Photo

famille

C m’envoie cette photo. A gauche ma grand-mère Jane qui a un fort accent du Sud-ouest. A côté mon grand-père que je n’ai pas connu. Qui est la petite fille et qui est l’homme au chapeau qui ressemble tant à mon frère ainé? Qui sont les deux autres? Où est-ce?

Ce qui est curieux c’est aussi ma ressemblance avec cette enfant. Est ce que l’homme à l’enfant et au chapeau serait mon père et sa soeur? Mystère.

Ce que je conseillais à C. est d’aller « interviewer JJ, car il a une mémoire parfaite de tout. Moi au fond, je ne sais pas grand chose.Car j’oublie. Si je pense famille, ce sont les petites villes de Riscle sur Adour, Payrus massas ( ortho ? )En fait c’est Peyrusse-Massas ( Région: Midi-Pyrénées, Département 32: Gers), Voisinlieu..

Autour de Peyrusse, ce ne sont que fermes et foie gras.

J’ai le souvenir de la famille Padère, ( d’une chaleur terrible qui nous faisait accélérer le pas en traversant la grande cour-rapides comme les poulets), de l’entrée dans la ferme-on ne voyait tout d’abord qu’un espace noir qui rendait nos pas incertains, puis la longue table se dessinait et aussi ceux qui déjà étaient assis, manches retroussées, serviette en haut du cou. Prêts pour la soupe le midi avant de repartir dans les champs, vignes etc… Le mouchoir à carreaux et les peaux foncées et mates, les rides profondes.

L’obscurité à l’intérieur, les papiers tue-mouche que j’ai toujours aimés dans leur tortillon jaune et poisseux. Piège cruel pour qui si colle les ailes ( et parfois les cheveux !)

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A Riscle il y avait les arènes et la petite maison des Nalis. En longueur, sur une place que je cherche sur Google map, mais impossible de trouver. Les habitations étaient identiques . Les toilettes donnaient sur la rivière. Ca semble être le moyen-âge. Ce qui me plaisait c’était les balançoires métalliques.

Qu’est ce qui m’amène à ces flash-backs? Ah oui la photo.

Cette semaine, Valenciennes. E.D est charmante et très sympa. Le Musée vide complètement vide est impressionnant. La ville est d’une grande tristesse et il pleut des cordes. Ca m’étouffe, me fait penser à Amiens, Beauvais…. Brrr.

Hier soir pour aller chez MT, l’enfer. Sur la ligne qui dessert le Stade de France il nous faut attendre une heure pour pouvoir monter sans être écrasées. Sans se battre.Car  à la vue déprimante de types déguisés en bouteilles de bière, je deviens féroce. Ils ont leur  packs de bière à la main… Posent les canettes vide sur le quai et j’interviens. Ils ne mouftent pas et ramassent : »Apologize… heu » …

On décide de ressortir boire un verre et de prendre notre mal en patience. Les gens sont transportés comme du bétail, mélange de ceux qui bossent le Samedi et n’en peuvent plus, de ceux qui vont au match, de ceux qui rentrent après les achats du WE. Mais comment peut on se tasser de cette façon.

Au retour évidemment on les retrouvera avec leur maquillage tricolore et leurs cris.

Mail très sympathique de Bertrand Bonello suite au mien et concernant l’oiseau.

Paris Photo. Passée vite fait le soir de l’ouverture. Rien regardé. Bu un verre avec D. Restée sur le stand de la galerie.

Ca va mieux.

Le tas de famille

(Pendant extraction de films)

De retour de la maison de la radio, puis de la boutique « Makillages » ( j’adore cet endroit plein de paillettes et de faux cils) Ils doivent se demander si je suis directeur d’un cabaret, ou encore si je suis la tenancière d’une boite de travesti ou encore si c’est pour mon usage personnel)

J’ai dû en acheter 20 boites ( des 09 et des 109 )

—Blanc ça n’existe pas?

D’un oeil complice:

— Si, si . Et même que lorsque vous êtes dans la lumière …. Ils sont fluo. Je vais vous en chercher , une merveille…

Tic tic tic il descend ( l’autre monsieur venait d’emprunter le même chemin pour des paillettes vieil or que je lui demandais )

J’aimerais passer une journée dans ce magasin, voir ce qui s’y passe, qui sont les clients.

En parlant de de ça, coup de téléphone de Michou qui veut que l’on vienne boire un verre. On doit le faire depuis longtemps;

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C’est pénible ces extractions. On ne peut rien faire d’autre. Tout est ralenti.

plus tard..

Et voilà le tas de famille

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Broder

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Voici ce qu’il reste d’un torchon que j’avais pris chez une tante que j’aimais bien.

Avant de le jeter j’ai récupéré ces initiales brodées.

Impossible de jeter ce que furent les moments de préparation du trousseau. J’imagine les trois soeurs ensemble cousant comme on l’a vu dans bien des tableaux.

Les trois jeunes institutrices entourent paisiblement leur  mère vêtue de noir. Elle porte des lunettes d’écaille . Il fait presque nuit.

La plus jeune , Violette est déjà morte depuis longtemps. Le père aussi. Mal remis, jamais remis lui et sa moustache,  de la guerre de 14.

C’est l’ainée , G.B qui va se marier avec L.B.

Alors que les deux autres sont si belles, elle, est plus petite, plus épaisse, et assez laide.

Je trouve émouvant, ce témoignage d’application, de préparatifs au bonheur ( qui eût lieu malgré une alliance  « bancale » unissant une fille modeste et un bourgeois).

Ce petit bout de tissu usé , ces heures passées à des gestes  qui aujourd’hui semblent bien  inutiles.

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