L’EXPLOSION QUI N’A PAS LIEU: NI DANS LE CIEL NI HELAS AUX BEAUX- ARTS

« J’étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac BLABLA, dans le dos les ruines de l’Europe. » HM

Le 30 Décembre je ne sais pas ce qui s’est passé mais 500 visites sur ce blog c’est énorme et ça n’arrive jamais. 

Réveil désagréable après un rêve catastrophe. En première partie, il s’agissait d’une exposition, de trucs en terre que j’avais laissés sur une table et que des gens travaillaient à ma place. Une fille avait sur un personnage rajouté une coiffure imposante. Et j’avais réagi en disant qu’il fallait me demander pour intervenir sur mon travail. Il y avait un étage, mon frère, mon vélo toujours là où il ne faut pas. En Italie, dans un autre quartier éloigné..

On a des manteaux.

Un Monsieur ressemble à ceux de Saint-Bonnet. Je remplis d’eau un verre, le sien qui contient du pastis (???) et je m’en excuse.

Deuxième partie. On est à plusieurs sur la terrasse d’Argenteuil qui n’est pas à la place qu’elle a dans la réalité. Bref on est côte à côte et on regarde le ciel bleu. Il y a les traces nuageuses des avions dans le ciel. Ciel que j’avais l’habitude de regarder à une certaine heure, car le Concorde y passait.( Ça c’est vrai ) On regarde donc, comme des personnages de Hopper. On est des morceaux de peinture de Hopper. Silencieux, au balcon, on scrute le ciel. On ne cherche rien néanmoins. Donc on ne scrute pas, on se laisse envahir par cette idée du ciel et des lignes blanches. C’est un peu ça la scène. Cinq personnes épaule contre épaule, silencieux, et regardant le ciel. Soudain je remarque que deux avions sur la même diagonale et dont les queues se touchent, volent donc dans des sens contraires. Cul à cul. Bizarre.  L’un descend, l’autre monte. Bon. Soudain il y a une forme de véhicule spatial. ( Là c’est Orion que j’ai trouvé et j’ai gommé les panneaux en ailes de moulin autour.) C’est ce qui ressemble le plus. C’est beau, dans mon rêve c’est gris. On regarde en se demandant s’il y a quelqu’un là-dedans. On pense avec effroi à une chute possible. Mais non. Qu’est-ce que ce truc? . On se le demande quand il change de trajectoire, grossit à vue d’oeil et passe par dessus nos têtes en faisant un bruit d’explosion effroyable. On rentre la tête dans les épaules, nous attendant au pire: le contre-coup, l’effondrement du monde, les morts sans doute. Tous les morts. Mais rien… Plus un bruit. Devant nous et derrière un banc de fumée, il y a des flammes claires.

Le rêve prend fin avant la déflagration qui devrait suivre en toute logique. Mais…

 

Déposer un coussin rempli de terre sous la tête des défunts ( terre d’Israël , dépôt symbolique ).

Hier les UC aux Beaux-Arts avec heureusement Jonathan. 20 personnes environ. Et en général des présentations assez médiocres il faut bien le dire. Sauf heureusement des choses très bien, travaillées, vivantes et pleines de question. Un manque de travail éviident. Manque de je ne sais quoi, de conscience de ce que l’on montre, de ce qui serait possible. Quelques cas rares heureusement de prétention.

Qu’aviez vous écrit sur le double?

-Je ne sais plus…

Je crois qu’il y aurait un film très drôle de certains moments où l’on est anéantis. Je le disais à X alors que côte à côte nous devisions sur son objet ( sculpture, ready made, truc qui pourrait générer au moins des risques. )L’objet étant posé entre deux tabourets, soudain devenait quelque chose quand , après avoir éteint je l’ai éclairé avec mon téléphone . Nous étions deux acteurs d’un mauvais film sur l’art dit contemporain. Parler sur rien. Baver, dirais-je. Ridicule. Sans rire, c’est le peu d’audace et de risque qui est affligeant alors que je donne toute liberté. Depuis 4 ans, c’est sans doute l’année la moins interessante. Alors que les étudiants sont en général intéressants. La liberté  n’est pas utilisée. C’est scolaire. Elémentaire. On se contente de ( mal ) présenter des trucs, on se contente de trop peu. Il faut insister pour qu’on nous dise enfin des choses intéressantes ou tout au moins personnelles. Le mot est négligent.

Pourquoi. Pourquoi. Et pourquoi, je sais à l’avance si ça sera  » bien ». Je le sais. Le comportement indique quand-même ( on peut se tromper )

Bon. Travailler. Retravailler après avoir arrêté presque un moi. Cette faute et oubli du s change le sens de la phrase et l’améliore peut-être. C’est assez juste cet arrêt de soi/ Oui c’est juste. Car quand j’arrête de travailler, je n’existe plus, ou j’existe mal. Aujourd’hui en est la preuve.

Je tourne dans l’appartement et heureusement qu’il y a la place.  Hum. Pas facile. Paralysée et paresseuse.

Modern art et grotesque
Le moi peut en effet déchoir, chuter, s’éclipser tout en continuant à être lui-même. Claude Romano
Penser, dessiner, construire Wittgenstein & l’architecture Sous la direction de Céline Poisson
Erreurs choisies, L’Arche, 1988.

 

Le grand théâtre d’Oklahoma

C’était très plaisant cet après-midi de travail pour le décor. J’appréhendais un peu car j’étais en retard. Ai travaillé hier et tôt ce matin…. Des roto-reliefs, des films sur Coney Island la nuit, des drapeaux, des grosses têtes de carnaval. Préparer du thé, acheter des gâteaux. Planqué les oiseaux dans la chambre car il ne sont pas habitués au monde et au bruit. Ils sont les rois de l’appartement, bien tranquilles. Je n’arrête pas de faire des listes de ce que j’ai à faire. On n’a pas mangé la galette des rois qu’a apportée JF. Il dit qu’il travaille prochainement avec des enfants transexuels. On ne parlait strictement pas de ça il y a quelques années. Il fait aussi des ateliers dans les hôpitaux pour enfants à maladie dégénérative ( on dit ça? ). J’avais réservé ma place pour aller voir Lulu, et retrouver F. et A. Pfff. j’ai oublié quelle imbécile. Passe moi le sel.

Je voulais aller faire un tour, vu le soleil et puis me voici encore ici. J’écoute France Gall, ben pourquoi pas. C’est assez vivifiant/ Il y avait un petit garçon ce matin chez un commerçant qui chantait et chantait. C’est rare d’entendre chanter. R. chantait tout le temps. Moi ça m’arrive, mais pas tous les jours. Pas souvent en fait. L’autre jour à notre bar secret de Saint Germain et d’après les cours, le Balto qui est vraiment sympa avec des habitués et pas des genre artistes en velours, eh bien on a chanté. Le 26 il y a une fanfare ont ils dit !!!! ( A la Palette ils sont tellement désagréables je n’y mettrai plus les pieds)

Au Pré au clercs, un monsieur bien mis et assez âgé a renvoyé son plat. Agacé.

—Je n’ai pas demandé ça.

— Mais monsieur….Mais heu…Oui Monsieur, je vais chercher X qui à l’habitude de vous servir.

Ci-fait. Le monsieur:

—J’ai demandé une tranche de boeuf avec de la sauce blanche dessus. Pas un tartare. Le garçon fronce les sourcils.

— Une tranche fine de boeuf???Ah.??

On lui ramène la carte . Victoire ils ont trouvé de quoi il s’agit: Une assiette de saumon fumé avec un petit pot de crème. Ouf. Je regarde ça du coin de l’oeil. Echange de regards. Puis le monsieur veut payer et sort sa carte. Il prétend que le code a 8 chiffres.

—Mais Monsieur non, il n’y a que 4 chiffres sauf erreur de ma part bien sûr.

—Il y a 8 chiffres.

—Oui Monsieur. Je vais demander à X qui a l’habitude de vous servir. Attention vous vous êtes trompé deux fois. Ca fait 23, 50/

Le Monsieur sort lentement son portefeuille et au bout d’un long moment pose deux pièces de 2 euros sur la table.

Le garçon revient:

—Heu, Monsieur…

Etape 2, un billet de 10 et pièces rangées….

Vieillir….

Hier Galerie de Berlin, et Paris. Hier soir, Toguna au Palais de T avec Philippe Morel, Yves le Fur qui avait fait il y a longtemps cette magnifique exposition: La mort n’en saura rien. C’était et c’est un beau titre/ C’était quoi????:Nanananan et elle aura tes yeux??  La mort viendra et elle aura tes yeux: Paveseet aussi Frederic Dassas.

Demain matin Décor +. Paillettes, pigments, blanc, nacre, cuivre, vernis.

J’espère que je pourrai aller à Florence mais ça me semble mal parti. Berlin le 2, en aller retour. Pas tellement le temps d’écrire quoi que ce soit. Mercredi RV pour parler de l’émission sur France Culture qui se fera en avril. Coup de fil d’Edit Scob qui me fait bien rire avec son histoire de médecin.

Voilà. Bon direction un verre de vin. Et je ne fais plus rien.

Est-ce une bonne idée que ce catalogue pour Caen. Sais pas.

ECRIT EN JUIN

Roger sacem juin 2016

Dernière photo de RD à la Sacem en juin

Je retrouve ça:

Je passe mes journées là-bas. Il y a aussi un jardin, des bancs. Dans la chambre, la perfusion fait blub blub doucement. Je suis près du lit. Je lui tiens la main. Les infirmières passent et repassent. Elles sont exceptionnelles.

On a décidé que l’antenne que l’on voit du lit là-bas sur le toit, c’est Don Quichotte. C’est vrai qu’il lui ressemble avec sa lance et son bouclier. Je lui dit qu’il est Sancho et que DQ le surveille.

J’ai l’impression d’être confinée là-bas. Pas d’air. Des masques. Se laver les mains.

J’ai un poids sur la poitrine. J’ai une sensation de faim et ne peux rien avaler. Un bout de pain. 15 jours déjà. Je suis très pessimiste. Je me prépare.

Il le faut. la vie est comme ça. Se préparer à tout. Y compris ce qu’on ne peu prévoir.

Juillet dégueulasse. Il y a deux ans il y avait l’image de la mer. L’Escalet. Le Repenti. Le Repenti !!!

Je ne sais pas quoi faire de moi.

ARTISTS SHOULD CROAK

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Hier c’était vraiment glauque cette pluie. j’ai atterri à Pailleron avec mes palmes en bandoulière et  qui étaient au chômage technique depuis pas mal de temps. Nagé 3/4 d’heures. Trempé un quart d’heure dans l’eau chaude du bassin des flemmards. Ca fait du bien. Mais je crois que ce n’est pas terrible pour le dos.ce matin bobo. Labo photo et toutes les petites images. Puis conférences Kantor, très réussie; J’ai amené Kantor dans mon cours et personne ne connaissait sauf une fille qui m’a dit: Je connais quelqu’un qui est spécialiste… Et deux conférences se sont organisées. Ca fait plaisir. La leçon d’anatomie du docteur Tulp est un truc très drôle et génial; Ainsi que le personnage, chargé comme Atlas une fois encore, d’un sac énorme.

RV à la galerie donc et me voici en pénitence avec des stickers et un stylo. un carnet noir pour ce travail pénible!!!

Avant de partir , un message de Pauline qui m’envoie un extrait que j’adore. Beatrix Potter tales en 1971. la danse de la grenouille:

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ventriloque et … beurk

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Je repense en voyant cette image à la tradition Victorienne des photos post-mortem qui me glace. Celle de la jeune fille morte et de ses deux parents de chaque côté d’elle. Si je me souviens bien, elle seule au centre est nette et ses parents un peu flous. On se serait, enfin moi , attendu peut-être au contraire. Celle qui suit est atroce.

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NOTE Wielopole

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La chambre de mon enfance n’est qu’un trou sombre et encombré d’objets. Il n’est pas vrai que la chambre d’enfant demeure claire et ensoleillée dans notre souvenir. Seule la convention littéraire la fait apparaître comme telle. C’est une chambre morte et appartenant aux morts. Nos efforts pour la ranger sont vains, cette chambre continuera de mourir. Mais si nous nous contentons d’en retirer de minimes fragments un bout de tapis, une fenêtre avec la rue derrière qui descend tout droit, un rai de soleil sur le plancher, les genouillères jaunes du père, les pleurs de la mère et un visage aperçu derrière le carreau de la fenêtre, alors, il se pourrait que l’on réussisse à recomposer la vraie chambre de notre enfance et, à la même occasion, peut-être aussi notre spectacle ! La fenêtre a son importance ! elle donne, comme nous l’avons dit, sur une rue qui descend tout droit avec, au bout, un immeuble rose à un étage. C’est à ce coin de rue que disparaissait ma mère lorsqu’elle partait pour un de ses longs voyages, à ce tournant qui était le Bout du monde. 

Tadeusz Kantor

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C’est si bien muré qu’on dirait que c’est moi qui l’ai fait sur photoshop.

Sans titre

J’étais effarée en écoutant dans le métro bondé trois petites jeune filles-jeunes aides soignantes ou infirmières parler de certaine de leurs collègues. « Elles parlent mal au résidents, leur disent: vous me faites chier, ou même il y en a une qui a mis du scotch sur la bouche d’une vieille dame pour qu’elle se taise. Terrible. J’avais envie de leur dire qu’il faut absolument balancer ces individus, des bourreaux dans l’âme profitant de la faiblesse des personnes âgées. Berk.

Théâtre à l’Athénée.

RV avec ES le lendemain qui me parle de cette personne metteur en scène et me dit ce qu’elle en pense de façon plus que crue.Cash. Circulez.

Hier , théâtre et la pièce du fils de B.

Hum…

En fait quand on va voir un spectacle, on ne doit pas dire: Oui mais c’est parce que…. car il n’y a aucune circonstance atténuante.Ce qui se passe ou s’est passé hors plateau ne nous regarde en rien. Ni l’âge du capitaine, ni le budget, ni la rage de dents de l’un. La pièce est juvénile, c’est une qualité, mais les moments en vers, faibles et ce n’est pas bien d’avoir laissé passer cela à mon avis.

Puis dire des vers « poétiques » demande à ce que l’on n’adopte pas soi-même un ton « poétique », sinon c’est un pléonasme. Et ce n’est pas parce que l’on parle des étoiles que l’on doit avoir un air inspiré!

Argenteuil. Crève et mouchoirs.

RAS

James Joyce’s Finnegans Wake

James Joyce’s Finnegans Wake

Autre blog/Maiko-Junger et moi

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J’ai ouvert un autre blog et qui concerne les Bozar. Il n’est pas accessible.

Déjà, c’est difficile de parler de certaines choses. C’est indélicat, indiscret voir impossible. Comme la soirée d’hier soir et son petit paquet de dragées vertes!!!. Je me suis sauvée quand l’auteur est entré…

Bon, j’ai je crois terminé la partie Proust. Trouvé des images-j’en manque je pense- en désaturant les prises faites dans l’appartement et en rendant tout assez fantômatique sans que cela ne deviennent une forme, un esthétisme.

J’ai hâte de terminer. Après je veux peindre et me plonger dans une autre affaire: Le 332

le mail de PVC

« Qu’est-ce autre chose que la vie des sens qu’un mouvement alternatif qui va de l’appétit au dégoût et du dégoût à l’appétit ? »

Anachorètes, Succubes Lascifs, Adulateurs et Contempteurs, Saintes profanes, Simples et Evidents Amis,

La toupie, la boule, le balancier.
Je reviens.
Le concours de bites permanent (kicé kila la + grosse fréro !) et ce moment où tu te vois, toi le gardien du temple, devenir bêtement comptable de tes heures ouvrées m’avaient fait lâcher prise, éteindre un désir, rogner une vocation, taire un savoir-faire, cracher sur le travail, maudire une enfance, douter d’une technique à parfaire…
Alors j’ai voyagé. J’ai vécu. Je suis allé ailleurs, souvent aux deux bouts du même spectre (ATTACK – DELAY – SUSTAIN – RELEASE). En tête : la certitude que tout est question d’échelle (SCALE) et de malentendus (RANDOM). Je rencontre des gens. Je gagne de l’argent. Je « mets à profit des expériences » et « développe un réseau ». J’oscille, wildly.
Tout ceci pour dire que « refaire l’acteur » me chatouille pas mal aujourd’hui (merci AW, merci YG, pour ça). C’est un nouveau désir égoïste où cette fois l’ego (narcisse) est mort. Je suis 1 outil.
Je suis 1 outil prêt à être employé pas n’importe où et n’importe comment, ni même à n’importe quels prix. Simplement, je suis 1 outil disponible, remis sur le marché.
De marteau sans maître, je me mue en marteau sans tête. Passez le mot si jamais.
Je suis là.
Je vous embrasse.
pv

 

 

SORTIR

Ce n’est pas une mince affaire pour moi, à certains moments de sortir de l’appartement. Tout simplement comme aujourd’hui et une fois cette semaine , je ne peux pas.

Ca commence ainsi:

1—Il est trop tard pour aller à A. ( La vérité est qu’il n’est pas tard du tout, je suis lève tôt et quand bien même je partirais à 11h, j’arrive au plus tard à 11H45 et vraiment j’ai le temps de m’y mettre)

2—Je me suis engouffrée sur le net et rien à faire….

3—Je me documente, disons utilement.

4— etc/ rien-sais pas/ pas de raison/ L’ennui. Bouh…

A chaque instant , je dois sortir, aller voir une expo, aller à la piscine. Et… Je ne décolle jamais. J’ai presque failli annuler ce soir le spectacle avec Jean, précédé du café avec Benoit.

Je me suis poussée à franchir la porte, R. m’a aussi poussée dans le dos et ….Hooooop ! C’était fait. J’étais dehors!!!!

J’ai marché jusqu’à Stalingrad … Pris le métro , ligne 5. Photographié le néon rouge du café: « Tout va mieux  »

Benoit.

Ca me fait plaisir de le voir. Ca faisait un moment. Il me raconte son tournage en Algérie, je lui parle des géants, il me raconte son fils, je lui parle d’Amiens…

Puis je file salle Boris Vian, à la Grande Halle. J’ai beaucoup aimé Cartel, ai la flemme d’en parler. Quel plaisir de voir Jean, particulièrement juste . Quand il a commencé à parler -on peut dire cela- dans les premiers spectacles où il ne dansait plus exclusivement, il  » appuyait » pourrait on dire… Hum/

Ce soir ( comme tant d’autres ) , je le vois impeccable, émouvant. J’ai les larmes aux yeux. Cyrille Atanassoff manque car il s’est pété le tendon d’Achille. Un jeune homme est là lui aussi, un jeune danseur classique. Et trois types qui pédalent… Jean Guizerix est une merveille. Je le déclare.!!!

A la sortie c »est Michael D. ( Zut je ne sais pas orthographier son nom et sur Googoo ils me proposent un hôtel à Dinard….)

Je regarde  les chaussures de ces deux étoiles. Hum. Et repense aux pieds de Merce Cunningham. Tout comme eux. Déformés, crispés, augmentés…

On s’embrasse. Il repart à moto à Poissy.

Et moi je décide de rentrer à pieds à la maison. Porte de Pantin/ Pigalle, passe devant « Aux arts et sciences réunis » , un restaurant pas cher en plus, que j’aime bien. Je longe le canal, passe sous le métro aérien.

Fin du marché de nuit. Des femmes sont encore là à vendre des boites de haricots, des Fjord, trois merdes . Des fringues trainent… Un type me propose des cigarettes Marlboro … Il commence à pleuvoir un peu…

Demain Marseille. Pour quoi faire? Rien.

saloperie/

Je ne pouvais plus écrire… Oui saloperie car même si je ne suis pas accro et si j’y passe peu de temps , fb prend du temps et tout temps qu’il prend est du temps en trop. Même s’il y a des gens super intéressants . Mais tout cela est mélangé à des mangeurs de pizzas obèses qui voyagent pour manger d’énormes glaces comme à la tété. C’était un désastre ce que m’a montré J. hier à ce sujet. X et X avec leur chien X , tous obèses, tous débiles, tous immondes et tous contents devant des plats, des coupes, de la bouffe à fond.

Très bonne soirée. Nous avons regardé le début du génial Ubu de J.C Averty ( montré aux étudiants d’Angers la semaine dernière ).

Reçu les livres de Raymond Roussel . La vue , en vers ( édition Pauvert ) et aussi l’Avant scène / L’étoile au front .

Ce matin, Saint-Roch, cérémonie pour Pierre Franck.

Dans la catégorie théâtre Paul-Louis Mignon a filé lui aussi.

Des vieux Messieurs. Je ne connaissais que Pierre que j’aimais beaucoup. R. encore plus car ils se parlaient souvent. REné de Obadia, doyen s’il en est était là…

Ai pris un bus à la sortie puis direction A.

Ai réussi à allumer le chauffage/ YES / , mangé mon sandwich fait du thé offert par V. Constaté avec emoji-sourire qu’il faisait déjà 12!!!

Pense au projet ES.

Quelques photos. Flemme de ranger alors qu’il le faut.

La nuit tombe. Je regarde en face les lumières. Je trouve que c’est beau.

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141 (Minaggio 101) The masked Trapelino, one of the « zanni » type of clown, was played by Giovan Paolo who retired in 1630.

The more celebrated Beltrame, a typical Milanese character, was created by Nicoli Barbieri, an author of both plays and works defending the theatre. In 1625 Barbieri performed at the French court where he was much admired by the king.

Je ne connaissais pas du tout ce « livre des plumes »The Feather Book was created by Dionisio Minaggio, the Chief Gardener of the State of Milan in 1618.

Bon, bon, bon. Nous devions nous voir avec Edith mais on a reporté le rendez-vous à Mardi. Je suis revenue dans un train assez laid : » Le train des impressionnistes ». Une chose est certaine c’est vilain mais sans doute un peu plus gai que le train de banlieue ordinaire. Quoi que…

Cela doit être de la famille des Baux de Provence où dans les carrières sont projetées des peinture de Van Gogh etc…

Je me disais que l’ordinaire se glissait partout. Hier j’étais contente d’avoir réservé mes places , et incité J. à en faire autant pour assister à la présentation publique du cours de Mario Gonzalez au conservatoire ( au consse comme disent les acteurs!!!)

Bon. Bon. Quelle déception. Tant est si bien qu’en sortant (enfin!) avec mes oreilles ( sauvées-celles-ci, les deux  par je ne sais quel miracle, Saint des Tympans bienveillant…) , oui tant et si bien que je me suis dit:

—  » A quoi ça sert »?

C’est horrible de penser ainsi. Non, je n’ai pas le droit. Mais que peut-on faire quand on assiste à des scènes somme toute ordinaire, dans lesquelles sont glissés avec complaisance des mots de tous les jours, des gros mots aussi  là où on ne les attend pas. Je ne suis certes pas un modèle du bien-parler mais disons, que  » ça va avec l’ensemble »… La complaisance à vouloir « rendre plus actuel » m’a toujours fait bondir. Je ne vois pas que Titus Andronicus ait besoin… Bref

Puis c’était moche nom d’une pipe en bois de masque. C’était moche. Et hurlé. C’était hurlé. Je me suis bouché les oreilles parfois.

Finalement en constatant que le masque n’apportait qu’un parfum déplaisant des Guignols de la télé, je pleurais le manque de mystère de tout cela. C’est pas possible nous disions-nous. Toutes les 4 du même avis.

Je disais cela à Edith Scob qui en connait un rayon niveau masque . Le masque c’est une chose rare, effrayante parfois. Pourquoi ce double, qui parle, qui est-il.?

Je préfère finalement le masque de la commedia dell’arte, bien tradi.

Dommage que le grand Mario Gonzalez que j’ai déjà vu jouer et qui n’est pas n’importe qui, ne fasse pas plutôt une Master Class. Ce serait plus intéressant de voir le travail . Et puis quand on est content ce n’est pas gênant , mais quand on est grincheux, les réactions des « copains » du cours, les rires, cette joie forcée sont insupportables.

J’ai eu un bon fou rire à la fin, trouvant qu’un masque ressemblait ( et c’était faux ) à Yannick Noah. J’ai réussi à entrainer C.

C’était pendant un Shakespeare.

PS oui oui il y a eu un téléphone portable invisible dans les mains d’un acteur. Qu’on se rassure.

Bloups. J’ai encore dans les pupilles le jaune atroce d’un costume,

Pis les masques, heu… pas que des chefs d’oeuvre.

C’est horriblement délicat les masques.

« Mais avant de partir, il faudra bien te couvrir »

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C’est toujours chose en juin, enfin avant de partir.

Le plaisir de quitter Paris lié à une certaine tristesse.

Passés les agacements de cette semaine, ou plutôt la colère ( annuler les RV au dernier moment a toujours été pour moi parfaitement inacceptable -sauf cas de force majeur etc… )

On a la sensation qu’une chose peut se remplacer par une autre et si ce n’est pas maintenant c’est plus tard, et rien n’a d’importance.

Inutile de rapporter ici les bêtises que j’ai entendues quant à l’art contemporain. Comme le dit C. » Les verrous ont sauté ». C’est à dire que des personnes incultes et riches ( bien sur l’un ne va pas systématiquement avec l’autre) , donc riches mais incultes ,  donc riches mais incultes et n’ayant aucunement le projet d »améliorer le modèle », donc des personnes incultes et attachées à l’argent , autrefois s’achetaient une conduite  » d’amateur » de quelque chose.( d’impressionnistes par exemple!!!, ou de Picasso période bleue…)

Enfin, il y avait la tentative de planquer un peu des gouts purement terrestres!

Là des clous. Le type dit carrément que éventuellement les oeuvres sont intéressantes si elles permettent la spéculation, ajoute que c’est plutôt sa femme qui s’intéresse à « ça » et que lui ne saurait pas  » remplir » des murs!!! Il m’a repproché de ne pas lui laisser finir ses phrases mais parfois il faut savoir être mal élevé.

Je lui ai dit:  » Je vous explique, ( je déteste quand on me parle ainsi ) personne n’est obligé d’avoir une collection et encore moins de la montrer. Vous montrez vos livres vous?

Eh bien une collection c’est pareil, c’est secret. SECRET. On n’est pas obligé de s’intéresser à l’art.Encore moins à « larcontemporain » .

Pas du tout. Il y a même trop de gens qui le font ces temps-ci!

Ce n’est pas un atout social…( Ah bon?!)

Là il ne comprenant pas bien.

Et puis, larcontemporain, on n’est pas obligé.

Je lui ai suggéré les bagnoles et l’immobilier, en fait les pages culture du Figaro qui sont un mélange de fringues de golf, Monte-carlo, bijoux et oeuvres chères.

Mais il connaissait le chemin.

Berk. Quelle tristesse. Passer une soirée avec un mec pareil , il faut avoir envie.Quel ennui.

On m’a dit: Tu sais qui c’est?

Hahaha!

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Donc l’atmosphère n’est pas d’une grande gaité. Le temps atroce y est sans doute pour quelque chose.

Suis passée chez ES pour lui faire écouter l’émission.Elle semble contente.

Donc cette semaine après RV pour le site, je plie, je range, je pars.

MT m’annonce qu’elle ne pourra venir à cause du travail. Zut.

Cette semaine à part le magnifique spectacle Molinier au théâtre de la bastille, rien à signaler de passionnant.

Je fais des diaporama pour m’occuper. Ne sais pas trop quoi faire en vérité, préoccupée par….

Je regarde des images jusqu’à en avoir mal au coeur.

Aux étudiants d’Angers… / Suite Bêtise

Mail aux étudiants d’Angers

Ceci est ici, sur Arte 7 ( square) et il s’agit de l’interview d’un merveilleux homme et acteur que peut être vous ne connaissez pas: 

Jean Rochefort.
Il a 82 ans et vient de tourner pour Trueba.
Il était un Don Quichotte ideal mais le film n’a pa pu être terminé ( malédiction de Don Quichotte au cinéma ) mais c’est une autre affaire.
Il parle de ses amis Jean-Paul Belmondo, Philippe de Broca, Claude Rich, Jean-Pierre Marielle…:
Il dit:

« La nature de cette complicité, la poutre, la vraie charpente , c’est le droit à la sottise…  La connerie plausible, vous  voyez ce que je veux dire…  

Et c’était merveilleux d’avoir ces relâchements, sur des blagues, des contrepèteries lamentables. 

Nous avions ces gamineries ensemble et on avait l’impression d’être en quatrième… »
 
C’est à La minute 6.15 qu’il parle ainsi de ses amis avec nostalgie.
 
Parce que nous avons parlé de bien des « bêtises  » mais pas de celle(s)-ci que l’on peut s’octroyer.
Cette « gaminerie » indispensable à tout âge même chez les personnes les plus brillantes.
Mais ceci ne vous concerne pas encore parce que vous rodez autour de vos 20 ans.
C’est après que l’on s’aperçoit  de cet absolue nécessité d’être « bête » ou de faire semblant de l’être.
Vincent Josse qui fait l’interview est un peu bon élève mais Rochefort c’est Rochefort.
Bien à vous tous et j’espère que vous aurez du plaisir à regarder cela.
LN
DAYS/ FAIRE UN TRUC PAR JOUR

LE ROI DU BOIS sans les moisissures de Josef Schovanec

C’était bien d’entendre Le Roi du bois.

C’était vraiment bien d’entendre Jacques Bonnafé. J’adore ce type et je l’admire.

C’est magnifique ce texte dit par lui. Bougé par lui.

A un moment j’ai eu le plaisir de cette sensation d’être déjà venue là: Une plaine, des collines, des peintres… Le lorrain.  » Oui, je l’ai lu…Ah … oui, oui je l’ai lu… « 

Oui c’est A. qui me l’avait offert…Puis tout s’est reconstitué autour de cette image d’un garçon qui garde porcs ou brebis et regarde les chevaux des peintres, et leur manières.

Le spectacle est très beau.On ne peut le nier.Et il n’a rien de prétentieux.

Le premier mouvement du tulle m’a dérangée parce qu’il « empêchait  » d’entendre. C’était comme une scorie, un truc qui ne sert qu’à faire beau, alors que le texte de Michon se défend tout seul. On aurait pu imaginer aisaiment un plateau et de la lumière . Point. .Mais bon… La lumière est dorée.

Une voix d’enfant ( une sorte d’ange blond, qui serait le roi du bois enfant- mais me disais-je pourquoi cet enfant ressemble t’il plutôt à un prince qu’à un petit berger de cette époque… Le roi a t’il voulu truquer sa mémoire et le roi-Bonnafé s’invente t’il alors un passé d’aristocrate ou d’intellectuel à la voix pure???… Mystère). Un quatuor…Musique de Michèle Reverdy…

Mais en sortant de là, on se demandait si cette scénographie était bien utile: Sophistiquée et élégante. Oui mais? Un peu brutalement on a envie de dire qu’une telle oeuvre, riche et sauvage, animale presque , rugueuse et sophistiquée n’a pas besoin d’emballage.

Pas de fausses feuilles-filet de camouflage au sol, d’écrans de tulle, ni de cette très belle structure de fil. Pas besoin de mouvements des musiciens. Pas plus besoin qu’ils ne portent des cols de dentelles et soient ainsi des personnages de cet « opéra parlé« . Car c’est ainsi que le(a) metteur en scène définit le truc.

Un verre de vin blanc après dans cet endroit sympathique. J’aime bien ce théâtre de Malakof. On rit et je taquine F.

J. qui est sorti de scène à la vitesse éclair ( « Non, dit il en nous embrassant, c’est vous qui « lambiniez ». J’adore ces mots un peu désuets. Lambiner…)

Puis il vient  nous voir une bouteille de bière vide à la main. Sa marque, il le fait remarquer c’est EFES. Je lui dis que je lis plutôt ELFES ou FEES que comme il le sous-entend FESSES. Que c’est un truc de garçons!!.Bon et bien c’est de la bière turque.A. lui dit: Parfois tu ressemble vraiment à PM. IL lève un sourcil et dit que,peut-être c’est parce qu’il pense à lui. Simple comme bonjour.

Je me disais aussi que j’admirais les gens qui acceptent de ne pas être jolis. Qui frôlent la laideur , voire. Le mot voir qui affublé d’un e final devient une conjonction,  oui ce e au bout m’a toujours intriguée.

Retour métro et arrêt à Etienne Marcel. Direction un bar de la rue Saint-Martin, ou C. a donné RV pour son anniversaire. C’est un bar immense, avec plein de monde. Je croiseC. A.L, A. C. J. etc … Reste une bonne heure et rentre manger une tomate mozza avant de me coucher.

BATAILLE LE SEMINARISTE

ICH SCHAU DIR IN DIE AUGEN, « Je te regarde dans les yeux , contexte d’aveuglement social »

Le spectacle que j’ai vu hier au T2G me laisse perplexe. Je crois que finalement seul ce texte eût suffi. René Pollesch dont j’ignore tout a beaucoup de chance d’avoir un acteur comme Fabian Hinrichs pour défendre sa mise en scène. Moi au début je croyais que ce garçon ( très sympathique et souriant ), vif aussi avait tout conçu et que c’était d’avantage une performance et donc qu’il pouvait y avoir des circonstances atténuantes.

 

Mabuse …? Mabuse …? N’était-il pas un acteur de la crise financière mondiale? Et que font les acteurs dans la crise financière mondiale? La crise des marchés financiers a provoqué ici des turbulences irrationnelles et mon corps n’est pas encore conscient de la catastrophe! J’ai imaginé les évènements tumultueux du monde financier actuel … Même si en fait il n’y a pas d’évènement tumultueux là-maintenant. Il n’y a rien d’autre que passivité ou ascétisme. La crise financière est une comédie turbulente du faux-semblant. C’est l’heureuse surprise de découvrir de l’irrationalité au cœur de la rationalité. Mais quelle erreur a été faite alors ? Il n’y a rien ici ! Absolument rien à trouver! Ça sent le fondamentalisme de marché! Et cela nous ramène à l’école de Chicago. Le moteur de l’économie capitaliste est basé sur une communication auto-référente. Les prix ne font pas référence aux biens, mais à d’autres prix, ce qui finalement ne conduit pas à une re-présentation, mais à une dé-présentation du monde. Dans cette comédie du faux-semblant, solvabilité et insolvabilité sont identiques; activité et ascétisme, la différence entre les valeurs réelles et fictives devient obsolète,  en effet, dès lors que le crédit est créé à partir de rien. Chez l’acteur, la tragédie se développe entre deux pôles: la croyance et la réalité, les deux conduisant simultanément à la catastrophe. (René Pollesch)

 

Ca commence avec tous les ingrédients et attitudes de ce que je déteste ( arrivée par la salle, type qui se deshabille en commençant sa logghorée , qui lance ses chaussures dans la salle puis ses vêtements à la Rockstar. Puis piano, puis batterie, puis musique assourdissante  qui lui obéit et cesse à son signal). Un perchman le suit partout. Ca parle, ça parle et c’est surtitré. « Texte » c’est ce qu’il dit quand il cale, mais je soupçonne une coquetterie de mise en scène. Puis un blouson avec les deux masques  de la comédie antique, puis une table de ping-pong.Il bouge sans cesse; roule au sol, se relève, s’allonge, repart escorté du micro volant. Puis de la bombe de peinture verte puis de la rouge. Avec la verte il se vaporise le sexe. Mais ouf on échappe au « à poil ».Livres jaunes comme le rideau jetés dans le public. Je pense avoir saisi que nous venons des livres…Que Maman ce sont les livres… Et Papa , c’est une image là au bord de la scène.

Theâtre « interpassif » dit-il. Moi je trouve tout cela assez chic.

Puis il faut applaudir, répéter le mot talent. Les « écoeurants spectacles interactifs  » sont évoqués mais n’évitent pas l’écueil de ce système: Public docile et bien élevé, public de théâtre qui se fait un peu critiquer mais a déjà oublié en vidant son verre près du buffet

. Mais allons, tout cela est quand même soft. Ok la banque, ok tout le monde veut être artiste , OK pour des textes plutôt -sans-doute intéressants à lire. Mais quoi? Et Adorno là-dedans, et « Hitler aussi a écrit un livre »…

Belle boule spectaculaire et théâtrale qui descend des cintres, planète lumineuse à la quelle il se suspendra un instant.. Bon disons que je ne trouve pas tout cela particulièrement rebelle ou atypique. C’est confortable pour une certaine bourgeoisie et qui pense confortablement, de se trouver face à une bombette de ce genre qui fait un peu de bruit mais n’est pas salissante.

Oui trop chic tout cela. 

Puis lisant la présentation, je vois que le metteur en scène n’est pas ce jeune acteur mais un pépé de 50 ans. Ah je comprends mieux mon sentiment de déjà vu-entendu. 

Et si je suis passée à côté, tanpis pour moi. Et si je n’ai pas applaudi c’est que ça me semblait déplacé de le faire. Tiens on devrait faire des séminaires d’applaudissements non?

Renoir intelligence















Jean Renoir

Bon , par contre, le film projeté cet aprem à la cinémathèque qui est un montage de plein de bouts non utilisés d’Un après midi à la campagne » est merveilleux. Les prises succéssives, les erreurs des acteurs, le son qui fout le camp. Splendide .

C’est drôle et ça passe en un clin d’oeil

Sylvia Bataille et( Bataille lui même qui passe en séminariste). 

Héhé.


SMS de J

J/ »Ca donne quoi le T2G »

Moi/Jcompren rien jtai ecri la dsus? Je dois avoir 2 num. Pi jtai laissé un messaj.

Bon bref. C mauvais et vieux stil genre av garde qui plé o rombières parfumées contentes de pas setre fait violer en banlieue »

J/ »Hahaha . Si je me fé chier je pensrai a ton mess et poufrai ds mon coin. »

Moi/ »Ben tu peux deja enfiler ton dentier ultra brite pour la foto »

J/Jme ponceri les dents. Un peu de gémina e c Bon

Moi/ Oh putain l’acteur est trobien mais coco metteur en sc idate ( efigues hahaha)


Le facteur sonne toujours deux fois

En fait ce qui était terrible au théâtre hier soir, c’est que j’avais un chewing-gum dans le bec.

Puis il a commencé à me lasser, au moment où les pompes à essence manifestaient leur bois-titude ( je veux dire au moment où je repérais que ce décor vieillot était en bois, les pompes en bois, la voiture en bois…)

Alors j’ai repensé à ce Cartoon où il est dit:

BB chewinggum.tiff

Et j’ai souri quand la fille fumait en s’appuyant à la porte. J’ai mâché, jusqu’au moment où le type prend la fille sur la table, puis il y a eu un noir.

J’avais déjà fait le tour de mes deux poches , à vrai dire, pour débusquer là- dedans un bout de kleenex avant de me lancer.

Ben oui, de sortir de ma bouche ce machin à la menthe. Mais en ce qui me concerne, à ce moment précis, il y a toujours un bout de chew qui se coince à gauche dans une de mes dents et qui fait le coup du gruyère dans les pâtes pour ceux qui croient que l’on met du gruyère dans les pâtes et qui croient que les italiens ne peuvent pas s’en sortir de leurs spaghettis à la corde de harpe.

Grave erreur, car l’Italien se tient bien mieux que le Chinois qui mange sa soupe en aspirant bruyamment ses nouilles. Les deux ignorent d’ailleurs le gruyère râpé. Mais l’Italien de Rome à Naples, l’Italien du Nord et aussi du Sud, manggia il Parmeggiano. Pas le gruyère.

Tout cela m’écarte de mon septième rang, dans le noir, lassée de mon chewing-gum.

Paf. Je le sors de ma bouche, profitant d’un éclairage moins fort. Puis j’ai la matière( dont Rodin aurait fait un chef d’oeuvre c’est certain), j’ai la matière dans la main droite. Ca colle, les gars , ça colle plus que je ne le pensais , mon bras droit pend le long du fauteuil et je suis étonnée: Oui , cette massette informe ne durcit pas si vite que je le pensais à l’air. J’appuie de l’index puis tente par une pression du pouce de décoller….Rien. Le mari sort une bouteille et chante en grec. Noir. La droite étant engluée,je plonge ma main gauche dans mon sac. Rien , pas l’ombre d’un papier. Mais si, j’y repense, j’ai la grande enveloppe avec un chèque dedans, que m’a confié R. pour A.

Hum, à tâtons j’arrache un bout papier et je me dis que peut -être c’est le chèque…. Zut , trop petit. Comme une robe trop étroite pour une dame grossette , le papier ne fait pas le tour de mon chewing -gum. J’ai à ce moment là( quand Chamber dort dans sa cabane en pensant à Cora)- j’ai le diable qui me fait signe de ne pas m’en faire et de coller tout cela sous le siège. J’avoue que c’est tentant. Ni vu ni rien. Hop.

NON…

Je replonge quand un autre noir musical aide ma manipulation, je replonge dans le sac et arrache un autre petit bout du chèque ou de l’enveloppe. Mieux. Mais encore des débordement de matière collante, difficiles à maîtriser;

Je tente ma semelle pour dé-coller. Je ne peux quand même pas, même si ça me traverse l’esprit m’essuyer les doigts sur une de mes chaussettes…

Entracte.

Je file au bar et demande une poubelle pour jeter mon chewing-gum.

C’est fait.

Hum

stat.tiff

C’est helene delprat défilé numérique

ou c’est

helene delprat défile nue

ou quoi?

Hier Argenteuil tout l’après midi. Une banane, une demi crêpe et un bol de compote de pommes

Patrick Chesnais/Cochons d’inde . Pièce assez inattendue je dois dire, et absurde

Antipasti Spaghettis alle vongole

Relire le Dialogue des chiens de Cervantes

Odysseus/images d’art Martial médiéval. C’est fou ces numérisations.

Ecoute une émission à propos du futur des écoles maternelles…. Insensé, une autre sur la forêt amazonienne,insensé, une autre…. insensé.

Le facteur

On ne peut pas dire que ce soit un chef d’oeuvre. Du texte de Jean à celui-ci il y a un monde, des grosses coupes, des situations changées…

Mais c’était la couturière et les noirs interminables entre les scènes, le bruit des manipulations à l’arrière… Ca s’arrangera. Ce qui ne s’arrangera peut être pas c’est la fille.

Décor plan plan mais pas mal dans le genre. Je suis soulagée. Je n’aurais pas sû faire ça. J’ai bien fait sans doute de ne pas me lancer dans cette affaire.

Au suivant…

RICERCAR

radeau

radeau3

Extrait chant IV/ Le purgatoire:  dante
Et l’un d’entre eux qui me semblait las
était assis embrassant ses genoux
et tenant entre eux son visage baissé.
« Mon doux seigneur » dis-je, « jette les yeux sur cet homme-ci à l’air plus indolent
que si paresse était sa soeur ».
Alors il se tourna vers nous et nous considéra,
en levant les yeux le long de sa cuisse, et dit: »Va donc là-haut, toi qui est si vaillant. »
Je reconnus alors qui il était, et cette angoisse
qui pressait encore ma respiration
ne put m’empêcher d’aller vers lui; et quand
je fus près de lui, il leva à peine la tête,
et dit: » As tu bien vu comme le soleil
mène son char ici de la main gauche? »
Ses gestes paresseux et ses brèves paroles
me portèrent un peu à sourire;
puis je dis: »Belacqua, je ne plaindrai plus
désormais: mais dis-moi: pourquoi es-tu assis
en ce lieu? attends-tu une escorte?
ou bien as-tu repris ton ancienne habitude? »
Et lui: « O,frère, monter là-haut, qu’importe?
il ne me laisserait pas aller aux tourments,
l’ange de Dieu qui siège sur le seuil.
Le ciel doit d’abord tourner autant de fois
autour de moi qu’il a fait dans ma vie,
puisque j’ai retardé sanscesse les bons soupirs,
à moins qu’une prière ne m’aide auparavant,
venue d’un coeur qui vive dans la grâce.
Que vaut une autre, que le ciel n’entend pas? »
Déjà le poète montait devant moi
et disait: » Viens donc, tu vois que le soleil
touche le méridien, et que sur le rivage
la nuit, du pied, recouvre le Maroc. »