«  Ma brochette de caprice. « 

Fin des sous-titrages en Anglais du film sur Nicole Stephane. Youpi. Camille Morin assure!!! Là c’est ce qui précède Mourir à Madrid.

Raphaël Enthoven , ce n’était pas désagréable de l’écouter. Mais, là, fuyant les Papous et trouvant un truc sur Arte ( Diogène et le cynisme) je le vois parler et là c’est autre chose. Car il se pense très beau je crois. Oui, ben oui il n’est pas raté mais quand même. J’aime bien à côté de lui, Jean-François Balaudé comme un professeur qui n’a pas l’aisance d’un homme de télé mais que l’on a envie d’écouter. Bon il n’est pas Rock ’n roll mais il ne fait pas le malin avec des tours de poignets pour appuyer ses dires.

Sans rapport avec ce qui précède:Dans le domaine du con, Bartabas brille. Mon Dieu quelle prétention modeste. Quelle humilité. Il est vraiment un peu primaire et ses philosopheries font sourire. Pour lui ,remarque la vie est simple: Un salaud ne peut pas être un grand artiste. Bon. Il y a les méchants, les profiteurs, mais aussi les vrais artistes , les purs. Misère et peau de banane. Qu’il s’occupe de ses chevaux et qu’il la ferme. Ce serait mieux que ces leçons de vie.

Je reçois le mail d’un étudiant qui sera absent Mardi:

 Veuillez m’excuser ma brochette de caprice. 

J’adore.

 

Putain je tousse comme un chacal

« Des châteaux bâtis en os sort la musique inconnue. »

Hier travail sur les sous-titrages pour Nicole Stéphane et je replonge avec délices dans ces moments passés chez elle. Je ris encore à des choses que je connais par coeur. ( Mais non ! on ne se comprend pas du tout !!!/ Barquement….). Je lutte contre la grippe ( il est vrai que les consignes données par France-culture-mouche ton nez dis bonjour à la dame-,je ne les respecte pas. Passage au labo, ou j’examine chaque fois de photos de Bernard Faucon, tirées sur un papier très brillant irrisé. C’est très beau et j’adore les photos de ce mec des années 80, totalement passé à la trappe ( signes de pédophilie, enfants et jeunes garçons nus ) . Quel dommage que tout cela soit parti en Orient ( les photos, les mannequins, tout.)J’ai appris aussi qu’il ne photographiait plus du tout. Il filme. Ces photos sont innombrables et j’aimerais les voir vraiment en France dans une expo.

Hier soir 3 billboards dans des fauteuils de la Place Clichy. Plaisir d’être embarquée dans une histoire complexe . Pourquoi en France on fait des films qui ressemblent à des films Français. La bande Annonce des tuches est à pleurer pendant des semaines tellement c’est bête, et démagogique.

Puis un verre au PG. Crevée

« Quels bons brasquelle belle heure me rendront cette région d’où viennent mes sommeils et mes moindres mouvements ? »

« L’urne funéraire de Fidel Castro quitte La Havane »

Clément année 1/ 18 ans

Dimanche matin/ pas de tennis. Ce n’est pas plus mal car je n’en ai pas envie. L’après midi ce concert chez Christian Berst est étrange car ce sont des trisomiques qui chantent. 16h : Choolers Division.C’est incroyable de voir leur gravité, leur énergie aussi. Je ne sais pas si  je suis à l’aise ou pas. J’étais réticente ( un peu ) à l’idée d’y aller. Mais pourquoi au fond. J’avais peur de céder à une curiosité malsaine. J’ai juste cédé à une curiosité.

Après je marche, je traverse la place de la République qui est plutôt réussie. Je regarde les skateurs-j’ai acheté un jus de fruit épais et sucré -, la nuit tombe,il fait un peu froid. J’aime bien. Je filme des garçons le long du canal.Ils s’entrainent. Pompes, abdos, mouvements de bras, sautillements à la boxeur.

Me voici en avance près des cinémas MK2 quai de Loire et je m’arrête devant les marches, là sur le côté: Il y a des groupes assis et attentifs et des filles face à ces groupes. Ce sont des réfugiés et les filles leur apprennent le Français. Ils sont extrêmement attentifs et répètent comme à l’école , les mots, les phrases. C’est formidable des gens qui font vraiment quelque chose. Moi , rien. Bon. Je vais y repasser pour me renseigner.Donc, dans la même journée, j’avais eu le plaisir de découvrir ce travail avec les trisomiques que l’on emmène en Lozère ( un peu à la manière de Deligny et des autistes ) , les garçons dans la nuit, et les cours de Français. Ensuite on a vu Les alliés qui est un navet et en plus mal foutu je trouve. Marion Cotillard ne me fait pas frémir. Bon.

Beaux-arts hier et nécessité de déménager à la bibliothèque ce qui est très agréable. J’avais demandé aux étudiants des textes. Il ya en a qui sont vraiment bien. On les lit à voix haute.

Pas le temps de souffler et ça me plait. La journée se termine en beauté avec C. qui est incroyable. Je le filme et le re filmerai volontiers.

Un étudiant de l’an passé vient me demander des conseils en amour !!!. C’est vraiment drôle. Allan ne s’est pas manifesté depuis un moment. Je parle avec Demian, aperçoit X,

Ah oui, il y a eu le vernissage Twombly. Ben moi j’aime pas ça. En fait c’est pas que je n’aime pas, mais je trouve cela si élégant, si beau «  c’est beau » que ça m’ennuie. Je regarde les gens et ça c’est toujours bien. Une dame crêpée comme pas possible, qui fait que sa tête est trop grande pour le corps (comme ces statues d’église que l’on voit au sol et qui sans la perspective deviennent monstrueuses). Quelqu’un à qui je fais part de mes méchantes réflexions ajoute: «  En plus elle a une tête de musaraigne ! ». Paf, ça c’est plié.

Ce matin travail avec Benoit. Camille a dormi ici. Et on s’est éteintes devant le Clan des Siciliens.

ASSEMBLAGES

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Hier soir comme CR m’avait invitée je suis allée à la Fondation Vuitton pour la rencontre avec Lucinda Childs. les danses sont interprétées à nouveau par sa nièce Ruth. Je dois dire que l’arrivée by night à la fondation est vraiment quelque chose d’impressionnant. La nuit, les arbres et l’impression que l’on quitte la ville, puis au loin cette espèce de vaisseau transparent comme une méduse. Puis le bruit de l’eau et celle-ci qui roule sur une pente. Plus bas la salle de spectacle éclairée et l’on peut voir ce qui s’y passe. C’est extrêmement « classe » dirait-on.

Les solos étaient drôles et rigoureux. 50 ans après ça n’a pas bougé.

Retour. Truc à la télé nul, avec montagne ensanglantée et espèces mutantes dégueulasses. Je regarde un bon moment.

Sur les Docs: YESSSE

Avant la fondation, j’avais rendez-vous avec I. O à France-culture. J’ai parlé de ce que j’avais concernant Nicole Stéphane et je suis sortie avec une émission de 58 mn à fabriquer. Yep. Suis contente. Pierre Bergé m’avait précédé en râlant car il ne voulait pas passer le portique de sécurité.

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Vendredi matin la révélation. JE VEUX FAIRE PAREIL!!!!!

C.R m’emmène pour la visite presse au Musée Rodin. Je ne l’ai pas visité depuis lurette ( passage dans les jardins lors d’un colloque où j’étais invitée ), et adolescente y dessiner. J’arrive devant les assemblages que je ne connaissais pas ou avais oubliés???? Non on n’oublie pas ça.Hou…. Comme c’est génial, dans tout cet ensemble, collections d’antiques, bras, pieds, têtes… Corps plâtre , cire, pâte à modeler. Quelles merveilles. Epoustouflant.

J’observe du coin de l’oeil Madame Cantor mécène, dans son tailleur pied de poule-coq. je ris en pensant que c’est Rodin lui même qui aurait pu assembler son visage et qu’avec ce nom, on était pas loin de la ( classe) morte. Pourvu que jamais elle ne tombe là-dessus!

Hier soir belle exposition à Galliera. « Première exposition consacrée à la Comtesse Greffulhe qui a inspiré Marcel Proust et les plus grands couturiers de son époque. »

comtesse Greffulhe

Et puisqu’on en est aux expositions, celle du Louvre : Une brève histoire de l’avenir ( Attali ) si elle contient de très belles choses ( Mark Lombardi, casques, cartes, peintures etc….et le diary clouds de Rondinone que j’aime beaucoup), le propos m’ennuie par son simplisme. Et le truc le plus tragique au Louvre, c’est l’installation de Claude Lévêque. Ca fait de la peine -je l’aime plutot bien- tellement c’est indigent, sans reflexion; Déjà que le neon rouge dans la pyramide c’était pas une trouvaille mais là.Le néon ( à chacun son métier ) qui court le long des douves et les petits rideaux blancs qui s’agitent doucement, les chaises en plastoc blanc, comme renversées après un spectacles. Popopo!!!! Une bien merdique encore au Louvre pour terminer . Là on tape dans la pédagogie hideuse: De Hercule à Dark Vador ( moi je ne dis pas d’Hercule à Dark Vador ) .Total les gosses sont où? Devant les notices? Ben non. Devant Star wars.

J’ai invité hier soir Alice au Palais de T. Ce n’est pas très bon ( enfin , bon ) mais le personnel est agréable et A; avec ses emmerdements incessants était contente.

We transfer mouline . J’envoie à CR le film de Nicole sur Sarajevo.

BUG and DEBUG

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American engineers have been calling small flaws in machines « bugs » for over a century. Thomas Edison talked about bugs in electrical circuits in the 1870s. When the first computers were built during the early 1940s, people working on them found bugs in both the hardware of the machines and in the programs that ran them. In 1947, engineers working on the Mark II computer at Harvard University found a moth stuck in one of the components. They taped the insect in their logbook and labeled it « first actual case of bug being found. » The words « bug » and « debug » soon became a standard part of the language of computer programmers.

Le premier cas documenté de « bug informatique » (parfois « bogue » en français) concernait un papillon de nuit (mite) trouvé à 15 h 45 coincé dans le relais 70 du panneau F du Mark II Aiken Relay Calculator (autre dénomination du Harvard Mark II) alors qu’il était testé le 9 septembre 1947. Grace Hopper colla la mite dans le journal de laboratoire sous le titre « First actual case of bug being found » (« Premier cas avéré de bug ayant été trouvé [dans ce dispositif] »). Les opérateurs ré-utilisèrent le mot « bug » en disant qu’ils avaient « débuggé » la machine, introduisant ainsi le terme de « débuggage » (ou « débogage ») en informatique.

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Bon. Cette semaine: Inventaire à Arg. Jour 1 . 50 photos ou 100 Je ne sais plus. Mais rouler , dérouler, numéroter, mesurer, photographier. On fait ça avec CM. C’est sympa à deux sinon c’est l’horreur. La même chose à Amiens à la réserve. Avant je passe au 332 où les grands panneaux d’un programme immobilier ont remplacé les deux grands portails verts de la maison. Je passe sur le chemin qui mène au stade, revois le potager, et photographie la maison à présent murée.

En face si l’on sait traverser les murs et si c’est en décembre, on devinera  le sapin. Plus on recule dans le temps plus le sapin est grand. Puis il quittera la « grande salle » et  prendra place dans « la petite salle ». On me verra à droite juste nez collé aux parpaings, tentant de rester debout en m’accrochant à des barres de bois le long de la porte vitrée. Sous la grille que l’on voit, il y a la grande cave. J’ai photographié sans regarder ce que je faisais, une plante qui me semble étrange comme celles que l’on voit onduler dans les aquariums.

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Retour rapide à Paris pour assister à la remise de médaille de H. Je ne traine pas trop et me fais des pâtes dans la cuisine en lisant Sagan 1954 qui est agréable et dont la construction m’intéresse. Comment mélanger sa vie à celle de la personne dont on parle. Exercice périlleux et assez réussi je trouve. Tous les problèmes du  » parler de-écrire sur  » se posent: La vérité ou la justesse, l’exactitude ou le mensonge, la tenue de l’ensemble: vrai-faux peu importe du moment que  » la photo est bonne « . Là on est juste au moment où explose Bonjour tristesse. On lit ça comme du petit lait. Je repense aux livres de Anne Wiazemsky, fille de Mauriac. Et je pense à ce que je devrais faire pour le livre sur NS que j’ai abandonné ou plutôt que j’avais cru fini. Puis le film s’est occupé du reste.Faut il y retravailler: Je vous écrirai après votre mort, le titre, est ce qui me semble être le mieux là-dedans.

Pas de nouvelles de PS malgré le livre et le mail. La barbe. Je ne vais pas pas insister.

En achetant des trucs à la boucherie je découvre des araignées suspendues et le côté charcuterie est assuré par une fille déguisée en sorcière d’Halloween. C’est planétaire ce manque d’invention dirait -on.

Oui donc retrouver des tonnes de peintures de petit format ficelées, les rapporter à Arg en camion ( en faire quelque chose avant de les détruire ) . Je repère quelques Morandi, Giacometti et autres Rothko.Berk.

COPYRIGHT HELENE DELPRAT !!

oiseau bobour

oiseau atelier

Rien écrit depuis longtemps. Préoccupée par d’autres affaires dont la dernière est la découverte de mon masque d’oiseau sur l’affiche du Centre Pompidou.

Je l’avais prêté en 2007  ( le 5 juin= merci mn blog !) à Benoit pour un film dont je ne savais rien.—  » T’aurais toujours tes masques d’oiseaux ? ». A Benoit qui m’a beaucoup aidée quand il le fallait et très généreusement je ne peux dire que OUI.

C’était un accessoire destiné à être perdu « dans la masse « . Et voilà qu’il devient la figure emblématique de  » De la guerre » de Bonello. J’en suis certes flattée mais c’est extrêmement désagréable alors que sortant de l’expo raisonnable de Duchamp , je descends l’escalator escorté de M.M , de me trouver nez à bec avec mon oiseau. Je n’en revenais pas. L’affiche est belle en plus ( Ptête que j’en aurai une !!!! )

Affiche-De-la-guerre

Rien écrit non plus sur le blog Bozar;
Je ne sais pas pourquoi je suis si fatiguée. Abattue presque.  C’est comme si je courrais sans cesse. Un speed total.

Cette semaine je m’oblige à ne rien faire,( de toutes façons je ne PEUX rien faire et me demande comment j’ai pu assurer les Beaux-Arts Mardi.Mystères du théâtre me dis-je, en scène on ne sent plus rien. C’est un peu vrai.

Me poser, m’allonger, lire. Le livre de Paul Veyne « ET DANS L’ÉTERNITÉ JE NE M’ENNUIERAI PAS« , et l’Institut Benjamenta. Ai acheté « Les barrages de sable » de Jouannais, et « la poétique de l’espace » de Bachelard.

Je fouine. Je cherche.

Beaucoup de mal à sortir et à m’intéresser à quoi que ce soit. La lecture m’obsède.

Je me dis aussi que même si on ne veut pas en recevoir les ondes, la semaine FIAC et ses agitations n’est pas inoffensive. Je ne suis allée à rien.

J’ai bien aimé, même si je n’aime pas les « déjeuners par principe » qui me font croire qu’on est Dimanche-j’ai aimé  être avec M.T qui est décidément un homme délicieux.

Ce qui était amusant c’est qu’avec DH, nous avons apporté le même cadeau: Le même livre Duras-Godard:

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R est épatant comme toujours, me décrochant d’ici pour que j’aille le retrouver au Wepler. C’est un drôle d’endroit démodé dirais-je et presque un peu triste que ce café ou Henry Miller avait ses habitudes. Un homme à perruque ( mais ça ne se voit pas , hum hum!) y a ses habitudes me dit R. Une dame derrière nous commande deux bocks. Elle préfère deux bocks à un demi. Soit…  Puis quand arrive la bière elle trouve qu’il y a trop de mousse-pas de problèmes madame je vous enlève la mousse-. Je ris. On glisse de l’atmosphère thé un peu glauque, aux lumières plus joyeuses de l’apéritif, de  » avant le film » ou du simple Rendez-vous. Il fait encore bon et il y a du monde en terrasse.J’aime bien les garçons de ce café.

Soudain faim alors que Mardi j’ai avalé une demi-Madeleine. Je filse commander une pizza Miam miam.

C. m’a fait des notes quant au film sur Nicole. Très judicieuses et on devait y travailler mais… Je pense que ça va aller mieux et je vais attaquer ça.

Putain , Patti Smith m’a donné son téléphone et on a parlé un bon moment. Evidemment répondeur. Je ne vais pas la harceler. Mais une chanson qui traverse le film serait plus sexy que Shumann.

Diné avec Guy Mercredi dernier. Il m’a fait porter le catalogue Sade.

 

 

 

Autre blog/Maiko-Junger et moi

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J’ai ouvert un autre blog et qui concerne les Bozar. Il n’est pas accessible.

Déjà, c’est difficile de parler de certaines choses. C’est indélicat, indiscret voir impossible. Comme la soirée d’hier soir et son petit paquet de dragées vertes!!!. Je me suis sauvée quand l’auteur est entré…

Bon, j’ai je crois terminé la partie Proust. Trouvé des images-j’en manque je pense- en désaturant les prises faites dans l’appartement et en rendant tout assez fantômatique sans que cela ne deviennent une forme, un esthétisme.

J’ai hâte de terminer. Après je veux peindre et me plonger dans une autre affaire: Le 332

les choses réjouissantes et la femme-canon

En ce moment à peu près tout est chose réjouissante: R. termine sa tournée de 120 dates demain soir à Toulon ( je voulais lui faire la surprise et y aller mais c’est mort )

Christopher Lee ( merci E. ) sort un album Silver Knight  à 92 ans . Je crois que ce qui vaut l’os ce sont les images associées à My way, Moi Don

Quichotte et Toreador en Français. La musique est pas terrible mais c’est le fait d’exister 100 pour 100.

Comme Gisèle Casadessus que j’adore et qui fêtera ses 100 ans le 14 Juin prochain si Wiki dit vrai ( !)

SMS de GC qui m’a passé son stylo pour que j’écrive un mot dans le bouquin. Qu’ai je fait du stylo…

Travail de fou à Nogent avec Benoit Pfauwadel qui est notre chef !!!

Je m’éxécute. Fais ci. Va là. J’adore.

Il y a encore énormément à faire… Mais une fois que l’échafaudage sera enlevé je serai plus tranquille. ( j’ai la trouille des accidents -la disqueuse, les cutter, l’échafaudage, souder …)

B. fait venir des tas de gens: Samuel des arts Déco, Nathalie dont j’ignore le nom de famille: Précise, efficace, sure. Olivier , pas vu. Un autre pas vu qui a installé la table . Henri, serrurier et pianiste qui soude comme on respire. De mon côté Julie, Valerie, Pascal. Monsieur Dominguez et Cyrille. Giulia et Caroline. Quand ce sera fini on se demandera pourquoi tant de temps… Mais…

J’admire l’invention et le calme de Benoit, la façon dont il explique à chacun. et tout cela ( lui et les autres ) en totale générosité. personne n’est payé. Le budget est cuit.

Aujourd’hui G.A est venu pour « nous garder » et nous a fait un délicieux déjeuner.

Il nous a parlé de la femme canon. Il faut absolument que j’aille la voir . ( Elle est à la maison de retraite )

Le parc est très beau ( vu de l’intérieur ) . Retour et embouteillages.

C passe tout à l’heure pour le montage. Demain passer chez Varia pour récupérer le tissu. L’onde ne va pas. Il faudrait peindre, mélanger. Là ce n’est pas terrible. Et pas le temps d’essayer.

Son. Je suis à la bourre.

J’attends C. pour le montage…

Dietrich Fischer-Dieskau

Avec Winterreise… Avec Mankiewicz

C’est le jardin qui m’a apaisée. J’y suis rentrée comme ça ( en toute modestie) :

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Même si dans mon cas il n’y a aucune trace d’exotisme ou de plantes carnivores…

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J’ai eu l’impression d’une matière vivante, d’un espace vivant extrêmement doux et enveloppant. Bien plus beau dans son état d’abandon, que ce que je gardais comme souvenir.

Hier le brouillard s’est levé alors que nous brulions mes affaires petit à petit. Les dessins des beaux-arts, des pages et des pages, des feuilles et des feuilles d’efforts et de répétition. Parfois je souris car la sensation de cet acharnement et de cet échec me reviennent. Je revois la salle de dessin des beaux-arts et Mademoiselle Bouchez, âgée, petite, sa visière, ses clés. Qui fut-elle? Mystère. Autoritaire et encourageante. Comme j’ai rougi lors des premières présentations, quand la jambe dessinée était plus grande que tout et voulait sortir de la feuille. Bouffées de chaleur et de honte. Je souris à nouveau. Et mon exaspération à 15 ans d’avoir des modèles femmes nus et les hommes en sous -vêtements qui coupaient le corps en deux.

A vrai dire , je n’ai pas trop souffert de ces moments à l’intérieur de la maison. Son odeur désagréable certes, le peigne de mon père dans un étui de cuir que je porte à mes narines et qui sent cette lavande particulière.. Je le range dans le tiroir. Quoi d’autre? Des vêtements que j’avais déjà jetés. Tant mieux. Et ces immenses écailles de peinture sur les murs. C’est beau, c’est ce que je me dis. Je les touche . Elle sont vraiment des écailles animales . Rèches et cassantes, verdâtres.

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J’ai cherché sur les marches de l’escalier l’espèce de forme que je regardais et qui était pour moi un animal planqué là, répondant à un des motifs du tapis.

François m’a prêté son Canon 7D que j’expérimente là. C’est drôlement mieux que le caméra je crois , avec des objectifs que l’on peut changer. Je filme pas mal-je veux dire en quantité , et n’importe comment , à l’instinct. Dans un premier temps je me dis que je ne ferai rien et petit à petit je prends de la distancet ces espaces se transforment en scènes que je vois pour la première fois. Je dois à présent y retourner plusieurs jours pour affiner ces sensations. Puis il y aura l’évacuation des meubles. Puis le débarras . Enfin, les pièces vides.

Puis… La démolition est ce qui nous attend. J’en suis certaine.

Mais… Un sale moment à passer sans doute et à filmer. Et le jardin , ses générations de chats entérrés au fond, ses vestiges de pommiers, vignes, banc sous l’arbre… tout cela sera retourné comme une salade, mélangé brutalement…. Il y aura de la boue , des branches cassées, des pierres;

Ce sera hideux comme un chantier .

Spasfon+ un doliprane 1000 . Ouf… C’est passé.

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Oui, ce que je remarquais aussi lors des ces moments, c’est l’impression que la maison vous aspire… Et au croisement de votre image, ici et là, dans le couloir, dans la « grande salle  » et surtout dans la chambre des parents , la réelle constatation que c’est mon père qui apparait. C’est je dois dire assez désagréable. J’ai alors-c’est sans doute ridicule-l’impression d’avoir le visage plus rond, d’être plus âgée. Sais pas. Mais ensuite, de retour chez M. je me suis inspectée. Sensation qui ne m’a quittée depuis, de lourdeur physique. Et réalité au tennis de déplacement rapide, sauts, hop hop rien n’a changé.

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Hum… Faudra que je réfléchisse. Mot de J. qui est la première personne à analyser l’émission avec ES.

Demain Marseille!!!!!!!

Enregistrement/ Monument en Anglais

 

 

Grâce à JG , je n’écris pas  » a Three days beard » mais a three day beard. Ce qui me fair réexporter tous les fichiers-la barbe ( de trois jours ou plus)

Il vient dès que je lui demande, enregistrer le texte du Monument. Thé et moments agréables .

Printemps.

R. malade, médecin et antibio… Mais ça va mieux.

Passage de C.

 

STARS

Evidemment ce que je raconte n’à rien à voir avec ces passionnantes « impressions de Grèce « que m’envoie Constantin, rencontré à Cergy alors qu’il était en première année.

Il a une écriture vive et directe , hyper vivante et on a le sentiment, bien plus qu’au travers de mille reportages ( il y a des journalistes plus ou moins palpitants), de participer à quelque chose. D’y être.

Bon . Moi pendant que lui était à la guerre, j’étais au Grand Rex. C. m’a emportée sous son aile. J’ai de la chance!!

J’ignore tout des chanteurs des années 80 en Grèce, mais je connais ceux d’ici. Difficile d’y échapper. Je suis assez friande de ce genre de réjouissances. Les avant-première m’amusent plus que les vernissages. Donc hier je sèche pour mon plus grand bien, Maison Rouge et Macval, et pars remettre le prix Marcel Duchamp à Jean-Luc Lahaye ( par exemple). Avant sept heure il y a la queue.

( pour annoncer ma tenue je vais à la ligne…)

J’ai pour l’occasion mis mon flambant pantalon doré(  ( depuis que j’ai vu C.A et sa veste à paillettes sur scène avec Sofitel j’en rêve… ) donc pantalon doré avec des chaussures blanches ( il ne faut pas avoir peut d’un brin de vulgarité!!!) ( Je corrige comme Flaubert le faisait, damned…) Et en haut je mets quoi??? Heu ben un t-shirt avec une étoile?

Ben oui. Veste noire et hop, je glisse ( en cas de besoin) des lunettes de soleil blanches dans ma poche, un peu de fric et me lance dans la rue comme une comète en priant pour qu’il ne pleuve pas.

Tiens , me dis-je , on ne me regarde pas beaucoup. J’analyse cette indifférence rapidement. Elle n’est que pure jalousie évidemment. Un pantalon comme ça, c’est presque une tenue de Pharaon, et encore je suis modeste.. Disons le clairement, je n’ai en descendant la rue fait qu’un avec le roi soleil: Pures noces alchimiques  rue des Martyrs…

Bien installés et munis de nos sacs contenant le kit perruque dorée, bâton lumineux, bonbons Haribo et délicieux petits sandwiches.

Je regarde plus loin Diane Chasseresse se préparer, puis nous allons boire une bière et C. papote avec son équipe. Il y a des projos prêts pour des séances photo que je n’ose imaginer. Zut , on ne peut plus descendre. Ca commencera une bonne heure et demi après. Je suis bien disposée, tout m’amuse, Luc Plamandon arrive en groupe , un Marouani par ici, et la presse.

Etre là c’est moins marrant qu’avec les gens au-dessus. On s’en apercevra un peu plus tard pendant la projection. Nous on hurle et on se trémousse. J’ai l’impression que eux voient un Bergman et que nous voyons ce que nous voyons.

Et c’est du lourd.

J’ai une grande capacité à me laisser aller et oublier que je suis la Reine d’Angleterre en déplacement. On s’y fait de n’être personne, de n’être qu’un pauvre spectateur ordinaire qui rit à des répliques un peu épaisses.

Hoho, mon rendu est terminé

. Je retourne sur FCP pour la version Française, en Français serait plus modeste… de « Un monument près de la mer ».

Bref, projection, concert, je danse et Gilbert Montagné qui en chante 3 , c’est beaucoup, fait que nous sortons. Au privilège? Heu … Oui, non, oui. Finalement je décide de rentrer.

Mon pantalon fait beaucoup plus d’effet la nuit. Il brille à fond. Et dans le Rex, je n’avais pas à envier celui de JLL ni la robe de Jane Mas.

I am the queen….

J’enlève vite fait ma parure, et pose quelque part ma perruque dorée de réveillon. Zut, j’ai oublié les lunettes de soleil Années 80!!!Et j’ai faim….

(Fausses) conférences: Mnemosyne rase/NUIT BLANCHE

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(Fausses) conférences/ En finir avec l’extension du pire

Du CAC 40 aux points Aveugles

Du crâne rasé au bataillon de la mort

De Cocteau à Buzz Aldrin etc…

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NUIT BLANCHE 1-201

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LES (FAUSSES) CONFERENCES

60 mn sonore / Noir et Blanc

Langue Français / Latin / Grec

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«N’est-ce pas là ce chien de Ménippe ? C’est bien lui, si je n’ai la vue trouble ; c’est Ménippe en personne. Mais que signifie cet étrange costume, ce bonnet, cette lyre, cette peau de lion ?»

Lucien

PRESENTATION

Les (fausses) conférences est le dernier film d’Hélène Delprat.

Il s’agit d’un Auto-filmage tourné en été 2011 dans l’ancienne usine Sauvignet de Saint-Bonnet-le Château (42)

Le film «Les (fausses) conférences» de décline en divers chapitres :

Sauterelles, Licorne, Singe du Cabaret Lux dans Les nuits de Cabiria sont entrecoupés de fragments d’interviews réalisés par Héléne Delprat: ( Dominique Delouche -assistant de Fellini, Nicole Stéphane héroïne des Enfants Terribles de Cocteau etc… ).

Et aussi des remèdes à base de coeur de taupe ou d’oeil de Hérisson, de l’Antiquité à Buzz Aldrin sur la lune, des considérations sur les têtes-à-queue du Cac 40 sont annoncés par la danse du Singe, les cris de la Femme-âne ou le rire de la Morte assassinée…

De Chapeau Melon et Bottes de cuir aux Voyages extraordinaires de Lucien de Samosate, de Pline l’ancien aux derniers articles de presse, de Steed à Acteon, de Peau d’âne à l’ornithologue Gama Machado, de Judex à son masque d’oiseau tous les «rôles» sont tenus par Hélène Delprat.

Son:

Scarlatti

Sylvie Vartan

Michel Legrand

Radio-télévision

etc…

DISPOSITIF

Les (fausses) conférences peuvent être présentées sous différentes formes:

—Projection traditionnelle en salle cinema

—Projection simple dans une exposition

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INSTALLATION 1 avec intervention de Hélène Delprat

100 m2 minimum

Un espace -loge attenant

Deux écrans

Rétroprojection simultanée

( 2 mac+ 2 video projecteurs+ enceintes = 2 écrans 200 X 230 environ )

Eléments:

2 tables

3 tabourets

1 chaise

Une dizaine de bancs

Lecteur DVD

Ciseaux

Miroirs

Une carafe

Un verre

2 rideaux de scène à rayures au sol

Costume squelette

Costume « défilé »

Cagoules

Robe

Chaussettes Adidas

Dessin 120 X 100

Articles découpés

Découpages carton

Livres

Journaux

Une dizaine de lampes

Rallonges éléctriques

INSTALLATION 2 avec intervention de Hélène Delprat

Un régisseur est nécessaire

Le film étant constitué de nombreuses séquences, il est possible d’envisager l’INSTALLATION 1 décrite ci-dessus dans un plus grand espace avec un plus grand nombre d’écrans, ainsi que du son direct ( lectures, conférences ) et des invités spécifiques qui s’intégreront à cette proposition «tentaculaire.»

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ECOLE/ AOUT 2011/USINE SAUVIGNET

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La veste du vestiare
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Cet hiver j’avais repéré  » A VENDRE  » sur la grille d’une usine à Saint-Bonnet. Et un peu plus tard, alors que je « calais », et tournais un peu en rond, l’usine m’est revenue en mémoire. J’ai appelé D.G — » Tu crois qu’on me la louerait « … ?

Il me répond qu’il va appeler et qu’il connaît très bien le directeur. L’usine a fermé depuis quelques années.

—Ah tu le connais? Tu crois qu’il me la louerait cet été, heu… prêterait?

Peu de temps après , et c’est ce qui est génial avec D. le Rendez-vous était pris.

Daniel m’a déjà prêté so « frigidaire à sapins », enfin sa chambre froide deux années de suite. C’est formidable cet endroit et j’adore y travailler…

D.G est pépinièriste et il écrit aussi et il a crée un prix du roman historique et… Il y a oui F. son épouse qui bat le record de vitesse du déchargement des cartons que j’utilise!!!

Il fait froid . Un froid terrible.

D. a une casquette à oreilles. JS les mains dans les poches. Moi un bonnet.

—Jacques Sauvignet

—HD

—Voilà, dit il avec un trousseau de clés à la main… Et la visite commence. C’est immense…

C’est déjà « mon » usine… Aucune idée de ce que j’y ferai….

Il reste la forge ,la photo d’une fille à poil sur une porte, des vestiaires, des tubes et encore des tubes, des prototypes de chaise, car on y fabriquait des vélos puis du mobilier en tubes.

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C’est comme une petite ville. Une ville dont je n’utiliserai pas la moitié.

Et il y a une rue pavée qui mène en montant , au bâtiment principal. Etrange, on pense à un fronton de Pelote basque. Avant ça s’appelait Zavaterro je crois.

C’est le 7 Juillet au soir que j’ai déchargé le matériel que je pensais utile pour le mois d’Aout: Des lampes, des vêtements, du plastique, du papier blanc et les cartons déjà stockés chez Daniel.

Puis je suis repartie.

Le 7 août. j’ai repoussé la porte. Je ne savais pas trop quoi faire là -dedans. puis petit à petit. Puis voilà, les Fausses conférences sont nées.

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La partie ancienne de l’usine Sauvignet

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