ASSEMBLAGES

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Hier soir comme CR m’avait invitée je suis allée à la Fondation Vuitton pour la rencontre avec Lucinda Childs. les danses sont interprétées à nouveau par sa nièce Ruth. Je dois dire que l’arrivée by night à la fondation est vraiment quelque chose d’impressionnant. La nuit, les arbres et l’impression que l’on quitte la ville, puis au loin cette espèce de vaisseau transparent comme une méduse. Puis le bruit de l’eau et celle-ci qui roule sur une pente. Plus bas la salle de spectacle éclairée et l’on peut voir ce qui s’y passe. C’est extrêmement “classe” dirait-on.

Les solos étaient drôles et rigoureux. 50 ans après ça n’a pas bougé.

Retour. Truc à la télé nul, avec montagne ensanglantée et espèces mutantes dégueulasses. Je regarde un bon moment.

Sur les Docs: YESSSE

Avant la fondation, j’avais rendez-vous avec I. O à France-culture. J’ai parlé de ce que j’avais concernant Nicole Stéphane et je suis sortie avec une émission de 58 mn à fabriquer. Yep. Suis contente. Pierre Bergé m’avait précédé en râlant car il ne voulait pas passer le portique de sécurité.

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Vendredi matin la révélation. JE VEUX FAIRE PAREIL!!!!!

C.R m’emmène pour la visite presse au Musée Rodin. Je ne l’ai pas visité depuis lurette ( passage dans les jardins lors d’un colloque où j’étais invitée ), et adolescente y dessiner. J’arrive devant les assemblages que je ne connaissais pas ou avais oubliés???? Non on n’oublie pas ça.Hou…. Comme c’est génial, dans tout cet ensemble, collections d’antiques, bras, pieds, têtes… Corps plâtre , cire, pâte à modeler. Quelles merveilles. Epoustouflant.

J’observe du coin de l’oeil Madame Cantor mécène, dans son tailleur pied de poule-coq. je ris en pensant que c’est Rodin lui même qui aurait pu assembler son visage et qu’avec ce nom, on était pas loin de la ( classe) morte. Pourvu que jamais elle ne tombe là-dessus!

Hier soir belle exposition à Galliera. “Première exposition consacrée à la Comtesse Greffulhe qui a inspiré Marcel Proust et les plus grands couturiers de son époque.”

comtesse Greffulhe

Et puisqu’on en est aux expositions, celle du Louvre : Une brève histoire de l’avenir ( Attali ) si elle contient de très belles choses ( Mark Lombardi, casques, cartes, peintures etc….et le diary clouds de Rondinone que j’aime beaucoup), le propos m’ennuie par son simplisme. Et le truc le plus tragique au Louvre, c’est l’installation de Claude Lévêque. Ca fait de la peine -je l’aime plutot bien- tellement c’est indigent, sans reflexion; Déjà que le neon rouge dans la pyramide c’était pas une trouvaille mais là.Le néon ( à chacun son métier ) qui court le long des douves et les petits rideaux blancs qui s’agitent doucement, les chaises en plastoc blanc, comme renversées après un spectacles. Popopo!!!! Une bien merdique encore au Louvre pour terminer . Là on tape dans la pédagogie hideuse: De Hercule à Dark Vador ( moi je ne dis pas d’Hercule à Dark Vador ) .Total les gosses sont où? Devant les notices? Ben non. Devant Star wars.

J’ai invité hier soir Alice au Palais de T. Ce n’est pas très bon ( enfin , bon ) mais le personnel est agréable et A; avec ses emmerdements incessants était contente.

We transfer mouline . J’envoie à CR le film de Nicole sur Sarajevo.

auto-“dythirambique”

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Le matin quand j’arrive près de l’ordi c’est toujours le même paysage qui entraine une moue de désappointement: Le bazar: Un verre, une cuiller, une tasse, un ticket Uniqlo, deux agraffeuses, une photo Net B, un planning Juin, des post-it jaunes qui collent et qui sont cornés, un stylo pas rebouché, une carte SD, deux enveloppes de banque pas ouvertes, des photos bande de lecture, des clés, l’iphone en charge, une diapo coincée sous le clavier, une chemise en papier rose, une image de chaussettes Adidas Y3, un double dcm cassé à 25,5 cm, le dvd de 20000 lieues sous les mer de Fleisher.
C’est à peu près tout.

Aujourd’hui avant le RV aux BA, Louvre. Poussin.

Je fonce. Bonne idée un Mardi. Me suis retrouvée devant les portes comme une imbécile. J’ai remplacé Poussin par me MAM. Carol Rama. Ca ne m’intéresse pas beaucoup. Je trouve ça un peu vieillot et l’expo telle qu’elle est installée n’est pas sexy. Ce n’est pas un fond rose à un moment donné qui sauve le truc. Et puis les catégories écrites en grosses lettres et accompagnées de morceaux d’interviews… Beuh Beuh. J’ai honte d’avoir traversé la vie de cette femme en 15mn montre en main.

Passons à Lüperz. Tartines. Je suis plus intéressée par le gardien qui penche qui penche et se réveille soudainement puis qui penche qui penche , se réveille soudainement et ouvre un demi oeil puis qui repenche, repenche et n’ouvre plus rien du tout.

C’est lourd. C’est lourd. Mythologie, antique, Poussin. Bref. Ce qui l’enverra pour moi en enfer, c’est le film qui lui est consacré. “Attention Génie!!!! “C’est ridicule. Il sculpte à la hache, modèle fébrilement,  ou peint de sorte que Minelli et son Van Gogh sont sobres à côté. Puis ces grandes phrases sur l’art. Mais c’est pas possible. Au moins il n’a pas l’air d’avoir de doutes quant à son exceptionnel destin d’artiste. Il halète en “créant”, emporté par un tourbillon d’inspiration, Mozart à fond les wagons et pourquoi pas Wagner. Je trouve encore que ça vieillit mal cette gestuelle théâtrale, cette emphase…

RV avec NB puis avec une étudiante.J’en râte une autre qui me cherche et parle avec O.D qui a passé don diplôme ce matin.

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Je fais la tête

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Voilà. C’est reparti. La même table, la même chaise. La voiture garée, le ticket tarif résidentiel, 3,25 euros.

Le bruit. Cette nuit perdue. Chercher les fenêtre en face du lit… Non maintenant c’est sur le côté gauche.

Dans quel tiroir.Ca je le jette.

Fini les vaches, le marché c’est ce matin, le B.A, les petits moments, la lecture ininterrompue. La lecture délicieuse dans le jardin.

BON. Une bonne petite visite à la Maison des ARtistes qui m’envoie une rafale de trucs à payer, voilà un e bonne reprise.

Le pire c’était au supermarché hier la tête des tomates, des avocats, des fruits. Tout à l’air dégoutant.

 

 

La Masse où je jour où j’ai voulu tirer dans le tas

Commençons par cette nuit 3h. C. rentre en larmes. Elle s’est fait suivre et attaquer. Un type lui a servi le menu Lacrymogène et 4 autres se sont occupés de la suite. Tout ça pour seulement un portable qu’elle avait au fond de sa poche.

Quand je l’ai prise dans mes bras ça piquait partout cette saleté. Je l’ai consolée comme j’ai pu, un petit calmant et au lit.

J’étais rentrée de A.P après une journée pendant laquelle je n’ai cessé d’avoir froid. Le matin, j’avais eu envie d’aller au Louvre.Le musée est disons-le, complètement impraticable.

Ces hordes de gens dont l’expression est plus proche de celle qu’on a dans un aéroport quand on regarde les boutiques pour “tuer le temps” , que de celle d’un lecteur de bibliothèque…

Disons que nous avons moitié veaux marins, plus un pourcentage incertain – par ordre décroissant – d’abrutis, amateurs, gens concentrés. Tous marchent à toute blinde sans jamais penser à la course de Godard:

Après Jimmy Johnson l’américain qui était le premier à parcourir le Louvre de part en part en 9 minutes 45, les trois héros du film culte de Jean-Luc Godard  « Bande à part », 9 min 43 et les trois jeunes soixante huitard du film de Bernardo Bertolucci « The dreamers » en 9 min 27, c’est au tour d’un artiste suisse Beat Lippert de s’essayer à la course au musée et de battre ainsi le record avec un temps de 9 minutes et 14 secondes.

../… Beat Lippert étudie le plan de l’aile du Louvre pour choisir l’emplacement des quatre caméras qui suivront l’artiste dans l’aile Denon, traversant les salles de Peinture française, la Grande Galerie italienne, les Antiquités romaines, pour finir dans l’Escalier Daru au sommet duquel se trouve la Victoire de Samothrace. Le but est de rester le plus fidèle possible au découpage des séquences du film de Godard, qui a lui-même été repris à la lettre par Bertolucci.Le nom de la performance filmée, la Sprezzatura, fait référence à cette qualité recherchée par les peintres de la Renaissance : donner une apparence de facilité et de naturel aux réalisations les plus difficiles.

Bref le Louvre que j’ai vu hier est donc horrible. Les gens photographient en marchant, en parlant. Ils se bousculent , vous bousculent. Parlent fort.

Finies les déambulations le nez en l’air , la rêverie, la flânerie et les longues stations devant les oeuvres.F.I.N.I…

Je me suis réfugiée à la librairie; calme en comparaison.Je me disais que plutôt que de déplacer des oeuvres dans les aéroports, on ferait mieux de déplacer les aéroports dans le Louvre. Ce serait pareil.

Je n’ai vu personne manger en marchant mais ne désespérons pas, ça viendra.

Sans rire, c’est affreux mais on a envie de tirer dans le tas, de plastiquer tout ça…

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