Le cousin Pons

moi

 » En cette période folle de Coronavirus, j’ai réussi à finir une oeuvre « …

Comme dirait Marina Abramovic, J’avoue avoir été choquée . Puis en riant me suis dit que j’étais grognon , mais quand-même. ..) Puis me suis dit que l’humanité était sauvée si un artiste avait fini une oeuvre à défaut de trouver un vaccin. Je manque parfois d’humour mais ce qui est déplacé est déplacé. Même pas lu l’article du coup. Commencé Le cousin Pons et m’émerveille de la langue précise, difficile pour qui serait né en 2000. J’avais amorcé Louis Wolfson mais cette histoire de Cancer ( « Ma mère musicienne est morte d’une maladie maligne… » ) ce sera pour plus tard. Viens de commander un livre à ce sujet Dossier Wolfson : Ou L’affaire du Schizo et les langues. Ca m’intéresse. Ce qui est étrange , c’est que ce livre qui trainait ici, est ce Jonathan qui me l’avait donné ou moi acheté… correspond au moment ou je vois B. ( en ai-je déjà parlé ? ) qui est un homme souriant mais dont les propos sont complètement décousus, mélangés, incompréhensibles ( « 400 MILLIONS ET LA BOUSSOLE SUD SUD OUEST… « ) L’autre jour il nous a apporté un dossier insensé où plans de saint-etienne avec localisation des cachettes des Templiers , étaient mélangés avec des courriers à des avocats, un profil de femme dessiné et annoté… Il a sorti de son sac et d’une petite pochette une pierre puis une loupe afin de voir les signes ( 3 N dirait on ) qui apparaissent. On lui a jeté la pierre et un sort mais il peut transmettre à nouveau ce sort. Il est sourcier comme son père, détecte les champs magnétiques, entend le passage du mur du son comme vous et moi et donne les avocats aux chiens ou an feu-ne restent que les tibias et encore. Les momies de la Collégiale l’intéressent bien sur comme toute personne qui a reçu 4 fois la foudre ( je n’ai pas de mal à le croire ) Mais épuisant à force….

Poursuis les petites peintures. Difficile. Un peu illustratif. C’est étrange d’être nez à nez si on peut dire avec le support alors que d’habitude , sauf au moment du contact je suis assise loin . Bizarre je peins une espèce de personnage emprunté à la période Vache de Magritte . Ne trouve plus le titre -le personnage a une jambe de bois. Il se promène sur un fond quadrillé orange, sabots au pieds, sac sur l’épaule et va passer devant une église noire. Il a son chapeau sur la tête , le même que l’amateur d’estampes de Daumier sur la couverture du Cousin Pons.

Partir/ Bazar et notes en tous sens

1

Je ne pense qu’à ça.

Vu que cette année, j’ai l’impression que ça va être court.

Combien de temps dans le midi, on ne sait pas.

J’ai envie tout simplement de lire et de peindre et aussi d’avoir trop chaud et râler parce qu’il fait justement trop chaud.

Travailler au calme. 

Me reposer mais pas me disperser

2

Interessant

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 » Il rappelle que la guerre est un moment propice au faux et usage de faux: pendant la Seconde Guerre mondiale, l’illusionniste britannique Jasper Maskelyne a créé le Magic Gang, qui a dissimulé le port d’Alexandrie aux hommes de Rommel grâce à un système d’éclairages et de miroirs ;’

 « L’armée avait confié l’édification de cette Ville lumière à un ingénieur électricien nommé Fernand Jacopozzi. Celui qui a illuminé la tour Eiffel pour l’exposition des Arts décoratifs de 1925. Ce petit miracle était financé par Citroën, et le nom du constructeur automobile a resplendi dans la nuit parisienne en lettres enflammées de 30 mètres de haut pendant dix ans. »

3

Apocalypses

         Dans la rue la vision d’apocalypse de la grosse femme noire.

Dans le métro le vieux avec pantalon rose, parapluie rose genre Hello Kitty , et casquette rose. Il répète en riant  » Ya plus de place, c’est complet vous dis ». Il s’arrête et repart: » Ya plus de place, c’est complet vous dis ».

Je le suis alors qu’il choisit un compartiment. Il se déhanche, ris, pouffe de rire se dandine et alors qu’un homme cravaté-sérieux relève le poignet de sa manche pour regarder l’heure, il lui dit:  » T’inquiète pas, on a encore le temps de faire l’amour »…

Personne ne rit , pas l’homme en tous cas. Moi je suis congestionnée. Puis il poursuit:  » Oh… OH …. Qu’est ce qui se passe… J’ai le nez fin… Il se passe que ça sent la femme… Attention, je vais mettre de la bombe… Et il insiste… 

        Dans le train, la femme sans robe

Oui , on pourrait dire qu’elle a oublié de la mettre. Elle est maigrichonne, aux cheveux paille. Elle a des talons hauts de mauvaise qualité.

Elle porte ce qu’elle croit être une robe qui qui pour moi est une combinaison synthétique noire.

Je les suis. Lui a du ventre dans un tee-shirt trop serré, un grand sac aussi. Assis dans le train de banlieue. Elle commence à se maquiller. Lui sort du sac un ballon de foot et entreprend un exercice de phoque dans un aqua land. Terrible. On est loin de Maradona… De temps en temps il sort du sac une grande serviette éponge avec un hippocampe ….

4

Réponse à un film que l’on m’envoie. Le images viennent de l’exposition. On avait demandé au type de cesser de filmer.

C’est terrible. Le garçon qui ne doit pas être méchant utilise Les » fausses  » conférences et en fait une espèce de ragout immangeable, plein d’effets, d’incrustations, etc. Et mélangé aux images de vernissage.

Un échantillonnage de ce qu’il y a de plus mauvais en video.  Ce serait même pédagogiquement intéressant. Exactement ce qu’il ne faut pas faire. Je passe les citations et images des pauvres Deleuze Godard et j’en passe qui se retrouvent dans cette pâte, les pauvres. Ils servent à chaque fois de béquille à une indigence totale, un manque de réflexion, une petite prétention… De la video obèse. Superficielle et bavarde.

Donc je ne peux tout regarder, c’est tellement hideux. Je m’échauffe un peu. Ne veux pas être remerciée au générique car je n’ai rien donné. Je ne veux surtout pas que ce machin soit utilisé, montré. Je ne veux pas être méchante non plus. Bon c’est fait. Je ne veux jamais reparler de cela, encore moins en discuter… Hier soir j’envoie ceci que m’a raconté E. hier:

« Une histoire un peu mal racontée:

Un jour L’éditeur de Balzac, enfin son imprimeur-éditeur lui dit:
— « J’ai une surprise pour vous. « 
Il est content, il est fier, il sait qu’il va faire plaisir à Balzac. 
Il ouvre alors un paquet et miracle, à l’intérieur il y a  je ne sais quel texte de Balzac. 
Balzac tourne les pages et plus il avance, plus son visage se décompose. 
L’éditeur est surpris, mal à l’aise. Etonné.
Il montre à Balzac les belles gravures illustrant son texte. 
 
Et Balzac dit un truc du genre:

—Pourquoi vous êtes vous appliqué à montrer tout ce que j’ai souhaité cacher…?
 
Je ne suis pas Balzac, mais l’histoire est la même. 

Je ne vous en veux pas ; 
Je ne suis pas fâchée, mais faisons disparaitre le corps!!!! 
Ce sera mieux pour vous surtout, et pour moi par la même occasion.
Puis n’en parlons plus.
Sincérement.
Bon été
LND »

5
Edith Scob chez elle
Je ne sais plus si je l’ai déjà noté.
Elle est impressionnante dans ses vêtement amples. Elle est magnifique. Elle tousse un peu et boit de l’eau. Elle me demande si je veux de la soupe de lentilles. G.A passe et revient avec une bouteille d’eau. Il est tout aussi beau qu’elle. 
Je repars et elle me propose une cerise. C’est davantage une madeleine qu’une cerise. elles ont le goût acidulé de celles qui murissaient à droite de la balançoire t qui étaient délicieuses dans les clafoutis
 
6  
Pompidou Metz
Nous prenons le train avec C.
Arivée 10h20 puis RV tout de suite. L.L est un homme délicieux et pince sans rire.J’aime beaucoup. Très intelligent et le mot est faible. 
Il est très accueillant. A une attitude que je qualifierais de « normale  » si je n’étais pas saoulée par ce mot utilisé partout depuis que François Hollande l’a utilisé.
Et ; bizarrement, une attitude « normale » est anormale, atypique. On est tellement habitués à des inflations de ronds de jambe que ça fait bizarre. C’est un bizarre agréable.
Il y a bien sur ‘expo énorme 1917 et aussi Sol Lewitt.
Celle des frères Bouroullec est très belle. Je trouve magnifique ce travail.
 
 
 
 
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