabre, des dessins de chaises bavaroises, des trucs écrits, une tour, un plan de maison, un oiseau qui fait Psitt, psitt. Le tout assez ingénu. Surtout le personnage étrange avec deux grandes oreilles.

Ce que j’aime ce sont les images innocentes qui cachent des réalités moins drôles, les emblèmes des sous-marins allemands aussi. Les U-Boot ert leur numéro. Etoile de mer aux yeux de Peter Loore. Paillettes

C’est un peu le principe Potemkine.

Les images qui se déforment, une Betty Boop hideuse, un betty Boop Croute. Des yeux.

Je préfère avancer « sans me retourner » . Peindre sans me demander si … et comment… et pourquoi. Aucune conscience de ce que j’ai fait.  Effroyable ou possible.

Départ pour l’Escalet et les criques.

Le temps passe. Hum. Ne pas regarder le calendrier. 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 1, 2 , 3 , 4, 5 départ.

C. arrive Vendredi puis tout le monde part. Serai seule .

Ici c’est très agréable. P. ( notre cuisinier et j’espère réparateur de la mobylette qu’on a retrouvée à la bergerie ), E, V, M et E après le passage de MT.

Demain Marseille pour RV

Un café. Tiens un chien blanc et noir et un marron. Connais pas.

Hier sur la route la lune pleine et Mars

BLAST

Wadworth 1935

L’onde de choc atteindra tous les organismes exposés, provoquant des lésions anatomiques viscérales (blast primaire), avec dans le même temps l’onde de pression qui précipitera par projection les éclats et les débris, puis les personnes, les faisant chuter ou les enfouissant (blast secondaire).

Ovide est revenu

Repris quelques jours plus tard

En direct de la place de Gonfaron. Enfin Gonfaron, j’en ai rêvé.

Ce n’est certainement pas la non reconduction du directeur des Beaux-Arts qui fait ma une, même si j’ai les effluves par mail. Certaines fort désagréables. De toutes façons je me demande pourquoi un artistement être directeur, veut être à l’académie… Par vanité? Sans doute. Ce sont des pièges à emmerdements, prestigieux certes mais quoi???

MAIS QUOI???

Fallait pas y aller!!!!! si on ne sait pas que ce sera forcément dur, qu’on sera forcément détesté ou aimé avec hypocrisie. Y’en a que je vois déjà dans les starting-blocks. Moi je rigole. Pas méchamment. Mais rançon de la gloire et de l’orgueil. Basta. Busta !!!Don’t cry. Fallait pas y aller te dis-je. J.A idem, directrice des études ??? Mais pourquoi faire??? Souffrir.  Fallait pas y aller te dis-je Joan!!!!

J’entends dans mon dos une langue que je localiserais plutôt vers La Chapelle-Paris, Quartier Indien. Flemme de me retourner.

Sur la place, j’adore. Profitons des platanes- qui ai-je entendu sur la même radio-platanes seront coupés l’an prochain pour cause de maladie, non, de « la maladie ». Je dirais pour cause de Connerie et si Gonfaron est le pays des ânes qui volent, c’est aussi celui d’un âne urbaniste??? Enfin un âne. S’il n’y avait plus grave en ce moment c’est un coup à faire la grève de la faim.Peut-être n’est ce qu’une rumeur ou une info exagérée<;

Bref. Trop heureuse d’être là. Seule au hameau. Un délice. Un délice. Peinture tout le temps quand j’aimerais quand même baller à la mer. Profitons de ces moments où je fais strictement  » à ma manière »: au lit tôt, réveil 6h30 et vélo. Déjà une semaine ( soude de légumes et riz… )

J’allume dans le noir la radio, m’endors avec François Truffaut, ouvre une heure plus tard et c’est Siménon qui me parle, et puis peut-etre avant ou après c’est le Comte de Monté Cristo que j’adore pour plusieurs raisons. Là j’ai idée que ce n’est pas génial (1980 )mais j’aime bien et j’imagine les bruiteurs ( La mer, les rames, le cachot, etc… Il y a de quoi faire !!!)

Hier aller retour au Festival d’Avignon pour la générale du Grand Théâtre d’Oklahama. Expérience géniale je dois dire avec les acteurs professionnels et malades mentaux comme on dit…. C’est très émouvant souvent de les voir avec leur saloperie de handicap ( dont ils sont conscients ) se battre et se débattre ( c’est pour cela que les BA, ben tu vois ce que je veux dire. Un directeur en remplace un autre et la caravane passe )

En désordre Ovide s’est échappé mais comment???

Tous ces oiseaux, tous ces chants c’est magnifique;les lauriers sont gigantesques..

Le livre Corps sanglants, souffrants et macabres m’intéresse beaucoup. De l’assassinant des De Guise, en passant pat les flagellations ( avec épingles, clés et j’en passe ) , la chirurgie, les martyres, le cannibalisme. Thyeste, Henri III. Atmosphère Sénèque.

Bon Plus tard. Je rentre.

Une semaine plus tard, miracle, l’oiseau echappé ( Ovide ) volète de lauriers en lauriers et vient se poser à présent sur la cage pour siffloter avec Biche. Cà m’enchante de le regarder dans son arbre rose. Je n’avais pas prêté attention à tous ces chants d’oiseaux ici.

Travail et travail. peinture. reprise progressive du velo et ce n’est pas facile. Les 30km reparcourus avant-hier, les mêmes déjà faits: je souffre dans la montée et cale dans celle à 20 °/°. Mer et piscine. Plus seule et je dois garder mon cap et travailler.

Pas beaucoup de lecture. Allez au boulot .

ENFIN ON SAIT !!!( «  je sais/ Je sais …. »). GONFARON-GABIN aller simple

 

Enfin on sait !!!

Le sosie de Eddy Mitchell je demande à voir. Zut en Aout. Si j’ai bien travaillé je reste!!! Regardons au Mayons ce qu’il y a comme 14 juillet parce que ça n’a pas l’air terrible. Un peu la course avant de partir et toujours creuvée. Courses et fin du décor demain.

Rêve de 2 chateaux symétriques (?) , une pièce inquiétante. J’achète le dernier Kerr, paru post-mortem…

Je n’aime pas voir passer le temps vers le 2 Juillet même si c’est absolument ridicule de croire que le passé c’est maintenant. Mais le passé c’est maintenant. Point. Cette année pas Gégéne, pour marquer la fin de l’année avec les amis. Je ne retournerai jamais là-bas je pense. C’était trop pénible.

MUSEE DES GOBELINS


Bonjour et 1000 mercis de m’avoir indiqué cette exposition que j’ai adorée. C’est proprement stupéfiant. Je poussais des petits Oh et Ah !!!!

Quelle folie !!!
Jusqu’à Pétain sur son cheval blanc !!!C’est une vraie découverte. La tapisserie qui est ou merveilleuse ou hideuse ou les deux je n’en sais rien mais qui bouscule l’esprit. C’est comme une décharge électrique .( ensuite je ne suis pas captivée par des oeuvres qui sont des « peintures en tapisserie », cela m’échappe un peu je dois dire.)
C’est vrai qu’il faut parfois le voir pour le croire tant les formes sont audacieuses, clinquantes (( on en sourit parfois en se disant » c’est pas possible  » ),  .
 Les bras m’en sont tombés à plusieurs reprises et je crois ne pas avoir eu ce sentiment depuis l’expo jose maria Sert au Petit palais avec ses fantastiques ou hideuses, je ne sais toujours pas,  peintures hollywoodiennes.
Tous les problèmes sont posés. En vrac/L’académisme, le gout, la puissance des images, le récit , le conte, le temps des images. Le loin, le près. le mouvement d’éléments qui surgissent, disparaissent, bougent dirait-on. Je me disais que la tapisserie était alors plus cinématographique qu’on ne pense. Ce qui est merveilleux c’est la découverte soudaine d’un motif ( un oiseau, un animal, un personnage ) son surgissement qui vraiment est à chaque fois incroyable. 
Quelle richesse. Et encore plus près voir les points. De loin croire à une peinture. 
Bon, bon ceci est écrit en vitesse….
Mais comment faire pour aujourd’hui trouver des pistes. ( ni « travail manuel » , ni perfection glacée, ni prouesse technique ostentatoire )ni reproduction assez vaine) Moralité «  
KOMENKONFÉ pour réussir à donner cette sensation de vie, d’intensité??? Hum hum…..
Et aussi en premier lieu: Faire pourquoi faire? Héhé!!!!!
Je veux bien un jour visiter les ateliers .
Je vais lire le catalogue.
A bientôt
LND

INCIPIT

Mes premières pensées de la journée et dans la baignoire, disons l’incipit de ma journée était de penser qu’autrefois lorsqu’on allait à l’hôpital, au cimetière, je ne sais où, à la chambre funéraire, ne pouvait pas être commise cette faute de goût terrible qui consiste à photographier le malade, le mort, etc. ( il ne s’agit pas tant de faute de goût, mais plutôt à mes yeux d’un acte insensé, déplacé,morbide,  épouvantable et irrespectueux. Ca n’engage que moi comme on dit. Pas d’appareils photo, pas de téléphone. On gardait en mémoire l’image de nos proches, amis ou famille et on vivait avec ça.( je ne parle pas du cas particulier de la photo post-mortem, cette tradition Victorienne étrange qui consistait à faire en sorte que le mort soit encore un peu vivant, appuyé sur des appareils-armature effrayants. Ca m’a toujours glacée d’imaginer ces préparatifs. Et glacée de voir que la zone parfaitement nette était celle où apparaissait le mort, immobile évidemment.

Est ce pour cela que lorsque je traverse chez Darty la zone télé je suis effrayée par la netteté des images, haute définition, qui rend plus vrais que vrais la peau, les paysages et tout ce qui est montré. C’est affreux à mon sens. Donc, autrefois on laissait les nouveaux-nés arriver au monde bien tranquillement et les morts partaient à leur tour. On photographiait avec nos yeux, on ne pouvait montrer à personne, c’était privé, secret,  puis l’image s’estompait disparaissait, se révélait à nouveau, se transformait,  sorte de voile flottant.On s’arrêtait un peu plus longtemps sur un détail de la chambre, ou un nuage à l’extérieur, sur le visage d’une infirmière.

Je n’ai jamais photographié un mort, et de R. je ne garde qu’un photo de sa main extrêmement pâle, exsangue dans la mienne,. Point à la ligne.

Magnifiques expos: Sculptures Polychromes à Orsay

La peinture en Estonie

Au fil du temps aux Gobelins

DAYS

 

« Quelle sorte de journal souhaiterais-je  ? Quelque chose de tissé à larges mailles, mais sans négligence. D’assez souple pour embrasser tout ce qui, grave, léger ou beau, me vient à l’esprit. J’aimerais que cela ressemblât à quelque vieux bureau profond, ou à un vaste fourre-tout dans lequel on peut jeter un tas de choses sans les examiner. J’aimerais y revenir un ou deux ans plus tard, pour m’apercevoir que ce chaos s’est trié de lui-même… »

Virginia Woolf

La beauté comme geste politique +

Ce qui n’ a pas de prix                                                                                           Annie Lebrun

 

En vrac

Ca va mieux et la peinture semble repartie !!!Donc ce médicament arrêté brutalement on n’en parle plus. Sevrage express.

Entendre Annie Lebrun

Gare saint Lazare fermée et soupirs

Sonia au café et papotages

Bobigny/ Decor et répétitions étranges= Mourir d’amour enchaîné

Bobigny: La fabrique des monstres de JF Peyret= Rire aux larmes au théâtre. Jacques Bonnafé purement génial

Berlin et Berlin.

Hemant me répond quant aux broderies et ses usines en Inde. Yesse. Y aller un jour? Pourquoi pas

Projet Nicole. RV la semaine prochaine à Bobigny pour avoir des conseils.

Aide à l’écriture/ Fondation Hermes

Le plus marrant et je n’ai pas le temps: L’academie des Beaux-arts qui me demande des éléments pour une présentation hier= Un coup d’épée dans l’eau . EMOJI EMOJI EMOJI !!!!

+

Si j’avais fait les costumes , ils auraient été tous noirs

SNIFF

Ayant un sacré coup de blues R. depuis quelques temps Je regarde et écoute quelques chansons qu’il avait écrites.Je souris.  Celles pour Zizi Jeanmaire sont si joyeuses. En fait tout est joyeux et ça me bouleverse. Bref. C’est comme ça. En fait je me dis parfois que j’aimerais bien qu’il rentre de tournage. Que le metteur en scène lui fiche la paix et qu’il revienne à la maison. Il me raconterait plein de trucs et on rirait à nouveau comme des bossus. On ferait nos mouvements de mains ou de doigts secrets pour évoquer un type pas malin, quelqu’un qui boite ( soeur compas ), le mec qui te saoule avec ses histoires, le prétentieux-« le prétensse ». Au Bistrot d’en bas, tu avais D et C qui écartaient les mecs un peu bavards qui venaient te raconter tes films comme si tu ne les connaissais pas et la baffe de Belmondo et toutes ces conneries qui t’empêchent de lire ton journal. Mais c’est normal disait-il, ça me cass les pieds mais j’ai fait ce métier pour ça. pour ne pas être dans le fournil, et pour vivre tout ça. Quelquefois tu te fâchais, parce que des chiants il y a en avait quand même. Du genre délicat comme celui qui faisait signer après la projection de Amour, genre 30 photos à Trintrin. Non mais.

J’avais oublié l’histoire des 3 Dumas aussi. D’abord ta stupeur en voyant comme tu étais affiché au Théâtre de Nice. En énorme ton nom: Dumas aussi gros et même plus que celui de Weber. Moi aussi j’étais tombée dans le panneau. En fait c’était pour Le comte de Monté Cristo de … Dumas!!!

—Je me disais bien… !!!

Pui l’autre qui te dis que tu es d’une famille de scénaristes !!! (encore Alexandre Dumas ) . Sans compter ceux qui te demandait si tu étais de la famille de Roland… Que lastima !!!!

Tu te fâchais aussi , mais fort, quand on emmerdait la petite Sarah Biasini :  »Et alors votre mère?? «  

Je me souviens d’une fois particulièrement retentissante à la sortie des artistes du théâtre Hebertot. Tu as hurlé «  Mais tu vas lui foutre la paix hein, tu vas lui foutre la paix???? Barre toi.

Je crois que tu n’es pas l’acteur préféré de cette dame.

Et aussi quand Jean-louis recevait des trucs et des trucs ( portaits de Marie peints et j’en passe ) . Il me disait enlève tout ça. Emporte tout ça.

En remerciement il a marché sur mes lunettes. Des lunettes cassées c’est chiant, mais des lunette brisées par le pied de Trintignant c’est la gloire !!!

Bref, je sais plus pourquoi je parle de ça. Oui de cette tristesse en ce moment.

QUna je suis dans mon atelier, je peins comme une mécanique ce qui empêche de réfléchir. J’aurais dû y aller ce matin.

Cet aprem galerie et Battia Sutter

« inquiétude »


Montaigne

Se préparer aux préparations de la mort/ Se préparer contre la préparation/

La mort s’inscrit dans le devenir. La mort et intégrée à notre vie. Hopopop

Hum hum…

Hier au lit à 22 heures.Film avec MArthe Keller et je m’endors avant la fin ( Amnesia ) Avant docu sur le film Mustang. Qu’est ce qu’elle est belle la réalisatrice:Deniz Gamze Ergüven. La classe.

Je me réconcilie avec internet qui me mange quand j’ai des retours à propos de questions que je me pose. Exemple les broderies réalisées en fil d’or pour le « sacre » de Bokassa. Je découvre donc la maison des grenadières ( voir commentaire splus haut ) que j’irai visiter cet été .Si pour compléter ce dossier quelqu’un sait où a été réalisé le trône mégalomaniaque, j’aimerais bien. Et qu’est il devenu ce truc trop beau tellement il est hideux et vête et mère Ubu!!!

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