“Illimitation”

Un bain chaud . Mais pour prendre un bain, chaud ou froid il faut se déshabiller.

Les grosses godasses.Le grand pantalon noir. Puis le short noir ( vestige du tennis ce matin ) . Puis le collant de laine gris. Puis les chaussettes de tennis.

En haut le gros col roulé tricoté parJ.

Le col roulé bleu avec une ligne rouge. Je l’adore. On l’a acheté au vieux campeur et A. avait 15 ans. Donc le pull à 9 ou 10 ans.

Le pull Bensimon tout moche et tout plumé à cause d’une mauvaise programmation machine.

Puis les tee-shirts: Le gris manches longues , sur le rouge manches longues.

Basta. Ah non, l’écharpe à carreaux.

Le bonnet et la doudoune, je ne les compte pas.

Il faut dire qu’à A. , je n’avais pas réussi à allumer le chauffage hier. Et tout à l’heure quand je suis arrivée, il faisait 6.

Bon. J’ai dompté la bête et en fin de journée, j’atteignais glorieusement le 10.

Je ne dis pas que j’avais chaud, mais bon, en travaillant on n’y pense pas.

Donc la première chose après le bain , était de changer l’image du blog parce que celle que j’avais choisie était un peu équivoque:

Capture d’écran 2012-11-02 à 20.54.18

C’est ce que T. m’a dit. Oui , en effet ça fait un peu salut nazi. Hop, je vire.

Pour me réchauffer , j’ai préparer un thé à A. et la bouilloire a explosé. J’ai eu peur.

Retour en voiture. Même les embouteillages me plaisent. Il y a une interview de Jacques Bonnafé sur France inter  ( le Grand entretien) et c’est génial. Il est fin, intelligent, drôle. Et évidemment je ris à ses histoires de Cafougnette. 

Qui a vécu dans le Nord de la France, et même moi qui viens du Sud du Nord, n’a pu échapper aux histoires de Cafougnette.

Je grinçais des dents quand mon père se lançait. Maintenant que le sus-dit Bonnafé à posé Cafougnette quelque part sur l’Olympe, je regrette ce temps où j’aurais pu ne pas avoir honte.

Je crois que quelque part notre héros pisse sur ses chaussures et que cela y fait des trous. Bon, ce n’est pas Don Quichotte mais, allez…

Je souris toujours à l’accent Picard et un bon collègue pour duo est un acteur de…, Zut… Allez il est peintre aussi l’auteur  et j’aime pas. Mais je rêve… Je m’ennuie quand je vais écouter ses pièces . C’est devenu systématique…Ouf Nôvarinâ!

Je mets des accents pour prononcer Picard.

Bon tanpis. Moi je parle mal le Picard. Ca fait son effet et rire tout le monde mais je pourrais faire mieux.

Ai dessiné donc cet aprem.

Et hier j’ai lu des choses qui m’intéressaient à Beaubourg. Je ne trouvais pas ” Sade, Fourier et Loyola “. Finalement c’était caché dans un bouquin plus gros avec plein de trucs y compris des notes sur ce qu’est un journal.

Ce qu’il dit de Sade est ce que je cherchais.Il dit qu’il avait une addiction à “l’illimitation”. Juste Auguste .C’est moche comme mot mais c’est ça. C’est parfaitement ça.

Et aussi le fait d’inventer une langue dans un château, un cellule de prison ou de moine.. Les logothètes et les autres ( je replacerai cela à table dès que quelqu’un ose m’inviter )..

Et puis il parle de la volupté de la classification. Jamais je n’aurais eu idée d’assembler ces deux mots. Ca fait un peu Frankenstein comme association. La volupté de la classification. Oui.

La volupté des mots, des listes, des formules et des signes.

Il dit aussi , le Roland, que théâtraliser c’est illimiter le langage. Ben oui.

J’ai noté: Mélanie Bastian ou la séquestrée de Poitiers. C’est quoi cette bête. Certaine que AB m’en dirait davantage. Secret espoir orgueilleux qu’elle ne l’ait pas lu!

Damned c’est Gide. Eh, ça à l’air bien ce machin:

 Le 22 mai 1901, le procureur général de Poitiers apprend par une lettre anonyme que Mlle Mélanie Bastian, cinquante-deux ans, est enfermée depuis vingt-cinq ans chez sa mère, veuve de l’ancien doyen de la faculté des lettres, dans une chambre sordide, parmi les ordures.

Comment cette affaire, où la culpabilité de Mme Bastian et de son fils semble évidente, put-elle aboutir à l’acquittement des inculpés ? André Gide démonte magistralement le dossier de cette affaire devenue légendaire.

Et il conclut : “Ne jugez pas.”

Barthes-journal 1

  Barthes-journal

Sapristi la vla la Blanche Monnier, c’est son vrai nom. Incroyable cette histoire.

blanche monnier

Blanche après avoir été tondue (photo L.Leclairc, La Vie Illustrée, n°140, 21 juin 1901

Son père est né à Amiens, nom d’une tulipe!!!

Au fait, vu à Beaubourg et en 3 mn l’expo de Adel abdessemed. Bien complaisante l’expo. Bien image choc. Et Pffff…

Je m’en fiche. C’est d’un simplisme… Ca me désole. On dirait des clips et des pas bons. J’avoue que Loup y es tu est assez impressionnant avec tout les renards collés. Mais ce que j’ai regardé eh bien…Et où est l’engagement? Dire??? Faire???

Une bonne surprise, la présence d’un tableau d’un peintre ( deux? ) que j’aime beaucoup: Monsu Desiderio. L’Enfer qui vient de Besançon.

Hop

suite de:

LES HOMMES d’AFFAIRE SONT DES « DANDYS-CONSO 

Brummel devait à ses ancêtres une singulière combinaison d’esprit, de gout, d’insolence, d’indépendancecar il ne fut jamais un courtisan-qui n’était sans doute pas assez fine pour s’appeler une philosophie de vie mais n’en tenait pas moins le rôle

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virginia woolf/ Suis-je snob

Quelques heures après me suis échouée chez M .

Le magnifique Monory et ses chaussures bicolores était là. Le Fromanger était là. Le Adami était là. Le …

Hum. le temps passe…

Le temps a passé…

Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire, et continuent…Mais…

Impossible et trop tard de retrouver A.

Quelques heures après ai fini la soirée avec des Polonais à la station Rue du bac. Demain je dois amener un pack de Pivo.

Maintenant je vais dormir.

Archives INA/ Jerphagnon

Le film est plan-plan mais bon… Les plans de coupe ( la cime des arbres et le bleu du ciel) , les pages de livre qui tournent toute seules… Bon encore.

Le Louvre… Allez…

Je reviens en arrière quand je crois reconnaitre Brigitte Benderiter ( elle n’est plus là pour me dire que j’orthographie mal son nom).

Et c’est elle. Brigitte Benderitter avec deux T. Disparue en 2007.

Oui Brigitte avec qui ça avait chauffé un peu quand on s’est rencontrées chez Maeght parce que je lui avait demandé ce que voulait dire ” hyper bookée”. Elle l’était.

Je n’avais pas cherché plus loin. Erreur.

On se voyait avec plaisir mais de façon trop superficielle. Professionnelle .

Elle m’avait emmenée au Ritz ou j’avais détesté des ravioles chichi à la menthe, avant l’émission de Pivot!!!Je devais avoir la trouille.

Puis elle était partie chez Gallimard.

Je l’ai donc ratée. Sauf pour sa sortie à l’Eglise Saint-Thomas d’Aquin.

Mais on voit Jerphagnon, ce personnage d’un autre temps ( physiquement on l’imagine d’avantage dans La recherche qu’ailleurs… ) en chair et en os.

J’aime sa manière de parler précise, , parfois trainante. Le parler de la province … Bordeaux en l’occurrence.(FAUX, la province n’a rien à voir là -dedans me dis-je ce matin. Mais une éducation d’un autre temps plus proche du 19eme que de nous. Ou langage et élégance vont de pair “naturellement”, concision et richesse de vocabulaire)

Il est brillant, passionné, curieux. Je préfère l’entendre dans “A voix nue” que l’on peut choper sur France Culture.

Le plan où il joue de l’orgue est très amusant.

Mais la radio , c’est mieux.

Vincent vient pour me rendre le Aby Warburg et l’image  en mouvement, mais refuse mon verre de vin blanc, car il est deux étages en dessous, à la bière. Quelques mots échangés, Jerphagnon, l’air du temps, les Gender studies dans son domaine qu’est l’archéologie Egyptienne au CNRS.

Attention ce qui suit est super mal écrit..; Heu…

J’aime parler direct, ne rien dire de l’ environnement. Je veux dire par là , ne pas décrire ou détailler, comme dans certains diners mondains ( ou dîners en ville sans être mondains), le machin au mur, le livre posé.

Que l’on soit sur le trottoir ou bien dans un igloo, ou à Versailles, peu importe.On attaque direct. Paf. Ci et ça. Et ça encore….

C’est pour cela qu’aller dîner chez les gens m’ennuie souvent. Because la conversation.

R. a la crève et peut-être un peu de fièvre. Suis allée le prendre en voiture à la sortie du théâtre.

Il fait une douceur incroyable. Chaud , presque.

Ca y est . j’ai enfin fini le Monument. Ouf. A chaque fois il y avait un petit machin que je n’avais pas vu. Hop. Demain au labo pour DVD.

Bien contente de n’avoir pas mis les pieds à la Fiac.

Cette image est sans rapport avec ce qui précède évidemment.

La fée clochette était en noir/ NOTES

MAM ce soir avec T.
Zut, j’ai perdu tout le debut, tanpis
Joseph Steib ,détail dernière scène
Le salon des rêves
Ca c’est bien cette petite salle avec ces incroyables peintures façon Ex-voto. Notamment “la dernière scène” représentant au centre Hitler avec un chapeau qui fait comme deux cornes noires , puis Goebbels etc….
Sous la botte allemande
Roger Payen la cellule ( maquette en boite d’allumettes)( cellule 11-22 de la prison  de la santé 1944 )
CONNAIS PAS
Andre Bauchant Le mur aux oiseaux (  réalisation des décors d’Apollon musagète, ballet de George Balanchine )
CONNAIS PAS
Fernand leger La racine noire 1941 Maeght
CONNAIS BIEN
Artaud La tete bleue 1946
Il y avait là dans un fauteuil roulant un extrêmement vieux Monsieur qui avait l’air très content et semblait tout connaître.
Il y avait là un type genre à l’aise, de ceux qui sont partout chez eux et parlent fort sans voir les autres. De ceux qui n’imaginent pas une seconde être grossiers en interpelant quelqu’un: ” On déjeune?”…
Il y avait là une petite dame très vieille et menue avec des vêtements qu’elle devait porter il y a 50 ans: Noir brillant, noir ciré court, sur collants noirs/
Il y avait des Manessier. Qu’est ce que c’est moche Manessier.
Il y avait des Bazaine;  Qu’est ce que c’est moche Bazaine
Et ben quoi???
Il y aurait pu avoir des dessins d’Allen Divis dans l’expo … ( On peut en voir 18 rue Bonaparte au centre Tchèque)
Il y a des beaux dessins de Artaud et des Picasso dont ce drôle de visage. Je fais une photo iPhone mais on me dit que je n’ai pas le droit.T. est pensif et me dit:
T’imagines le mec, il ne sait pas qu’il est Picasoo et il a fait ça et il est avec ça tout seul dans son atelier!!Et si ça tombe ça caille et il n’a pas mangé.
L’escalator est en réparation à Pigalle et en plus je suis creuvée…

” Il n’est pas mort, c’est un air qu’il se donne”

Vladimir Jankélévitch by Marion Kalter

Moi je ne le vois pas ainsi. Dans mon souvenir, il sourit, il est assis dans la salle à manger derrière une vitre et parle à une fille de 12-13 ans et aussi à sa mère.

Il sait que mon père est couché et s’adresse tout particulièrement à nous.

Ce qui me plait en écoutant LJ , c’est que je repense aux soirées passées devant la télé noir et blanc avec ma mère à écouter  le Jankélévitch de 66 ans.

Je ne sais pas ce qu’était cette émission. Hum.

Vous imaginez Jankelevitch en prime time aujourd’hui. Ah je me pince de rire, je roule par terre…

On comprenait tout. Enfin , on en avait l’impression. Et puis après on ne savait pas raconter ce que l’on avait entendu. On s’amusait beaucoup car je me moquais d’elle ” Bien sûr c’est facile pour toi qui fus élève de Merleau-Ponty.”

C’était vrai d’ailleurs mais elle faisait la maligne avec cela et on riait.Je lui disais qu’elle était une mère prétentieuse.  Elle l’avait eu comme professeur tout jeune, à l’ecole Normale , non pas Normale Sup, mais normale d’instituteurs. Nuance. Puis on buvait un café. Celui qui fait dormir, pas l’autre… !

Il n’est pas mort, c’est un air qu’il se donne.

C’est ce que dit Lucien à propos de Janké ( oui je l’appelle Lucien maintenant!!!)( oui je l’appelle Janké…)

Jean Tartemolle- dit Jerphagnon– permet d’expliquer toutes les catégories d’Aristote…”

Messire Jehan Tartemolle, une feinte à la Jankélévitch

“PLANQUE TA VIE ” , juste contraire d’un blog!!!!

Ah oui ” les moisissures…les pharaons…”

Je lisais ce matin en buvant mon café des pages du monde Science&techno qui trainaient là.  Et j’ai souligné deux phrases de Josef Schovanec atteint du syndrome d’Asperger:

“J’ai commencé à parler en CE2, mais seulement des sujets qui m’intéressaient: Les moisissures , les pharaons, les processus de fossilisation…”

LE ROI DU BOIS sans les moisissures de Josef Schovanec

C’était bien d’entendre Le Roi du bois.

C’était vraiment bien d’entendre Jacques Bonnafé. J’adore ce type et je l’admire.

C’est magnifique ce texte dit par lui. Bougé par lui.

A un moment j’ai eu le plaisir de cette sensation d’être déjà venue là: Une plaine, des collines, des peintres… Le lorrain. ” Oui, je l’ai lu…Ah … oui, oui je l’ai lu…

Oui c’est A. qui me l’avait offert…Puis tout s’est reconstitué autour de cette image d’un garçon qui garde porcs ou brebis et regarde les chevaux des peintres, et leur manières.

Le spectacle est très beau.On ne peut le nier.Et il n’a rien de prétentieux.

Le premier mouvement du tulle m’a dérangée parce qu’il “empêchait ” d’entendre. C’était comme une scorie, un truc qui ne sert qu’à faire beau, alors que le texte de Michon se défend tout seul. On aurait pu imaginer aisaiment un plateau et de la lumière . Point. .Mais bon… La lumière est dorée.

Une voix d’enfant ( une sorte d’ange blond, qui serait le roi du bois enfant- mais me disais-je pourquoi cet enfant ressemble t’il plutôt à un prince qu’à un petit berger de cette époque… Le roi a t’il voulu truquer sa mémoire et le roi-Bonnafé s’invente t’il alors un passé d’aristocrate ou d’intellectuel à la voix pure???… Mystère). Un quatuor…Musique de Michèle Reverdy…

Mais en sortant de là, on se demandait si cette scénographie était bien utile: Sophistiquée et élégante. Oui mais? Un peu brutalement on a envie de dire qu’une telle oeuvre, riche et sauvage, animale presque , rugueuse et sophistiquée n’a pas besoin d’emballage.

Pas de fausses feuilles-filet de camouflage au sol, d’écrans de tulle, ni de cette très belle structure de fil. Pas besoin de mouvements des musiciens. Pas plus besoin qu’ils ne portent des cols de dentelles et soient ainsi des personnages de cet “opéra parlé“. Car c’est ainsi que le(a) metteur en scène définit le truc.

Un verre de vin blanc après dans cet endroit sympathique. J’aime bien ce théâtre de Malakof. On rit et je taquine F.

J. qui est sorti de scène à la vitesse éclair ( “Non, dit il en nous embrassant, c’est vous qui “lambiniez”. J’adore ces mots un peu désuets. Lambiner…)

Puis il vient  nous voir une bouteille de bière vide à la main. Sa marque, il le fait remarquer c’est EFES. Je lui dis que je lis plutôt ELFES ou FEES que comme il le sous-entend FESSES. Que c’est un truc de garçons!!.Bon et bien c’est de la bière turque.A. lui dit: Parfois tu ressemble vraiment à PM. IL lève un sourcil et dit que,peut-être c’est parce qu’il pense à lui. Simple comme bonjour.

Je me disais aussi que j’admirais les gens qui acceptent de ne pas être jolis. Qui frôlent la laideur , voire. Le mot voir qui affublé d’un e final devient une conjonction,  oui ce e au bout m’a toujours intriguée.

Retour métro et arrêt à Etienne Marcel. Direction un bar de la rue Saint-Martin, ou C. a donné RV pour son anniversaire. C’est un bar immense, avec plein de monde. Je croiseC. A.L, A. C. J. etc … Reste une bonne heure et rentre manger une tomate mozza avant de me coucher.

Palpitant

Rêves désagréables. Suite au film Lucia, vu hier, des scènes en traversant à moto la banlieue. Paris, une tour dans le brouillard, et je suis à contre sens sur les voies le long de la seine. Campagne. Je vais voir un lieu d’exposition. Nuit. Pluie. Presque une panne d’essence. Une pompe au loin dans la nuit. Je n’ai plus de poignée droite sur la moto et elle cale. Le garçon assemble deux images qui représentent une sorte de chateau fort. Une boite de nuit de campagne. Où dormir. Je ne sais plus avec qui j’ai rendez-vous.

Dans les salles d’exposition, des horribles trucs ludiques pour les enfants , des grottes tournantes, se mélangent à tout: une exposition, des meubles, de la vaisselle.

Moi je veux montrer des dessins. Le bas de dessins comme s’ils arrivaient par le plafond.

Herbert Leonard arrive avec un vieux 33 tours. Il es très jeune.

Je chante une de ses chansons. Laquelle , mystère!!!!

C. ce matin m’a envoyé une mini video du bal a Montarcher. Alexandri…Alexandra…

Bon. Café et Argenteuil dare dare. Puis j’irai manifester:

01 manif moma

NOTES/Jack Mytton

“Mais il faudrait citer aussi le calculateur prodige Jeremiah Buxton. On le mena un jour voir Richard III.

Quand on lui demanda si la pièce lui avait plu, il donna le nombre de mots prononcé par les acteurs et le nombre de pas qu’avaient faits les danseurs”

Mad Jack Mytton, le squire du 18ème siècle, possédait 60 chats et habillait chacun d’eux d’une livrée différente, correspondant à sa race.

( He is reputed to have kept 2,000 dogs and more than 60 finely-costumed cats.)

Sir Stukeley passa son temps à construire chez lui des demi-lunes, parapets, remparts, échauguettes, fortins et autres tours de guet. Il fut, dit-on, le modèle de l’Oncle Toby dans le Tristram Shandy de Sterne.

princess Caraboo hoax

A NARRATIVE OF A SINGULAR IMPOSITION,

PRACTISED UPON THE BENEVOLENCE OF A LADY

RESIDING IN THE VICINITY OF THE CITY OF BRISTOL,

By a Young Woman

OF THE NAME OF

MARY WILLCOCKS, alias BAKER, alias BAKERSTENDHT, alias

CARABOO, PRINCESS OF JAVASU.

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vite fait “VERS LE MAUSOLEE DES CHEVEUX”

Argenteuil

Pavla

beaux arts

Plateau

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Chauffeur de taxi qui écoute radio classique et me dit qu’il déteste les Russes : Il dit avec un air dégouté:

“Prokofiev, Stravinsky. Oui je  les déteste comme Milène Farmer ou le rap. C’est pas humain d’aimer des merdes pareilles; moi je n’aime que la musique baroque, Haendel tout ça. “

Et ce qui était drôle c’est que sa façon de s’exprimer était vraiment ordinaire et collait mal à ses propos. Il se trompait un peu sur les dates en général mais connaissait la date de naissance de Vivaldi , de Bach, de Gardiner!!!!!

Et Jarrousky … Son idole.

Il m’a fait penser en adulte au jeune garçon de Saint-Bonnet.

Hop

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La crevette et sa dépouille /BAZAR

La crevette de Painlevé .Les premières images sont hilarantes.

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———————————–Flaubert

« Hier soir, j’ai rangé toutes mes “ petites ” affaires, ce matin j’ai rangé mes plumes, et tout à l’heure, à 4 heures, après tout un après‑midi de torture, j’ai enfin trouvé la première phrase de B. et P., que j’envoie à Caro, selon ma promesse » (À Ernest Commanville, 1er août 1874).

« C’est pour t’obéir, mon loulou, que je t’ai envoyé la première phrase de Bouvard et Pécuchet. Mais comme tu la qualifies, ou plutôt décores du nom de reliques et qu’il ne faut point adorer les fausses, sache que tu ne possèdes pas la vraie phrase. La voici : “Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.” Maintenant, tu ne sauras rien de plus, d’ici à longtemps. Je patauge, je rature, je me désespère. J’en ai eu hier au soir un violent mal d’estomac. Mais ça ira, il faut que ça aille. N’importe ! les difficultés de ce livre‑là sont effroyables. »

———————————

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Un chariot blanc métallique en deux parties et le haut est un oiseau blanchâtre . C’est une immense urne funéraire. Elle tourne. Me souviens plus bien. Les cendres de mon père je crois mais pourquoi crie-t’on : C’est l’ambassadeur de France?”. 

 Cette nuit pas mal de mouvement aussi mais je ne me souviens pas.

Ecouté Alexis HK rencontré hier dans le studio de Europe 1. J’adore la chanson “le dernier présent

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Hier nous avons pris un taxi pour aller rue François 1. Le type était dingue et nous a raconté de A à Z la vie de Shakespeare! C’était un Iranien très drôle mais on ne pouvait plus l’éteindre!

En attendant l’heure du RV on traine et je regarde les vitrines. Balmain, Courrèges… Le pire c’est Céline qui présente les sacs dans un décor chantier avec trous dans le placo, fils apparents, etc. Quelle bande de porcs quand-même!!! 

 

 

BATAILLE LE SEMINARISTE

ICH SCHAU DIR IN DIE AUGEN, “Je te regarde dans les yeux , contexte d’aveuglement social”

Le spectacle que j’ai vu hier au T2G me laisse perplexe. Je crois que finalement seul ce texte eût suffi. René Pollesch dont j’ignore tout a beaucoup de chance d’avoir un acteur comme Fabian Hinrichs pour défendre sa mise en scène. Moi au début je croyais que ce garçon ( très sympathique et souriant ), vif aussi avait tout conçu et que c’était d’avantage une performance et donc qu’il pouvait y avoir des circonstances atténuantes.

 

Mabuse …? Mabuse …? N’était-il pas un acteur de la crise financière mondiale? Et que font les acteurs dans la crise financière mondiale? La crise des marchés financiers a provoqué ici des turbulences irrationnelles et mon corps n’est pas encore conscient de la catastrophe! J’ai imaginé les évènements tumultueux du monde financier actuel … Même si en fait il n’y a pas d’évènement tumultueux là-maintenant. Il n’y a rien d’autre que passivité ou ascétisme. La crise financière est une comédie turbulente du faux-semblant. C’est l’heureuse surprise de découvrir de l’irrationalité au cœur de la rationalité. Mais quelle erreur a été faite alors ? Il n’y a rien ici ! Absolument rien à trouver! Ça sent le fondamentalisme de marché! Et cela nous ramène à l’école de Chicago. Le moteur de l’économie capitaliste est basé sur une communication auto-référente. Les prix ne font pas référence aux biens, mais à d’autres prix, ce qui finalement ne conduit pas à une re-présentation, mais à une dé-présentation du monde. Dans cette comédie du faux-semblant, solvabilité et insolvabilité sont identiques; activité et ascétisme, la différence entre les valeurs réelles et fictives devient obsolète,  en effet, dès lors que le crédit est créé à partir de rien. Chez l’acteur, la tragédie se développe entre deux pôles: la croyance et la réalité, les deux conduisant simultanément à la catastrophe. (René Pollesch)

 

Ca commence avec tous les ingrédients et attitudes de ce que je déteste ( arrivée par la salle, type qui se deshabille en commençant sa logghorée , qui lance ses chaussures dans la salle puis ses vêtements à la Rockstar. Puis piano, puis batterie, puis musique assourdissante  qui lui obéit et cesse à son signal). Un perchman le suit partout. Ca parle, ça parle et c’est surtitré. “Texte” c’est ce qu’il dit quand il cale, mais je soupçonne une coquetterie de mise en scène. Puis un blouson avec les deux masques  de la comédie antique, puis une table de ping-pong.Il bouge sans cesse; roule au sol, se relève, s’allonge, repart escorté du micro volant. Puis de la bombe de peinture verte puis de la rouge. Avec la verte il se vaporise le sexe. Mais ouf on échappe au “à poil”.Livres jaunes comme le rideau jetés dans le public. Je pense avoir saisi que nous venons des livres…Que Maman ce sont les livres… Et Papa , c’est une image là au bord de la scène.

Theâtre “interpassif” dit-il. Moi je trouve tout cela assez chic.

Puis il faut applaudir, répéter le mot talent. Les “écoeurants spectacles interactifs ” sont évoqués mais n’évitent pas l’écueil de ce système: Public docile et bien élevé, public de théâtre qui se fait un peu critiquer mais a déjà oublié en vidant son verre près du buffet

. Mais allons, tout cela est quand même soft. Ok la banque, ok tout le monde veut être artiste , OK pour des textes plutôt -sans-doute intéressants à lire. Mais quoi? Et Adorno là-dedans, et “Hitler aussi a écrit un livre”…

Belle boule spectaculaire et théâtrale qui descend des cintres, planète lumineuse à la quelle il se suspendra un instant.. Bon disons que je ne trouve pas tout cela particulièrement rebelle ou atypique. C’est confortable pour une certaine bourgeoisie et qui pense confortablement, de se trouver face à une bombette de ce genre qui fait un peu de bruit mais n’est pas salissante.

Oui trop chic tout cela. 

Puis lisant la présentation, je vois que le metteur en scène n’est pas ce jeune acteur mais un pépé de 50 ans. Ah je comprends mieux mon sentiment de déjà vu-entendu. 

Et si je suis passée à côté, tanpis pour moi. Et si je n’ai pas applaudi c’est que ça me semblait déplacé de le faire. Tiens on devrait faire des séminaires d’applaudissements non?

Renoir intelligence















Jean Renoir

Bon , par contre, le film projeté cet aprem à la cinémathèque qui est un montage de plein de bouts non utilisés d’Un après midi à la campagne” est merveilleux. Les prises succéssives, les erreurs des acteurs, le son qui fout le camp. Splendide .

C’est drôle et ça passe en un clin d’oeil

Sylvia Bataille et( Bataille lui même qui passe en séminariste). 

Héhé.


SMS de J

J/”Ca donne quoi le T2G”

Moi/Jcompren rien jtai ecri la dsus? Je dois avoir 2 num. Pi jtai laissé un messaj.

Bon bref. C mauvais et vieux stil genre av garde qui plé o rombières parfumées contentes de pas setre fait violer en banlieue”

J/”Hahaha . Si je me fé chier je pensrai a ton mess et poufrai ds mon coin.”

Moi/”Ben tu peux deja enfiler ton dentier ultra brite pour la foto”

J/Jme ponceri les dents. Un peu de gémina e c Bon

Moi/ Oh putain l’acteur est trobien mais coco metteur en sc idate ( efigues hahaha)


Lecture ou le 53 Rue de Varenne

 

En fait ce qui m’épouvante le plus c’est l’oubli de ce que j’ai lu.

Après quelques mois, pufff, plus rien. Quel remède?

Je pense que tout est passé directement dans le sang, les os, les muscles. Mais quand même. Un exemple: le magnifique Brigitta de Sifter conseillé par A et peut-être même offert.

Le l’oublie et l’achète à nouveau. Je le commence et une délicieuse sensation familière m’envahit. Être déjà venue dans ces steppes, ces étendues. Le château d’Unwar , oui… En vérifiant à nouveau je me rends compte de mon incapacité à raconter les éfigies de pierre , et Dieu sait comme ces images me sont chères.

Incapable de raconter parceque tout est déjà enfoui et même à la seconde lecture.

C’est invraisemblable. Me faudrait il un seul livre pour toute une vie. 

Je dois mal lire. C’est certain. Probablement dans la lecture d’un livre qui me passionne ou m’intéresse, c’est le temps de la lecture le plus important…

Le moment où l’on est- le moment où je suis- à cheval, dans un hôtel de la Havane, derrière une vitre couverte de pluie, au bord d’un fleuve, dans une petite ville anglaise, un château effrayant, une baraque de foire, une lande sous l’orage à côté d’un pendu couvert de goudron, dans le hall d’une pension, sur un chemin très tôt le matin, dans un musée, à-côté de trois sorcières, au milieu de la mer, dans une institution pour sourds et muets, sur la cinquième avenue avec deux frères, dans un escalier puis un couloir aux murs couverts d’armoiries, devant un miroir, dans le lit d’une morte, sur un toit à Venise, derrière un mur de verre en pleine montagne, un bateau sur le Danube…

Bref j’ai passé par hasard, une partie de l’été en compagnie d’Edith Wharton dans la société Victorienne.

Kerfol, puis les Entremetteurs ( j’aime particulièrement La guérison histoire de Keniston, peintre de province mais aussi “Giboulées de Mars” . )Ces aspirations artistiques déçues ou ratées sont magnifiques.

L’art d’écrire un récit de guerre est formidable aussi

Puis Les Boucanières, puis La splendeur des Lansing, Les Dieux arrivent, jusqu’à une sorte d’indigestion, une impossibilité à vivre 5 mn de plus dans les milieux décrits: l’argent, la futilité, l’ennui…

Et néanmoins cette immersion délicieuse. Même si tout cela est très bavard ( les nouvelles sont je crois meilleures que les romans)et qu’E.W a énormément écrit.

Le petit livre “Le vice de la lecture”  

Ethan Frome attend son tour…

Mais avant je lis un Ann Radcliffe, The Romance of the Forest et en même temps le livre de Tom MacCarthy dont j’ai entendu une interview sur FC: “C”

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Tiens en parlant de plaques commémoratives, j’ai découvert celle concernant Mario de Sà-Càrneiro, en passant devant le Sans -Souci… au 29 rue Victor-Massé.

Alors. Exercice, Mario de Sà-Càrnero… Qu’en dites vous?

Pas grand-chose. Son nom que j’ai toujours aimé, c’est très beau Sà-Càrneiro, non?( Il y a le héros, la chair, la mort, le charnier,le sang sombre, le SA de Sa majesté, )m’évoque Gérad-Georges Lemaire. Est-ce lui qui me l’avait conseillé, ou est-ce une sorte d’association: GG lui-même, dandy mélancolique en son genre- et la littérature décadente fin de siècle? Je cherche un titre . Il y a Lucio dedans… Heu Yes! Confession de Lucio. Mais zut, aucun souvenir. J’ai lu ça il y a lurette. 

Sa carneiro

 

 

 

 

 

 

 Mais j’étais intéressée, la preuve, voilà 3 livres trouvés en 3 secondes. Livres muets, désespérément muets. J’en ai ,comment dire, j’en ai  une sorte de parfum. A peine…Ce que j’aimerais , c’est pouvoir dire à la simple évocation de Sà-Carneiro:

Guillotines, boulets et châteaux

Glissent en lointaine procession

Me font tournoyer de jaunes crépuscules,

Mordus, malades de pourpre.

A mes oreilles battent des ailes d’auréole

Des sons me griffent, couleurs et parfums,

des lames en tourbillons blessent mes yeux,

Trainent mon âme , saignent mes sens….


Je trouve soulignées ces phrases:

…/…De sorte que faire passer le temps est aujourd’hui le seul but de mon existence déserte p 47

puis p 49

…/…En fait pour me faire mieux comprendre, cette sensation est semblable bien qu’agissant en sens opposé, à une autre dont vous avez probablement entendu parler( et quevous connaissez peut-être), celle du déjà-vu. Vous est-il jamais arrivé, en visitant pour la première fois un lieu, devant un décor inconnu, d’avoir l’impression, dans une sorte de réminiscence lointaine, et vaguement troublante, de connaitre cet endroit, d’y être déjà passé  sans savoir quand et où???

p65

…/…son décor littéraire…

Parfois on ne souligne pas, simplement par manque de stylo…


Partir/ Bazar et notes en tous sens

1

Je ne pense qu’à ça.

Vu que cette année, j’ai l’impression que ça va être court.

Combien de temps dans le midi, on ne sait pas.

J’ai envie tout simplement de lire et de peindre et aussi d’avoir trop chaud et râler parce qu’il fait justement trop chaud.

Travailler au calme. 

Me reposer mais pas me disperser

2

Interessant

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” Il rappelle que la guerre est un moment propice au faux et usage de faux: pendant la Seconde Guerre mondiale, l’illusionniste britannique Jasper Maskelyne a créé le Magic Gang, qui a dissimulé le port d’Alexandrie aux hommes de Rommel grâce à un système d’éclairages et de miroirs ;’

 “L’armée avait confié l’édification de cette Ville lumière à un ingénieur électricien nommé Fernand Jacopozzi. Celui qui a illuminé la tour Eiffel pour l’exposition des Arts décoratifs de 1925. Ce petit miracle était financé par Citroën, et le nom du constructeur automobile a resplendi dans la nuit parisienne en lettres enflammées de 30 mètres de haut pendant dix ans.”

3

Apocalypses

         Dans la rue la vision d’apocalypse de la grosse femme noire.

Dans le métro le vieux avec pantalon rose, parapluie rose genre Hello Kitty , et casquette rose. Il répète en riant ” Ya plus de place, c’est complet vous dis”. Il s’arrête et repart:” Ya plus de place, c’est complet vous dis”.

Je le suis alors qu’il choisit un compartiment. Il se déhanche, ris, pouffe de rire se dandine et alors qu’un homme cravaté-sérieux relève le poignet de sa manche pour regarder l’heure, il lui dit: ” T’inquiète pas, on a encore le temps de faire l’amour”…

Personne ne rit , pas l’homme en tous cas. Moi je suis congestionnée. Puis il poursuit: ” Oh… OH …. Qu’est ce qui se passe… J’ai le nez fin… Il se passe que ça sent la femme… Attention, je vais mettre de la bombe… Et il insiste… 

        Dans le train, la femme sans robe

Oui , on pourrait dire qu’elle a oublié de la mettre. Elle est maigrichonne, aux cheveux paille. Elle a des talons hauts de mauvaise qualité.

Elle porte ce qu’elle croit être une robe qui qui pour moi est une combinaison synthétique noire.

Je les suis. Lui a du ventre dans un tee-shirt trop serré, un grand sac aussi. Assis dans le train de banlieue. Elle commence à se maquiller. Lui sort du sac un ballon de foot et entreprend un exercice de phoque dans un aqua land. Terrible. On est loin de Maradona… De temps en temps il sort du sac une grande serviette éponge avec un hippocampe ….

4

Réponse à un film que l’on m’envoie. Le images viennent de l’exposition. On avait demandé au type de cesser de filmer.

C’est terrible. Le garçon qui ne doit pas être méchant utilise Les” fausses ” conférences et en fait une espèce de ragout immangeable, plein d’effets, d’incrustations, etc. Et mélangé aux images de vernissage.

Un échantillonnage de ce qu’il y a de plus mauvais en video.  Ce serait même pédagogiquement intéressant. Exactement ce qu’il ne faut pas faire. Je passe les citations et images des pauvres Deleuze Godard et j’en passe qui se retrouvent dans cette pâte, les pauvres. Ils servent à chaque fois de béquille à une indigence totale, un manque de réflexion, une petite prétention… De la video obèse. Superficielle et bavarde.

Donc je ne peux tout regarder, c’est tellement hideux. Je m’échauffe un peu. Ne veux pas être remerciée au générique car je n’ai rien donné. Je ne veux surtout pas que ce machin soit utilisé, montré. Je ne veux pas être méchante non plus. Bon c’est fait. Je ne veux jamais reparler de cela, encore moins en discuter… Hier soir j’envoie ceci que m’a raconté E. hier:

“Une histoire un peu mal racontée:

Un jour L’éditeur de Balzac, enfin son imprimeur-éditeur lui dit:
— “J’ai une surprise pour vous. “

Il est content, il est fier, il sait qu’il va faire plaisir à Balzac. 
Il ouvre alors un paquet et miracle, à l’intérieur il y a  je ne sais quel texte de Balzac. 
Balzac tourne les pages et plus il avance, plus son visage se décompose. 
L’éditeur est surpris, mal à l’aise. Etonné.
Il montre à Balzac les belles gravures illustrant son texte. 
 
Et Balzac dit un truc du genre:

—Pourquoi vous êtes vous appliqué à montrer tout ce que j’ai souhaité cacher…?
 
Je ne suis pas Balzac, mais l’histoire est la même. 

Je ne vous en veux pas ; 
Je ne suis pas fâchée, mais faisons disparaitre le corps!!!! 
Ce sera mieux pour vous surtout, et pour moi par la même occasion.
Puis n’en parlons plus.
Sincérement.
Bon été
LND”

5
Edith Scob chez elle
Je ne sais plus si je l’ai déjà noté.
Elle est impressionnante dans ses vêtement amples. Elle est magnifique. Elle tousse un peu et boit de l’eau. Elle me demande si je veux de la soupe de lentilles. G.A passe et revient avec une bouteille d’eau. Il est tout aussi beau qu’elle. 
Je repars et elle me propose une cerise. C’est davantage une madeleine qu’une cerise. elles ont le goût acidulé de celles qui murissaient à droite de la balançoire t qui étaient délicieuses dans les clafoutis
 
6  
Pompidou Metz
Nous prenons le train avec C.
Arivée 10h20 puis RV tout de suite. L.L est un homme délicieux et pince sans rire.J’aime beaucoup. Très intelligent et le mot est faible. 
Il est très accueillant. A une attitude que je qualifierais de “normale ” si je n’étais pas saoulée par ce mot utilisé partout depuis que François Hollande l’a utilisé.
Et ; bizarrement, une attitude “normale” est anormale, atypique. On est tellement habitués à des inflations de ronds de jambe que ça fait bizarre. C’est un bizarre agréable.
Il y a bien sur ‘expo énorme 1917 et aussi Sol Lewitt.
Celle des frères Bouroullec est très belle. Je trouve magnifique ce travail.
 
 
 

 

K.O

Blow upDPweb

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sortant de Chez M. tout s’est bien passé. Atmosphère chaleureuse, et déjeuner non prévu. J’y suis passée après avoir acheté 100 paires de chaussettes à la clé des marques.

I me montre des images de cet endroit insensé qu’est la Villa Celle près de Florence.

J’attends mon appareil photo conseillé par R.

Il me faudrait aussi une camera petite, et aussi refaire le site et aussi je ne sais quoi.

Je n’arrive pas à travailler, et ne pense qu’à jouer au tennis. J’ai l’impression que je ne peux rien commencer avant de partir.

Fini la Sonate à Kreutzer que je n’ai pas aimé, trop prêche-moralisateur , alors que Le diable et un Mariage  sont vraiment drôles et savoureux. En regardant mes livres je suis effarée par le nombre de points d’interrogation qui s’en échappent. Impossible de parler de la moitié d’entre eux. Sais plus, me souviens pas. Et pourtant c’est passé dans le sang, non. Même si je ne sais plus rien d’Eugène Onéguine, nous avons passé des heures ensemble. Même si les journées desman sont un peu floues il m’en reste un parfum agréable.

Ai reçu : Et le vent reprend ses tours de Boukovsky et Brigitta de Stifter aisé que Cristal de Roche.

Chasseur cheveu web

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Hier , projection de films de Barbara Hammer. 

Maria deren’s sink 2011 et

projection du film de Maya deren  meshes of the afternoon 1943. Cela me fait souvent penser à Cocteau( la fleur, la figure voilée, la route en pente etc…)

Two bad daughters 1988, Sanctus 1990

Et bien lorsque je pense “cinema expérimental” , j’ai en tête par exemple Len lye que j’adore pour n’en citer qu’un seul , et ce genre de filmique  que je n’aime pas: avec des tas de traficotages d’images qui datent à mort, ( incrustation, couleurs flash, onirisme, matiérisme, picturialisme, métaphores un peu heavy heavy) . Lorsque dans le documentaire sur Maya Deren des intervenants apparaissent dans des cadres comme des tableaux, ce n’est pas possible. On ne respire jamais, c’est lourd. Bref. 

Mais je n’ai pas vu grand chose. Sanctus et la dans des squelettes me plait davantage.

La projection ets pénible car il fait un réel froid de canard dans la salle et  tout le monde s’est pris l’averse d’avant. Mooi j’ai le pied mouillé et je mets ma veste sur mes genoux car j’ai mon short de tennis ( pas eu le temps de me changer et attrapé au vol ma veste à carreaux à la doublure déchirée et la poche trouée.

Elle, Barbara es passionnée et très sympathique. Elle parle avec enthousiasme et c’est très bien. La salle est pleine de filles. Verre après et je me sauve car je déteste ces atmosphères lesbieno-ghetto. C’est insupportable à mes yeux. Ridicule même.

Lundi soir, Misia à Orsay. Apparition de premier ministre dont je ne sais jamais le nom et de la belle Filipetti. C’est vrai , elle est classe cette jeune femme. 

LapinDPweb

 

CHAPELLES/ Le jour où j’ai inventé le Pape et tous les Saints

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Une chapelle.

Celle de Moric était évidente. 

Notre-DAme des Fleurs

Petite, ornementée simplement.

Une cloche,  des Saints de bois, l’autel aux motifs «Croix de Malte» , une armoire penchée.

Une chapelle en pleine nature et près d’une ferme. On se perd un peu pour la trouver. Et tout à coup la voilà, porte rouge sur herbe verte.

Une première réflexion s’impose: Que faire dans une chapelle? L’utiliser comme un lieu d’exposition parmi tant d’autres?

Ou doit on se poser la question de son intrusion dans un lieu de foi?

Oui.

J’ai commencé à chercher, à m’approcher en regardant le peu de photos que j’avais prises.

Puis elle a pris toutes la place, elle, Sainte-Emerentienne dont je n’avais jamais entendu parler.

Elle lapidée sur le tombeau de Sainte-Agnes sa soeur de lait.

Elle, baptisée dans son propre sang, là en bois peint tenant ses entrailles dans ses mains.

A ses côtés Saint-Antoine désarmant de simplicité.

Puis Saint Corentin dans sa niche de bois

J’ai fait fabriquer les deux niches. ( N°22 ) Sans ornementation et à ma taille car je voulais m’y photographier sans utiliser le système d’incrustation.

Je voulais “interpréter ” la Sainte dans un costume réalisé spécialement ( N° 28 ) . Une sorte d’aube blanche qui ,sans que j’en aie conscience était la réplique exacte d’une photo déjà ancienne de mon frère ainé communiant ( N°26 )

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Je ne suis pas croyante.

Les idées s’enchainent comme pour un montage: Notre -Dame des Fleurs/ Jean Genet/ Sainte Emerentienne bleue et or puis Saint Antoine debout comme dans un cercueil dressé, puis Saint Corentin. Le poisson.La mitre /La crosse. Fabriquer une mitre en carton scotché.  (N° 10) Quels sont donc les différents types de mitres, Mitre Précieuse ( vitrine /dessin mitres) et qu’est ce qu’un manipule N°23Ajouter des ornements, perles en plastique ou en verre .En faire La Mitre Précieuse, l’Orfrayée, La Simple…. Y reproduire des fragments de “Danse des Morts” du XV eme siècle..” Even the Pope and the Emperor have to dance with death ” .. .

Au dessus des Saints les têtes de crocodiles.

Puis lire Voltaire: L’affaire du chevalier de La Barre de , accusé de profanation. Repenser à Blaise Cendrars et son Lotissement du ciel.  Plus précisément à Saint-Joseph de Copertino . Ses extases et élévations ( Cendrars le fait “voler” à l’envers. Il invente . C’est très drôle ).Le couvent de la Grotella.. La mitre face, la mitre dos. . Le XVIII eme siècle… Le château du divin Marquis.Le XVIIII eme siècle… Les convulsionnaires de Saint Médard.(… Il y a une convulsionnaire à qui de compte fait on a donné dans la nuit 3000 coups de poing…) Les miracles.

Apocalypse brassai

 

 

Apocalypse BrassaÏ

Les images d’une danse macabre, celle de la lance perçant le flanc: Eric Rohmer deux fois cité/ Perceval le Gallois et La collectionneuse. 

Les etoiles, l’architecture en étoile, le Chateau étoilé, Marcel Duchamp.

La tonsure. Recevoir la tonsure. Filmer une tonsure inspirée de la photo de Man Ray 1919

Mademoiselle Bistouri

« Mademoiselle Bistouri » est l’exemple frappant d’une folie qui force l’autre à remettre en question sa définition du réel. Le narrateur con- descend à suivre une pauvre fille de joie éprise de médecins virtuels, histoire d’épaissir sa documentation de littérateur-ethnographe. Mais en réalité ce monologue se métamorphose rapidement en un dialogue avec l’insensé, où la folle deviendra le miroir prospectif du narrateur tel qu’il ne se connaît pas encore. Mademoiselle Bistouri, double du narrateur, miroir de leur commune idée fixe, est une mise en abyme de son rapport à l’écriture. Comme lui, elle transforme le réel en ir- réel ; comme lui, ne supportant pas la banalité quotidienne, elle refait le monde, donnant vie à des spectres auxquels elle accorde le rang de guérisseur. La découverte de cette symbiose est remarquable puis- qu’elle réduit la distance entre le sujet et son objet, transformant une situation d’exclusion potentielle en épiphanie27. Dans «Mademoiselle Bistouri », le narrateur apprend à se connaître par le biais de la folie de l’autre. D’un monologue de dandy hautain qui s’exclut du monde, il passe à un dialogue avec une insensée qui lui apprendra qui il est. 

Art 7 3

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