BLOG VOCAL

Cette image me fait penser au Papier peint jaune dont je parle plus tard.

Cette fois ci, je dicte et cela donne parfois des inventions idiotes, des erreurs, des déformations. Mais c’est assez drôle d’être ” sur le vif “

REVE BLOG VOCAL

Barnett Newman

Beckett!!! Maguy Marin avec le Dictaphone

« Champs verts de se prononcer intitule il est comme qui dirait une nuit et moi comment voulez-vous que je suis Beckett n’est pas les mains qui m’entourent monde devant quelque chose qui dit tout à b venu comme qui dirait qu’elle est vous finissez pas rencontrer aux Editions de minuit juste avant de monter pour le temps de parler comment qu’est-ce que je l’ai quand même vu dans ma vie peut-être 20 minutes furtivement donc j’étais n’ai plus été très impressionnée, très très impressionnée mais je dirais une bienveillance dure quelque chose comme ça vire quelqu’un de pas du tout les encouragements

« Pas rat lis the qu’est-ce que Sexa « Pourquoi ça parle comme ça je dicte et ça n’écrit pas comme je le souhaite. 

J’ai rêvé du bâtiment de la morgue il y avait le pont et au milieu du pont à droite une rue SFX . Qui a écrit SFX!!!! ???

Ce qui est quand même étrange car cela voudrait dire que l’endroit où j’allais était le fleuve. J’allais bel et bien dans l’eau. Je suis donc entré dans une sorte de quartier et j’ai aperçu une boutique qui vendait des oiseaux.Il y en avait un ,légèrement plus grand que les autres , une sorte de perroquet très beau et absolument pas criard. Il y avait une petite fenêtre au fond de la boutique des oiseaux. Il n’y avait pas de cages et les oiseaux se tenaient tranquilles surveillé s par deux vendeurs. Bizarrement c’étaient des tout petits hommes à tête d’oiseau avec une sorte de blouse grise. Ils étaient deux. Et plus petits que l’espèce de perroquet pas criard. Par la fenêtre j’ai aperçu deux petites filles jumelles coiffées un peu comme dans les années 30 et qui m’ont fait immédiatement penser à Qu’est-il arrivé à baby Jane. Leur mère était très grande et on ne la voyait qu’en partie. Sur mon écran d’iPhone j’entendais la voix d’un homme qui voulait me parler et moi je ne voulais pas lui répondre. C’était un inconnu et il paraissait très vieux avec des vêtements recouverts de plâtre comme dans les grottes italiennes. Il était un peu pétrifié et cela me faisait peur. Quand je suis repassée devant la boutique des oiseaux  peu de temps après, elle était entièrement vide. Tout avait disparu. Je suis allée dans d’autres endroits mais je ne m’en souviens plus. Roger était injoignable au téléphone. Puis je l’ai appelé, mais je sais que je n’ai pas fait son numéro de téléphone mais un autre où il y avait 16 . Je n’arrive pas à faire le numéro.. Effacer effacer / je n’arrivais pas à me souvenir de son vrai numéro que je connais toujours par cœur 06 03 79 99 32. Finalement je l’ai eu au téléphone et il m’a dit qu’il était Au Bon Marché. Ca m’a semblé ordinaire. Je le croyais en Belgique. 

J’ai traversé le pont et je suis arrivé place Monge. C’est-à-dire je suis arrivé à l’opposé de l’endroit où j’avais prévu d’aller.

ATELIER

Chaque jour c’était un peu un supplice . ( L’utilisation du passé est bizarre/ c’est le Dictaphone qui se trompe ) Parce que je suis complètement paralysée sans aucune idée et avec un écœurement certain de la peinture. Ce n’est pas nouveau. C’est déjà arrivé mais cette fois-ci j’ai vraiment l’impression que quelque chose s’installe et que je ne peux pas m’en sortir. Peindre comment le faire et pourquoi le faire? Je n’ai de satisfaction finalement que face a des œuvres minimales comme celles de Kelly ou celles de Barnett Newman ou encore Robert rat imagine. Rat imagine c’est le mot de passe pour Ryman . Rails man, voilà comment ce Dictaphone parle du monochrome . Je suis allée voir l’exposition Mac à Mac ,merde ,le « Blue Right heures » à l’Orangerie et ça m’a ennuyée. Blaue Reiter/ Cavalier Bleu.

Ensuite Musée Marmottan les Orientalistes avec des très beaux dessins de 1,01 g gramme, mot de passe pour Ingres!!!  La peinture se transforme en grammes en poids!!!! INGRES imbécile. 

Résultat des experts pour le jury de la Villa Médicis. 

Me faire un café. 

Ne pas rester assise toute la journée. 

Tenter de trouver du plaisir à peindre. 

Et un peu de curiosité. Ai lu , j’ai lu je voulais dire dire, Le papier peint jaune d’un auteur américain une femme que je ne connaissais pas. C’est un tout petit livre très beau. Contrariété après le coup de téléphone de M. Contrariété parce que la succession n’en finit pas. Allez je fais ce café ! Enfin.

BLOG

C’est pas mal finalement d’écrire comme ça et je corrigerai ensuite. C’est drôle les hésitations de cette machine. Ça frôle l’absurdité. Je n’ai   pasécris le blog depuis quelques temps. Et je ne prends pas de notes. Peut-être cette solution est idéale. Je dois envoyer (Espace)des pages du livre Perturbation pour que l’acteur autiste puisse faire des essais. Mais il ne sait pas lire. Je n’ai pas terminé la lecture de ce livre extraordinaire en tout point. J’étais fâchée contre cette artiste polonaise qui déclare que les romans ne servent à rien. C’est absolument stupide et prétentieux et bête surtout d’affirmer avec autorité de telles sottises. Dire que l’on préfère les essais aux romans, je le comprends parfaitement. Mais… 

Hier je suis allée chez BB. L’immeuble qui a remplacé le Cirque Médrano est abominable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il y a une fresque en mosaïque hideuse qui évoque le cirque ,le sol est en marbre et il y a du placage bois marron qui rend tout cela aussi sinistre qu’ un lieu de pompes funèbres où on présenterait des modèles. L’appartement est petit, saturé et surchauffé. Il y a des tasses dorées, de la porcelaine de Limoges, des lourds objets en cristal, c’est affreux. C’est étouffant. Un tableau avec des vaches, des images pieuses dont une qui garantit la protection en voiture: une vierge est représentée avec une Fiat 500 légèrement floue car elle roule. 

Des roses des sables, une soucoupe avec des bagues en toc à l’intérieur. BB dit qu’il attend des meubles qui viendraient du château. Il y a une photo de ses parents en noir et blanc sur un meuble chinois qu’il veut mettre à la poubelle. Des lustres en cristal. Il y a une sorte de jardin qui pourrait être agréable mais on ne peut y aller. Un type traverse la baie vitrée en poussant une tondeuse. C’est insolite. Ça me fait penser au défilé de Tom B dont j’ai vu le clip assez drôle avec les nains de jardin et le mannequin qui pousse une tondeuse avec un petit chapeau gris. 

J’ai encore recouvert les peintures. Avec des taches. Parfois j’ai l’impression que ça se débloque et pas du tout ! Alors je m’endors je soupire. Je viens de regarder des images d’un peintre horrible et vaniteux. OM. Ca ne me fait pas vraiment rire et en même temps si. Tant de satisfaction et tant d’aptitude à la réalisation de croûtes, c’est quelque chose. Ridicule. Émission intéressante sur France Culture à propos de Lewis Carroll.

PLUS TARD 17h38

J’écoute une émission qui me distrait et qui est intéressante. Ce sont les hommes qui imitent le brame du cerf. C’est assez impressionnant de constater qu’un corps peut générer une aussi grande puissance sonore. Je ne sais pas si les cordes vocales sont vraiment très contentes. Il est 17 heures presque 40 je reste encore une heure ici. Une heure de résistance. Une heure assise sans doute. Une heure à fixer les peintures en attendant qu’elle se construisent elles-mêmes, mais un miracle est impossible. C’est vraiment extrêmement pénible ce blocage. Je couvre et je recouvre. Je projette… rien finalement parce que je n’ai aucune idée de représentation. Que je ne vais pas répéter ce que j’ai fait. Rien ne me satisfait c’est moche.

TRAIN RETOUR

« Je n’ai rien rien rien cela ne me fait pas mal cela me tourmente seulement. Tout, je pense, n’est qu’une géométrie des dissensions, des doutes, des souffrances, du tourment enfin dit le prince. Je me tiens à la fenêtre et je me vois dans la cour, sur le mur intérieur. Je m’observe je me comprends tandis que je m’observe je ne me comprends pas.

 Perturbations page 202. « Je suis âgé de quatre ans je suis âgé de 40 ans je joue avec moi-même je joue je sens monde je pense. On m’appelle. 

Cela se passe un soir d’été. Ma grand-mère m’appelle, mon grand-père, ma mère, mon père. Ils m’appellent. Posté à ma fenêtre je les vois les uns après les autres, mon grand-père, ma grand-mère, mon père, ma mère, ma femme. Les saisons se suivent, tandis que je me tiens à la fenêtre, indéfiniment. Tout ce ma pelle ( tous m’appellent ? )

Pendant une heure entière je me tiens à la fenêtre et j’observe cette scène qui se déroule très loin, très loin à l’arrière plan, et que je transforme selon mon goût et à sa guise. Si je lance un appel dans cette direction, la scène s’efface, dit le prince. Je ferme la fenêtre et me détourne de la scène en question, elle se poursuit. Je l’oublie et elle se poursuit. Sans que je mens mails constamment de la transformation, de l’irriter. À présent cette scène se poursuit en l’absence de toute irritation.

Nous contractons l’esprit des murs qui nous entourent. »

C’est une merveilleuse réflexion !

ENCORE THOMAS B

Ou bien, dit le prince je marche sur le mur extérieur là où nous marchons à présent et je ramasse une feuille de marronnier, les feuilles de marronniers me rappellent ma mère ,comme je vois la feuille je la vois elle le parfum de la feuille me rappelle Mesure pour Mesure . 

Mesure pour mesure me rappelle une vieille paire de chaussures que j’ai porté étant enfant etc.

p211

PHOTO GERDA TARO

MACBETH SITE ODÉON

                            Stanislavski annule toutes les représentations quand il découvre le souffleur mort dans son habitacle pendant la générale, les doigts crispés sur son texte. 

                           Peter Brook refuse de monter cette œuvre qu’il s’abstient de nommer, lui aussi, parce qu’il a vu trop de désastres frapper ses interprètes. 

                            Après une tournée « maudite » en Afrique du Sud, Judi Dench jure de ne plus jamais la jouer – sans toutefois tenir parole, heureusement. 

                           À Stratford, Peter Hall qui a défié la superstition est puni par un zona, contraint de différer l’ouverture et de renoncer au film prévu. Pourtant, malgré sa renommée néfaste, la pièce réussit plutôt à ses producteurs, avec souvent des taux record d’affluence. Saluée par la critique comme l’un des pires rôles de Peter O’Toole, elle faisait chaque soir salle comble.

La tradition persiste, parfois sous forme irrévérencieuse :  

                         Dans un épisode des Simpson, l’acteur Ian McKellen qui prononce le nom interdit est aussitôt frappé par la foudre. Tout incident violent associé de près ou de loin à la pièce s’inscrit à son palmarès de catastrophes, avec effet rétroactif. 

On ne compte plus les Lady Macbeth somnambules tombées dans la fosse d’orchestre, ni les accidents sur le plateau ou hors scène.        

Lors de sa création à l’Old Vic, Laurence Olivier manque être écrasé par la chute d’un sac de sable, tandis que la directrice du théâtre, Lilian Baylis, meurt d’une crise cardiaque la veille de la première, et qu’au cours de la saison, un spectateur est grièvement blessé par un fragment d’épée brisée pendant le duel final. 

                          Quand John Gielgud reprend le rôle, on compte trois morts parmi les acteurs, Duncan et deux sorcières, plus le suicide du costumier. 

                         Une mise en scène à Broadway avec Glenda Jackson et Christopher Plummer use trois metteurs en scène et cinq Macduff.

                          Parmi les épisodes anciens les plus tristement célèbres, on note en 1672 un meurtre à Amsterdam perpétré par l’interprète du rôle-titre, en 1703 un ouragan ravageur au large de Bristol, ou devant l’opéra Astor de New York, en 1849, une bataille rangée entre supporters de deux acteurs rivaux, l’Américain Edwin Forrest et l’Anglais William Charles Macready, qui fait une vingtaine de victimes dont d’innocents passants. 

                          Sans compter Lincoln, ou presque, qui lisait des passages de la pièce à ses amis lors d’une croisière sur le Potomac, quelques jours avant d’être assassiné dans un théâtre.

LA PEINTURE 

Il y a des formes découpées qui glissent sur le sol comme des vers. À un moment j’ai envie de coller des découpages sur une immense toile comme un rideau de théâtre puis je retourne m’asseoir . 

14h35

Je vais tout casser je vais tout casser je vais tout casser tout déchirer tout enlever tout mettre en l’air je n’arrive plus à peindre peindre

RETOUR PARIS. Je lis à voix haute dans le train.

Ce que j’ai consigné dans ce carnet de notes. Erreur C’est que j’ai consigné dans ce carnet de notes des choses remarquables des choses soulignées.  C’est une maladie chez moi de souligner ce qui est important et toutes les phrases soulignées commencent par la destruction de ces mêmes phrases je passe des journées à chercher ce carnet de notes dans mes poches et subitement je les retrouve en bas dans la cuisine comment diable ce carnet de notes est-il arrivé à la cuisine je me le demande. 

Je passe par les chambres du bas et je pense que durant la nuit prochaine je décrocherais tous les tableaux qui s’étalent là sur les murs, tous !aussi tous les tableaux des chambres du haut Dis-je et j’en accrocherais d’autres de plus terribles. TB

SFX tête coupée ou rose ou comme on veut.

 

P.O.P

Deux jours à l’atelier avec L et S qui sont de la famille SFX. C’est à dire effets spéciaux. Ce qu’on a fait doit être une sorte de récréation pour eux, vu ce qu’ils savent faire: Des masques ou têtes avec cheveux naturels implantés,  aux prothèses, des effets en tout genre. C’était sympa et très enrichissant pour moi. P. petite main nous a aidés pour les colonnes. Deux journées ont été parfaites pour dégrossir le travail. Cette saloperie de résine epoxy est aussi inodore que cancerigène et les masques sont pénibles. C’est bien de travailler à plusieurs. Heureusement le premier jour on a pu s’installer dehors sur la terrasse. Avec le soleil la résine prend vite. J’avais fait des essais en terre de ce que je voulais, mais la matière est différente, il faut s’y habituer. C’est un peu moche mon coup de patte pour le moment, c’est mou et la pâte chocolat a une couleur degueu difficile à lire. Je progresse un peu et voit mieux comment faire pour le miroir.En ce qui concerne le polyuréthane expansé utilisé au début  par Cesar que ça a dû amuser, et bien je suis nulle pour verser. Stephane fait une belle chantilly et moi , c’est… sans nom. B nous a quittés pour son tournage à Lyon. Entre deux spatules de résine on parle de films, d’effets, je pose des questions. Le soir tard rentrée d’Arg, je vais boire un verre aux PG et regarde mon portable pour tenter de voir le débat Le Pen-Macron. Quel niveau médiocre. On regrette les qualités et richesse de propos de gens cultivés comme Mitterrand ( indépendamment de la politique ). 7h le lendemain café et replay . Elle ne connait pas ses dossiers, et se plante bien sur l’euro. Elle est rancunière, narquoise et ordinaire. Berk. Macron , le gendre idéal !!! s’en sort bien. Moi j’aurais eu envie de lui tirer les cheveux à la fasciste.  Bon ne pas s’abstenir et voter pour Macron mais contre cette saleté populiste et bête. Oui elle est bêêêêêête. Et vulgaire. Bon

Le lendemain, hier RV à 9h avec les maquettistes. Puis atelier et j’ai une flemme intersiderale. Reste assise et me déclanche tard. Arrive chez MM tard. Il a préparé un petit repas grec très bon. On regarde ensemble un merveilleux jongleur, deux même :Alexandre Koblikov et ??

Retour. Et un bout des Hommes et des Dieux. Je ne sais pas, alors que je regarde que le lendemain, today, je retrouverai la tête de Michael Lonsdale  posée  sur une étagère. Entre une gueule cassée de la Chambre des officiers et Carole Bouquet. Je suis chez POP où j’ai rendez- vous pour le moulage.

Arrivée à 10h, l’équipe est en place. 3 personnes dont L et S avec qui j’ai travaillé cette semaine. C’est joyeux. Moi j’ai un peu la trouille. On commence par les mains pour que je comprenne. A chaque fois que j’ai demandé combien de temps ça durait pour la tête on m’a répondu: 20 , puis 25-30, puis là 45. Hum… Ca fait un sacré IRM ça. Je suis rassurée car j’aurai les yeux ouverts. On en vient à ces fameux yeux. Qui? Quoi? Comment? Sur Mesure? Non?

Un café et me voici avec les mains roses, puis un autre rose, puis des bandes de plâtre. On a tracé des lignes sur mes poignets et évidemment on parle des Mains d’Orlac. Chacun y va de son film, de la créature du lac noir eux Advengers, des Hommes et des Dieux à Alien C’est drôle . PO me montre un plâtre de Peter Cushing qu’on lui a offert. Bras/ Tête/ Jambes/Pizza/ Corps

Je suis la femme langouste, aux mains molles comme du caoutchouc dans la Creature du lac noir !!!

Finalement , le moulage de la tête n’est pas désagréable sauf vers la fin car le plâtre est lourd et j’ai mal aux cervicales. L me tient les épaules.

Sinon, on vous bouche les oreilles, on peut écrire si on doit parler. On lève le pouce si ça va. Je demande le stylo et fais un dessin obscène. Comme je regarde tout, je ne m’ennuie pas, les bruits sont feutrés, on dirait que quelqu’un gratte la neige pour y chercher la victime d’une avalanche. V. Fait un paquet de photos;

Je rentre fatiguée mais bien et termine mon livre de Ellory, qui est bien: Il y a papillon dans le titre. ( Couloir de la mort, Ku Klux Klan, assassinat de Kennedy, racisme, faux prêtre etc)Les transports sont adoucis par ce genre de lecture. Un bain bien chaud. La vaseline pour les moulages rend la peau un peu collante. Il faut que je travaille un peu ce soir. Bon.

Heu oui enfin pas certain

W.E

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Moi qui n’aime pas trop les réjouissances collectives j’ai été enchantée de ces deux jours à Fontainebleau. Anick Lemoine qui est la directrice du Festival d’histoire de l’art est super. Et ce truc est insensé, des conférences en veux tu en voilà, toutes passionnantes et toutes gratuites.Cette année le sujet était le Rire et le pays invité, l’Espagne. Tout le monde absolument tout le monde peut écouter Stoïchita, ( j’ai acheté son Pygmalion, ça à l’air bien ) ou bien d’autres spécialistes de la moustache au 17eme. A ce propos j’apprends en rentrant à Paris avec PM que la période à partir du 16eme est la période dite moderne et ensuite contemporaine donc je suis perdue et je ne sais même pas si je suis vivante.!!!! Serions nous dans l’ère future et non pas l’ère DU futur. Hum. Je me gratte le menton.

Bref le programme était génial mais ce qui était frustrant c’est de ne pas assister à tout: Hoggarth ou les marionnettes sous le Reich? Etc.

J’aurais dû dormir là-bas car on à l’impression d’être loin. Les villes à château ont un peu la même atmosphère vieillotte qui n’est pas déplaisante. Mais comme à Versailles ça sent la pâtisserie après la messe. Beaucoup d’hommes ont cette espèce de veste piquée cousue verte que est une sorte d’uniforme pour moi , heu comment dire. Ca ne sniffe pas l’extrême gauche !!!Héhé.

Nous avons été reçus dans un endroit inouï, l’Ermitage de Pompadour ( ça donne des idées de nom pour nos caravanes !!! ) .

À l’origine simple pavillon, il est construit à la demande de la marquise qui n’apprécie guère ses appartements du château. La favorite le fait agrandir à partir de 1754. À sa mort, l’ermitage est acheté par le Roi qui y installe le gouverneur de la ville et du château. Gabriel effectue alors de nouveaux travaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La plus grande partie du décor intérieur subsiste, bien que l’ermitage soit transformé en annexe de l’hôpital durant la Grande Guerre et qu’il soit occupé par les autorités allemandes puis américaines durant la Seconde Guerre mondiale.

Un truc de malade. Une “demeure” avec un immense jardin. Carlo et Polissena Perrone nous accueillent sur le pas de la porte. Nom d’une pipe. ( J’avais envie de manger un sandwich dans mon coin, mais je me suis dit que c’était mal élévé. Et je ne regrette rien, même s’il faut être un peu plus raide que d’habitude dans le maintien ). La vache la collection!!! Partout, des Picasso, Balthus, Gustave Moreau, Juan Gris, Goya bon bon, ça va, les voleurs vont rappliquer. Et des livres et des couloirs et des bronzes renaissance, et des couloirs et des chambres et des salles de bain et , et, et…

Ils n’y habitent pas ( quelle angoisse d’ailleurs que ces merveilles peu faites pour le quotidien selon moi ). Et l’odeur subtile des piaules, m’évoquent surtout la nécessité de Ventoline. J’exagère un peu. le jardin est d’un vert absolument irréel.

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Et puis il y a la grotte. Miam Miam. Du coup je n’ai pas eu le temps de visiter l’intérieur du château. Normalement et si j’étais restée au diner dans la Galerie des cerfs, je l’aurais même vu by night. Mais je me suis sauvée !!! Paris je rentre, Paris me revoilà. Les deux conservatrices que je ramène oublient leur téléphone dans la voiture !

Après la projection, un jeune homme est venu me parler. Si tous les étudiants des beaux-arts avaient cette énergie cela deviendrait un endroit dangereux!!!!

C’était vraiment sympa et je pense que je le reverrai, lui et ses projets de théâtre, et ses oiseaux et sa vivacité.

Que fait Niels Arestrup au moment où je crée mon Dant’chocho?

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Le Don’t Show show de LND/ My Dontchocho

Il n’y a rien à faire. Si je ne vais pas à Arg, j’ai l’impression de perdre mon temps même si au fond je travaille.Je m’ennuie ( moi ???) Et je n’ai envie de voir personne. Je croupis devant l’écran. Photos pour le labo, notes, lecture de bricoles. Hier O. qui m’a dit qu’il fallait absolument que je bouge davantage et me remettre au sport sérieusement. De cet arrêt alors que j’ai toujours fait beaucoup de tennis etc, vélo, mono palme, marche, de cet arrêt viennent ces douleurs au dos. Rien de coincé, mais pas assez de mouvement. Mais j’ai pas le courage nom d’une pipe et mes 6 heures de tennis sont devenues 2. En plus sans prof je pleure.

Je me demande si c’est bien ce que j’ai fait ces temps-ci. Des peintures quasi abstraites. Je les regarde sur l’écran. Sais pas. Sais pas.

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Dos de peinture époque beaux-arts avec photocopie grimace 2016

Cette nuit j’ai passé mon simplôme heu diplôme- tiens un simplôme ce n’est pas mal comme idée pour les étudiants pas terrible-  des beaux-arts et c’était très étrange. J’avais tout et on me disait que c’était mort. Philippe Dagen faisait semblant de ne pas m’entendre et seul James Bloedé a pris ma défense. Après il y avait une expo je ne sais où et j’avais honte de mes peintures et puis une projection d’un film de Claire Denis ( un titre à moi que je ne retrouve plus). Une projection sur des fils tendus. Elle avait des dents abimées. Après je me suis sauvée du rêve de la veille je pense, à savoir la maison après avoir fermé les volets de devant mais qui dès que j’avais le dos tourné se rouvraient. C. m’a dit qu’on voit au travers de la maison. Glups. J’irai voir ça Mercredi.

GRR les châssis

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Je viens enfin de me débarrasser des chassis que j’ai utilisés aux beaux-arts . Comme je les portais dans la rue à Arg, une personne envoyée du ciel (…) m’a demandé si je jetais tout ça. Jeter … Non, mettre à disposition , oui. L’idée que cela va servir à des malades mentaux me réjouit.

J’ai déjà dit que je déteste l’idée du châssis. Comme réalité et comme métaphore. Ainsi ce document des année 1970 de Almeida, me déplait aussi. La peinture, le châssis,blabla. J’ai fait quelques tentatives avant la ” fermeture définitive”. On verra plus tard.

Puis j’ai empilé mes croutes me disant que je pourrais un jour y découper des formes.

almeida chassis

Hier big journée aux Beaux-arts avec Jonathan dont la présence rend bien plus facile l’examen des travaux. Je suis plutôt contente. 3 ou 4 UC non données / Simplement un manque de travail. Quelques pleurs ( oui mais ), quelques travaux impressionnants.

Travail toute la journée pour trouver l’orientation de l’expo. Puis RV avec C. pour en parler.

Ce matin RV avec P à la MR

Pluie

Dans le genre mes poils se hérissent, ceci aux soirées nomades:

Vendredi 5 février de 16hà 22h Daido Moriyama

A la carte ( printing show )

Une performance ephémére et participative où chacun sélectionne 40 images parmi le 60 proposées par DM et en définit l’ordre afin de créer son propre exemplaire du livre.

Les lives sont imprimés et reliés sur place puis signés par l’artiste.

Reservation obligatoire, tarif unique 60 euros 

AHAHAHAHAHAHHAHA!!!!!!!!

BUG and DEBUG

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American engineers have been calling small flaws in machines “bugs” for over a century. Thomas Edison talked about bugs in electrical circuits in the 1870s. When the first computers were built during the early 1940s, people working on them found bugs in both the hardware of the machines and in the programs that ran them. In 1947, engineers working on the Mark II computer at Harvard University found a moth stuck in one of the components. They taped the insect in their logbook and labeled it “first actual case of bug being found.” The words “bug” and “debug” soon became a standard part of the language of computer programmers.

Le premier cas documenté de « bug informatique » (parfois « bogue » en français) concernait un papillon de nuit (mite) trouvé à 15 h 45 coincé dans le relais 70 du panneau F du Mark II Aiken Relay Calculator (autre dénomination du Harvard Mark II) alors qu’il était testé le 9 septembre 1947. Grace Hopper colla la mite dans le journal de laboratoire sous le titre « First actual case of bug being found » (« Premier cas avéré de bug ayant été trouvé [dans ce dispositif] »). Les opérateurs ré-utilisèrent le mot « bug » en disant qu’ils avaient « débuggé » la machine, introduisant ainsi le terme de « débuggage » (ou « débogage ») en informatique.

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Bon. Cette semaine: Inventaire à Arg. Jour 1 . 50 photos ou 100 Je ne sais plus. Mais rouler , dérouler, numéroter, mesurer, photographier. On fait ça avec CM. C’est sympa à deux sinon c’est l’horreur. La même chose à Amiens à la réserve. Avant je passe au 332 où les grands panneaux d’un programme immobilier ont remplacé les deux grands portails verts de la maison. Je passe sur le chemin qui mène au stade, revois le potager, et photographie la maison à présent murée.

En face si l’on sait traverser les murs et si c’est en décembre, on devinera  le sapin. Plus on recule dans le temps plus le sapin est grand. Puis il quittera la “grande salle” et  prendra place dans “la petite salle”. On me verra à droite juste nez collé aux parpaings, tentant de rester debout en m’accrochant à des barres de bois le long de la porte vitrée. Sous la grille que l’on voit, il y a la grande cave. J’ai photographié sans regarder ce que je faisais, une plante qui me semble étrange comme celles que l’on voit onduler dans les aquariums.

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Retour rapide à Paris pour assister à la remise de médaille de H. Je ne traine pas trop et me fais des pâtes dans la cuisine en lisant Sagan 1954 qui est agréable et dont la construction m’intéresse. Comment mélanger sa vie à celle de la personne dont on parle. Exercice périlleux et assez réussi je trouve. Tous les problèmes du ” parler de-écrire sur ” se posent: La vérité ou la justesse, l’exactitude ou le mensonge, la tenue de l’ensemble: vrai-faux peu importe du moment que ” la photo est bonne “. Là on est juste au moment où explose Bonjour tristesse. On lit ça comme du petit lait. Je repense aux livres de Anne Wiazemsky, fille de Mauriac. Et je pense à ce que je devrais faire pour le livre sur NS que j’ai abandonné ou plutôt que j’avais cru fini. Puis le film s’est occupé du reste.Faut il y retravailler: Je vous écrirai après votre mort, le titre, est ce qui me semble être le mieux là-dedans.

Pas de nouvelles de PS malgré le livre et le mail. La barbe. Je ne vais pas pas insister.

En achetant des trucs à la boucherie je découvre des araignées suspendues et le côté charcuterie est assuré par une fille déguisée en sorcière d’Halloween. C’est planétaire ce manque d’invention dirait -on.

Oui donc retrouver des tonnes de peintures de petit format ficelées, les rapporter à Arg en camion ( en faire quelque chose avant de les détruire ) . Je repère quelques Morandi, Giacometti et autres Rothko.Berk.

“JE SUIS CHARLIE “

33crsjr

En écoutant Cyrulnik parler de l’horreur de ces derniers jours…

Je citais à un étudiant Victor Klemperer. Nous y sommes aussi.

Toute cette semaine la tension était terrible. Tous effondrés. La seule chose positive est cette solidarité, cette réaction planétaire. Pourvu que ça dure.

Accrochée à la télé, à la radio…aux journaux.

Dans un autre ordre d’idée, Mardi dernier était la journée noire pour moi: Agréable mais creuvante car j’avais à faire passer les UC à …. 30 etudiants . Ce sera la même chose MArdi prochain.

J’étais heureusement surprise. Il y a des étudiants excellents et singuliers. Je n’ai rien vu qui ne soit intéressant. Même si le fait de mettre des notes suscite toujours des réactions négatives. Pour moi, une note n’évite pas la discussion mais a le mérite de donner une idée claire. La hantise de la note, je la trouve dépassée. Comme si une note était une honte, un principe réactionnaire. Curieusement les étudiants -qui ne sont peut-être pas pour autant les meilleurs- mais à qui j’ai donné les meilleures notes n’ont pas l’air de se plaindre! Ce qui me stupéfie souvent c’est la décision d’entrer dans une école ( une école veut dire que l’on va apprendre et être jugé sur un certains nombres de valeurs et de critères, qui forment “le système scolaire”. Puis lorsqu’on est dans une école on s’offusque de ce mécanisme, ( j’avoue qu’en ce qui concerne les Beaux-Arts qui ne devraient plus s’appeler les Beaux-Arts d’ailleurs, je me demande s’il n’est pas plus raisonnable d’aller à la fac philo ou lettres et de fabriquer ses propres trucs hors système en toute indépendance)

Bref.

Pot au feu délicieux chez Dayan

Acheté des pulls dont un qui fait que je ressemble assez à un flic à cause de la rayure blanche.

Vu la magnifique exposition Viollet Le Duc qui m’a bien surprise car je n’en connaissais pas le quart.

Ai commandé Barbarella de Vadim ( dont j’avais vu quelques images à la télé d’un tel kitch que je n’ai pas pu résister.)

La peinture à l’air de se re-débloquer un peu. pas mal de temps passé dur le dossier pour l’avocat.

Remontage de Versailles et de La morte.

Toujours la sensation de manque d’ampleur. Ou peut être la nécessité de travailler avec quelqu’un pour réaliser ce que j’ai en tête mais qui ne sort pas.

81-365

Je râlais hier en apprenant que J. entrait à la galerie. Je le présente à C. blabla et personne ne me prévient? C’est désagréable et j’ai gueulé. Autre gueulante, celle-ci théâtrale et pour amuser mon frère. Je reçoic depuis l’an dernier, les voeux d’une boite de Pompes funèbres. C’est très désagréable. J’ai donc des 9h, alors que nous prenios un café, pris le téléphone.

—Bonjour MAdame. Pourriez vous me passer un responsable?

—C’est moi…

Je n’explique pas le torrent plein d’alluvions que j’ai déversé. Je croyais qu’elle allait pleuré en s’excusant et en promettant bien de m’enlever de la liste.

—Et si ce n’est pas fait, même si vous me proposez des poignées gratuites, je porte plainte…

On a bien rigolé après et j’étais d’attaque pour la journée. Ca me fait penser que j’avais un étudiant à Cergy qui bossait dans ce domaine dans la boite de son père.

Bon je file au tennis avec ma raquette fraichement cordée ( c’était une bonne idée de passer la prendre hier chez Decat. Un monde de dingue avec les soldes. Oups…

Autre blog/Maiko-Junger et moi

Capture d’écran 2014-09-24 à 09.02.01

J’ai ouvert un autre blog et qui concerne les Bozar. Il n’est pas accessible.

Déjà, c’est difficile de parler de certaines choses. C’est indélicat, indiscret voir impossible. Comme la soirée d’hier soir et son petit paquet de dragées vertes!!!. Je me suis sauvée quand l’auteur est entré…

Bon, j’ai je crois terminé la partie Proust. Trouvé des images-j’en manque je pense- en désaturant les prises faites dans l’appartement et en rendant tout assez fantômatique sans que cela ne deviennent une forme, un esthétisme.

J’ai hâte de terminer. Après je veux peindre et me plonger dans une autre affaire: Le 332