Je n’en peux plus

Je me suis acheté une main Michelangelo et une libellule

—Menteuse!

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Suis allée nager.

Un peu poussive, mais contente de l’avoir fait.

Je grogne car une femme d’un certain âge ne comprend pas que pour entrer dans la douche, il faut que j’en sorte. Parfois j’ai envie de les attraper et leur serrer le cou.

De la cabine j’entends:

—Ya pas d’panier… Non yen a pas… On retrouve les bonnes habitudes de France…

Faut dire qu’à Munich on est gâtés.

On a des paniers, on met ses affaires.

Là, yen a pas.

Je laisse s’extérioriser un CA VA!!! que j’ai toujours en réserve derrière une molaire.

Puis méticuleusement je m’habille ( je suis maniaque quand à l’organisation piscine-Je mets toutes mes affaires dans un grand sac, puisqu’il n’y a pas de panier et qu’on est pas à Munich, puis en bandoulière le filet à palmes et à la main mes chaussures.

Je prends toujours le même casier, avec une pastille jaune adhésive.

Je vais à la même douche, puis monte les escaliers, salue, et me dirige vers le bassin.

Je pose sur un banc le filet à palmes, les sort ainsi que des chaussettes blanches de tennis- sinon cloques et bobos, j’attrape les lunettes et le pince-nez qui me donne toujours des soucis parce que je ne sais pas bien dans quel sens on le met.

Je copie sur un type qui l’a en position anneau de foire bovine, ça me semble judicieux, mais ça ne va pas d’être un taureau des marchés.)

Velo. Sur une affiche à Barbes quelqu’un a dessiné au feutre une barbe sur le visage de Charles Aznavour. Ca me fait rire.

J’aime bien la Goutte d’or où ce qu’il en reste. Il y a un bistrot où je dois aller, ça s’appelle le Royal je crois. Que des hommes . Que des hommes arabes. J’aime bien le côté gare routière du bled.

A la Chapelle je regarde les mecs qui sortent de leur campement.

Je suis toujours étonnée de « notre » faculté à trouver comment se fabriquer une maison, avec un peu de tout. Des palettes de bois, du plastoc, du carton.

Argenteuil. Je prends la voiture et y vais en me forçant. Une fois arrivée je suis contente.

18h RV avec M. au Colibri

Un thé pour moi, un Martini pour M.

Creuvée, alors…

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Vendredi de printemps

C’est le printemps.

On ne peut pas dire que je sois trop bavarde ces temps-ci. Le passage de G. puis la préparation pour Mardi.

Reprise du tennis cet aprem. Je me suis dit qu’on verrait bien. Pas si simple après l’arrêt de 6 mois et encore mal au bras malgré le kiné.

Je me demande si je ne vais pas ouvrir la fenêtre. Petite indigestion Fellinienne je dois dire. Demain je dois appeler la librairie de la cinémathèque. les nuits de Cabiria que j’ai ( René Chateau sont en Français, autant dire l’horreur)FNAC idem. Le type appelle un autre magasin

-Tu aurais les nuits de..; De Ca-ri-bia !

Bon Caribia ou Cabiria, ça ne me donne rien.

Comme R. est au festival deSarlat, je viens de manger une soupe chez le Viet désert.

Bon. J’arrête. trop ennuyeux ce que je raconte; Je vais plutôt aller décrocher ces tableaux pendant que R. est parti.

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Flemme

de flemme

+,+tard

Hier A.C à la M.R

Parlé avec P. Salué JMA et A2G

Ce soir Polyphonix au 104.

Le 104 gigantesque , vide et sinistre diraisje. Comme un bateau abandonné; Ca devrait grouiller de monde là dedans.

Aujourd’hui courses chez Marin, Arg

Blabla avec P. et Guzmann

Moulin Rouge plateau- Lundi dernier.

Dos

tennis elbow suite kiné.

G. pour Fellini.

Arthur H.

G. G. C. et F.

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Et maintenant, que vais-je fai-reu?

aller au bed-eu

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Rue M-Ange

robe

Je n’étais pas hyper à l’aise hier dans le métro avec dans mon sac les dessins de Fellini.

J’imaginais le pire. Puis je suis rentrée et les ai vite scannés et bien protégés dans une enveloppe.

J’ai écrit un mail à D. , lui disant que je m’étais achetée une belle  robe en or, avec ses petits dessins.

Ils sont drôles: François Perier, Dominique et le scenario sous le bras ( le verso typo  violette est le moment du dernier bidon, de la nouvelle équipe qui déterre le trésor.)

Un grosse dame, et Nino Rota.

Sur la table chez D. je dis:

C’est bizarre , c’est le même dessin en plus grand.

Il me dit oui, je l’ai décalqué ou copié.

C’est drôle.

Chez lui, c’est un décor d’opéra. Enfin c’est ce que je ressens.

Il y a un très long couloir. Et la porte d’entrée est belle toute en miroirs.

Il est drôle votre paillasson. Il y a vos initiales….

Et là, c’est vous en prêtre et qui mangez de la pastèque.

Henri IV me pr^te son lit

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Modiano

En rentrant de Neuilly où nous sommes allés entendre Rue de Chézy, Edouard Baer ( Pedigree de Modiano )+

En passant dans ce calme infernal de ce qui ressemble au monde de la province,

+en passant devant la boulangerie des parents de R.,

+en passant devant la Commandantur, en passant devant Sainte-Croix… bref je me disais stupidement que merde , être Pinter , ou Thomas Bernard ou même Modiano, ça m’aurait bien plu.

Et je me disais. mais pourquoi ce sont eux qui sont eux et pas moi, eux….

C’est vrai quand même.

Pourquoi passe t-on à côté, de peu, d’un cheveu . Enfin d’une perruque…

Un bouquin- bazar- ce doit être drôlement bien de le sniffer tout frais quand il sort de chez l’imprimeur. ( Et chez un éditeur dont on rêvait)

En l’examinant, c’est le vrai mot, on se passe une petite visite je suppose: Toussez… Tournez vous.

Feuilleter doit être un peu comme respirer à fond. Oui comme ça. Une ventilation pulmonaire. Du vent de pages dans la perruque

Puis regarder le dos du livre, c’est vérifier qu’on a pas de scoliose… etc.

Bon, pour le moment :

Zou!!! au pad:

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